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COOPÉRATION – Trois jours pour promouvoir les potentialités de la région Sofia dans le cadre des Journées internationales des régions (JIR) dédiées au développement des régions
Antananarivo, 29 Octobre, 16h10 – « Le développement de Madagascar ne peut se faire qu’à travers la décentralisation effective », a déclaré Premier ministre Christian Ntsay à l’ouverture officielle de la troisième édition des Journées internationales des régions à Antsohihy jeudi. Elles ont pour objectif de présenter les potentialités des régions de Madagascar aux bailleurs, partenaires et représentations internationales présentes dans la Grande île.
Pour cette troisième édition, la deuxième cette année, c’est la région Sofia qui a été choisie pour accueillir cet évènement dédié aux régions. Une occasion pour le Premier ministre de rappeler aux responsables locaux de travailler activement pour le développement de leurs régions. Le Premier ministre a réaffirmé que l’Etat a posé les jalons de la décentralisation effective à travers la mise en place des gouverneurs de région. Ces derniers ont été équipés, financés et responsabilisés afin de pouvoir agir directement et rapidement au niveau local, a-t-il insisté.
La première édition des Journées internationales des régions s’était déroulée à Analamanga en 2020. La deuxième édition s’était tenue dans la région Itasy au mois de Septembre de cette année. La troisième édition a lieu jusqu’à samedi à Antsohihy. Pour le coup, le Premier ministre a suggéré aux bailleurs « l’importance de leur soutien au développement des régions ». Ils peuvent à travers ces Journées « entrer directement en contact avec les locaux », ce qui faciliterait non seulement le développement mais aussi la coopération.
Photo : Bureau du Premier ministre -

TOURNEE PRESIDENTIELLE – Andry Rajoelina interpellé sur le prix de la vanille promet de dévoiler son plan lors de son discours en début de soirée ce vendredi
Antananarivo, 29 Octobre, 14h10 – Série d’inaugurations peut-être pour Andry Rajoelina président de la République à Sambava ce vendredi, mais les attentes restent clairement cristallisées autour du prix de la vanille. Les élus de la Sava n’ont pas mâché leurs mots face au locataire d’Iavoloha ce vendredi matin dans leur discours.
Le député Norbert Mamangy dit Jack, malgré un ton amical, s’est montré rude. « Ce qui manque entre l’aéroport et ici monsieur le Président et monsieur le Premier ministre, c’est le prix de la vanille », lance le parlementaire sous les acclamations de l’auditoire lors de son discours durant l’inauguration du nouveau bureau du cadastre minier de Sambava.
« Nous vous attendons de pied ferme monsieur le Président, fermez la bouche de vos détracteurs, nous avons confiance en vous », poursuit-il. Le député est même allé jusqu’à rappeler le discours de propagande du candidat Rajoelina à Sambava qui avait déclaré que « moi Président, le prix de la vanille serait trois fois supérieur à ce qu’il y avait à l’époque ».
Le député de Sambava rappelle la marge qu’il y a entre le prix d’achat de la vanille chez le préparateur et son prix à la revente. « Cette année encore le prix de la vanille préparé tourne autour de 100.000 ariary, ce qui est difficilement acceptable », lance le député alors que « le ministère du commerce indique que son prix à l’exportation tourne autour de 250 dollars ». « Qui s’immisce au milieu », lance le député. « Le peuple souffre », poursuit-il. « La vanille c’est notre vie ».
Andry Rajoelina, en réponse, annonce avoir la solution pour le prix de la vanille. Il attendra néanmoins son discours en début de soirée avant de la dévoiler. « Je sais ce qui fait souffrir le peuple », lance le chef de l’Etat. « Ce qui vous fait mal nous fait mal », souligne-t-il en précisant que « le prix de la vanille est importante pour la nation car il permet de stabiliser notre monnaie ».
Pour trouver la solution, le chef de l’Etat fait confiance au ministre en charge du Commerce. « J’ai envoyé le ministre ici et j’ai changé le ministre car il y a quelque chose qui n’allait pas », indique-t-il. « Ayez confiance en moi, c’est pour développer tout cela que je suis venu », ajoute-t-il encore.
Le président évoque la tenue de réunions ce vendredi à Sambava et samedi à Antalaha pour discuter avec tous les opérateurs de la vanille et l’Etat pour des solutions durables pour le secteur de la vanille. Depuis quelques jours, Edgard Razafindravahy, ministre du Développement industriel, du commerce et de la consommation, est dans la région et multiplie les rencontres avec les opérateurs en prévision de l’arrivée du chef de l’Etat.
Ce vendredi matin, Andry Rajoelina a inauguré le nouveau « Boulevard Emergence » d’une longueur de 785 mètre à Sambava. Il a aussi inauguré une route en béton de 560 mètres à Antaimby et finalement le bureau du cadastre minier de la ville. -

MACRO-ECONOMIE – L’Etat, en accord avec le Fonds monétaire international, s’engage à limiter les subventions octroyées aux compagnies nationales en difficulté et à mettre en place un mécanisme de tarification automatique des carburants
Antananarivo, 29 Octobre, 6h20 – Moins de transferts pour la Jirama. Subventions limitées pour Air Madagascar jusqu’à ce qu’un plan d’affaires viable soit adopté. Un plan d’ajustement tarifaire pour les carburants. Les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) sont claires. Madagascar doit faire preuve de prudence dans la gestion des finances publiques.
La prudence implique, entre autres, la limitation des transferts aux entreprises publiques, la maîtrise de la masse salariale et du coût des retraites, ainsi que la poursuite des réformes structurelles qui « sont essentielles pour réduire les risques budgétaires ». Dans son communiqué de fin de mission publié en début de semaine, l’institution de Bretton Woods insiste surtout sur les cas des deux sociétés d’Etat Jirama et Air Madagascar ainsi que sur les prix des carburants.
C’est dans ce sens que, dans ses discussions avec le FMI en vue du déblocage de la deuxième tranche du programme de Facilité élargie de crédit, l’Etat s’est engagé sur plusieurs points. Il a ainsi assuré de limiter les transferts aux entreprises publiques, dont la Jirama, pour pouvoir financer davantage de dépenses sociales et d’investissement public. Le FMI, de son côté, insiste sur la nécessaire « restructuration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité de façon à « renforcer sa situation financière » et à offrir « un meilleur service ». Le problème de trésorerie de la Jirama et l’accumulation de ses dettes l’amènent à demander tous les ans l’appui financier de l’Etat. En 2020, les subventions octroyées à la Jirama ont dépassé 800 milliards d’ariary.
Pour le cas d’Air Madagascar, le FMI insiste pour que l’injection d’argent public dans cette compagnie soit « strictement limitée jusqu’à ce qu’un plan d’affaires viable soit finalisé et approuvé ». Une éventuelle recapitalisation impliquerait que l’Etat, en tant qu’actionnaire majoritaire de cette compagnie, puise dans son budget. Un résultat financier positif d’Air Madagascar dépendra de sa gouvernance et de l’efficacité de son plan d’affaires, d’où les mesures de prudence avancées par le FMI en matière de subventions en faveur de la compagnie nationale aérienne.
Le FMI reste également sur sa position par rapport au secteur pétrolier aval. Il s’agit pour l’Etat « d’éviter l’accumulation de dettes envers les distributeurs de carburant ». Ce à quoi celui-ci s’est engagé à travers la préparation d’un « plan pour la mise en œuvre d’un mécanisme de tarification automatique des carburants ». Comme ce plan risque de conduire à une augmentation des prix des carburants, l’Etat s’est aussi engagé à ce que « les filets de sécurité sociale soient renforcés », indique cette institution financière dans son rapport.
La tâche s’annonce néanmoins difficile pour l’Etat compte tenu, entre autres, de l’énorme gap entre les prix qui devraient être appliqués et ceux qui sont actuellement affichés à la pompe. Les objectifs du FMI sont d’assurer que les carburants ne soient pas subventionnés et ne grèvent donc pas les finances publiques, d’un côté, et de l’autre l’application de la vérité des prix, en soutenant les couches vulnérables avec des mesures ciblées.







