



Antananarivo, 3 Octobre, 21h20 – La capacité de production et de distribution d’eau potable de la ville de Fort Dauphin devrait passer de 4.500 m3 par jour à 6.000 m3 par jour en une année. Le taux d’accès des ménages à l’eau potable devrait également passer de 45% à 85% durant la même période dans les communes d’Ampasy Nahampoana et de Mandromodromotra. Ces projets devraient être mis en œuvre grâce à un partenariat entre le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène et la compagnie minière Rio Tinto QMM
La convention signée vendredi à Tolagnaro par les deux parties vise, entre autres, à « améliorer l’accès à l’eau potable des communautés rurales de Tolagnaro » et à augmenter la capacité de production d’eau de la ville. Pour y parvenir, la compagnie octroie un appui technique et financier d’une valeur de 450.000 dollars.
La convention est établie sur une période de 12 mois, mais les premières réalisations devraient se concrétiser avant la fin du mois de Décembre 2021, précise un communiqué de Rio Tinto QMM. Ce financement, souligne la compagnie fait partie de sa contribution aux objectifs du plan émergence du Sud de Madagascar issus du colloque de Juin 2021.
Les projets concernent, par ailleurs, les localités impactées par l’exploitation minière de la compagnie. Ampasy Nahampoana accueille une zone d’extraction minière et l’usine de séparation et Mandromodromotra accueille une zone d’extraction minière et un seuil déversoir. La ville de Tolagnaro, pour sa part, est traversée par la route qui mène de la mine vers le port et constitue le lieu d’implantation du port d’Ehoala d’où partent les produits exportés par QMM.
Photo : Rio Tinto QMM

Antananarivo, 3 Octobre, 18h57 – Les autorités malgaches prévoient des dispositions particulières pour mieux impliquer les Malgaches de l’étranger dans le développement du pays. Patrick Rajoelina, ministre des Affaires étrangères, a annoncé la mise en place de mesures « pour que les qualifications et les expériences des Malgaches de la diaspora soient mises à profit pour combler les lacunes dont souffrent Madagascar ». C’était samedi à l’occasion d’une rencontre virtuelle avec la diaspora en marge des Journées internationales des régions qui se sont tenues à Ampefy.
L’idée, selon le ministre, est de faire en sorte que les compétences professionnelles de ces Malgaches de l’étranger soient transmises aux Malgaches restés au pays. Des mesures devraient ainsi être prises pour que ces ressortissants malgaches résidant à l’étranger puissent agir en « qualité de professeurs, de mentors, de directeurs de recherches ou de praticiens lors de séjours temporaires » au pays. Les secteurs à prioriser sont notamment la santé, la formation professionnelle et la formation universitaire, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Dans son discours, Patrick Rajoelina a souligné que « des démarches pour définir les mesures législatives et les ressources nécessaires seront prochainement entamées avec les départements et les entités concernées afin que la diaspora puisse participer aux prochaines élections ». Il a également rappelé la volonté de son département à accompagner les membres de la diaspora qui veulent investir à Madagascar à travers la direction de la diaspora et les ambassades.
La deuxième édition des Journées internationales des régions, événement organisé conjointement par le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation s’est tenu du 30 Septembre au 2 Octobre. Ces journées visent à mettre en avant les potentialités des régions et à inviter les investisseurs nationaux et internationaux à en prendre connaissance.
Photo : Ministère des Affaires étrangères

Antananarivo, 3 Octobre, 14h00 – Les favoris tiennent leurs rangs lors de la reprise de la N1A. La COSPN et le GNBC, les deux premiers au classement se sont imposés d’entrée au palais des sports de Mahamasina, samedi.
Les policiers reprennent là ou ils se sont arrêtés. La COSPN s’impose face à l’Ascut lors d’un match où il n’y a pas eu beaucoups de point mais où les policiers ont pu montrer leur basket. Score final, 58 à 34. Septième victoire d’affilé pour la COSPN dans la compétition, toujours invaincue.
De son côté, la GNBC s’est aussi reprise en prenant sa revanche sur la Sebam. Une victoire difficile mais meritée des gendarmes face à une Sebam combative. Score final très serré de 66 à 62. Lors de leur dernière rencontre au mois de juillet en demi finale de la coupe de la ligue, la Sebam l’avait emporté.
La compétition se poursuit ce dimanche pour ces deux cadors. La COSPN qui a été aux prises avec l’ASCB l’a emporté ce dimanche matin sur un score de 61 à 43 malgré un début de match serré. La GNBC, elle, retrouvera la MB2All en début de soirée.

DISPARITION – Décès de Bernard Tapie, ancien ministre français et ancien propriétaire d’Adidas et de l’Olympique de Marseille, à 78 ans

Antananarivo, 3 Octobre, 10h00 – La direction générale de la sécurité routière (DGSR) indique avoir contrôlé 680 véhicules sur la route nationale 7 (RN7), d’Antsirabe à Ambalavao, et dans la ville de Fianarantsoa du lundi 27 Septembre au vendredi 1er Octobre. Ces contrôles lui ont permis de déclarer inaptes 134 véhicules dont les papiers ont immédiatement été retirés. Neuf voitures, dont le délai de validité de la visite technique a expiré, ont été mises en fourrière.
« La plupart des voitures déclarées inaptes sont des véhicules de transport en commun », précise la DGSR dans un communiqué. Certaines d’entre elles avaient des freins à main non fonctionnels, des portières qui ne se ferment pas correctement, des peintures écaillées ou encore des pare-brise fissurés. D’autres avaient des goujons manquants sur les roues, des feux qui ne marchent pas ou qui n’existent tout simplement pas, des démarreurs qui sont en panne.
Les véhicules qui ont immédiatement pu réparer sur place les défaillances mécaniques détectées durant les contrôles ont fait l’objet de contre-visite et ont pu récupérer leur papier le jour même, précise la DGSR.
Les opérations de contrôle inopiné de la DGSR ont été menées en collaboration avec les éléments de la police nationale, de la police municipale et de la gendarmerie nationale, notamment à Fianarantsoa et ses environs. Une réunion sur la collaboration entre les différentes entités concernées par le transport terrestre et par la circulation routière s’est d’ailleurs tenue dans la capitale de la Haute Matsiatra le 29 Septembre.
Photo : Direction générale de sécurité routière (DGSR)

Tolagnaro, 2 Octobre, 22h20 – Des piques lancées. Le président Andry Rajoelina ne rate pas l’occasion pour décocher une flèche contre des anciens dirigeants et ceux qui critiquent ses décisions.
« La mentalité de certaines personnes est inconvenante. Ils perdent leur temps à critiquer, à discuter », soulève-t-il. « Pour eux, il n’y a pas de priorité. Ce n’était pas une priorité si la route nationale 13 (RN 13) n’a pas pu être réalisée », poursuit-il.
« On nous dit qu’il n’y a pas d’argent? ( Pour la réfection de la RN 13). C’est normal que ceux qui ont dirigé le pays n’ont pas pu la réaliser. Et c’est normal s’ils étaient sceptiques », assène Andry Rajoelina lors d’un meeting de présentation du nouveau gouverneur d’Anosy Jocelyn, ce samedi à Taolagnaro.
Sur un ton offensif, le chef de l’Etat règle ses comptes à ceux qui n’ont pas cru au financement des projets validés dans les résolutions du colloque sur l’émergence du Sud à Taolagnaro il y a trois mois. « Certains parlent de 2030, de 2040. Pour nous, la RN 13 commencera en 2021 et sera achevée », s’engage le chef de l’Etat. » Nous ne faisons pas partie de ceux qui tergiversent », tacle-t-il.
Sur sa lancée, le président de la République compare son mandat , arrivé à sa moitié, à un match de football où il mène « par cinq buts à zéro. « Il y a pas mal de promesses non réalisées par certains. C’est nous qui les réaliserons », lâche le président de la République. Il cite, entre autres, les travaux sur la RN44 ou la RN6. « Nous travaillons », poursuit-il.
Au début de son séjour dans le Sud. Andry Rajoelina avait déjà planté le décor. Il met en avant l’exemple de l’obtention d’un don de 332 millions de dollars de la part du Fonds monétaire international ((FMI) pour lancer une pique, sans le nommer, à l’ancien président Marc Ravalomanana qui estime avoir la capacité de négociations avec les bailleurs de fonds. Dans ses discours, il rappelle les projets « immenses » en cours. C’est le cas de la mise en place d’un pipeline pour amener les eaux du fleuve d’Ifaho vers Ambovombe.