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GOUVERNEMENT – Le Premier ministre assure l’intérim à la tête du ministère des Mines et des ressources stratégiques
Antananarivo, le 23 Août, 15h05 – Le Gouvernement se réorganise. Les autorités décident de confier au Premier ministre Christian Ntsay l’intérim à la tête du ministère des Mines et des ressources stratégiques. La passation entre lui et l’«intérimaire » Fidiniavo Ravokatra, ancien ministre des Mines et des ressources stratégiques, a eu lieu ce lundi à Ampandrianomby.⭕️Pendant une semaine, c’est Fidinaivo Ravokatra qui avait expédié les affaires courantes à la tête du département ministériel. La cérémonie de passation entre l’ancien ministre et Brice Randrianasolo, celui qui était censé lui succéder, avait pourtant eu lieu au lendemain de la formation du gouvernement le 15 Août. Mais le nouveau ministre, cible de critiques sur les réseaux sociaux sur son passé, n’avait pas pu prendre ses fonctions. Il avait même démissionné quatre jours après sa nomination.⭕️L’une des tâches qui attend Christian Ntsay, qui cumule la fonction de chef du gouvernement avec celle du ministre des Mines et des ressources stratégiques, concerne le code minier. Le débat sur la révision de ce texte était déjà sur la table depuis plusieurs années, mais celui-ci n’a pas encore trouvé d’issue concrète. Les autorités rappellent souvent la nécessité de se pencher sur les redevances minières et les ristournes.⭕️Le dossier Base Toliara, suspendu depuis près de deux ans, est également l’un des dossiers sur lequel le ministre des Mines doit se pencher. Tout comme le renouvellement, ou pas, de la convention d’établissement avec la société Qit Madagascar Minerals (QMM) prévue expirer en 2023. -

DROITS ET PROTECTION – Les villageois d’Anjamalange, commune d’Ambanisarike à Ambovombe, s’engagent à ne plus marier leurs enfants avant 18 ans
Antananarivo, 23 Août, 8h40 – Une cérémonie solennelle pour marquer l’engagement des habitants du fokontany d’Anjamalange, commune d’Ambanisarike à Ambovombe-Androy. Ceux-ci ont convenu, au cours de cet événement qui s’est tenu la semaine dernière dans leur village, « de refuser le mariage des enfants de moins de 18 ans et d’empêcher les parents à les envoyer en union ». Ils se sont, par la même occasion, mis d’accord pour interdire l’interruption de la scolarité des enfants durant les classes primaires.
Dans la convention communautaire (dina) lue au cours de la cérémonie, il est ainsi prévu que « les parents qui marient précocement leurs enfants sont passibles d’une amende sous forme d’un zébu ». « Si une jeune fille tombe enceinte, celui qui en est responsable, ou ses parents si le géniteur n’est pas encore autonome, doit prendre en charge la jeune fille enceinte », prévoit également la convention. Il doit en même temps « s’assurer que celle-ci revienne à l’école et prendre en charge les dépenses liées à cette scolarisation dès qu’elle peut confier son enfant à un tiers » durant ses heures de cours. Les parents qui déscolarisent leurs enfants doivent, pour leur part, verser la somme de 30.000 ariary à titre d’amende.
Suivant la tradition, un zébu a été tué au cours de la cérémonie et sa viande distribuée aux villageois et aux invités pour marquer l’engagement de la communauté. Mais « nous avons mis en œuvre plusieurs étapes, dont de nombreuses séances de sensibilisation pour parvenir à cette convention », confie Santos Rhudy Fisainanarimanga de l’organisation non-gouvernementale SOS Village d’enfants qui a mis en œuvre le projet avec l’appui du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Dans l’Androy, le mariage des enfants, notamment des fillettes est une pratique courante. « 51% des enfants de moins de 18 ans sont envoyés en union par leurs parents dans la région », souligne Mialintsalama Randrianasolo, chargée de la protection de l’enfance auprès du bureau de l’Unicef à Ambovombe. « Les gens ne savent même pas qu’il s’agit d’une forme de violence », poursuit-elle, indiquant que le phénomène s’est amplifié avec la situation d’insécurité alimentaire dans la région. -

ANDRY RAJOELINA EN FRANCE – Quatre ministres dans la délégation présidentielle pour sa participation à la rencontre des entrepreneurs francophones
Antananarivo, 23 Août, 7h45 – Première sortie officielle pour quatre ministres après la nomination des membres du nouveau gouvernement, il y a une semaine. Pour sa participation à la rencontre des entrepreneurs francophones, le président de la République Andry Rajoelina a emmené avec lui le ministre des Affaires étrangères, celui de l’Energie, celui du Tourisme et celle de l’Artisanat. Ces responsables sont plus ou moins impliqués dans les dossiers qui seront discutés à Paris dans le cadre des diverses rencontres prévues dans l’agenda présidentiel.
Selon le programme diffusé par le magazine Jeune Afrique, même si aucune confirmation officielle n’a encore été donnée du côté malgache, le chef de l’Etat devrait avoir une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le 27 Août. Il devrait également « conclure des accords économiques impliquant des entreprises et des bailleurs hexagonaux », poursuit le magazine. Cela inclut, entre autres, des rencontres dans le cadre de la mise en place des téléphériques à Antananarivo.
En Février 2021, le Conseil des ministres a déjà annoncé que les travaux prévus dans le cadre de ce projet sont confiés aux entreprises Poma et Colas, la première étant considérée comme un des leaders mondiaux du transport par câble. Bien que le ministre des Transports ne fasse pas partie de la délégation, celui du Tourisme, Joël Randriamandranto, qui s’est occupé du dossier en tant que ministre en charge des Transports dans la précédente équipe gouvernementale, devrait être bien au fait de la question.
Des rencontres autour des projets de « centrales électriques, objets d’âpres négociations de la part de l’Etat malgache » sont également prévues, indique le magazine Jeune Afrique. Un sujet qui explique la présence dans la délégation, non seulement du ministre de l’Energie, Andry Ramaroson, mais aussi du directeur général de la Jirama, Vonjy Andriamanga.
Le programme présidentiel rapporté par Jeune Afrique fait également état d’un salon BtoB Madagascar « dont l’objectif sera de présenter des produits malgaches d’exception et l’artisanat du pays ». La délégation de chefs d’entreprises malgaches qui se trouve à Paris ne devrait donc pas seulement participer aux tables rondes et conférences prévues dans le cadre de la REF Francophonie. Elle devrait aussi pouvoir présenter les produits malgaches auprès de partenaires potentiels. Dans son édition du 18 Août, Jeune Afrique parle de 456 patrons de 31 nationalités différentes inscrits aux rencontres du Mouvement des entreprises de France (Medef).
Ces événements se tiendront en marge et dans le cadre la rencontre des entrepreneurs francophones (REF Francophonie), un événement organisé par le Mouvement des entreprises de France (Medef). Le programme prévoit que le chef de l’Etat, le seul président de la République invité à la rencontre selon le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) prononce un discours à l’ouverture. Le lendemain, le programme officiel prévoit une réunion avec le Conseil d’entreprises France-Afrique de l’Est. Jeune Afrique parle même d’un « dîner d’investisseurs francophones en comité restreint ».
Dans le cadre de ce déplacement, Andry Rajoelina est également attendu à une conférence sur les investissements français en Afrique. Selon le magazine Jeune Afrique, cette conférence est coorganisée par Jeune Afrique Media Group et le cabinet d’affaires publiques Concerto et se tiendra au Cercle de l’Union interalliée le 25 Août. En plus du Président malgache, y sont attendus le Premier ministre ivoirien Patrick Achi, la directrice générale d’Air France Anne Rigali, le ministre béninois de l’Economie et des finances Romuald Wadagni ou encore le ministre français du Commerce extérieur et de l’attractivité Frack Riester.Photo d’illustration : Présidence de la République
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ENSEIGNEMENT – La distribution des arrêtés de nomination se poursuit au niveau des directions régionales de l’Education nationale
Antananarivo, 22 Août, 10h00 – Au moins 513 arrêtés de nomination de sortants des Centres régionaux de l’Institut national de formation pédagogique (CRINFP) ont été distribués ces deux dernières semaines. Les nouveaux enseignants fonctionnaires viendront s’ajouter aux quelque 700 nouvelles recrues de la Fonction publique qui ont déjà reçu leur arrêté de nomination depuis fin Mai 2021.
Les informations publiées par le ministère de l’Education nationale indiquent que 56 d’entre eux sortent du CRINFP de Mahazegny Fianarantsoa et ont reçu leur arrêté de nomination le 18 Août. 128 ont été formés au CRINFP d’Ambovombe et leur arrêté de nomination leur a été remis le 17 Août. Les 245 dortants du CRINFP d’Antsirabe ont reçu le leur au cours d’une cérémonie organisée le 13 Août. Les 84 restants, enfin, viennent du CRINFP d’Ambatondrazaka où 46 sortants ont déjà reçu leur arrêté de nomination en Juillet.
Les nouveaux fonctionnaires qui ont reçu leur arrêté de nomination depuis fin Mai 2021 devraient rejoindre leur établissement d’affectation dès ce lundi 23 Août, date annoncée par le ministère comme celle de la rentrée des enseignants pour l’année scolaire 2021-2022. Des centaines d’autres sortants des CRINFP sont, par ailleurs, encore en attente de leur nomination.
Lors de la première cérémonie de remise des arrêtés de nomination qui s’est tenue à Mahajanga vers la fin du mois de Mai, le ministère a parlé de 3.000 sortants du CRINFP à titulariser dans la Fonction publique dès cette année. Ces nouveaux fonctionnaires doivent par ailleurs rester cinq ans dans leur premier établissement d’affectation. Ne pas respecter cette disposition pourrait entraîner le retrait de leur arrêté de nomination dans la Fonction publique.Photos : Ministère de l’Education nationale






