Antananarivo, 9 Août, 10h30 – Le déficit de la balance commerciale se creuse. Il est passé de -2,5% du produit intérieur brut (PIB) au premier semestre de 2020 à -3,5% du PIB sur la même période en 2021, indique la Banque centrale dans sa note de conjoncture économique en date d’Août 2021. Un déficit plus important dû à une hausse importante des importations, de l’ordre de 10,8%, alors que les exportations ont à peine augmenté de 0,6%.
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TRAVAUX PUBLICS – Le président de la République annonce la réhabilitation imminente de la Route nationale 2 sur fonds propre de l’Etat pour démarrer
Antananarivo, 9 Août, 7h07 – La réhabilitation de la Route nationale 2, reliant Antananarivo à Toamasina, ne devrait pas tarder. Le président de la République, Andry Rajoelina, indique qu’il descendra lui-même sur place pour constater de visu le démarrage des travaux dès cette semaine. « C’est un défi que nous lançons », a-t-il indiqué au cours de l’émission spéciale diffusée dimanche soir sur les chaînes audiovisuelles publiques.
Le chef de l’Etat rappelle également que Madagascar vient de bénéficier d’un fonds de 200 millions de dollars de la part de la Banque mondiale pour assurer l’entretien des routes. « Une grande première », indique Andry Rajoelina. Ce fonds devrait, entre autres, servir à l’entretien de la RN2 (Antananarivo – Toamasina), de la RN7 (Antananarivo – Toliara), de la RN4 (Antananarivo – Mahajanga), de la RN34 (Antsirabe – Miandrivazo – Malaimbandy), de la RN30 (Ambalavelona – Ankify), de la RN30A (Hell-Ville Nosy Be – Andilana), de la RN57 (Hell-Ville – Aéroport de Fascène Nosy Be), de la RN12 (Irondro – Manakara – Vangaindrano) et de la RN45 (Alakamisy Ambohimaha – Vohiparara).
En attendant le décaissement de ces fonds dont la signature s’est effectuée le 21 Juillet dernier et dont la ratification par le Parlement est en cours, Andry Rajoelina indique que les travaux devraient être assurées par le fonds propre de l’Etat malgache et des entreprises malgaches seront sollicitées. A en croire le chef de l’Etat, « nous avons les fonds pour nous permettre d’effectuer l’entretien de nos routes ». « Si je ne me trompe pas, nous devons avoir environ 400 milliards d’ariary dans le fonds routier », martèle-t-il.
Le président de la République appelle néanmoins les entreprises locales à bien faire le travail et à ne pas le bâcler comme cela a tendance à être le cas. « Des fois, les routes sont réhabilitées, puis au bout d’un an, elles commencent à se détériorer », regrette-t-il. Il s’est par ailleurs adressé aux entreprises ayant contracté avec le Fonds routier et qui n’ont pas encore été payés. A l’entendre, l’Etat ne les a pas payés, non pas à cause d’un manque de fonds, mais « à cause des travaux qui n’ont pas été effectués malgré les affirmations contraires ». -

POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale augmente encore ses taux de facilité permanente pour inciter les Banques à déposer leurs excédents de liquidités plutôt qu’à les faire circuler afin de contenir l’inflation
Antananarivo, 8 Août, 10h35 – Quand trop de monnaie circule sur le marché, les prix ont tendance à augmenter. Pour contribuer à limiter la hausse des prix, la Banque centrale décide d’inciter les banques commerciales à déposer leurs excédents de liquidités plutôt qu’à les faire circuler. C’est ainsi que dans sa décision de politique monétaire prise vendredi, elle augmente le taux des facilités de dépôt à 2,80% au lieu de 1,76% et fait passer le taux des facilités de prêt marginal de 6,16% à 7,20%.
Le taux de facilité de dépôt est le taux d’intérêt qui rémunère les dépôts des banques commerciales et des établissements financiers auprès de la Banque centrale. En augmentant ce taux, la Banque centrale espère que les banques commerciales déposent leur argent dans ses caisses au lieu de les prêter à leurs clients.
Le taux de facilité de prêt marginal est, pour sa part, le taux d’intérêt que les banques commerciales versent à la Banque centrale quand elles empruntent des liquidités pour une durée très réduite, de 24 heures généralement. Avec la hausse de ce taux de facilité, la Banque centrale décourage l’emprunt à court terme des banques commerciales.
Avec ces mesures, la Banque centrale espère ainsi contribuer à réduire le volume de la monnaie en circulation et ainsi contribuer à réduire la « pression inflationniste » qu’elle dit avoir constaté constaté ces derniers mois. Elle estime ces ajustements d’autant plus nécessaires que selon la note de conjoncture économique qu’elle a publiée vendredi, « l’inflation sous-jacente, laquelle est en étroite relation avec l’évolution de la monnaie », s’est située à 6,0% ».
Selon les données sur les prix qu’elle a publiées vendredi, la Banque centrale évoque une « variation annuelle de l’indice des prix à la consommation de 6,1% en Juin 2021, contre 3,9% un an plus tôt ». A en croire son document, « les hausses les plus élevées ont touché les produits de première nécessité dont la variation moyenne a atteint 8,0% » et dont « le renchérissement de 7,8% du riz est l’une des causes principales ».








