Catégorie : Recommandations
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EXPORTATION – Les ministères en charge des Finances et du Commerce indiquent ne pas encore avoir tranché sur les différents prix de référence de la vanille pour la campagne 2021-2022
Antananarivo, 19 Mai, 7h00 – « Le Conseil de gouvernement tranchera en dernier ressort sur la question de la fixation des prix de référence de la vanille ». C’est par un communiqué conjoint publié tard dans la nuit que le ministre de l’Economie et des finances (MEF) et celle de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica) tentent de rassurer les acteurs de la filière vanille sur les prix de référence de cet épice, alors qu’une circulaire avait fait le tour des réseaux sociaux en fin d’après-midi.
Parlant d’un « document de travail interne qui devait servir de base aux discussions techniques entre les deux ministères », les deux ministres martèlent que la circulaire en question « ne revêt, à ce stade, aucun caractère officiel ». Ils ajoutent que les travaux techniques devaient d’ailleurs encore « être soumis au Conseil national de la vanille (CNV) qui fait à son tour une proposition de prix de référence » avant d’être soumis au Conseil de gouvernement qui devrait donc trancher en dernier ressort.
Pour Richard Randriamandrato et Lantosoa Rakotomalala, la publication prématurée du document daté du 14 Mai constitue une « velléité de créer une psychose au sein des acteurs de la filière vanille ». Ils ont ainsi tenu à présenter « leurs excuses pour toute confusion » que cela aurait pu causer.
Ces deux dernières années, afin d’éviter une chute des prix de la vanille, les autorités avaient fixé des prix de référence sur la vanille préparée stabilisée et sur la vanille prête à l’exportation. Pour la campagne 2020-2021, elles avaient imposé 650.000 ariary/kilo pour la vanille préparée stabilisée et 250 dollars/kilo pour la vanille prête à l’export avant leur départ des ports malgaches. En 2019-2020, le prix de référence de la vanille préparée stabilisée était de de 900.000 ariary/kilo tandis que le prix FOB minimum à l’export était de 350 dollars/kilo.
Pour cette année, l’idée de soumettre un prix de référence de la vanille verte aux producteurs avait été proposée lors de la dernière réunion en visio-conférence du Mica avec le CNV. Le prix en ce sens annoncé en conférence de presse le 12 Mai était de 75.000 ariary. Selon les spécialistes du secteur, le prix de la vanille préparée stabilisée est généralement de six à huit fois supérieures au prix d’achat auprès des planteurs. -

BAKO RASOARIFETRA – « Un musée sans centre de documentation n’est pas un Musée »
Avez-vous déjà visité un musée ? Ce lieu où se conservent les objets matériels ou immatériels qui constituent le patrimoine d’un pays et qui témoignent de son histoire. Avant de répondre, sachez qu’un musée n’est pas qu’un endroit où sont gardées et exposées de vieilles choses. C’est une institution qui effectue des recherches et qui transmet des savoirs et des connaissances. Bako Rasoarifetra, présidente de l’Internation council of museum – Madagascar (Icom-Madagascar), détaille les critères d’un musée « manara-penitra ».
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ASSEMBLEE NATIONALE – Le député Edu Edmond Ramahandrisoa demande à ses pairs de participer aux séances plénières en ligne dans des « locaux convenables »
Antananarivo, 18 Mai, 16h10 – Un gentil rappel. Le député élu à Vangaindrano, Edu Edmond Ramahandrisoa invite ses pairs à « avoir du respect pour les réunions de l’Assemblée nationale ». Il leur demande ainsi à se joindre aux séances virtuelles « dans des lieux destinés à recevoir des réunions, dans une pièce ou dans un endroit où la connexion au réseau est correcte ». Il dit regretter de « constater que certains députés se réunissent dans des dépôts de magasins ou dans des véhicules ou même dans la cour, près d’une clôture ». « Nous devrions au moins nous déplacer vers le chef-lieu de région afin de trouver le meilleur endroit pour capter le réseau », ajoute-t-il.
Sur la video de la séance plénière de l’Assemblée nationale de ce mardi, on pouvait en effet voir certains députés participer à la réunion alors qu’ils sont dans leur voiture ou dans la rue en train de marcher. D’autres se trouvent sur une terrasse donnant sur des cocotiers. Sans parler de ceux qui, ne souhaitant pas montrer le lieu où ils se trouvent, procèdent à des incrustations plus ou moins ratées. Il arrive même que des élus passent un coup de fil sans sortir du champ de la caméra, au point que certains n’entendent pas les réponses qui sont faites à leurs questions.
L’opportunité des réunions virtuelles en général et des votes en ligne a à nouveau été débattue lors de la séance plénière en ligne de ce mardi à l’Assemblée nationale. De nombreux députés avaient soulevé les problèmes de connexion à Internet et les soucis d’électricité pour soutenir leur refus des réunions à distance.
Certains ont remis en cause les procédures de votes électroniques à distance, « surtout qu’au moment du vote, le réseau peut soudainement couper », défendent-ils. D’autres ont insisté sur le fait que l’Assemblée nationale soit revenue sur certaines décisions qui avaient déjà été prises, notamment l’organisation en présentiel de certaines séances.
Le député Edu Edmond Ramahandrisoa, lui, s’est dit « à 100% partisan de la session parlementaire à distance ». Rester dans sa circonscription lui permet, explique-t-il, de surveiller de près ses activités personnelles, sans les obstacles créés par l’urgence sanitaire, tout en assurant ses fonctions de député.
Parlant au nom du gouvernement, le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Tianarivelo Razafimahefa, a tenu à insister sur la nécessité de poursuivre en ligne les travaux de la session parlementaire de l’Assemblée nationale, même les rencontres avec le gouvernement. « En tant qu’humain, nous ne demandons qu’à vous rencontrer mais pour éviter que nous ne soyons tous exterminés, il vaut mieux s’en tenir à la visio-conférence, une pratique de plus en plus courante même à l’étranger », argumente-t-il. -

PARLEMENT – Les séances plénières en ligne et en live reprennent à l’Assemblée nationale
Antananarivo, 18 Mai, 14h40 – Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, démarre les discussions sur l’ordre du jour de l’Assemblée nationale par un avertissement à peine voilé. « J’aimerais noter, et afin de respecter le règlement intérieur et surtout l’article 3 de la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC), que cette séance est diffusée en direct sur Facebook », prévient-elle. « Nous sommes priés de ne pas l’oublier lorsque nous prenons la parole », ajoute-t-elle ensuite.
Suite à une quasi-injonction de la HCC, l’Assemblée nationale reprend la diffusion en direct sur les réseaux sociaux de ses séances plénières en ligne. Dans sa décision relative à la résolution sur le règlement spécial régissant les modalités de fonctionnement de l’Assemblée nationale en période de crise sanitaire, la HCC a émis des réserves sur le caractère non obligatoire de la visualisation des réunions plénières virtuelles par le public et les médias. C’est ainsi que la première séance plénière après l’adoption du nouveau règlement intérieur a donc eu lieu en live sur la page Facebook Antenimierampirena.
Après quelques déclarations polémiques de certains députés lors de la première séance plénière virtuelle de l’Assemblée nationale, la Chambre basse a décidé de suspendre la diffusion en direct de ses réunions publiques. Pour que la séance soit publique, les responsables ont juste prévu un écran géant dans la salle de séance à Tsimbazaza et ont invité le public et les médias à se déplacer pour pouvoir y assister. Une mesure qui n’a donc pas été validée par la HCC.Photo : Assemblée nationale -

PARLEMENT – Les 18 sénateurs effectuent leur déclaration de patrimoine auprès de la Haute cour constitutionnelle
Antananarivo, 18 Mai, 13h18 – Les sénateurs se sont donné rendez-vous à Ambohidahy, siège de la Haute cour constitutionnelle (HCC) ce mardi matin pour effectuer leur déclaration de patrimoine. En tant que personnalités appelées à exercer un mandat public au sein d’une institution, les sénateurs sont tenus de déposer une déclaration de patrimoine auprès de la HCC.
Le dépôt de la déclaration de patrimoine des sénateurs intervient quatre mois après leur session spéciale qui a commencé le 19 Janvier. Mais le vice-président du Sénat, Nicolas Rabemananjara, assure qu’ils ne sont pas en retard dans la procédure. « Les élus ont toute liberté dans les délais de dépôt de leur déclaration de patrimoine », souligne-t-il, dans une déclaration rapportée par un communiqué du Sénat. « Seule la HCC peut dire s’ils ont pris du retard ou pas », poursuit-il.
Selon la loi sur la lutte anti-corruption, « l’obligation de déclaration de patrimoine et d’intérêts économiques doit être faite dans les trois mois qui suivent la nomination ou l’entrée en fonction ». cette déclaration, précise le texte, « doit être renouvelée tous les deux ans, en cas de changement de position administrative ou encore en cas de changement conséquent du patrimoine ».




