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  • EPIDEMIE – La société civile s’insurge contre la décision de l’Etat d’interdire neuf émissions télévisées et radiodiffusées durant la période de prolongation de l’état d’urgence sanitaire

    EPIDEMIE – La société civile s’insurge contre la décision de l’Etat d’interdire neuf émissions télévisées et radiodiffusées durant la période de prolongation de l’état d’urgence sanitaire

    Antananarivo, 26 Avril, 11h40 – Les organisations de la société civile dénoncent ce qu’elles qualifient de « décisions encourageant la pensée unique », de décisions « toxiques qui viennent s’ajouter au cocktail déjà mortel » de la deuxième vague de l’épidémie de Covid-19. Elles font référence à la décision interministérielle qui interdit la diffusion de neuf émissions télévisées sans que liste soit limitative pendant toute la durée de l’urgence sanitaire.
    ⭕Samedi, l’Observatoire de la vie publique, Sefafi, rappelle que « l’accès des citoyens à une information diversifiée est un droit fondamental qu’il faut absolument respecter quelle que soit la situation en vigueur dans le pays ». « Sans information, les citoyens ne peuvent participer pleinement à la vie publique », poursuit l’organisation. Pour le Sefafi, en plus d’être une « forme de dictature », cette absence de participation « ne permettra plus aux dirigeants d’accéder à des idées et à des informations précieuses pour le pilotage des politiques publiques ».
    ⭕Dimanche, une plateforme d’une trentaine d’organisations de la société civile insiste aussi sur la nécessité d’une pluralité d’idées et de débats. Cela, écrivent les organisations dans un communiqué, « facilite la prise de décision des dirigeants et des parties prenantes et aide les citoyens à être plus responsables face à cette lutte commune contre la Covid-19 ».
    ⭕La société civile invite ainsi les différents acteurs, incluant les professionnels et les entreprises des médias, ainsi que la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) et le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit, « à prendre leur responsabilité et à dénoncer cette décision dans les plus brefs délais ». Elle exhorte l’exécutif à « revoir une décision qui enfreint des droits universellement reconnus à tout être humain ». Il n’est « pas trop tard pour revenir en arrière », indique d’ailleurs le Sefafi. Cela « évitera de franchir une ligne qui risque de mener à un chaos que personne ne souhaite ».
  • SANTE PUBLIQUE – Les personnes qui décèdent du paludisme sont de loin plus nombreuses que celles qui décèdent de la Covid-19, estime le ministre de la Santé publique

    SANTE PUBLIQUE – Les personnes qui décèdent du paludisme sont de loin plus nombreuses que celles qui décèdent de la Covid-19, estime le ministre de la Santé publique

    Antananarivo, 26 Avril, 7h10 – « Le paludisme tue et continue de tuer à Madagascar ». Le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao n’a pas donné de chiffres dans son allocution à l’occasion de la journée mondiale du paludisme, mais il a reconnu que le paludisme reste un problème de santé publique sur la Grande île.
    ⭕« Il est vrai que nous sommes en pleine épidémie de Covid-19 et que des gens en meurent », souligne le ministre dans son discours. « Mais ceux qui décèdent du paludisme sont de loin plus nombreux », ajoute-t-il. Il précise que c’est encore la principale maladie pour laquelle les Malgaches vont consulter auprès des centres de santé.
    ⭕En 2020, selon les données rapportées par l’ambassade des Etats-Unis en marge d’une remise de moustiquaires imprégnées, « il y a eu environ 2 millions de cas de paludisme notifiés à Madagascar en 2020, soit le double des cas enregistrés en 2019 ». Pour ce qui est du nombre de décès, les chiffres disponibles font état de plus de 400 décès rien qu’au premier trimestre de 2020. En 2019, il y a eu un peu plus d’un million de cas et moins de 700 décès en tout.
    ⭕Pour le ministère de la Santé publique, la lutte contre le paludisme constitue donc une priorité de santé publique pour l’Etat malgache. L’objectif, insiste-t-il, c’est de réduire le nombre de décès dus à la malaria, et éradiquer cette maladie. « Pour éradiquer le paludisme, la voie est tracée », est d’ailleurs le thème retenu par le ministère de la Santé publique pour marquer la journée mondiale célébrée dimanche.
    ⭕L’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide constitue l’une des principales stratégies préconisées par Madagascar pour lutter contre le paludisme. Dimanche, les Etats-Unis, à travers l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) et l’Initiative présidentielle contre le paludisme a octroyé 3.677.000 moustiquaires à imprégnation durable au Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).
    ⭕Ce don américain, précise l’ambassade des Etats-Unis, fait partie d’une campagne de distribution de 14 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticides que l’Etat malgache lancera en Août 2021. Plus de 10 millions de moustiquaires supplémentaires sont attendues de la part du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.
    ⭕Des campagnes d’assainissement des lieux d’habitation et de pulvérisation d’insecticides des domiciles font également partie de la stratégie afin de lutter contre le vecteur du paludisme, le moustique.
  • EPIDEMIE – Début de la distribution des primes exceptionnelles Covid-19 pour le personnel soignant

    EPIDEMIE – Début de la distribution des primes exceptionnelles Covid-19 pour le personnel soignant

    Antananarivo, 25 Avril, 21h20 – Les premières primes exceptionnelles Covid-19 pour le personnel de santé participant aux soins des patients atteints de la Covid-19 dans le cadre de la deuxième vague de l’épidémie ont commencé à être distribuées ce week-end. C’est le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique, qui est venu au Village Voara pour remettre aux agents affectés à ce centre de traitement de Covid-19 leurs primes.
    ⭕Ce dimanche matin, c’est le personnel travaillant au Centre hospitalier universitaire d’Anosiala qui a eu sa part. Et « ce n’est que le début », annonce le ministre de la Santé publique qui promet que tous les professionnels de santé de l’île qui sont en première ligne dans la prise en charge des malades de la Covid-19 auront leur part.
    ⭕Pour ce qui est du présalaire des étudiants en 7ème et 8ème année de médecine, la distribution va commencer pour les autres provinces. Ceux d’Antananarivo ont reçu leur présalaire la semaine dernière.
    ⭕Cette semaine, des internes travaillant dans les centres hospitaliers des provinces ont manifesté pour réclamer leur « dû » depuis le mois de Janvier. Selon le ministère, le retard du paiement venait d’un problème au niveau des listes des allocataires. Mais « tout est désormais en règle », souligne-t-il.
    Photo : Ministère de la Santé publique
  • URGENCE SANITAIRE – Des séances de formation à l’application des gestes barrière au commissariat de police pour les contrevenants aux règles du confinement

    URGENCE SANITAIRE – Des séances de formation à l’application des gestes barrière au commissariat de police pour les contrevenants aux règles du confinement

    Antananarivo, 25 Avril, 19h30 – Un week-end de confinement au commissariat pour les contrevenants aux règles du confinement. Les personnes interpellées pour être sorties de chez elles sans raison valables durant le week-end de confinement ont été placées en garde à vue au sein des commissariats, indique la police nationale dans un communiqué publié sur sa page Facebook.
    ⭕Ce séjour au sein des locaux de la police a été mis à profit par les forces de l’ordre pour « apprendre aux récalcitrants le respect de la discipline et à ne plus attendre la police pour respecter les règles ». Ils ont également été formés aux mesures destinées à lutter contre la Covid-19, tels que le respect de la distance physique d’un mètre, le lavage des mains au savon ou encore le port correct du masque de protection.
    ⭕Samedi, la police nationale indique avoir interpellé 332 individus surpris hors de chez eux sans motif valable. « Certains se sont attroupés pour discuter, d’autres sont sortis par curiosité pour voir ce que le confinement donnait, il y a aussi ceux qui flirtaient ou qui jouaient aux dominos dehors », explique la police nationale. Ce dimanche, d’autres personnes ont été interpellées pour avoir créé des attroupements en lançant des combats de coqs, pour avoir joué au ballon ou à la pétanque dans la rue.
    Photo : Police nationale
  • SINISTRE – Au moins 82 morts suite à un incendie survenu dans un hôpital prenant en charge des malades de la Covid-19 en Irak

    SINISTRE – Au moins 82 morts suite à un incendie survenu dans un hôpital prenant en charge des malades de la Covid-19 en Irak

    Antananarivo, 25 Avril, 18h25 – Plus de 80 personnes ont perdu la vie suite à un incendie qui a ravagé l’unité de soins intensifs de l’hôpital Ibn-Al-Katib à Bagdad en Irak. 110 autres individus ont été blessés dans le drame. Le sinistre est survenu dans la nuit du samedi à dimanche.
    ⭕Des bouteilles d’oxygène stockées sans le respect des normes de sécurité seraient à l’origine du feu, ont témoigné des sources médicales auprès de l’Agence France Presse. Des patients qui étaient sous respirateir se trouvaient pourtant aux étages supérieurs.
    ⭕Beaucoup de patients atteints de la Covid-19 sont décédés. Certains d’entre eux ont dû être retirés de leurs respirateurs. D’autres ont été étouffés par la fumée, explique la Défense civile. Celle-ci ajoute que l’hôpital lui-même ne dispose pas d’équipements contre les incendies.
    ⭕Trois jours de deuil national ont été déclarés par les autorités irakiennes et le ministre de la Santé publique a été suspendu suite à cet incendie. Avec plus de 500.000 cas cumulés de Covid-19 depuis le début de l’épidémie dans le pays en Février 2020, et 15.000 décès liés à la Covid-19, l’Irak est le pays arabe le plus touché par la pandémie du coronavirus.
  • EPIDEMIE – Des médicaments et des bouteilles d’oxygène pour le district de Moramanga

    EPIDEMIE – Des médicaments et des bouteilles d’oxygène pour le district de Moramanga

    Antananarivo, 25 Avril, 17h50 – Le ministère de la Santé publique fait parvenir des équipements pour les centres de prise en charge des patients atteints de la Covid-19 à Moramanga. Une quinzaine de bouteilles d’oxygène ont ainsi été remises au Centre hospitalier de référence de district (CHRD) de Moramanga. Des cartons de médicaments sont également arrivés dans le district ce week-end, indique le ministère de la Santé publique dans un communiqué.
    ⭕Ces médicaments et équipements ont débarqué à Moramanga ce dimanche avec une délégation du ministère dirigée par le ministre, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao. Celui-ci a également visité le CHRD Annexe Ambohitranjavidy où sont pris en charge « les patients présentant des difficultés respiratoires, ceux confirmés positifs au coronavirus et ceux ayant des facteurs de comorbidité ». Ce CHRD Annexe, poursuit le ministère a une capacité d’accueil de 40 lits et possède 25 concentrateurs d’oxygène.
    ⭕Le déplacement de la délégation ministérielle à Moramanga a également été l’occasion pour le ministre de donner des consignes au Centre de commandement opérationnel de district (CCOD) pour renforcer les mesures de prévention, dont le contrôle de la circulation à l’entrée et à la sortie de la région ainsi que le respect des gestes barrière.
    ⭕Le personnel de santé a également été informé du protocole de traitement de la Covid-19, des procédures de tracing contact, et de la nécessité d’afficher la liste des médicaments gratuits utilisés pour le traitement de la maladie.
  • AMBOANGIBE SAMBAVA – Des gendarmes tirent mortellement sur deux individus au cours de ce que la gendarmerie qualifie de « rébellion » et de « tentative de vindicte populaire »

    AMBOANGIBE SAMBAVA – Des gendarmes tirent mortellement sur deux individus au cours de ce que la gendarmerie qualifie de « rébellion » et de « tentative de vindicte populaire »

    Antananarivo, 25 Avril, 12h45 – Deux personnes ont été abattues par des gendarmes samedi devant la caserne de la brigade de la gendarmerie à Amboangibe Sambava, annonce le service de l’information et de la communication de la gendarmerie. Selon la gendarmerie, les victimes auraient participé à un mouvement de foule réclamant la « libération d’un suspect qu’il fallait tuer et non envoyer à la justice ». Qualifiant le mouvement de « rébellion », le service de l’information et de la communication de la gendarmerie indique que « les gendarmes ont dû tirer en l’air pour disperser les rebelles mais ces derniers ont continué à avancer tout en lançant des pierres ». Un gendarme, frappé par une pierre, a également été blessé, indique encore le communiqué de la gendarmerie.
    ⭕Selon la gendarmerie, le mouvement aurait été déclenché à la suite de l’arrestation d’un individu soupçonné d’avoir pris part à l’homicide d’un médecin particulièrement apprécié par les habitants de la région le 21 Avril dernier. Deux hommes avaient déjà été arrêtés dans le cadre de cette affaire, et les enquêtes ont conduit à l’arrestation d’un troisième suspect, celui dont la foule aurait réclamé la tête samedi. Depuis le mouvement, les trois suspects ont été transférés dans un endroit que la gendarmerie n’a pas précisé.
    ⭕A en croire le service de l’information et de la communication de la gendarmerie, des enquêtes ont été ouvertes autant sur la mort des deux civils suite aux tirs des gendarmes mais aussi sur le mouvement de foule. « La gendarmerie ne pratique pas le corporatisme, et des mesures seront prises aussi bien contre les gendarmes que contre les rebelles si des fautes sont établies », souligne le communiqué de la gendarmerie. Celle-ci appelle par ailleurs la population à « ne pas effectuer de vindicte populaire devant les gendarmes même si le suspect est un bandit car cela remet en cause et écorne l’image des forces de l’ordre, des autorités et du peuple malgache devant le monde entier ».
    Photo d’illustration
  • EPIDEMIE – Visite du Premier ministre dans le Sofia pour superviser le renforcement des mesures sanitaires dans la région, placée en quarantaine depuis le 21 Avril

    EPIDEMIE – Visite du Premier ministre dans le Sofia pour superviser le renforcement des mesures sanitaires dans la région, placée en quarantaine depuis le 21 Avril

    Antananarivo, 25 Avril, 10h25 – Renforcer les équipements des hôpitaux. En augmenter la capacité d’accueil. Améliorer le système de dépistage du coronavirus. Informer les cliniques et hôpitaux privés du protocole de traitement de la Covid-19. En visite à Antsohihy samedi, le Premier ministre Christian Ntsay a réuni les responsables de la région de Sofia pour voir comment renforcer la lutte contre la Covid-19 dans la région et prendre les décisions sur le sujet.
    ⭕L’uniformisation du traitement des patients atteints de la Covid-19, qu’ils soient pris en charge par les centres de santé et hospitaliers publics que par les structures privées fait partie des mesures indiquées et prises lors de cette visite. « Une meilleure coordination du protocole de traitement est nécessaire pour prévenir les complications », indique le communiqué du bureau du Premier ministre, rapportant les propos de Christian Ntsay. Celui-ci a donné les différentes consignes samedi et dès la semaine prochaine, tous les acteurs du secteur de la santé devraient être réunis par les autorités locales pour recevoir les instructions gouvernementales, poursuit le communiqué
    ⭕Lors de sa visite dans le Sofia, le chef du gouvernement a également mis en avant la nécessité de surveiller les zones littorales de la région, notamment les parties où il y a des risques d’arrivée et de circulation de migrants clandestins. Les zones d’Analalava à Maromandia ont été particulièrement citées. L’objectif, souligne le communiqué du bureau du Premier ministre, est de prévenir l’entrée de l’épidémie dans la région et de protéger la vie des habitants de Sofia.
    ⭕Lors de son intervention sur la chaîne de télévision nationale le dimanche 18 Avril, le président de la République avait indiqué que les cas de Covid-19 ont augmenté dans le Sofia en raison de l’arrivée dans la région des étudiants venant de Mahajanga lorsque la Cité des Fleurs a été placée en quarantaine.
    ⭕Depuis le 21 Avril, la région de Sofia a été placée en quarantaine et fermée à toute circulation, comme c’est le cas du Boeny, d’Analamanga, de la Sava, d’Atsinanana et de Nosy Be. Selon le bilan publié quotidiennement sur la chaîne de télévision publique, le Sofia compte au moins 229 cas confirmés positifs au coronavirus depuis le 3 Avril. Au moins deux décès y ont également été recensés depuis trois semaines.
    Photo: Bureau du Premier ministre
  • URGENCE SANITAIRE – Un samedi de confinement diversement suivi dans les quartiers de la capitale

    URGENCE SANITAIRE – Un samedi de confinement diversement suivi dans les quartiers de la capitale

    Antananarivo, 24 Avril, 15h20 – A chacun son confinement. Dans certains quartiers d’Antananarivo, comme à Ankorondrano, les rues étaient désertes et on ne croisait pas un chat. Et les épiceries ouvertes semblaient peiner pour avoir des clients.
    ⭕Dans d’autres, les ruelles étaient un peu plus animées. Certains habitants sortaient pour faire des courses de dernière minute chez les épiciers ouverts, ou chez le marchand de fruit du bout de la rue, qui se considérant comme un commerce de quartier, est venu étendre son étal. D’autres étaient obligés de chercher de l’eau à la borne fontaine du coin, parce que le fût qu’ils ont à la maison ne peut pas suffire pour contenir tout le besoin en eau du week-end.
    ⭕Et puis, il y a ces quartiers qui, tels Andranomanalina, vivent le confinement comme au quotidien : les rues y étaient presque noires de monde, et beaucoup de commerces de quartier, épiceries, gargotes, boucheries, marchands de fruits et légumes, étaient presque tous ouverts.
    ⭕Mais le temps de fermer boutique est arrivé, et dès 11h, les éléments des forces de l’ordre ont commencé à inviter les gens à rentrer chez eux. Les commerces qui n’étaient pas dans la liste officielle des services autorisés étaient invités à fermer leurs portes. A 13h, les policiers aidaient les dernières boutiques à ranger les étals et les marchandises.
    ⭕Dans les quartiers commerçants où les marchés sont quotidiens, la mission des forces de l’ordre n’était pas
    difficile. L’entrée des marchés a été fermée dès tôt le matin et presque personne ne pouvait y circuler. Et d’Anosibe à Isotry, les étals et les stands des marchands ont été bien rangés, les rideaux métalliques bien tirés.
  • URGENCE SANITAIRE – Le centre-ville déserté des Tananariviens, les quartiers restent animés autour des marchés de proximité

    URGENCE SANITAIRE – Le centre-ville déserté des Tananariviens, les quartiers restent animés autour des marchés de proximité

    Antananarivo, 24 Avril, 11h05 – Analakely et ses environs immédiats ont été bien calmes ce samedi matin. A l’exception de quelques piétons ici et là qui se font contrôler de façon régulière par les agents des forces de l’ordre ou les agents de la police municipale. Profitant de ce calme, la Commune a envoyé ses agents et même les pompier pour assurer le nettoyage des différents quartiers et secteurs d’Analakely.
    ⭕Il est vrai qu’entrer dans ce secteur est bien difficile aussi bien pour les piétons que pour les véhicules. Des barrages des forces de l’ordre ont été installés sur les carrefours et les places qui permettent d’aller dans le centre-ville, l’objectif étant de limiter les gens qui passent dans le coin.
    ⭕Dans les quartiers, pourtant, le confinement ne semble pas respecter, du moins ce samedi matin. Les rues de certaines zones continuaient à accueillir du monde. Les marchés de quartier sont assaillis de clients. Les épiceries ne sont pas les seules à avoir ouvert leurs portes. Les marchands de légumes et de fruits ont rempli leurs étals, fixes ou mobiles. Même les boucheries ont reçu des clients.