Catégorie : Recommandations
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EXAMEN – Huit candidats testés positifs au coronavirus passent leur baccalauréat à Ihosy
Antananarivo, 16h15 – Non, la Covid-19 ne leur fera pas passer une année blanche. Porteurs du coronavirus, huit candidats inscrits à la circonscription scolaire (Cisco) d’Ihosy vont quand même pouvoir composer pour le baccalauréat. Ils ont répondu présents à l’appel lors de la première journée, lundi, et ont pu passer les épreuves de philosophie et de langue vivante.
Des dispositifs stricts sont pris pour éviter que ces candidats ne contaminent les autres lycéens ou les surveillants, indique une source auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) qui a discuté des cas avec la direction régionale de l’éducation nationale d’Ihorombe. « On ne va pas les laisser passer une année blanche », souligne notre source, expliquant la décision de faire passer les examens à ces « patients asymptomatiques ».
« Les surveillants sont blindés en termes de protection », indique notre source. Les candidats porteurs du coronavirus sont isolés des autres candidats et un véhicule spécial est à leur disposition pour les déposer et les ramener de leur centre d’examen « qui est situé non loin du site où ils sont pris en charge médicalement ».Photo d’illustration -

EDUCATION – Le paiement des cotisations Fram reprennent au deuxième trimestre pour payer les salaires des enseignants non-fonctionnaires
Antananarivo, 7h15 – Les parents des établissements scolaires publics doivent continuer à payer les salaires des enseignants non fonctionnaires qui ne sont pas subventionnés par l’Etat. S’ils sont exemptés de cotisation à la rentrée, il n’est pas exclu qu’ils doivent finalement verser à l’école ce qu’ils doivent au deuxième trimestre de l’année scolaire.
Le président de la République confirme ce dimanche au cours de son intervention télévisée que pour la rentrée, « il ne doit y avoir aucun paiement effectué par les parents ». Les subventions versées par l’Etat dans les caisses-écoles avant la rentrée doivent, pour l’instant, suffire pour faire tourner les établissements scolaires, explique-t-il. Il annonce cependant que « en cas de besoin, au début du deuxième trimestre, le soin de payer les salaires des enseignants non-fonctionnaires non-subventionné est laissé aux parents d’élèves ».
En Septembre, le Conseil des ministres avait indiqué avoir prévu un montant de 16,133 millairds d’ariary à verser aux écoles et collèges, et 2 milliards d’ariary pour les lycées. Pour faire parvenir les subventions dédiées aux caisses-écoles auprès des établissements scolaires avant la rentrée prévue le 26 Octobre, le ministère de l’Education nationale a signé la semaine dernière une convention avec des établissements financiers locaux. -

EXPATRIATION – Les travailleuses malgaches au Liban invitées à réclamer leurs salaires à la fin de chaque mois
Antananarivo, 17 Octobre, 16h37 – Ne surtout pas laisser les salaires s’accumuler. Dans un avis adressé aux ressortissants malgaches travaillant au Liban, Mouhamad Ibrahim El Jouzou, consul honoraire de Madagascar au Liban « prie les ressortissants malgaches à réclamer à la fin de chaque mois leur salaire ».
Selon le consul, avec la crise économique et financière que traverse le Liban, de nombreux « employeurs libanais renoncent à payer les salaires de leurs ménagères », entraînant ainsi « une augmentation des litiges entre les employeurs et leurs employées de maison ». Il rappelle la nécessité de ne pas laisser les salaires s’accumuler d’autant que selon la loi libanaise, « l’employée doit récupérer son salaire intégralement à la fin de chaque mois ».
Des travailleuses malgaches au Liban qui ne perçoivent pas leurs salaires pendant plusieurs mois est une réalité. Début Octobre dernier, une cinquantaine d’entre elles ont choisi d’être rapatriées. Beaucoup d’entre elles affirment être rentrées faute d’avoir perçu leurs salaires ces derniers mois. -

SCRUTIN – La HCC rejette les recours en inconstitutionnalité du décret de convocation du collège électoral des sénateurs
Antananarivo, 16 Octobre, 15h15 – « Recevables mais non fondées ». La Haute cour constitutionnelle (HCC) vient de débouter le président du Sénat et le quart des membres du Sénat de leurs requêtes aux fins de déclaration d’inconstitutionnalité du décret de convocation du collège électoral pour les sénatoriales du 11 Décembre.
Pour la HCC, le plus important est « d’éviter le vide institutionnel après l’expiration du mandat du premier Sénat de la quatrième République de Madagascar ». Surtout que pour elle, « la non prorogation d’un mandat parlementaire est un principe fondamental de la démocratie représentative » et que l’éventualité d’une prorogation ne peut être envisagée « qu’en temps de guerre, d’invasion ou d’insurrection ».
La décision de la Haute cour ne voit cependant aucun inconvénient à l’absence des chefs de région et des conseillers régionaux, des chefs de province et des conseillers provinciaux. Que les régions ou les provinces, « déjà prévues depuis la Constitution de la Troisième République de 1992 », rappelle-t-elle, aient été juridiquement mises en places pour disparaître et laisser un vide, semble lui importer peu.
« Actuellement, seules les communes constituent juridiquement des collectivités territoriales décentralisées », martèle-t-elle. Elle estime donc que « le collège électoral peut être composé seulement des maires et des conseillers municipaux ou communaux ».
Pour la HCC, les élections sénatoriales peuvent donc avoir lieu, le décret de convocation du collège électoral n’est pas contraire à la Constitution, défend-elle.




