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ADMINISTRATION – Le projet de loi créant la 23ème région à adopter au prochain Conseil des ministres
Antananarivo, 12 Octobre, 12h25 – La région de Vatovavy bientôt séparée de celle de Fitovinany. C’est à Mananjary, futur chef-lieu de la nouvelle région Vatovavy que le président de la République, Andry Rajoelina, a annoncé dimanche l’officialisation de la démarche de création de la 23ème région, ainsi qu’il l’a promis durant sa campagne électorale. « Nous allons adopter au prochain Conseil des ministres le projet de loi sur le découpage administratif de la région Vatovavy-Fitovinany en vue de la création d’une 23ème région », déclare-t-il devant la population venue en masse au bord de la mer, rapporte le communiqué de la présidence.
La veille, le chef de l’Etat était à Manakara, devant les notables traditionnels et les élus issus des six districts pour soutenir la nécessité de séparer la région de Vatovavy-Fitovinany en deux régions distinctes à trois districts chacun : Manakara, Vohipeno et Ikongo pour le Fitovinany, Mananjary, Nosy Varika et Ifanadiana pour le Vatovavy. Une réponse aux réclamations de certains élus et autres responsables du district d’Ikongo qui réclamaient d’être rattachés à la région de Vatovavy plutôt qu’à celle de Fitovinany.
Le sujet doit néanmoins encore passer devant la case Parlement avant d’être définitivement adopté. Selon la Constitution, « la création et la délimitation des collectivités territoriales sont décidées par la loi ». Elles « doivent répondre à des critères d’homogénéité géographique, économique, sociale et culturelle ». Les limites territoriales, la dénomination et les chefs-lieux actuels ont été initialement adoptés en 2004. Elles ont été reprises en 2014 avec la nouvelle loi relative aux ressources des collectivités territoriales décentralisées, puis ajustées avec une nouvelle loi en 2015 lorsque de nouvelles communes ont été créées.Photo : Présidence de la République
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Baomiavotse Vahinala Raharinirina : « Nous supportons aujourd’hui le coût de la précipitation des précédentes autorités avec les grands projets miniers »
Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, estime que Madagascar ne s’est pas suffisamment préparée à l’arrivée des grands projets miniers. Elle reconnaît que les besoins des populations n’ont pas été suffisamment écoutés lors des études et discussions précédant l’implantation de ces projets. Elle estime qu’il faut revenir sur la table des négociations.
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DROIT INTERNATIONAL – La demande d’extension du plateau continental n’est pas liée à la question des îles éparses, indique le ministre des Mines et des ressources stratégiques
Antananarivo, 9 Octobre, 6h10 – « Deux choses différentes ». Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques, précise que « la question liée au plateau continental n’a rien à voir avec celle des îles éparses ». Selon un communiqué publié par son ministère, la demande d’extension du territoire maritime concerne le plateau continental se trouvant au Sud de Madagascar. « Ce domaine maritime regorge de ressources naturelles et de ressources minières comme le gaz et le pétrole et l’extension des frontières maritimes sera bénéfique pour Madagascar », indique le ministre, cité par le communiqué.
Fidiniavo Ravokatra rappelle que cette demande d’extension du territoire maritime avait été engagée depuis 2011, « sous la période de transition », mais « les autorités qui se sont ensuite succédé ne s’en sont plus préoccupées ». Le dossier est donc repris par les autorités actuelles, et à en croire le ministre, la Commission pour les limites du plateau continental demande des documents supplémentaires pour pouvoir examiner le dossier. Il s’agit, précise-t-il sur la chaîne de télévision nationale (TVM), « des rapports d’études des levées sismiques marins de façon à permettre de déterminer la longueur, la largeur et la profondeur de ce plateau continental ».
Selon le communiqué du ministère des Mines et des ressources stratégiques, « la superficie du plateau continental demandée par Madagascar est de 860 000 km² ». Il s’agit de la partie qui prolonge le territoire terrestre sous la surface maritime. Selon la convention des Nations unies sur le droit de la mer, les pays côtiers peuvent demander l’extension de ce plateau continental, et disposer des droits sur l’exploitation des ressources du sol et du sous-sol des fonds marins correspondants.
Dans son communiqué du 7 Octobre, le Conseil des ministres annonce « la réalisation des travaux de relevés sismiques marins pour déterminer les frontières maritimes de Madagascar dans l’océan Indien ». Il indique que « la Commission pour les limites du plateau continental demande que la délimitation de ces frontières maritimes devaient être déposées avant la fin de l’année pour permettre l’examen du dossier de Madagascar et des petites îles qui l’entourent (ndlr : îles éparses) qui font partie du territoire de Madagascar ».Photo : Ministère des Mines et des ressources stratégiques
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MUNICIPALITE – Adoption du budget primitif 2021 de la CUA sur fond de discorde
Les amendes prévues dans le Code municipal d’hygiène, les taxes sur les réparations ou encore les amendes de mise en fourrière. Autant de sujets de discorde au cœur même du budget 2021 de la CUA. Un budget adopté ce jeudi alors que de nombreux conseillers issus de la coalition Tim-Komba devenue majoritaire ont quitté la salle de réunion.





