Catégorie : Recommandations
-

LITTERATURE – L’Agence livre, cinéma, et audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine lance un appel à candidature aux auteurs francophones d’Afrique et de Madagascar pour une résidence d’écriture de huit semaines
Antananarivo, 10 Octobre, 15h37 – Une opportunité à saisir pour les auteurs malgaches déjà publiés. L’Agence livre, cinéma, et audiovisuel (Alca) en Nouvelle-Aquitaine met en place un programme de résidences réservé spécifiquement aux auteurs internationaux en vue de soutenir la création littéraire et de promouvoir la diffusion de la littérature francophone. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 6 Novembre et concernent les écrivains, les poètes, les illustrateurs, les scénaristes BD, les dessinateurs BD ou encore les essayistes venant d’Afrique francophone, de Madagascar et de Haïti.
Selon le règlement, les candidats doivent avoir déjà publié un ouvrage au sein d’une maison d’éditions professionnelle et avoir un projet d’écriture littéraire à développer en résidence. S’ils sont retenus, ils vont rester en France et participer à la résidence pour une durée de huit semaines. Leur
Ils peuvent déposer leur candidature pour une résidence d’écriture de 8 semaines, du lundi 20 Février au 14 Avril à Bordeaux et à La Rochelle 2023. Les frais de transport entre le domicile et la résidence sont pris en charge par l’Alca Nouvelle Acquitaine et l’institut des Afriques. Une bourse d’écriture associée de 3.200 euros est également prévue pour ceux qui seront retenus. Le formulaire de candidature est disponible -

ENVIRONNEMENT – Une cellule de crise mise en place pour prévenir et combattre les feux de brousse et les feux de forêt
Antananarivo, 10 Octobre, 13h55 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) et ses partenaires prennent des mesures d’urgence. Afin de prévenir et combattre les feux de brousse et les feux de forêt, une cellule de crise multisectorielle a été mise en place. Elle inclut divers services issus de l’administration et pouvant être concernés par la gestion des catastrophes et des incendies.
Outre le MEDD, font partie de la cellule de crise le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et la Cellule de prévention et de gestion des urgences (CPGU). Pas moins de 12 ministères sont également impliqués dans la lutte. Il s’agit du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation (MID), du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, le ministère de la Communication et de la culture, du ministère de la Défense nationale, du secrétariat d’Etat en charge de la gendarmerie, du ministère de la Sécurité publique, du ministère de la Justice, du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunication (MNDPT), du ministère de l’Education nationale, du ministère des transports et de la météorologie, du ministère de l’Economie et des finances, et du ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène.
Une première réunion de la cellule de crise s’est tenue ce lundi matin pour discuter des actions à effectuer. Un communiqué du ministère en charge de l’Environnement indique que « la lutte contre les feux et les mesures de sanction contre ceux qui font exprès de mettre le feu à la brousse et aux forêts seront sévèrement sanctionnés ».Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable -

ENERGIE – La Jirama annonce des délestages tournants de plusieurs heures par jour entre le vendredi 14 et le mardi 18 Octobre sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) pour cause de mise en service et de raccordement du groupe G4 à Andekaleka nécessitant l’arrêt total de la centrale hydroélectrique
Antananarivo, 10 Octobre, 12h25 – Une intensification des délestages prévue pour quatre jours à partir du 14 Octobre. La centrale hydroélectrique d’Andekaleka sera totalement à l’arrêt entre le vendredi 14 Octobre à 22h et le mardi 18 Octobre à 5h du matin à cause des travaux liés à la mise en service du nouveau groupe G4 indique la Jirama. Cet arrêt de la centrale entrainera une intensification des délestages sur le RIA explique Désiré Marcel Randrianarisoa, directeur général adjoint en charge de l’électricité. « Il se pourrait que les coupures soient de l’ordre de deux à trois heures par session selon les départs », explique-t-il. Les coupures auront aussi lieu de jour comme de nuit.
Selon les explications de Désiré Marcel Randrianarisoa, l’arrêt de la centrale est inévitable afin de pouvoir mettre en place une vanne de garde sur le G4. Pour ce faire, les conduites d’eau du barrage vers la centrale, long de 4 km doivent être entièrement drainées. Cette opération va prendre 22 heures explique la Jirama. Après le drainage, il faudra 40 heures pour mettre en place les nouveaux équipements et pour effectuer le raccordement du G3 et du G4. L’arrêt total de la centrale créera un gap de production de 89 MW sur le RIA durant la tenue des travaux, d’où le recours aux délestages tournants.
La Jirama annonce qu’un planning de coupure sera publié. La Jirama annonce aussi que des mesures liées à l’insécurité seront prises durant cette période. « Le ministère de la sécurité publique sera avisé et des réunions de travail vont se tenir » à cet effet, précise le directeur général adjoint. La Jirama le promet, « tout sera fait afin que le courant soit rétabli le mardi 18 octobre à 5h du matin ».
La mise en service du G4 à Andekaleka portera la production de la centrale à 120 MW. Cette pleine puissance ne sera cependant atteinte que vers le mois de janvier. « Nous sommes encore en période d’étiage donc la centrale ne pourra pas tourner à 100%, il ne sera à 100% que vers le mois de janvier après l’arrivée des pluies », explique Désiré Marcel Randrianarisoa. -

HYGIENE – La Commune lance un appel à manifestation d’intérêt pour la construction, la gestion et l’exploitation d’urinoirs mobiles pour compléter les 131 blocs sanitaires publics existants dans la circonscription
Antananarivo, 10 Octobre, 7h017 – Avec 131 blocs sanitaires publics pour plus de 1.700.000 habitants, Antananarivo manque cruellement d’infrastructures sanitaires publiques. Si la norme est d’un bloc sanitaire pour 1.300 habitants, la capitale malgache aurait encore besoin de plus de 1.170 blocs sanitaires, ce qui représente un budget de 85 milliards d’ariary.
Pour pallier le manque, la CUA a lancé la semaine dernière un appel à manifestation d’intérêt aux personnes physiques et morales souhaitant prendre part à la construction, la gestion et l’exploitation d’urinoirs mobiles. Ceux qui sont intéressés ont jusqu’au 25 Octobre avant 11h pour déposer leur dossier.
Si on en croit le docteur Louisette Hasinarimino Raoniherijaona, directeur de l’Eau, de l’assainissement, et de l’hygiène au sein de la CUA, « des toilettes mobiles sont déjà en phase de test » pour pallier le manque. Elle explique que « la marie compte en implanter 500 ».
Cet appel à manifestation d’intérêt entre dans le cadre du programme de la municipalité de promouvoir l’accès de la population aux infrastructures sanitaires de proximité. En 2021, un appel à manifestation d’intérêt en ce sens avait déjà été lancé.
Sur les 131 blocs sanitaires publics existants, plus de la moitié sont implantés dans le premier et le quatrième arrondissements, qui en comptent respectivement 44 et 34. Le troisième arrondissement compte pour sa part 23 infrastructures sanitaires publiques. 14 sont recensés dans le deuxième arrondissement et 13 dans le cinquième arrondissement. Le sixième arrondissement est le plus mal loti avec seulement trois blocs sanitaires publics. -

FOOTBALL – L’Elgeco plus s’incline face aux Sud-africains de Marumo Gallants FC lors du match aller du deuxième tour préliminaire de la Coupe de la CAF à Mahamasina (1-3)
Antananarivo, 9 Octobre, 21h35 – L’Elgeco plus en mauvaise posture. Les hommes de Raux Auguste ont été piégés par Marumo Gallants FC lors du match aller du deuxième tour préliminaire de la Coupe de la CAF, à Mahamasina ce dimanche (1-3).
L’Elgeco plus craque et encaisse très tôt le premier but du match. (11’). Monde Mphambaniso conclut, d’une frappe extérieure, une contre-attaque rondement menée face à une équipe malgache coupée en deux. « Ce but encaissé trop top a perturbé le système mis en place », avoue Raux Auguste, coach de l’équipe vainqueur de la Coupe de Madagascar après le match.
Mais la physionomie de la rencontre a déjà donné le tempo avec les Sud-africains qui ont montré dès le début de la rencontre qu’ils ne sont pas venus pour faire du tourisme. Ils signent la première occasion du match dès la quatrième minute. Ils confisquent la balle face à des Malgaches dépassés techniquement et qui multiplient les fautes, à l’instar de Tiavina Ralalarison qui a pris le premier carton dès la huitième minute.
L’Elgeco Plus a tenté de réagir avec une triple occasion (13’) et une autre à la suite d’un corner (19’). Mais c’est l’équipe visiteuse qui a réussi à enfoncer le clou à la suite d’un penalty exécuté par Celimpilo Ngema et qui a pris Zakanirina «Nina» Rakotoasimbola à contre-pied (20’). Elysée Randriamanampisoa fauche un attaquant sud-africain dans la surface.
La fin de la première période a ensuite été plus disputée avec des occasions franches des deux côtés. Les Sud-africains avaient même marqué un but, refusé pour hors-jeu.
Au retour des vestiaires, l’Elgeco plus se sont montrés plus entreprenant. Le club d’Alfred Andriamanampisoa, plus motivé, se procure plusieurs occasions franches dont deux sur coup franc (49′, 55′). Les joueurs d’Auguste Raux multiplient les tirs mais ne trouvent pas le cadre (58′ 60′). Et leurs efforts ont porté leur fruit. Onjaniaina Patrick Hasinirina se jette pour reprendre le corner tiré par Jean Martin Rakotonirina dit « Datsiry », redonnant l’espoir aux siens (76’).
Le but a réveillé Mahamasina et a galvanisé les joueurs qui ont poussé pour égaliser. C’est cependant l’inverse qui s’est produit. Les Malgaches se font punir sur un nouveau contre assassin conclu par Lesiba Nku qui se joue avec sang-froid Nina avant marquer malgré trois défenseurs derrière (89’). « On a tout fait pour arracher le nul mais celui-ci n’est jamais arrivé », regrette Raux auguste.
Après ce revers, l’Elgeco plus devra batailler pour espérer une qualification et les barrages au match retour qui se jouera le 16 Octobre en terre sud-africaine. Mais sa route est semée d’embûches et ses marges de manœuvre étroite. Malgré sa position en championnat local, Marumo Gallants FC, 14e sur 16, montre un niveau aussi technique que tactique intéressant face au porte-fanion malgache, en manque de rythme, faute de championnat. -

SPECTACLE – Chapeau bas Fidimalala !
A 94 ans, Fidimalala n’a rien perdu de sa voix ni de son talent. Le temps d’un après-midi le samedi 1er Octobre, le chanteur a fait revivre aux amoureux du kalon’ny fahiny ses œuvres, mais aussi celles de ses compagnons de route, Barijaona et Ranaivo Ranarivelo. Avec les groupes Angolan’Imerina et R’Imbosa, il a plongé son auditoire dans le doux souvenir des années 50, 60 et 70. Séquences nostalgie. -

CLIMAT – Antananarivo suffoque sous la fumée des feux de brousse, des briques en cuisson, de la décharge en feu et des pots d’échappement avec une qualité de l’air malsaine pour les personnes sensibles depuis une semaine et pour les trois prochains jours
Antananarivo, 8 Octobre, 16h25 – La qualité de l’air est malsaine pour les personnes sensibles à Antananarivo. Le bulletin qualité de l’air des services de la météorologie évoque des « concentrations des particules fines PM2.5 de trois à quatre fois supérieures au seuil recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) » au niveau de la plupart de ses stations de surveillance. Cela a été le cas depuis quelques jours, et selon toujours les prévisions de Météo Madagascar, cela devrait encore être le cas « pour les trois prochains jours » dans la mesure où « les conditions météorologiques seront encore favorables à l’accumulation des polluants ».
Vendredi, l’Initiative pour le développement, la restauration écologique et l’innovation (INDRI), une organisation qui œuvre dans la protection de l’environnement indique avoir détecté un taux de particules très fines, à « 389 μg/m3, soit 26 fois la norme de l’OMS, à 14h30 le vendredi 7 Octobre. « Une fois encore Tana est prise dans une épaisse fumée. L’air est irrespirable », alerte l’association. Elle indique que « les feux qui se multiplient à Madagascar sur tout le territoire en constituent la cause principale ». « Bien sûr il y a aussi la pollution automobile, la décharge d’Andralanitra qui brûle et la production de briques (…) mais seule la multiplication de feux à grande échelle en dehors de Tana peut expliquer une pollution aussi généralisée », précise-t-elle.
Météo Madagascar et l’association Indri parlent de « pollution nocive pour la santé ». Les personnes sensibles comme les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes atteintes de problèmes respiratoires et cardiaques sont invitées à faire preuve de vigilance. Les conséquences vont de légères comme les maux de tête, la fatigue, l’inconfort, à graves comme les crises d’asthme et les maladies cardio vasculaires.Photo : Indri
-

ENVIRONNEMENT – Huit lémuriens « Sifaka » meurent de la tuberculose au parc botanique et zoologique de Tsimbazaza
Antananarivo, 8 Octobre, 13h10 – La tuberculose frappe des animaux dans le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. Une source auprès de ce parc confirme que huit lémuriens sifaka sont morts de cette maladie. Un bébé fosa est aussi décédé dans le parc, mais une analyse est en cours pour déterminer les causes de son décès, ajoute-t-elle.
Une source autorisée auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique indique « c’est la tuberculose humaine qui a touché ces animaux ». Dès la confirmation des causes des décès, les employés du parc et les animaux du zoo ont été soumis à des analyses. Mais si le personnel a été testé négatif, 12 autres animaux sur 56 ont été confirmés positifs et sont actuellement sous traitement.
Malgré la présence de la maladie, le PBZT reste ouvert au visiteur, confie notre source auprès du parc. Des mesures d’urgences ont néanmoins été prises pour rompre la propagation de la bactérie responsable de la maladie, indique notre interlocuteur. Les animaux malades sont isolés dans trois cages et seuls les vétérinaires et les personnes autorisées peuvent accéder au site où ils sont traités. -

BASKETBALL – 40 joueuses et joueurs élites au « 3×3 Workshop » qui se tient à Ankorondrano ce week-end
Antananarivo, 8 Octobre, 10h08 – Le tournoi de détection des futurs membres de l’équipe nationale de basketball 3×3 débutera ce samedi à Ankorondrano. Ce sera dans le cadre de « 3×3 Workshop » organisé par la Fédération malgache de basketball (FMBB). 40 joueurs, 20 hommes et 20 dames vont participer à l’événement, indique l’instance dirigeante du basketball malgache.
Parmi les participants figurent le champion d’Afrique, Elly Randriamampionona, Livio Ratianarivo, ainsi que la nouvelle star du basketball malgache chez les U18, Jerry Pépin Rabibisoa. Les joueurs seront répartis en cinq équipes de quatre joueurs, hommes et dames, pour s’affronter dans un mini tournoi de deux jours.
Le » 3×3 workshop » sera aussi un moment d’échanges et de partages entre toutes les parties prenantes du basketball à trois : les coachs, les joueurs, les arbitres et les fans. Avant ce rendez-vous, les techniciens ont suivi une formation en ligne dirigée par un technicien français.
Selon la FMBB, Madagascar est prévu participer à la Coupe d’Afrique qui se déroulera en Égypte le 3 et 4 Décembre. Les joueurs présélectionnés à l’issue de ce tournoi formeront ainsi la sélection malgache pour ce sommet continental, mais aussi pour préparer les Jeux des Îles de l’océan Indien en 2023. -

ENVIRONNEMENT – La ministre de l’Environnement invite les témoins des feux de forêt à s’arrêter pour aider à éteindre les flammes et à ne pas se contenter de prendre des photos
Antananarivo, 8 Octobre, 8h02 – Le ministère de l’Environnement et du développement durable appelle à la collaboration de toute la population malgache. « Les feux de forêts auxquels nous faisons face sont difficiles à gérer », affirme la ministre Marie-Orléa Vina à l’issue d’un atelier de réflexion qui s’est tenu ce vendredi à Anosy. Elle appelle ainsi les citoyens à prendre part aux actions de sauvetage des forêts, dans la mesure où le ministère ou encore les organisations de gestion des parcs nationaux et des aires protégées ne peuvent pas assurer à eux seuls la couverture des millions d’hectares d’aires protégées sur le territoire national même avec l’aide des communautés de base.
« Quand vous voyez des feux de forêts, ne passez pas votre temps à prendre des photos ou des vidéos. Arrêtez votre véhicule et venez en aide aux communautés pour éteindre les feux », lance la ministre au cours d’une rencontre avec la presse. Elle rappelle également les difficultés rencontrées par les agents sur les terrains. « N’oubliez pas que les feux auxquels nous faisons face atteignent 12 mètres de hauteur, sans parler de la vitesse du vent », souligne-t-elle.
Marie-Orléa Vina indique également que « les enquêtes concernant les feux de forêts sont actuellement en cours ». Elle annonce des sanctions sévères contre les responsables. « Nous qui sommes présents ici [durant l’atelier] n’aurons aucune tolérance à l’endroit des personnes qui brûlent la patrie », martéle-t-elle. Durant l’atelier de réflexion organisé vendredi à Anosy, le ministère en partenariat avec Madagascar national parks (MNP), la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) entendent lancer, « une stratégie commune pour opérationnaliser les activités de renforcement de la protection de l’environnement au niveau des aires protégés », en plus des mesures déjà prises par les autorités malgaches pour atténuer les feux de forêts.
Le ministère et ses partenaires estiment à pas moins de 8.200 hectares les superficies des forêts ravagées par les flammes en moins de deux semaines au sein des parcs nationaux et des réserves nationales. MNP parle d’une incapacité à maîtriser la situation à lui seul compte tenu du nombre insuffisant d’agents tandis que la FAPBM, représentée par la présidente de son conseil d’administration, Nanie Ratsifandriamanana à l’atelier de réflexion, indique que la protection des aires protégées devient de plus en plus difficile actuellement.Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable