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DIPLOMATIE – Andry Rajoelina demande le soutien des Nations unies dans la mise en œuvre de la résolution relative à la restitution des îles éparses
Antananarivo, 22 Septembre, 6h22 – Le président de la République Andry Rajoelina évoque à nouveau le sujet des îles éparses à la tribune des Nations unies. Dans son discours devant l’Assemblée générale mercredi, le chef de l’Etat indique espérer « pouvoir compter sur le soutien des Nations unies pour enfin trouver une solution concertée, juste, et apaisée » à ce différend territorial qui oppose la Grande île à la France.
Dans son discours, Andry Rajoelina évoque le souhait de Madagascar « de voir appliquées les résolutions prises par l’Assemblée générale de l’ONU en 1979 et 1980 sur la restitution et la gestion des îles éparses dans l’océan Indien à Madagascar ». Ces résolutions « confirment la légitimité de la revendication » de la Grande île, s’exprime le président malgache, alors que la France revendique la souveraineté sur ces îles situées dans le Canal de Mozambique.
Le chef de l’Etat a aussi souligné se réjouir « de la tenue prochaine de la deuxième étape des rencontres de la commission mixte franco-malagasy sur le sujet ». La prochaine rencontre devrait se tenir au mois d’Octobre. La première rencontre remonte à l’année 2019 et a eu lieu à Andafiavaratra, Antananarivo. La suite des discussions devait se tenir dès 2020 en France, mais la crise sanitaire n’a pas permis d’avancer sur le dossier. En attendant, la Grande île travaille à la recomposition des membres de sa délégation à cette commission qui devrait cette fois-ci avoir lieu à Paris.Photo : Présidence de la République -

CARBURANT – Andry Rajoelina demande du pétrole à « prix équitable » pour les pays à faible revenu
Antananarivo, 21 Septembre, 21h52 – Appel du pied du président de la République à l’assemblée générale des Nations unies. Face à la hausse des prix du carburant consécutive à la guerre en Ukraine, Andry Rajoelina demande devant l’Assemblée générale des Nations unies du « pétrole à prix équitable pour les pays à faible revenus ». « L’ONU peut accompagner les pays à faible revenu afin que ceux-ci bénéficient et puissent s’approvisionner en pétrole à des prix acceptables », lance-t-il devant l’assistance.
Pour le chef de l’Etat, tous les pays ne doivent pas être logés à la même enseigne en ce qui concerne le prix du carburant. « Comment accepter que les pays qui ont 100.000 dollars de PIB et ceux qui ont 600 dollars de PIB achètent le pétrole au même prix et aux mêmes places? » s’interroge le locataire d’Iavoloha.
Le Président malgache s’inquiète surtout des impacts de la hausse des prix du pétrole dans les pays en développement et a fait part de ses doutes à l’assistance. D’autres ont dû appliquer 50% de hausse, entrainant des émeutes et des déséquilibres considérables » ajoute-t-il, soulignant que « la situation mondiale est source de bouleversement dans beaucoup de pays ».
Conscient que la situation est le fruit de la guerre en Ukraine, la président de la République appelle les bélligérants à négocier. « Le dialogue est la seule voix pour instaurer la paix », souligne Andry Rajoelina. « Madagascar réitère l’appel au dialogue pour résoudre le conflit », insiste-t-il. Pour Andry Rajoelina, « la guerre en Ukraine a davantage entrainé un déséquilibre creusant les inégalité ». Avant de conclure que la guerre « va encore compliquer les efforts de résilience post-Covid ». -

VAOVAO MINUTE FLASH 21 SEPTAMBRA 2022
-JONO – Tsy ilana fahazoan-dalana ny fitondrana mivezivezy ny hazandrano milanja latsaka ny 10 kilao.-FIARAHA-MIASA – Nilaza ho nahazo toky ny amin’ny fanohanana tekinika avy amin’ny FMI ny fitondram-panjakana amin’ny fanatanterahana ny PEM-BAOLINA KITRA – Tsy ho tonga hitarika ny Barea latsaka ny 23 taona amin’ny lalao roa hihaonany amin’ny Pirates seychellois ny mpanazatra Boualem Mankour -

ECONOMIE – Appel du secteur privé à un soutien plus poussé des petites et moyennes industries
Le potentiel fiscal des micro, petites et moyennes entreprises est faible malgré leur importance sur les activités économiques. Pour qu’elles puissent contribuer réellement à la croissance économique du pays, le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) propose, entre autres solutions, une promotion des petites et moyennes industries.
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ASSISTANCE – Quand les secouristes apprennent aux citoyens le secourisme
La Journée mondiale des premiers secours est célébrée tous les 10 Septembre. Pendant tout ce mois de Septembre, la Croix-rouge malagasy mène des campagnes gratuites d’initiation aux premiers secours à l’endroit du grand public. L’objectif consiste à inculquer les gestes de base en cas d’accident et à rappeler leur importance, pour sauver des vies.
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TRANSPORT AERIEN – Le collectif des contrôleurs aériens de l’Asecna prévoit d’entrer en grève à partir de vendredi, le ministère des transports déjà avisé
Antananarivo, 21 Septembre, 19h15 – La circulation aérienne subira des perturbations ce week-end. Le collectif des contrôleurs aériens de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) prévoit d’entrer en grève à partir de ce vendredi, jusqu’à dimanche. Dans un communiqué publié ce mercredi, ce collectif des contrôleurs aériens indique d’avoir réactivé le préavis initialement prévu à la mi-Août.
Cette grève sera prolongée pour une durée indéterminée « si aucun dénouement ne sera apporté à cette crise », souligne le communiqué. Il est noté que « les contrôleurs aériens en service dans les aérodromes dont ils sont en charge et dans le centre de navigation aérienne cesseront toute fourniture des services de la circulation aérienne ».
Les vols dans les zones surveillées par l’Asecna devraient ainsi être annulés. Seuls les vols des Chefs d’Etat et de gouvernement, les vols militaires, les vols effectuant des évacuations sanitaires, les vols purement humanitaires, les vols participants à des opérations de recherche et sauvetage sont assurés en service minimum, sur réquisition de l’Etat, précise encore le communiqué de préavis de grève.
Une source auprès du ministère des Transports et de la météorologie indique que le département est déjà avisé de ce préavis de grève. Elle évoque « un problème interne au niveau de l’Asecna, mais soutient que le ministère s’engage pour la poursuite des négociations entre les concernés ». Elle précise d’ailleurs que « cette menace de grève ne concerne pas seulement Madagascar mais 11 pays sur les 18 pays membres de l’Asecna ».
Le syndicat demande, entre autres, la révision du salaire des agents et l’amélioration des conditions de travail, indique notre source. Ces revendications ont été envoyées et discutées par le Comité des ministres de l’Asecna. Il déplore que la direction générale n’ait pas donné une suite favorable à sa demande.Photo d’illustration
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FISCALITÉ – Le secteur privé alerte sur l’ampleur que prend le phénomène de « déformalisation », avec de plus en plus d’entreprises formelles qui versent dans l’informel
Antananarivo, 21 Septembre, 17h25 – Un fait alarmant. Bon nombre d’entreprises formelles versent dans l’informel à cause des sérieux problèmes de trésorerie auxquels elles sont confrontées ces derniers temps. Ce phénomène de « déformalisation » qui prend de l’ampleur a été soulevé par le président du Groupement du patronat malgache (Fivmpama), Rivo Rakotondrasanjy, durant l’atelier de dissémination de l’Etude sur l’environnement des affaires des micro, petites et moyennes entreprises et le secteur informel lundi.
Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Thierry Rajaona, évoque également ce qu’il qualifie d’ »informel dans le formel », qui pèserait plus que le secteur informel lui-même en terme de potentiel fiscal. Il parle notamment d’un certain nombre d’entreprises formelles qui ne déclarent plus qu’une partie de leurs activités. « C’est une situation favorisée par les failles dans le contrôle effectué par l’Etat ainsi que la corruption », expose-t-il.
D’après l’étude sur l’environnement des affaires, l’efficacité de la politique fiscale peut être entravée par le manque de collaboration de la part de certains départements ministériels, l’absence de redevabilité de l’Etat et des collectivités territoriales décentralisées ainsi que par les comportements frileux ou velléitaires des entrepreneurs envers la formalisation en particulier.
La directrice de cabinet du ministère de l’Economie et des finances, Andrianaivohery Florence, souligne néanmoins que « la politique fiscale établie ne vise en aucun cas à réprimander le secteur privé, mais à établir une justice fiscale et sociale, mettant tout un chacun sur le même pied ». Elle ajoute que Madagascar se fixe comme défi de s’aligner sur un taux de pression fiscale de ses îles voisines par le biais de la simplification des procédures fiscales, la digitalisation et la sensibilisation accrue sur le civisme fiscal.
Des solutions en faveur des entreprises formelles doivent être mises en œuvre en urgence, interpelle Rivo Rakotondrasanjy pour espérer que le secteur formel contribue davantage sur l’économie du pays. « Il faut d’abord veiller à ce qu’elles puissent maintenir leurs activités dans le formel pour espérer inciter les entreprises informelles à les rejoindre », avance le président du Fivmpama.
D’après cette étude sur l’environnement des affaires des MPME, les entreprises formelles présentent un potentiel fiscal de 542 milliards d’ariary. Le potentiel fiscal annuel du secteur informel, regroupant environ 3 millions Unités de production informelles (UPI) pour sa part est estimé à 147,9 milliards d’ariary. -

COOPÉRATION – La présidence de la République annonce avoir obtenu l’assurance d’un appui technique du Fonds monétaire international dans la mise en oeuvre du Plan émergence Madagascar
Antananarivo, 21 Septembre, 15h10 – Troisième rencontre en un an entre Kristalina Georgiova, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), et le président de la République Andry Rajoelina, mardi à New York. L’occasion pour les deux parties de faire le bilan de la coopération entre Madagascar et le FMI, précise la présidence de la République dans un communiqué, mais aussi de faire le point sur la coopération.
A entendre la présidence, la directrice générale du FMI a, notamment, assuré au cours de cet entretien le soutien de son institution à la Grande île, et surtout son appui technique dans la mise en œuvre du Plan émergence Madagascar (PEM). Celui-ci sera officiellement présenté vers fin Octobre, et a déjà été soumis aux représentants des bailleurs de fonds et des partenaires techniques et financiers à Iavoloha la semaine dernière.
Le chef de l’Etat a aussi évoqué durant la rencontre « les défis auxquels Madagascar est confronté face au changement climatique, mais aussi aux grands projets à poursuivre et à réaliser surtout dans le Sud du pays », poursuit la présidence. Les efforts à poursuivre en matière de planification familiale, d’éducation et de santé ont également été discutés pendant l’entretien.
La rencontre entre le président de la République et la directrice générale du FMI a eu lieu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies mardi. L’année dernière en Septembre, le chef de l’Etat s’est rendu à Washington, juste après l’Assemblée générale des Nations unies, pour s’entretenir avec Kristalina Georgiova. En Avril, une deuxième rencontre a encore eu lieu entre les deux parties à Washington en marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale et du FMI.Photo : Présidence de la République

