Catégorie : Reportages
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WORLD RUGBY HSBC CHALLENGER SERIES – Objectif Los Angeles pour les Makis 7
Dernière étape et dernière chance pour les Maki de Madagascar pour espérer participer au top 4 du World Series Challengers 2025 qui se tiendra à Los Angeles le mois de mai prochain. Les Makis 7 ont quitté la grande île dimanche pour participer à la troisième étape de qualification du World Cup HSCB Challenger Series 2025 qui va se tenir en Pologne vendredi et samedi. Actuellement neuvième, les Maki auront fort à faire pour terminer dans le top 4. -

SPECTACLE – Rossy amène le “Bapampa” sur la scène du Palais des Sports pour un concert “Glady Be”
Dans les années 1990, il y eut le “tapolaka glady”, et Rossy qui avait amené sur scène son “bal kabôsy”. Dans les années 2020, l’artiste propose un concert encore plus grand, encore plus XXL, le “bapampa glady be”. Il est qualifié de légendaire mais il réussit encore à apporter un vent de fraîcheur sur la scène artistique malgache. Son double concert organisé au Palais des sports démontre que Rossy reste incontournable sur la scène musicale malgache. Le concert XXL, “glady be” comme son nom l’indique si justement, que ce soit par sa durée, son ambiance, le spectacle proposé ou encore par sa scène géante signée Jay Audio, probablement inédite à Madagascar fait peut être de “Bapampa Glady Be” une référence qu’il sera difficile de surpasser. -

ERNEST ZAFIVANONA LAINKANA : “La décision des Etats-Unis est un tarif d’urgence, non liée à notre politique tarifaire”
L’annonce par l’administration Trump d’imposer des droits de douane de 47 % sur les produits malgaches exportés vers les États-Unis a secoué le monde économique de Madagascar. Cette décision est d’autant plus alarmante que le marché américain est l’un des principaux débouchés pour les exportations de la Grande Île. Face à cette situation, le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, a répondu à la sollicitation de www.2424.mg pour apporter des éclaircissements. Interview
Comment devons-nous comprendre cette décision de l’administration Trump d’imposer une taxe de 47% sur les exportations malgaches vers les États-Unis ?
La manière dont il faut comprendre cela est sans équivoque. Si le taux appliqué à Madagascar est effectivement de 47%, la méthode de calcul, telle que nous l’avons constatée à travers les médias étrangers ou à travers les échanges avec les responsables concernés, repose sur notre déficit commercial. En d’autres termes, il y a des marchandises que nous exportons vers les États-Unis, et d’autres que nous importons des États-Unis vers Madagascar. En 2024, Madagascar a exporté pour environ 733 millions de dollars vers les États-Unis, tandis que les importations en provenance des États-Unis n’étaient que de 53 millions de dollars. Cela crée un excédent commercial pour Madagascar, à hauteur de 679 millions de dollars. C’est ce chiffre qui représente notre excédent commercial. »
Comment expliquez-vous également ce droit de douane de 93% que Madagascar aurait imposé aux États-Unis ?
Si nous nous référons à ce taux de 93%, il est à peu près équivalent au ratio du déficit commercial évoqué. Il s’agit d’un déficit commercial de 679,8 millions de dollars par rapport à un volume d’importation total de 733 millions de dollars [du côté américain], ce qui donne un taux de 92,7%, arrondi ensuite à 93%.
Comment l’administration douanière malgache taxe-t-elle alors les produits américains entrant à Madagascar ?
En réalité, la taxation appliquée par Madagascar n’atteint pas du tout ce taux de 93%. Pour les produits en provenance des États-Unis importés à Madagascar, la moyenne de taxation tourne autour de 12%. Nous savons que les États-Unis appliquent une taxation uniforme à tous les produits. C’est la même taxe pour tous les produits. Pour nous, la politique tarifaire est structurée de la manière suivante : 5% pour les équipements et les matières premières, afin de promouvoir la production locale, 10% pour les produits intermédiaires, et 20% pour les produits finis. Ce sont les taxes qui existent chez nous. Ainsi, si l’on considère les droits de douane perçus sur les marchandises importées des États-Unis en fonction de leur valeur, cela nous donne une moyenne d’environ 12%. Cela nous permet de dire, si l’on part du tarif, que cela n’atteint pas 93%. En fait, la décision prise [par les États-Unis] n’est pas liée à notre politique tarifaire, mais plutôt à un « tarif d’urgence », comme ils l’appellent, décrété dans un contexte d’état d’urgence. En tant que tarif d’urgence, ils ont imposé ce taux, sans rapport avec nos propres pratiques douanières. »
On parle actuellement de cette taxation à 47% des produits malgaches vers les États-Unis. Comment les échanges s’effectuaient-ils auparavant, avant l’application de cette mesure ?
Les États-Unis font partie des pays qui appliquent les taux de droits de douane les plus faibles. Si je ne me trompe pas, le taux moyen appliqué aux marchandises importées aux États-Unis est d’environ 3,3%. En outre, ils ont établi avec certains partenaires des accords commerciaux appelés Trade Facility Agreements, comme le Système Généralisé de Préférences (SGP) et l’Agoa (African Growth and Opportunity Act). La majorité de nos exportations bénéficient de ces régimes préférentiels. Sur les 733 millions de dollars de marchandises exportées vers les États-Unis en 2024, seuls 18 millions de dollars n’étaient pas couverts par le SGP ou l’Agoa, soit 2% qui ont donc été soumis à une taxe douanière standard de 3%. Le reste, est entré sur le territoire américain avec un taux préférentiel de 0% grâce au SGP et à l’Agoa. »Qu’advient-il de ces régimes préférentiels suite à l’instauration de cette nouvelle tarification ?
Étant donné qu’il s’agit d’une mesure d’urgence, elle n’a pas suivi le processus législatif classique, comme c’est le cas chez nous. Dès la signature de l’executive order, son application est immédiate. Cette mesure entrera en vigueur ce mardi 9 avril, à partir de minuit, comme détaillé dans le décret. Pour les marchandises déjà entreposées, l’application se fera à partir de 12h. En ce qui concerne les régimes préférentiels liés à l’Agoa et au SGP, nous sommes encore dans l’attente de clarifications de la part des autorités américaines avant de pouvoir nous prononcer officiellement. »
Quels pourraient être, selon vous, les impacts de cette décision sur les activités économiques à Madagascar ?
Du point de vue de l’administration douanière, nous savons que la compétitivité économique et les déséquilibres de la balance commerciale dépendent de plusieurs facteurs, et pas uniquement des politiques tarifaires. Tous les produits ne sont pas touchés de la même manière. Certains produits bénéficient d’un avantage absolu, d’autres d’un avantage comparatif ou différenciatif. Concernant le secteur minier par exemple, certains produits sont exclus de cette nouvelle tarification. Une liste d’exclusion a été établie, et les produits concernés ne seront donc pas impactés. Ce qui nous préoccupe, c’est la compétitivité globale de nos produits sur le marché américain. Mais il convient de souligner que cette mesure d’urgence reste provisoire. Son évolution dépendra de la manière dont la situation sera gérée. C’est à l’État de mener les négociations bilatérales nécessaires et de suivre toutes les étapes pour y faire face. Ce genre de situation s’est déjà présenté, comme ce fut le cas avec le Mexique, où un executive order similaire avait été adopté mais fut par la suite suspendu, permettant un retour à la normale.
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HISTOIRE – Quand la photographie exprime les violences coloniales
La photographie avait une importance durant la période coloniale pour la France coloniale.Elle a servi au gouverneur général Joseph Gallieni pour imposer son autorité et entretenir la soumission.Les clichés obtenus durant les premières années de la colonisation ont démontré certaines violences coloniales.L’historienne Helihanta Rajaonarison expose ces violences à l’occasion de la commémoration de l’insurrection de 1947. -

Quels sont les arguments dont il faut se méfier?
Découvrez un nouvel épisode de notre émission avec Gaël Rafidison, coach en art oratoire. Dans cette vidéo, il explore les arguments dont il faut se méfier.
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BOISSON – Le Tiomena, un cocktail qui porte les couleurs de l’Anosy
Durant la biennale de Nahampoana, du 22 au 23 février, la mixologie était de la partie, avec K-Mec. Le virtuose de nos verres a ainsi créé un cocktail spécial inspiré directement de la région de l’Anosy. Venez le découvrir. -

THIERRY DE BAILLEUL, DG Madagascar Airlines : “Notre compagnie est désormais structurellement rentable”
Madagascar Airlines serait passée d’une compagnie dans une situation critique à une compagnie qui noue avec la rentabilité. Son directeur général, Thierry De Bailleul note des améliorations et avance les progrès réalisés ayant permis l’amélioration de la santé financière de cette compagnie. Il estime néanmoins que Madagascar Airlines est encore dans une situation fragile. Le point.
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ENERGIE – Il était une fois le projet de la centrale de Volobe I
Quand on dit Volobe aujourd’hui, on pense tout de suite au projet Volobe II, ce projet de centrale hydroélectrique signé en décembre 2016 et dont on attend la fin des travaux de construction dans plus de cinq ans, quand toutes les étapes pour démarrer les travaux seront remplies. En attendant, Toamasina est approvisionné en électricité par la centrale de Volobe I, une centrale vieillissante, qui va sur un siècle d’existence mais qui continue de remplir son rôle, difficilement, certes, mais avec le dévouement des techniciens. Reportage.
Sur la côte Est de Madagascar, la centrale hydroélectrique de Volobe I continue d’alimenter en électricité la région de Toamasina. Près d’un siècle après sa mise en service, elle est toujours là, debout, du côté du fleuve Ivondro, offrant ce qu’elle peut en énergie à une population de plus en plus nombreuse. Un patrimoine national qui témoigne de l’histoire énergétique de Madagascar.“Un projet prend toujours des dizaines d’années pour les études. Mais les installations, le premier groupe a été mis en marche en 1929. Vous avez là deux groupes, avec une puissance de 1 500kw chacun. Donc, le premier a été opérationnel en 1929. L’inauguration de la centrale hydroélectrique de Volobe I a eu lieu en 1931. C’est consigné dans l’image là-bas. Depuis, l’approvisionnement en électricité de Toamasina a été résolu. A l’époque, la production dépassait les besoins. A l’époque, les besoins de tout Madagascar, de Toamasina étaient couverts et il en restait même sur Volobe I. Puis, en 1956, on a installé le groupe numéro 3, avec la même puissance, 1 500 kw toujours. Puis en 1972, on a installé le groupe numéro 4, le plus grand, 2 400 kW », explique Hajanirina Ramahazosoa, Chef du département hydroélectrique de la Jirama.Avec ses quatre groupes de production, dont le dernier était donc installé en 1972, Volobe I a une capacité totale installée de 6,9 MW. Mais les défis s’accumulent, avec le nombre sans cesse croissant des abonnés, mais aussi la vétusté des équipements.« Tous les groupes fonctionnent encore jusqu’à maintenant. Les techniciens les font tourner même si les pièces détachées manquent parce que l’entreprise qui les fabriquait est maintenant dissoute. Donc, on ne trouve plus les pièces correspondantes. Mais le travail des techniciens est de le maintenir fonctionnel. Maintenant, la centrale ne couvre plus que 20% des besoins de Toamasina », fait savoirHajanirina Ramahazosoa, Chef du département hydroélectrique de la JiramaPour répondre aux besoins des habitants de Toamasina, mais aussi aux abonnés de tout Madagascar, l’Etat a lancé le projet Volobe II. Signé en décembre 2016, le projet Volobe II est en attente du démarrage des travaux de construction. Mais même quand ce projet prévu avoir une puissance de 120MW sera en place, les employés de la Jirama espèrent encore que Volobe I continue de produire de l’électricité.Hajanirina Ramahazosoa continue d’expliquer que Volobe II est une politique de l’Etat. Ce que l’on souhaite, c’est que Volobe I continue de tourner. Parce que Volobe I est une propriété de l’Etat, c’est à tous les Malgaches. C’est un patrimoine de l’Etat malgache. Pour l’entretenir, il faut d’abord installer le cinquième groupe. Avec le cinquième groupe qui a une puissance de 4 MW. C’est immense. 4MW, cela permet de supporter jusqu’à six citernes de gasoil par jour. C’est ce que l’on peut placer avec le cinquième groupe. On n’a pas besoin d’acheter grand-chose. Il suffit d’importer une turbine, ce n’est pas cher. Parce que le barrage dispose d’une conduite forcée. On n’a besoin que de peu d’argent. Ce sont les recettes sur six mois, je ne dirai pas trois mois, mais six mois devraient suffire. Les recettes sur six mois devraient permettre d’installer le cinquième groupe. C’est intéressant pour les Malgaches. Même s’il ne devrait fonctionner que pour dix ans, il serait bien de placer le cinquième groupe. -

LALAINA ANDRIANAMELASOA : “C’est une honte de laisser les autres s’occuper de vos déchets”
Une bonne gestion des déchets commence par le citoyen. Le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène (MEAH), Lalaina Andrianamelasoa, a encore rappelé l’importance du rôle du citoyen dans ce sens lors de l’ouverture de l’atelier sur la gestion des déchets et l’économie circulaire en Afrique de l’Est.
Assainir une Ville ne relève pas seulement des services de voirie. Chaque citoyen a le devoir de maintenir sa ville propre. Lalaina Andrianamelasoa ministre en charge de l’Assainissement de cesse de le rappeler et comme ne pas salir équivaut déjà à maintenir la propreté, le ministre prône le recyclage. Plutôt que de jeter les déchets, il invite à les revaloriser.
Lalaina Andrianamelasoa, Ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène : “N’oubliez pas que c’est une honte de voir que ce soit d’autres qui s’occupent de vos déchets, que ce soit d’autres qui récupèrent les saletés que vous laissez. Respectez les horaires fixés pour jeter les ordures auprès des poubelles publiques. C’est l’Etat qui s’occupe du reste et qui fait son travai.
Comme déjà indiqué par le ministre tout à l’heure, des infrastructures sont en place, tout comme les collaborations avec la commune, les appuis à la commune. Il n’y a pas si longtemps, le président de la République a octroyé des camions pour la Commune d’Antananarivo, des bennes à ordures. Mais cela ne suffit pas tant que nous, la population, continuons à croire que nous devons attendre d’autres pour s’occuper de nos déchets. Ce sera difficile si on reste toujours sur cette pratique. C’est à chacun de nous de commencer à améliorer la gestion des déchets. C’est plus facile ensuite pour chaque responsable de coordonner les travaux. C’est ce qui a fait dire au ministre tout à l’heure que les déchets peuvent générer des revenus quand ils sont bien gérés.
“Si vous avez une bouteille, vous n’êtes pas obligés de la jeter. Il y a peut-être une personne qui en aurait besoin si vous n’en avez vraiment pas besoin chez vous. Demandez à votre entourage, demandez comment est-ce qu’on peut réutiliser les déchets. Ne jeter que les déchets qui doivent être jetés. N’attendez pas non plus les autres pour nettoyer. Les enfants, l’école, le quartier, nous devons nous éduquer les uns les autres, à ne pas jeter, à ne pas salir. Même si les autorités sont là pour installer les infrastructures et pour mettre en place les différentes structures en charge de la collecte des ordures, n’oubliez pas que c’est une honte que de voir que ce soit d’autres qui s’occupent de vos déchets, que ce soit d’autres qui récupèrent les saletés que vous laissez”
