Catégorie : Reportages

  • TSIARO RANDRIAMBOLOLONA, ARBITRE DE FOOTBALL – “J’aimerais arbitrer des matchs de la CAN et de la Coupe du Monde, un jour”

    TSIARO RANDRIAMBOLOLONA, ARBITRE DE FOOTBALL – “J’aimerais arbitrer des matchs de la CAN et de la Coupe du Monde, un jour”

    Tsiaro Randriambololona est une étoile montante du football malgache à 18 ans. Il ne court pourtant pas après le ballon. Ce jeune récemment désigné « arbitre le plus prometteur de l’Afrique Australe » de 2024 par la Cosafa, court plutôt derrière les joueurs et scrute leurs gestes. Le parcours de Tsiaro a pris un virage exceptionnel vers l’arbitrage, délaissant le chemin classique d’une carrière de joueur pro. Inspiré dès ses 15 ans par un proche de la famille, Tsiaro a su allier ses études et sa passion pour le football, s’imposant avec style et sérieux dans le monde de l’arbitrage. Avec un œil sur le jeu et un autre sur ses ambitions, il est clair que Tsiaro prend la voie rapide pour devenir une référence dans l’arbitrage international.
  • SANTE – Les gestes de premiers secours en cas de malaise avec les volontaires de la Croix Rouge

    SANTE – Les gestes de premiers secours en cas de malaise avec les volontaires de la Croix Rouge

    Savez-vous que vous aussi, vous pouvez, en quelques minutes, contribuer à sauver une vie? Sans quitter votre métier, vous pouvez vous aussi vous former aux gestes des premiers secours, ces gestes élémentaires de survie. Ces petites actions constituent l’ensemble des gestes pratiques simples qui peuvent prévenir le danger de mort immédiate, faciliter le transport des blessés vers un centre hospitalier et réduire les conséquences immédiates et tardives des blessures. Nous avons assisté à une démonstration des gestes de premiers secours effectuée par des volontaires de Croix-Rouge Malagasy.
  • BAREA – Des nouveaux et des absents, Rôrô explique ses choix

    BAREA – Des nouveaux et des absents, Rôrô explique ses choix

    Le coach Romuald Rakotondrabe a dévoilé sa liste de 25 joueurs pour les matchs 3 et 4 des qualifications pour le mondial 2026 qui mettra les Barea aux prises avec les Coelecanthes des Comores et les Aigles du Mali. La liste comporte trois nouveaux arrivants mais aussi une multitude d’absents à l’instar de Njiva Rakotoharimalala, Berajo Razafindrabe ou encore el Hadari. Le coach a expliqué les raisons de son choix pour ces deux matchs cruciaux qui se tiendront faute de stade homologué au FNB Stadium de Johannesburg en Afrique du Sud.
  • VISITE – A la découverte de l’histoire du peuple sakalava au Nosy Be Museum

    VISITE – A la découverte de l’histoire du peuple sakalava au Nosy Be Museum

    Nosy Be, ce sont de belles plages au sable blanc, une biodiversité riche et endémique, mais aussi une culture fascinante. Entre deux excursions, il est possible de découvrir l’histoire de la localité, et sa richesse patrimoniale au Nosy Be Museum.
  • EXPOSITION – Flow with emotions de FanjaR, ou une virtuose de la partition du cœur

    EXPOSITION – Flow with emotions de FanjaR, ou une virtuose de la partition du cœur

    Flow with emotions est la première exposition de FanjaR, dont Ihoby Rabarijohn est la curatrice. C’était le 20 Avril que la Flow Gallery a ouvert ses portes, avec les œuvres de l’artiste accrochées à ses cimaises.
  • PLAIDOYER – Arabé ou l’ONG qui aspire à servir d’intermédiaire entre les usagers et les taxis-be

    PLAIDOYER – Arabé ou l’ONG qui aspire à servir d’intermédiaire entre les usagers et les taxis-be

    Cahier de charges et itinéraire non respectés, propreté et service qui laissent à désirer, véhicule en mauvais état, autant de points de frictions et de dissensions au quotidien entre les taxis-be et leurs usagers. Aujourd’hui l’ONG Arabé veut apporter la solution pour en finir avec tout cela et instaurer une mobilité durable et aux normes à Madagascar. Cela passe par un plaidoyer auprès de tous les responsables concernés, en commençant par les transporteurs et les passagers. Des actions à court et à long terme sont prévues.
  • STEPHANIE DELMOTTE, PCA DE L’OMNIS – “L’Omnis a encore un très bel avenir sur les énergies fossiles à Madagascar”

    STEPHANIE DELMOTTE, PCA DE L’OMNIS – “L’Omnis a encore un très bel avenir sur les énergies fossiles à Madagascar”

    L’État à fond dans la promotion de ses bassins pétroliers. Bien que le monde semble se tourner vers les énergies vertes, la Grande île, par l’intermédiaire de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques, l’OMNIS, va mettre en avant ses bassins pétroliers afin d’attirer et de faire venir d’éventuels investisseurs à Madagascar. Selon Stéphanie Delmotte, présidente du conseil d’administration de l’OMNIS, abandonner les énergies fossiles prendra du temps, une période qui permettra donc à Madagascar d’exploiter encore ses ressources. L’OMNIS peut aussi aujourd’hui détenir des permis miniers selon le nouveau code minier, une disposition que l’Office mettra à profit. Interview.
  • AIDE HUMANITAIRE – Des repas chauds réguliers pour les enfants en situation nutritionnelle précaire dans l’Androy et l’Anosy

    AIDE HUMANITAIRE – Des repas chauds réguliers pour les enfants en situation nutritionnelle précaire dans l’Androy et l’Anosy

    Quand on parle de l’Androy ou de l’Anosy, on évoque souvent la malnutrition. Et pour l’ONG Bovima, combattre cette problématique est une priorité. C’est ainsi qu’elle apporte des appuis nutritionnels réguliers aux enfants les plus vulnérables des deux régions.
  • Pr Fanja Rakotondrajao : “C’est grave qu’un pays n’a que très peu de scientifiques”

    Pr Fanja Rakotondrajao : “C’est grave qu’un pays n’a que très peu de scientifiques”

    A l’occasion de la Journée internationale des femmes en mathématiques, nous avons rencontré le Professeur Fanja Rakotondrajao, enseignante-chercheure en mathématiques à l’Université d’Antananarivo. Titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR), celle-ci regrette qu’aujourd’hui, peu de femmes exercent en mathématiques. Mais plus globalement, elle regrette que les filières scientifiques intéressent peu les élèves. Interview.

    Le Professeur Fanja Rakotondrajao avait rêvé de devenir hôtesse de l’air. Ses parents avaient rêvé qu’elle devienne médecin. Mais ses pas l’ont amenée au département de mathématiques après son baccalauréat.
    Elle obtient son Diplôme d’études approfondies en mathématiques en 1994. Puis, elle décroche son doctorat en 1998, son habilitation à diriger des recherches en 1998. Elle est l’une des rares femmes mathématiciennes à Madagascar. Elle regrette d’ailleurs qu’il y ait peu de femmes mathématiciennes sur la Grande île. Elle estime pourtant que les mathématiques sont importantes pour le développement.

    Mon nom est Rakotondrajao Fanja. Je suis enseignant-chercheur en mathématiques à l’Université d’Antananarivo. J’ai trois enfants.

    Comment êtes-vous devenue mathématicienne?

    Comment suis-je tombée dans les mathématiques? Enfant, je n’ai pas du tout pensé faire des mathématiques dans la vie. Je pensais plutôt devenir hôtesse de l’air.
    Mais ce qui m’a amené à choisir les mathématiques à Ankatso, c’était un hasard. Mes parents avaient souhaité que je devienne médecin.
    Donc, j’ai postulé pour devenir médecin. J’ai donc demandé à m’inscrire mais je n’étais pas reçue. Mais je devais m’inscrire à Ankatso. Je me demandais ce que j’allais y faire. Donc, j’y suis allée. Et la première porte que j’ai vu était celle du service de la scolarité du département Mathématiques.
    Donc, je suis entrée là et c’est comme ça que je me suis inscrite en mathématiques.

    Les mathématiques sont-elles difficiles?

    Est-ce que les mathématiques sont difficiles? Je ne saurais répondre. Quand ce sont des mathématiques qui ne sont pas dans ma spécialité, je dis que c’est difficile. Je ne maîtrise pas forcément tout ce qui est mathématiques. Par contre, en tant que mathématicienne, j’ai une mentalité de mathématicien. Et quand on a cette mentalité de mathématicien, il faut être très ouverte d’esprit, être prêt à recevoir beaucoup de choses. C’est cela les mathématiques. Mais si on est étriqué d’esprit, c’est très difficile même de vivre en société.

    On ne voit pas beaucoup de femmes dans le secteur des mathématiques. Pourquoi?

    Les femmes, quand elles ouvrent la voie en mathématiques, elles ont une vie difficile. Ce n’est pas seulement à Madagascar que cela se passe comme ça. La pionnière en mathématiques, … c’était une Russe. C’est la première femme à avoir obtenu son doctorat en mathématiques en Europe. Mais cela a été très difficile pour elle de gagner sa place dans le domaine des mathématiques.
    Les femmes ne pouvaient pas montrer des résultats de recherche en mathématiques, ou dans les sciences en général. Ce matin, je viens de découvrir que l’épouse de Einstein a travaillé avec lui, et Einstein avait que 80% de ses travaux ont été menés avec sa femme. Mais il ne pouvait pas écrire le nom de sa femme sur les travaux, parce qu’il savait que rien ne sortirait si le nom d’une femme y figurait.
    Les femmes scientifiques avaient longtemps été perçues comme des sorcières par la société. Et donc, ce n’était pas bien de les fréquenter.
    Globalement, en mathématiques, les femmes sont rares, pas seulement à Madagascar mais même dans les pays développés. Si on a 40 personnes dans un département, et qu’il y a trois femmes parmi ces individus, c’est déjà beaucoup.
    A Madagascar, nous nous comptons sur les doigts de la main, les femmes qui enseignent les mathématiques en Université. Les trois femmes qui avaient travaillé avec moi à l’époque, elles sont toutes déjà à la retraite. Maintenant, je suis l’aînée. Puis, il y a deux autres femmes au sein du département. A l’école polytechnique, il doit y en avoir quelques-unes. A Fianarantsoa, il y en a aussi. Je ne sais pas pour Diégo. Mais comme je le disais, cela se compte sur les doigts d’une main.

    Les hommes seraient-ils plus aptes à faire les mathématiques que les femmes?

    Les mathématiques sont pour tous. C’est ce que je peux dire. Cela ne distingue pas de genre, tout le monde peut le faire. Tout le monde peut le faire dès que l’on aime les mathématiques.
    Ce sont les gens qui choisissent de faire ou non les mathématiques. Mais il y a une évidence, les femmes qui pratiquent les mathématiques sont rares. C’est une réalité. Il ne faut pas se le cacher. Le taux des femmes qui pratiquent les mathématiques est très faible. Donc, il faut des efforts particuliers, et je me tourne vers le monde éducatif. Si nous devenons tous littéraires, et c’est ce qui est en train de se passer maintenant, on n’a plus que 25% d’élèves à suivre des séries scientifiques, car 75% vont dans les séries littéraires. c’est quelque chose qui fait peur. C’est un danger car la science est la base du développement. Et si on n’a que très peu de scientifiques, c’est grave pour le pays, pour son avenir.

    Mais les femmes sont-elles attirées par les mathématiques?

    Les étudiantes que nous avons eues dans le département de mathématiques sont nombreuses, elles peuvent devenir enseignantes à l’Université, mais je ne comprends pas pourquoi on ne les recrute pas.
    Une Université sans études de mathématiques, ce n’est pas une Université à mon avis. Toutes les universités doivent avoir un enseignant de mathématiques. On ne peut pas ouvrir une Université et se dire que voilà, nous n’apprenons que les langues et donc, on n’a pas besoin de mathématiques. Est-ce que vous n’apprenez pas la logique? Quand vous apprenez la philosophie, est ce que vous n’avez pas besoin de l’expérience mathématique en matière de raisonnement? Les étudiants en droit ne doivent-ils pas suivre un raisonnement mathématique?
    A mon sens, tout le monde doit apprendre les mathématiques : en médecine, partout, quelle que soit la discipline, il faut qu’il y ait des mathématiques.