Catégorie : Reportages
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Décorer son intérieur, c’est lui insuffler une âme artistique mais aussi lui donner une touche artistique. Rose Ranarivelo et ses oeuvres en céramique propose d’apporter fraîcheur et créativité chez vous. Rencontres. -

RAFARAVAVITAFIKA RASATA : “Un spécialiste du monde des affaires pour diriger l’ambassade de Madagascar aux Emirats Arabes Unis”
Quatre mois après sa nomination, Rafaravavitafika Rasata dresse un premier bilan de sa mission.
Après une conférence de presse, la ministre des Affaires étrangères se prête à l’exercice de l’interview.
Elle évoque la nomination des ambassadeurs dans les ambassades en cours de mise en place,
Ou dans les ambassades sans ambassadeurs depuis plusieurs années.
Elle fait aussi le point sur la demande de Madagascar de remplacer l’ambassadrice de l’Union européenne.Quels sont les critères qui nous ont amené à ouvrir de nouvelles ambassades aux Emirats Arabes Unis, en Turquie et au Maroc?
L’état de la coopération de ces pays avec Madagascar ainsi que le niveau de cette coopération avec Madagascar constituent les premiers critères. Si nous prenons en compte le Maroc, c’est un pays qui avait établi une ambassade à Madagascar depuis très longtemps. Or, nous n’avons pas répondu à cette présence avec l’établissement d’une ambassade au Maroc. Les discussions entre nos deux pays sur la mise en place de cette ambassade remontent à plusieurs années maintenant. Maintenant, nous poursuivons les efforts pour la mise en place de cette ambassade de Madagascar au Maroc. Pour les autres pays, comme les Emirats Arabes Unis, c’est suite au constat évident du développement de ce pays dans un laps de temps très court. Donc, c’est pour nous permettre de bénéficier très rapidement des impacts d’une éventuelle coopération avec ce pays émergent, et pour attirer les investisseurs venant de ce pays, que peut s’expliquer la mise en place de la première ambassade de Madagascar à Abu Dhabi. Idem pour l’ambassade que nous allons établir à Ankara en Turquie. La Turquie est un de nos partenaires et a déjà une ambassade chez nous. C’est pour établir une coopération sérieuse entre les deux pays que nous avons décidé d’installer pour la première fois une ambassade à Ankara.
Est-ce que nous nous donnons un délai pour la nomination d’ambassadeurs dans ces pays mais aussi dans les autres pays où nous avons déjà des ambassades mais où il n’y a pas d’ambassadeurs?
La désignation des ambassadeurs, que ce soit pour les ambassades déjà existantes ou pour les ambassades en cours de mise en place dans les trois pays précédemment cités, est en cours d’examen. Dans peu de temps, des ambassadeurs seront nommés, et cela se fera dans les meilleurs délais.
Y-a-t-il des critères spécifiques pour la désignation des ambassadeurs ?
Il y aura effectivement des critères [pour désigner les ambassadeurs]. Et ces critères varient selon les pays où les ambassadeurs sont nommés. On a par exemple des critères spécifiques pour les pays arabophones, ou pour les pays où nous avons une coopération de longue date. Il y a également des critères spécifiques pour les pays où il y a des organisations internationales.
Dans un pays comme les Emirats Arabes Unis, par exemple, nous avons besoin d’une personne qui a une compétence particulière dans le monde des affaires, parmi les critères. Il faut également tenir compte de la culture de chaque pays. Ce sera difficile de désigner une ambassadrice dans un pays qui met plus en avant les relations avec les hommes. Il faut aussi tenir compte de la maîtrise de la langue du pays d’affectation, ou du moins la maîtrise de la langue anglaise au moins.Quelles seraient les contreparties que les Emirats Arabes Unis attendent de nous dans le cadre de notre coopération?
Ce qu’ils attendent de nous, c’est l’expression de notre volonté à coopérer dans le cadre de cette coopération. Ils ont déjà évoqué plusieurs points sur la façon dont nous pouvons collaborer avec eux. Cela inclut l’accord global de coopération économique qu’ils ont déjà signé avec plus de 15 pays dans le monde, dont des pays d’Afrique. Ils ont déjà discuté de cela avec l’île Maurice. Si Maurice s’engage, il sera le premier pays à signer ce Cepa avec les Emirats Arabes Unis. Donc, pourquoi Madagascar n’en bénéficierait-il pas s’il y a des avantages à en tirer. Il faut aussi que les Malgaches sachent que la raison d’être du ministère des Affaires étrangères, c’est de tenir compte des avantages de Madagascar et de tout ce que l’on peut tirer de la coopération avec un pays. Jamais, nous ne mènerons le pays à sa perte. Madagascar ne signera pas des coopérations qui n’apportent rien au pays. Des études approfondis doivent être faits dans chaque négociation de coopération avant toute signature. Nous avons déjà reçu ce projet d’accord, et nous sommes en train d’examiner les avantages que Madagascar pourrait en tirer.
En parlant d’ambassadeur, est-ce que nous avons déjà reçu la lettre de demande d’agrément de celui qui remplacera l’ambassadrice de l’Union européenne, Mme Isabelle Delattre?
Non, nous n’avons pas encore reçu cette lettre.
Cette demande de remplacement ne risque-t-il pas de nuire à nos relations avec l’Union européenne, notamment aux aides que celle-ci peut nous apporter?
Il n’y a pas d’inquiétude à avoir sur ce point dans la mesure où les raisons qui nous ont fait demander ce remplacement sont claires. Il n’y a pas eu et il n’y aura pas du tout de renvoi d’ambassadeur à Madagascar. Nous avons plutôt demandé le remplacement d’un ambassadeur.
Vous avez évoqué une ingérence dans les affaires internes du pays pour expliquer la demande de remplacement de l’ambassadrice. Pourriez-vous donner plus de précisions sur cette ingérence?
Nous avons tous entendu et vu ce qui s’est passé. Je ne pense que cela nécessite plus de discussions. Si vous avez suivi les informations, et je sais que vous avez cette source d’informations. Je l’ai reçue dans mon bureau, je l’ai écoutée, mais si nous sommes arrivés à cette décision, c’est parce qu’il n’y a plus eu d’autres moyens pour s’entendre par rapport au sujet de la discussion. Je ne souhaiterais pas trop m’étendre là-dessus car une demande a été faite et on sait que cela a été reçu par les responsables et le remplacement sera effectif.
Une éventuelle candidature de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina à la présidence de la commission de l’Union africaine avait été évoquée. Est-ce que les autorités ont été saisies de cette intention?
Nous n’avons pas encore reçu les critères ou le profil exigé pour devenir président de la Commission de l’Union africaine, à l’époque où ces informations sont sorties dans les journaux. Et cela nous a étonnés parce que Madagascar n’a pas encore présenté de candidats à ce poste de la Commission de l’Union africaine.
Est-ce que nous avons déjà une idée du candidat que nous soutiendrons ou que nous présenterons?
Le ministre des Affaires étrangères n’a pas encore reçu de consignes dans ce sens.
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