Catégorie : Reportages

  • EXPOSITION – L’exil de la reine exilée Ranavalona III en photos au Musée de la Photographie

    EXPOSITION – L’exil de la reine exilée Ranavalona III en photos au Musée de la Photographie

    C’est à bord d’un “Filanjana” que la reine Ranavalona III a quitté son palais de Manjakamiadana en 1897. Condamnée à l’exil à la Réunion puis en Algérie, ce n’est que 41 ans plus tard que sa dépouille regagne Antananarivo. Le 31 octobre 1938, ses restes arrivent dans la capitale à bord d’un train en provenance de Toamasina. Le Musée de la Photo nous invite à redécouvrir l’histoire de la dernière souveraine du royaume merina, à travers une exposition de clichés historiques retraçant son parcours, de son intronisation jusqu’à son retour définitif à Anatirova, là où elle se repose aujourd’hui aux côtés des autres souverains de l’Imerina.

  • Le Colonel Michaël Randrianirina souhaite voir la Grande île exploiter ses ressources pétrolières et se développer grâce à elles comme a pu le faire la Guinée Equatoriale.

    Le Colonel Michaël Randrianirina souhaite voir la Grande île exploiter ses ressources pétrolières et se développer grâce à elles comme a pu le faire la Guinée Equatoriale.

    La Guinée Equatoriale érigée en modèle. Le Colonel Michaël Randrianirina souhaite voir la Grande île exploiter ses ressources pétrolières et se développer grâce à elles comme a pu le faire la Guinée Equatoriale. “Pourquoi un tel développement ne serait-il pas possible à Madagascar”, se demande-t-il, entre autres.
    Il indique alors vouloir identifier des partenaires avec lesquels engager des discussions afin d’élargir l’exploration pétrolière à Madagascar. “Je ne pense pas que l’huile lourde soit la seule ressource [pétrolière] à Madagascar”, confie-t-il après avoir visité un site d’exploitation pétrolière équato-guinéenne.
    Mais en plus de se demander si Madagascar compte des sites encore inconnus qu’il faudrait exploiter, le président de la Refondation dit se poser des questions sur Bemolanga et Tsimiroro. “Pourquoi n’a-t-on toujours pas trouvé des résultats concrets sur ces sites”, se demande-t-il.

  • Essentiel de l’actu du 27 mars 2026

    Essentiel de l’actu du 27 mars 2026

    – Michaël Randrianirina plaide pour un partenariat durable entre Madagascar et la Guinée équatoriale
    – La Chambre de commerce Russie – Madagascar est en place pour renforcer les échanges entre les deux pays
    – Meteo Madagasikara passe à l’énergie solaire avec un nouveau système photovoltaïque
    -L’Université d’Antananarivo rend hommage à Siméon Rajaona pour son centenaire
    – Madagascar joue ce samedi contre le Kirghizistan, puis défie la Guinée Équatoriale

  • FOOTBALL – Les Barea lancent la mission « objectif Can » en Turquie

    FOOTBALL – Les Barea lancent la mission « objectif Can » en Turquie

    C’est reparti pour les Barea. Ce lundi, les protégés de la sélection nationale ont lancé leur tout premier rassemblement de l’année 2026. Un rendez-vous hautement symbolique, puisqu’il marque le premier stage depuis la reconduction officielle de Corentin Martins sur le banc malgache. Les Barea s’apprêtent à vivre une semaine de travail intensif, ponctuée de deux chocs amicaux à Antalya, Turquie.
    Le premier duel face aux Faucons Blancs du Kirghizistan ce samedi, suivi d’une confrontation contre la Nacional Nzalang de la Guinée Équatoriale mardi prochain.
    La Fédération malgache de football a dévoilé mercredi dernier l’identité des joueurs sélectionnés. Le choix de Corentin Martins est tranchant.
    Le sélectionneur lance une ouverture massive vers la diaspora au détriment du championnat local.
    Avec 22 expatriés sur 25 joueurs convoqués, il entend injecter du sang neuf sans secouer les fondations de l’équipe. Dans les buts, le sélectionneur mise sur la stabilité avec le trio de confiance, Jordan Dupire, Michel « Toldo » Ramandimbisoa et Zakanirina Rakotoasimbola. En défense, la muraille reste fidèle à ses piliers avec Thomas Fontaine, Sandro Tremoulet, Eshan Kari, Morgan Jean Pierre, Mathieu Acapandié et Rado Rabemanantsoa. On note l’installation durable d’Andy Pelmard dans le groupe, tandis que Bono Rabearivelo franchit un cap en signant ses premiers pas officiels avec la sélection A.
    Au milieu, c’est l’événement avec la toute première convocation de Behaja Randriamalala. Ce stage signe également le grand retour de Marco Ilaimaharitra, qui retrouve les habitués Rayan Raveloson, Clément Couturier, Johan N’zi, sans oublier la révélation Nicolas Randriamanampisoa.
    Mais c’est sur le front de l’attaque que le mouvement est le plus spectaculaire. Hakim Abdallah et Nicolas Fontaine font leur come-back pour prêter main-forte aux indéboulonnables El Hadari Raheriniaina et Arnaud Randrianantenaina, ainsi qu’à Warren Caddy et aux joueurs de poche Tommy Iva et Bryan Adinany. Pour le sélectionneur, le défi est de bâtir un groupe capable de propulser Madagascar vers la prochaine CAN. Après la déception du Mondial, les Barea entrent de plain-pied dans une transition compétitive. Premier test de vérité, ce samedi face aux Faucons blancs kirghiz.

     

  • Général Demosthène Pikulas : « Cet exercice permet à nos soldats d’évoluer sur des scènes internationales de haut niveau »

    Général Demosthène Pikulas : « Cet exercice permet à nos soldats d’évoluer sur des scènes internationales de haut niveau »

    À l’occasion de l’exercice militaire Papangue 2026, une manœuvre interarmées et interalliés qui se déroule à La Réunion, 78 soldats malgaches participent aux manœuvres aux côtés, notamment, des forces françaises et d’autres venant des pays membres de la commission de l’océan Indien (COI). Pour le Général Demosthène Pikulas, Chef d’Etat-major des Armées, cette participation représente une opportunité stratégique pour les militaires malgaches de se confronter à des exercices de haut niveau, dans un contexte régional marqué par l’évolution constante des enjeux de sécurité.

    « Nous travaillons, comme cela a été souvent souligné, en coopération avec tous les pays. Cela inclut notamment la collaboration avec les forces armées françaises, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Actuellement, nous participons à des exercices ou à différents types de manœuvres organisés depuis. Des militaires malgaches y prennent part, issus aussi bien de la Marine que de l’Armée de terre, au nombre de 78. L’avantage de participer à cet exercice est qu’il permet à nos soldats d’évoluer sur des scènes internationales de haut niveau, en particulier dans la zone de l’océan Indien. Cela leur offre également l’opportunité d’acquérir de l’expérience et de mettre en pratique les formations que nous suivons régulièrement avec ces partenaires, dans divers domaines, souvent chaque année. Le domaine de la défense est en constante évolution, et nous faisons de notre mieux pour suivre ce rythme et ne pas prendre de retard, malgré le manque de moyens matériels, que tout le monde connaît. En revanche, sur le plan humain, les formations des militaires se poursuivent sans cesse, pour qu’ils soient au même niveau que les autres. », a déclaré le Général Demosthène Pikulas, Chef d’Etat-major des Armées.

     

     

  • GOUVERNANCE – Les défaillances de la gestion des fonds publics au scalpel de la Cour des comptes

    GOUVERNANCE – Les défaillances de la gestion des fonds publics au scalpel de la Cour des comptes

    La Cour des Comptes a procédé, ce jeudi 19 mars 2026, à la publication officielle de son rapport annuel au titre de l’exercice 2025. Une initiative, dans une optique de consolidation de la redevabilité et de la transparence de l’action publique. Fruit d’un audit approfondi mené auprès de quatorze départements ministériels et organismes publics, ce document d’analyse est désormais porté à la connaissance des citoyens pour assurer un contrôle social de la gestion des deniers de l’État. Le point.

    Le décor est planté à Anosy. Devant la plus haute juridiction administrative, le rideau se lève sur l’exercice budgétaire 2025. Un moment de vérité qui place les décideurs face aux réalités comptables et aux impératifs de redevabilité.

    « Pour dire les choses simplement, trois phénomènes majeurs ont pu être observés. Le premier réside dans le recours à une gestion opaque, c’est-à-dire une gestion s’écartant des structures établies au profit de ce que l’on qualifie de gestion parallèle. Celle-ci échappe totalement au contrôle des organes de surveillance des finances publiques, à l’instar des parlementaires. Le deuxième point concerne le contournement des dispositions relatives aux procédures de passation des marchés publics ; certains vont même jusqu’à instaurer des cadres réglementaires spécifiques afin de faciliter le décaissement accéléré des fonds publics. Enfin, et ce n’est pas le moindre, je considère comme un point crucial la gestion discrétionnaire des agents de l’État », , a déclaré Jean de Dieu Rakotondramihamina, Président de la Cour des Comptes.

    Circuits opaques, contournements réglementaires et gestion discrétionnaire des ressources humaines, le défi de l’administration ne réside plus seulement dans le constat des failles. C’est surtout dans sa capacité à restaurer une meilleure gestion financière pour l’année 2026.

    « Nous avons tous pu constater les défaillances survenues au cours de l’exercice 2025. Elle (la Cour des Comptes) nous a également adressé des recommandations. De tels constats contraignent impérativement les responsables que nous sommes à prendre des mesures immédiates. La loi sera appliquée dans toute la rigueur de ses dispositions. Nous procéderons aux réformes nécessaires pour corriger les irrégularités ainsi relevées. En effet, nous considérons la Cour des Comptes comme un conseiller du pouvoir exécutif et non comme un adversaire. Ces observations induiront des changements car, selon ses conclusions, le montant s’élevait à 3 000 milliards. Or, nous identifions déjà 4 000 milliards, soit précisément 3 811 milliards, et je me remémore parfaitement les pertes, ou plutôt les recettes publiques qui auraient dû être recouvrées », a déclaré Colonel Michael Randrianirina, Président de la Refondation de la République de Madagascar

    Si les chiffres révèlent l’ampleur des manques à gagner pour les caisses de l’État, ils ne sont que les symptômes d’un mal plus profond.
    Au-delà des statistiques, c’est l’architecture même de la dépense publique qui est ici remise en question.

    « Considérez un instant les réalisations que nous aurions pu financer avec ces 3 811 milliards d’ariary. L’état actuel de nos infrastructures routières, nos hôpitaux, les écoles, les universités, la situation des enseignants, celle des médecins, et notre situation à tous en tant qu’agents de l’État, si de telles ressources étaient disponibles dans les caisses de l’État. Je conclurai sur ces mots maintes fois répétés : à l’évidence, ce n’est pas l’argent qui fait défaut à Madagascar, mais c’est la gestion qui est défaillante. Dès lors, nous nous efforçons d’ajuster progressivement nos pratiques. Et nous attendons avec impatience la parution du rapport concernant l’année 2026, afin de prendre connaissance de leur jugement sur notre mode de gestion », conclut le Président de la Refondation de la République.

  • HYDROCARBURES – Trois jours de perturbation dans la distribution de carburants

    HYDROCARBURES – Trois jours de perturbation dans la distribution de carburants

    Les premières files d’attente se sont fait remarquer au niveau des stations services d’Antananarivo et de Toamasina depuis le début du conflit en Iran.
    L’Office malgache des hydrocarbures reconnaît des perturbations sur l’approvisionnement en supercarburant. Celui-ci a dû être rationné au niveau des stations-services parce que le navire Advantage Passion qui devait transporter les carburants jusqu’à Madagascar a pris quelques jours de retard.
    Au lieu de quitter le port de Sohar à Oman le 4 mars, le bateau n’a pu partir que le 9 mars. Un retard de cinq jours que les responsables malgaches ont essayé de réduire sur le temps de navigation du bateau. Mais un retard qui a suffi à semer la panique auprès des consommateurs malgaches.

    « Nous avons entendu parler de cette file d’attente pour l’essence en ce moment. Je suis arrivé et j’ai fait le plein. Là, j’ai directement mis 25 000 ariary dans la moto. Il est possible qu’il y ait une pénurie, parce que le conflit à l’étranger peut avoir un effet là-dessus, ou bien je ne sais pas. Avec un plein, je peux tenir… En réalité, cela dépend du travail. Ça peut durer environ une semaine avec la moto », confie Felix Rakotomalala, conducteur de taxi moto

    Une première file en entraînant une autre, quelques stations-services ont été prises d’assaut depuis lundi. Mais l’OMH assure que ces perturbations ne devraient pas durer. Dans son communiqué, il estime que la distribution retrouvera son cours normal dès ce vendredi. Le navire étant attendu ce mardi en fin d’après-midi, l’OMH évoque le temps de décharger le navire qui avait transporté le carburant depuis le port de Sohar, Puis d’acheminer les produits jusque dans la Capitale. En attendant, l’OMH appelle la population au calme et recommande d’éviter tout stockage excessif, afin de ne pas aggraver la situation ni perturber davantage la distribution. Mais aussi de prévenir tout risque d’incendie que pourrait causer le stockage de carburant chez soi.

  • MARINE MARCHANDE – De Mahajanga aux pétroliers internationaux, le parcours de Onisoa Bodolalao Ratolojanahary

    MARINE MARCHANDE – De Mahajanga aux pétroliers internationaux, le parcours de Onisoa Bodolalao Ratolojanahary

    Longtemps seule femme dans sa promotion, Onisoa Bodolalao Ratolojanahary s’est imposée dans un univers où 99 % des officiers sont des hommes. De l’École nationale d’enseignement maritime de Mahajanga aux pétroliers internationaux, la second mécanicien raconte son parcours, les défis de la vie en mer et sa conviction : dans la marine marchande, la légitimité ne se revendique pas, elle se démontre. Rencontre

    Longtemps seule femme dans sa promotion, Onisoa Bodolalao Ratolojanahary s’est imposée dans un univers où 99 % des officiers sont des hommes. De l’École nationale d’enseignement maritime de Mahajanga aux pétroliers internationaux, Entre la vie en mer et la vie de famille, la second mécanicien vit des défis au quotidien. Mais elle a une conviction : dans la marine marchande, la légitimité ne se revendique pas, elle se démontre.

    Qu’est-ce qui vous a donné envie de prendre la mer et de devenir officier mécanicien dans la marine marchande ?
    J’ai obtenu mon baccalauréat en 2007. Au départ, mon souhait était de devenir ingénieure en bâtiment. Je n’avais jamais imaginé devenir officier de la marine marchande. Mais ma famille m’a encouragée en me disant qu’il existait cette filière, alors j’ai tenté. Ce n’est qu’après y être entrée que j’ai appris toutes les bases.

    Si vous deviez raconter votre parcours en quelques escales, quelles ont été les étapes décisives qui vous ont menée jusqu’au poste de Second Mécanicien Illimité ?
    J’ai intégré l’Enem (École Nationale d’Enseignement Maritime) à Mahajanga en 2008. En 2010, je suis sortie élève officier. En 2012, j’ai commencé à exercer la fonction d’officier mécanicien. À cette époque, je travaillais sur un pétrochimique appartenant à une compagnie française. Actuellement, j’occupe le poste de second mécanicien de première classe sur un pétrochimique à l’international. Je suis partie du statut d’élève officier jusqu’à mon poste actuel de second mécanicien de première classe. Le chemin parcouru est très long. Chaque jour a été un défi, et il faut toujours garder un esprit perfectionniste.

    Quand on parle de marine marchande, on imagine souvent l’aventure. Concrètement, à quoi ressemble votre quotidien à bord ?
    Tout d’abord, la marine marchande est parfois confondue avec la marine militaire. Mais la marine marchande n’est pas militaire. C’est totalement différent. Nous travaillons sur des navires commerciaux. Notre statut se situe entre militaire et civil. Personnellement, en tant qu’officier mécanicien, je suis responsable de tous les aspects techniques du navire : le fonctionnement du moteur, la production d’électricité, le traitement de l’eau, le traitement des eaux usées, bref tout ce qui concerne les systèmes techniques du navire. En tant qu’officiers, nous encadrons également des personnes qui travaillent avec nous. Comme disent les anciens : « une maison ne peut pas se construire toute seule ». Nous dirigeons donc l’équipage dans l’organisation du travail. Dans ma fonction actuelle de second mécanicien, sur le navire où nous travaillons, tous les systèmes respectent déjà les normes. Tout est automatisé. Ce n’est plus comme auparavant où il fallait faire des quarts de quatre heures en restant en surveillance permanente. Maintenant, au moindre dysfonctionnement, une alarme se déclenche.

    Racontez-nous une journée type
    Une journée type, par exemple : on se réveille le matin, comme tout le monde, on va prendre le petit-déjeuner. La vie à bord ressemble à une vie normale. À 8h, on commence le travail. On fait d’abord une réunion avec l’équipe pour voir le programme de la journée. On rappelle aussi les règles de sécurité et les bonnes pratiques de travail. Ensuite, chacun prend la responsabilité de ses tâches. En tant qu’officier de direction, on s’occupe aussi de beaucoup de paperasse, comme la rédaction du journal de bord et la supervision du travail de l’équipe. À midi, on mange, puis on reprend à 14 heures. Il y a aussi un petit temps de repos. La vie ressemble finalement à celle d’une personne travaillant dans un bureau. Et avant de rentrer dans la cabine, on fait une ronde pour vérifier que tout va bien dans la salle des machines. Ensuite, on active le moniteur à distance depuis la cabine afin de rester informé si une alarme se déclenche, surtout pour l’officier de service.  C’est vrai que notre horaire est de 8h à midi puis de 14h à 18h. C’est notre quotidien. Mais comme on vit sur le navire, au milieu de la mer, notre environnement n’est pas limité à un seul endroit. La salle des machines est très grande : il y a la production électrique, la production d’eau, les centrales de différents systèmes, etc. On circule donc constamment pour superviser tous ces équipements. Chaque jour n’est pas forcément identique, on découvre toujours quelque chose de nouveau.

     Vous évoluez dans un univers très masculin, à quel moment avez-vous senti que vous deviez “faire vos preuves”… et comment vous l’avez fait ?
    Dans ce parcours, ce qui m’a le plus marquée au début, c’est que j’étais la seule femme. Dès l’école, j’étais toujours la seule femme. À Madagascar aussi, j’étais la seule. Ce n’est qu’à partir de 2018 environ que plusieurs femmes ont commencé à intégrer la formation. Cela concerne la mécanique, car pour les officiers pont et dans la pêche, il y en avait déjà. C’est ce qui a marqué toutes ces années. Et jusqu’à aujourd’hui, très souvent, je reste la seule femme. 99 % sont des hommes. Chez les officiers malgaches actuellement, les femmes représentent environ 1 % seulement. Dans le monde du travail maritime, du moins dans notre domaine, il n’y a pas de tâches réservées aux femmes ou aux hommes. Le principe est que « la compétence n’a pas de genre ». Si l’on veut trouver sa place dans cet environnement, il ne s’agit pas d’imiter les hommes. Ce sont plutôt la manière de travailler, les compétences et la capacité d’adaptation qui permettent de s’imposer dans ce milieu. Au début, chaque jour représentait un défi. Je me demandais si j’allais pouvoir trouver ma place dans ce milieu. Mais comme je l’ai dit, ce sont mes compétences et mes capacités qui m’ont permis de m’y établir.