Catégorie : Reportages

  • VOLANA RAHARIMISA ET TANJONA ANDRIANANTENAINA, VOLONTAIRES DE TALY CORPS – “Nous avons compris que nous sommes utiles et capables”

    VOLANA RAHARIMISA ET TANJONA ANDRIANANTENAINA, VOLONTAIRES DE TALY CORPS – “Nous avons compris que nous sommes utiles et capables”

    Volana Raharimisa et Tanjona Andrianantenaina ont quitté leur quotidien pour trois mois de septembre à décembre. Ils ont pris la direction de Manombo, dans le district de Farafangana pour soutenir les enseignants, accompagner les élèves, et insuffler une nouvelle dynamique éducative. En mars, ces deux volontaires du programme Taly Corps de l’ONG Teach For Madagascar vont revenir dans ce village où ils ont trouvé un nouveau sens à leur vie. Ils vont y passer trois nouveaux mois pour poursuivre la mission qu’ils ont commencée. Témoignages.

  • TEMOIGNAGES – « Ce qui a été construit pendant de nombreuses années a été totalement détruit »

    TEMOIGNAGES – « Ce qui a été construit pendant de nombreuses années a été totalement détruit »

    En une seule nuit, des années d’efforts ont été balayées par le cyclone tropical Gezani. Des maisons détruites, des familles réfugiées sous des tables, un village méconnaissable au lever du jour. À près de 60 ans, Dauphin, père de famille à Antananambo, commune rurale du district de Toamasina II, située à une quinzaine de kilomètres de la Ville du Grande Port, affirme n’avoir jamais vécu un cyclone d’une telle violence. Extraits.

     

    La nuit du mardi 10 au mercredi 11 février a été une nuit cauchemardesque pour Dauphin et sa famille. Comme 99% des habitants d’Antananambo, dans le district de Toamasina II, ils ont quasiment tout perdu cette nuit-là. Le passage du cyclone tropical Gezani a emporté tous ses biens, ne laissant à cette famille résidant dans la banlieue de la Ville du Grand Port, que des débris et de mauvais souvenirs. A 60 ans, le père de famille confie n’avoir jamais connu un cyclone aussi dévastateur.

    « À partir de 19h30, puis à 20h, 21h, 22h, 23h, ce n’est qu’à minuit que le vent a commencé à perdre un peu de sa force. A 1h ou 2h du matin, nous avons regardé le village : il ne restait plus aucune maison debout. Nous, moi et ma famille, nous nous sommes réfugiés à l’intérieur pendant que notre maison s’effondrait. J’entre maintenant dans ma soixantième année, et je n’ai jamais vu un cyclone comme celui-ci. Honorine est passé, j’étais déjà assez grands à l’époque ; Kamisy ou peut-être Gelarda est aussi passé, mais rien de comparable. Yvon est entré également, sans provoquer autant de dégâts. C’est le cyclone le plus violent que j’aie connu de toute ma vie. Nous avons assemblé ces deux tables et c’est là que nous quatre nous nous sommes abrités.», confie Dauphin, habitant d’Antananambo Toamasina II

  • Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona : « l’avortement expose davantage la femme à des risques de complications »

    Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona : « l’avortement expose davantage la femme à des risques de complications »

    Des milliers de femmes font face à des risques importants après l’interruption d’une grossesse. Dans les pays, comme Madagascar, où l’avortement reste encore interdit, des avortements clandestins mettent en danger la vie des femmes.

    Dans de nombreux pays où l’avortement est interdit ou sévèrement restreint des milliers de femmes prennent des risques importants pour interrompre une grossesse non désirée. A Madagascar, une estimation indique 70 000 à 75 000 avortements insécurisés chaque année. Ces avortements clandestins sont une cause majeure de complications médicales. Des hémorragies, des infections ou des perforations qui mettent en danger la vie des femmes. Parfois, après l’acte, les femmes n’osent pas parler aux professionnels de santé. Cela retarde pourtant la prise en charge médicale et complique les soins.

    Pr Domoina Malala Aurélia Randriambololona, Directeur d’Etablissement du CHU de Gynécologie et Obstétrique de Befelatanana :
    « L’interruption de la grosse est interdite. Mais s’il y a des complications après un avortement, la personne peut toujours être prise en charge à l’hôpital. Beaucoup de femmes, du fait que c’est interdit par la loi, ne disent pas qu’elles ont avorté. Parfois, ce n’est qu’au moment de l’intervention chirurgicale que l’on découvre une déchirure de l’utérus. Comme elles ne le disent pas, le diagnostic est retardé. Cela complique le travail des soignants pour assurer les soins. Il faudrait que, dès l’admission, les actes réalisés soient déclarés. Les soignants ne sont pas des policiers. Lorsqu’on consulte un professionnel de santé, il est important de dire tout ce qui a été fait afin d’améliorer la prise en charge. Toute interruption de grossesse comporte un risque de complications. Mais l’avortement, parce qu’il s’agit d’une grossesse normale interrompue volontairement, expose davantage la femme à des risques de complications. Même dans les pays où l’avortement est autorisé, il existe toujours des risques pour la personne qui avorte. Une grossesse normale est arrêtée et forcée à être expulsée, ce qui présente plus de risques comparé à une fausse couche spontanée où le fœtus n’a pas été retiré. Le CHUGOB accueille toutes les femmes, quelle que soit leur maladie ou la nature de leurs complications. »

  • MUSIQUE – Manou Radonason ou le groove en héritage

    MUSIQUE – Manou Radonason ou le groove en héritage

    On la voit partout. Derrière les plus grands noms, dans les clubs de jazz les plus pointus. C’est la force tranquille de la scène malgache. Entre le groove implacable qu’elle insuffle au groupe Mirado et sa présence polyvalente aux côtés de Samoela, elle s’est imposée comme une musicienne d’élite. Mais au-delà de l’accompagnement, Manou Radonasson est une architecte sonore. Elle cultive un univers personnel où le Jazz croise une sensibilité profonde. Rencontre.

  • AIVO ANDRIANARIVELO, GOUVERNEUR DE BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA – “Nous espérons pouvoir envisager de baisser le taux pour vraiment relancer l’économie”

    AIVO ANDRIANARIVELO, GOUVERNEUR DE BANKY FOIBEN’I MADAGASIKARA – “Nous espérons pouvoir envisager de baisser le taux pour vraiment relancer l’économie”

    Aivo Andrianarivelo avait apporté des clarifications sur la complexité des taux d’intérêts à Madagascar. Lors de la présentation du Rapport sur la politique monétaire, mardi, le Gouverneur de la Banque centrale explique que le loyer de l’argent ne dépend pas d’un simple chiffre administratif. Il repose sur une évaluation minutieuse du risque, de la durée et de la nature du projet. En appelant à une analyse rigoureuse de ces paramètres, il a quand même ouvert la porte à un futur assouplissement monétaire, affirmant les ambitions de la Banque centrale d’abaisser ses taux dès que les conditions le permettront. Ceci afin de donner un véritable souffle à la relance économique. Extrait.

  • CUISINE – Quand la Chine se raconte en plats gastronomiques et en gourmandises pour la fête du Printemps

    CUISINE – Quand la Chine se raconte en plats gastronomiques et en gourmandises pour la fête du Printemps

    Couleurs éclatantes, parfums envoûtants, vapeur qui s’élève des plats. La fête du Printemps, le Nouvel An chinois, se vit aussi avec les papilles. Une dégustation gastronomique exceptionnelle nous embarque pour un véritable voyage culinaire à travers la Chine. C’était lors de la célébration du Nouvel An chinois à l’ambassade de Chine à Nanisana, samedi.