Catégorie : À la une
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DOMAINE – Un millier de titres fonciers distribués dans le Vakinankaratra
Antananarivo, 29 Juin, 6h47 – 1.000 familles des districts de Betafo et d’Antsirabe ont reçu lundi leur titre foncier, garant de la sécurité foncière sur leur terrain respectif. Il s’agit de la transformation de 650 certificats fonciers en titres fonciers, et de l’octroi définitif de 350 titres de propriété sur le domaine Roubaisienne, un ancien terrain appartenant à l’Etat et sis à Ambohimanarivo Antsirabe.
« Ce titre va me permettre de réaliser jusqu’au bout mes projets », se réjouit Lovasoa Razanadraibe, un des bénéficiaires de l’opération. A l’entendre, le certificat foncier ne lui a pas permis de jouir pleinement de tous les droits d’un propriétaire. « Les banques et les institutions de microfinance ont toujours hésité à m’octroyer des prêts », confie-t-il.
Venu spécialement dans ces deux districts pour assister à la cérémonie de distribution des titres foncier, Hajo Andrianainarivelo, ministre de l’Aménagement du territoire et des travaux publics, a noté que cette facilitation de l’obtention de titre foncier, qui fait partie des projets présidentiels, va se poursuivre sur toute la Grande île. « Ceci signifie que les occupants de ces terrains peuvent désormais jouir de tous les droits de propriété » affirme –t-il.
Elaboré dans le cadre du plan d’aménagement de la ville d’Antsirabe, cet octroi de droit de propriété va de pair avec la régularisation des impôts des propriétaires et leur participation à la construction et au respect des infrastructures communes prévues dans les plans et programmes de développement de la municipalité d’Antsirabe. -

HALTEROPHILIE – Eric et Tojo Andriantsitohaina, les frères « muscles » aux 45 médailles d’or internationales
Depuis 10 ans, Eric et Tojo Andriantsitohaina, deux frères haltérophiles, portent haut les couleurs nationales au niveau régional et continental. À chaque rencontre internationale, ils ne manquent pas de ramener des médailles. Actuellement, ils sont à 77 médailles internationales dont 45 en or, 14 en argent et 18 en bronze. Cette année, les frères Andriantsitohaina sont qualifiés pour les Jeux Olympiques de Tokyo, et prêts à défendre les couleurs de Madagascar. Rencontres.
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INSTITUTION – La Haute cour constitutionnelle retire de son site web sa décision sur la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition pour y apporter des corrections d’ordre « syntaxique », selon un de ses membres
Antananarivo, 28 Juin, 17h50 – La Haute cour constitutionnelle apporte une correction à une de ses décisions. Elle retire ainsi de son site web la décision relative à la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition qu’elle a déjà publiée vendredi. « Il s’agit d’une correction d’ordre syntaxique et de formulation », rassure pourtant un haut conseiller auprès de la Cour d’Ambohidahy, joint au téléphone. « Cela ne changera rien au fond du texte », ajoute-t-il encore. Celui-ci indique que « la décision sera de nouveau affichée sur le site dès que les corrections auront été portées ». Notre source précise cependant qu’aucune date n’est requise pour cette re-publication.
Dans la décision publiée vendredi, la HCC a déclaré la proposition de loi modifiant le statut de l’opposition conforme à la Constitution, mais en tenant compte de quelques réserves. Celles-ci concernent notamment la nécessité d’extirper du texte l’expression « extra-parlementaire », dans la mesure où selon l’un des considérants de la HCC, le chef de l’opposition officielle ne devrait diriger que l’opposition parlementaire, l’opposition extra-parlementaire pouvant choisir elle-même son chef.
Deux autres réserves portent sur la tenue du débat entre le chef de l’opposition officielle et le chef du gouvernement qui doit se tenir en période de session ordinaire et sur la nécessité d’introduire dans le texte sur l’opposition le droit de l’opposition de diriger une commission. -

PREVENTION – Trois jours de campagne de vaccination contre la poliomyélite pour prévenir la recrudescence des cas de paralysie flasque aigüe revenue dans certains districts
Antananarivo, 28 Juin, 15h55 – « Ouvrez vos portes aux agents vaccinateurs ». Le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique, a invité les parents à faire vacciner leurs enfants à l’occasion des trois jours de campagne de renforcement de la vaccination contre la poliomyélite ce lundi. Il a lui-même présidé la cérémonie de lancement de la campagne qui s’est tenue ce lundi à Ankazobe. « Nous ne pouvons pas accepter que nos enfants soient atteints de paralysie parce qu’ils n’ont pas été vaccinés », soutient-il.
Outre le renforcement de la vaccination contre la poliomyélite, les trois journées de campagne visent aussi à donner une supplémentation de vitamine A ainsi qu’à compléter les autres vaccins qui n’auront pas été administrés durant la période de l’épidémie. Dans son discours à l’occasion du lancement de la campagne, le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao a rappelé que « les vaccins prévus dans le programme élargi de vaccination (PEV) protègent les enfants de 28 maladies qui peuvent atteindre les enfants ».
« Madagascar a déjà fait partie des pays libérés de la poliomyélite, mais comme dans d’autres pays, celle-ci est revenue », alerte le ministre. Il souligne que « les cas détectés sont dérivés du vaccin ». « Mais le vaccin n’est pas le problème », ajoute-t-il très vite. « C’est quand es enfants ne sont pas vaccinés que le problème survient », poursuit-il. Il met en avant les risques représentés par la défécation à l’air libre des enfants vaccinés pour expliquer la présence des cas chez les enfants non-vaccinés.
« Le vaccin contre la polio est administré oralement, et quand un enfant vacciné va aux selles, le poliovirus atténué qui lui a été administré peut être évacué par les selles. Or, quand celles-ci sont jetées n’importe où, le poliovirus qu’elles contiennent peuvent atteindre les enfants non vaccinés », explique le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao. Outre la vaccination du maximum d’enfants, le ministre insiste aussi sur la nécessité de lutter contre la défécation à l’air libre.
Selon le ministre, 3.800.000 doses de vaccins contre la poliomyélite sont prévus être administrés durant les trois jours de campagne. La vaccination cible 85 districts dans 15 régions de Madagascar et concerne les enfants âgés de moins de cinq ans.Photo : Ministère de la Santé publique -

ASSEMBLEE NATIONALE – La Haute cour constitutionnelle limite le rôle du chef de l’opposition officielle au sein de l’Assemblée nationale
Antananarivo, 28 Juin, 7h40 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) donne son feu vert pour que le chef de l’opposition officielle soit un député élu. Elle précise néanmoins que ce futur chef de l’opposition devrait voir son rôle limité à l’Assemblée nationale. Dans une décision rendue vendredi, la Haute cour constitutionnelle (HCC) a déclaré non-conforme à la Constitution les dispositions de la proposition de loi sur le statut de l’opposition selon lesquelles le chef de l’opposition officielle dirige aussi bien l’opposition parlementaire que l’opposition extra-parlementaire. « L’opposition extra-parlementaire peut choisir un ou plusieurs chefs pour la diriger en dehors de toute procédure parlementaire », souligne la HCC dans un de ses considérants.
La HCC préconise ainsi que l’expression « opposition extra-parlementaire » soit extirpée de la proposition de loi. Elle rappelle également que le débat démocratique entre le chef de l’opposition officielle et du chef du gouvernement doit avoir lieu durant les sessions ordinaires du Parlement et non en dehors de l’espace parlementaire et des sessions ordinaires ainsi qu’il est proposé dans le texte soumis à son contrôle. Et comme ledit texte ne prévoit pas que l’opposition doit présider une commission au sein de l’Assemblée nationale, la HCC invite le Parlement à ajouter cette disposition.
En tant que chef de l’opposition choisi parmi les députés issus de l’opposition et par ceux-ci, le chef de l’opposition parlementaire jouit néanmoins de tous les droits et avantages du chef de l’opposition officielle prévus par la Constitution, contrairement aux chefs de l’opposition extra-parlementaire. Celui que l’opposition choisira pour être son chef au sein de l’Assemblée nationale devrait ainsi devenir vice-président de l’Assemblée nationale et bénéficier des « avantages matériels et protocolaires se rapportant à sa fonction ». Il devrait ainsi avoir droit à « une sécurité rapprochée, un véhicule de service et un passeport diplomatique ».
Dans la version initiale de la loi sur l’opposition, le chef de l’opposition officielle devait être choisi par les groupes politiques d’opposition. A défaut d’accord entre les groupes d’opposition, il devait être issu du « groupe politique d’opposition ayant le plus grand nombre de suffrages exprimés lors des élections législatives ». Cette loi avait prévu que si le chef choisi n’était pas un parlementaire, il devait bénéficier d’office d’un siège de député et devait siéger de droit à l’Assemblée nationale ». Sur la base de cette loi, des partis d’opposition avaient désigné Marc Ravalomanana chef de l’opposition.
Avec le nouveau texte en attente de promulgation, l’ancien président de la République ne devrait donc pas entrer à Tsimbazaza. Il devrait ainsi rester chef de l’opposition extra-parlementaire et ne devrait bénéficier d’aucun droit ni avantage dévolu au chef de l’opposition officielle. Si son parti adhère à la nouvelle loi, ces droits et avantages devraient plutôt revenir à un des députés de son parti qui est le groupe politique d’opposition majoritaire à l’Assemblée nationale.




