Catégorie : À la une

  • EPIDEMIE – 20 Mars-20 Juillet 2020, le point sur quatre mois de coronavirus à Madagascar

    EPIDEMIE – 20 Mars-20 Juillet 2020, le point sur quatre mois de coronavirus à Madagascar

    Madagascar annonce les trois premiers cas du coronavirus sur son territoire le 20 Mars. Des mesures ont été prises. Mais le pays étouffe. La maladie l’étrangle. Les décisions ne font pas l’unanimité. Quatre mois plus tard, le bilan est lourd avec plus de 7000 cas confirmés positifs et 62 morts. Le point sur quatre mois de lutte et de combat contre un ennemi invisible.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 20 Jolay 2020

    VAOVAO – MINUTE FLASH 20 Jolay 2020

    – VALAN’ARETINA : Niampy 104 ireo olona voan’ny coronavirus, olona 3 maty
    -FIANGONANA : Ny Monsenera Odon Marie Arsène Razanakolona no filoha mitantana ny FFKM
    – FIHIBOHANA : Lehilahy iray naratra noho ny fifandonana niaraka tamin’ny mpitandron’ny filaminana tany Ilakaka

  • DEPISTAGE DU CORONAVIRUS – Incursion dans les locaux du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M)

    DEPISTAGE DU CORONAVIRUS – Incursion dans les locaux du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar (LA2M)

    Quand le chef de l’Etat a inauguré le Centre médical Covid-19, il a promis que les résultats des tests PCR seraient disponibles au bout de 72 heures. Sauf que ce n’est pas toujours le cas. L’analyse des échantillons qui proviennent des différents centres de prélèvement demande du temps, et des précautions. Et quand des tests considérés prioritaires viennent doubler la longue file déjà en attente dans les laboratoires, les échantillons doivent forcément attendre, dans le froid. A moins de 30°C. Incursion dans les locaux du laboratoire des analyses médicales de Madagascar pour comprendre comment cela se passe.

    23 Juin 2020.
    Le laboratoire d’analyses médicales de Madagascar ou LA2M est inauguré en grandes pompes par le président de la République en personne.
    Andry Rajoelina promet qu’avec ce laboratoire malgache, Madagascar pourra réaliser plus de tests au coronavirus. Depuis cette date, les échantillons arrivent par centaines, tous les jours. Ils sont censés être analysés par ordre d’arrivée, mais quand des échantillons prioritaires arrivent, les autres doivent attendre. Le Dr Andry Andrianarivelo nous emmène dans les coulisses du laboratoire pour nous faire découvrir le voyage de ces échantillons,
    de leur arrivée au laboratoire jusqu’à la publication des résultats.

    Dr Andry Andrianarivelo
    Médecin biologiste – Responsable laboratoire LA2M
     » Quand l’emballage provenant d’un hôpital ou de la Direction de la veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et riposte (DVSSER) arrive au LA2M, il doit obligatoirement passer par la décontamination.
    Après, il faut enregistrer la personne qui a déposé les échantillons. Il y a un cahier pour cela. C’est un registre permettant de déterminer l’origine de l’échantillon, la personne qui l’a déposé. Tout est retracé dans ce cahier. »

    Les échantillons passent alors en laboratoire pour un processus complexe, le test PCR ou polymerase reaction chain. Et là, le responsable du laboratoire se lance dans un langage que seuls les initiés comprennent. Il parle d’ADN, d’ARN viral, d’extraction, d’élution, de fixation, de lavage, de programmation, d’amplification. Une fois entrés en laboratoire, les échantillons doivent passer par plusieurs étapes qui peuvent durer plus de quatre heures pour un seul échantillon. La première étape qui consiste à débarrasser l’échantillon de certaines substances afin d’en obtenir l’ARN nécessite 15 mn par échantillon.
    La deuxième étape consiste ensuite à extraire l’ARN à analyser. Elle va durer 1h30 pour un paquet de 24 échantillons. Quand l’ARN est extrait, il passe par ce qu’on appelle la phase d’amplification qui va durer 2heures. Pour cette phase, la machine RT/PCR peut traiter jusqu’à 384 échantillons.

    Dr Andry Andrianarivelo
    « Voici la machine qu’on utilise pour effectuer l’amplification. Il y a ce qu’on appelle la programmation. Cette machine peut traiter près de 384 échantillons en un instant. La durée de traitement de la machine peut durer 2 heures mais la programmation peut durer près de 30 minutes. Il faut ajouter cela avec toutes les étapes que j’ai cité avant, donc le processus est assez long. Ces images nous montrent que la personnes est malade parce que nous obtenons tous les gènes dont nous avons besoin. »

    Et quand les résultats sont obtenus, il faut effectuer la saisie des données et des résultats échantillon par échantillon.

    Dr Andry Andrianarivelo
    « Avant d’affirmer si la personne est négative ou positive, il faut effectuer une saisie des données. Dans ce document, on va avoir le nom, le prénom, l’âge, l’adresse, le numéro téléphone, le code, l’auteur du prélèvement, le code du laboratoire qui possède son propre code, les résultats bien entendus, la conclusion et les remarques éventuelles en fonction de chaque patient. »

    Avec pas moins de 200 échantillons qui atterrissent au quotidien au laboratoire, les files s’allongent inévitablement. Une machine RT/PCR peut traiter 384 échantillons en un seul passage de 2h, mais chaque échantillon, avant de passer en machine aura besoin de deux heures.
    Et plus si les files s’allongent. Or, il peut aussi arriver que certains échantillons se disent prioritaires, et les autres, ceux qui étaient là avant, doivent attendre.
    Et pour attendre, ils doivent rester au frais, au froid à une température de moins 20 ou moins 30°C

    Dr Andry Andrianarivelo
    « Comme le village Voara a besoin d’un outil pour emballer ses échantillons, nous devons libérer les glacières. Donc nous conservons les échantillons dans des réfrigérateurs avec une température en dessous de 20°. Celui-ci fait moins de 30 degré mais il n’y a pas de problèmes. »

    Au LA2M, ils sont quatre techniciens de laboratoire à travailler de façon permanente. Quatre autres ont été envoyés en renfort avant que l’un d’entre eux ne tombe malades. Ils sont donc sept techniciens de laboratoire à faire tourner le laboratoire et à faire sortir au quotidien les résultats d’au moins 200 échantillons, parfois plus de 400, qui leur parviennent.

    Dr Andry Andrianarivelo
    « Les résultats que nous lançons tous les jours varient. Le nombre le plus élevé que nous avons pu atteindre est de 488 résultats de tests. Parois nous en faisons 300 et parfois 250. L’une des explications c’est que si une erreur technique se produit au niveau du traitement des échantillons, on est obligé de revenir sur toutes les étapes, repartir à zéro. C’est ce qui explique que le traitement de certains échantillons doit être remis à plus tard parce que nous devons régler ce genre de problème. Ce problème technique n’affecte aucunement les résultats, mais parfois on se rend compte à la dernière minute que nous n’avons pas obtenu d’ARN, donc nous revoyons toutes les étapes afin de savoir si la personne est vraiment infectée ou pas par le virus de la covid-19. »

  • RECONFINEMENT – Jour 15 Antananarivo 20 Juillet 2020

    RECONFINEMENT – Jour 15 Antananarivo 20 Juillet 2020

    – Mahamsina 08h
    – Tsimbazaza 08h10
    – Ambanidia 08h15
    – Ankorahotra 08h20
    – Ankadivato 08h25
    – Andravoahangy 08h30
    – Ambodivona 08h35

  • CONFINEMENT – Une journée dans la peau d’un chauffeur de taxi

    CONFINEMENT – Une journée dans la peau d’un chauffeur de taxi

    Être chauffeur de taxi n’est pas toujours facile. Se lever le matin sans savoir de quoi la journée sera faite. Puis revenir chez soi avec les mains à moitié vide. Les taxi-be et les bus ne sont pas autorisés à circuler mais ce n’est pas pour autant que les taxis sont pris d’assaut. Pour beaucoup de Tananariviens, un taxi reste un luxe, même si ceux qui opèrent dans le secteur sont loin de rouler sur l’or. Heriniaina, Rijason, Eddy et Toky nous racontent leurs journées. Reportage.

  • PREVENTION DU CORONAVIRUS – Renforcer son système immunitaire avec des aliments

    PREVENTION DU CORONAVIRUS – Renforcer son système immunitaire avec des aliments

    Une alimentation saine et équilibrée constitue l’une des meilleures armes pour rester en bonne santé, et pour combattre les virus et autres microbes au cas où on en attraperait. Certains aliments, grâce aux nutriments qu’ils apportent, peuvent renforcer le système immunitaire. Une nécessité en ces temps de pandémie de Covid-19.

  • VAOVAO – MINUTE FLASH 17 JOLAY 2020

    VAOVAO – MINUTE FLASH 17 JOLAY 2020

    – CORONAVIRUS – Mitombo ihany koa ny isan’ny olona mitondra ny tsimok’aretina any amin’ny faritra
    – KRIZY CORONAVIRUS – Nanamafy ny fiantsoana vonjy amin’ny mpitondra fanjakana ny mpisehatra amin’ny fizahan-tany.
    – VAROTRA : Mitetina 40 000 Ar ny kilaon’ny lavanila maitso any Atsinanana

  • ATTROUPEMENT A AMBOHIPO – Le HVM demande la libération de Rolly Mercia

    ATTROUPEMENT A AMBOHIPO – Le HVM demande la libération de Rolly Mercia

    Le parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) monte sur le front après le placement en détention préventive de Harry Laurent Rahajason, un des membres de son bureau politique. L’ancien ministre de la Communication est, entre autres, accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

  • DEPISTAGE DE LA COVID-19 – Les échantillons provenant du village Voara et de l’administration se bousculent au LA2M

    DEPISTAGE DE LA COVID-19 – Les échantillons provenant du village Voara et de l’administration se bousculent au LA2M

    Avec la mise en place du Laboratoire des analyses médicales de Madagascar ou LA2M, Madagascar a pu augmenter le nombre de tests de la Covid-19 par jour. Depuis son ouverture jusqu’à ce jour, le laboratoire LA2M situé à Androhibe a pu recevoir près de 6000 échantillons. Difficile cependant de déterminer le nombre d’échantillons reçus par jour. A défaut, les responsables s’assurent de retracer tous les échantillons reçus. Et ces derniers jours, les prélèvements venant des différentes administrations se sont multipliées.

  • COMMERCE – Le prix de départ de la vanille verte fixé à 40000 ariary à Mahanoro

    COMMERCE – Le prix de départ de la vanille verte fixé à 40000 ariary à Mahanoro

    Antananarivo, 17 Juillet, 13h35 – Un prix plancher fixé pour la vanille verte dans la région Atsinanana. « Après discussions, il a été convenu que le prix de départ de la vanille verte ‘tout venant’ sans distinction de qualité est de 40000 ariary », indique le gouvernorat de la région sur sa page Facebook. L’idée est donc que les acheteurs ne paient pas le kilo de vanille verte au-dessous de ce prix, quelle qu’en soit la qualité ou la maturité. « Les représentants de l’Etat veillent », avertit le gouvernorat, précisant néanmoins que « les négociations se font entre les vendeurs et les acheteurs ». « Les négociations et les marchandages sont plus ou moins rudes en ce début de campagne », indique le gouvernorat qui reconnaît que « le prix de la vanille verte a effectivement baissé ».

    ✅Dans la Sava, les acheteurs ont accepté de remonter leur prix jusqu’à 70000 ariary à la fin de la deuxième journée de campagne, mais aucun accord n’a encore été trouvé avec les producteurs qui demandent 150000 ariary. Pour les planteurs, « les prix proposés par les collecteurs sont largement inférieurs à ce que nous espérons », ainsi que le confie Antilahy Jaomanesy, cultivateur dans la commune Ambinany Andravory. « Les gens n’imaginent pas tout ce que nous souffrons depuis la première fleur jusqu’à la récolte », glisse-t-il expliquant son attente. L’année dernière, les planteurs pouvaient encore vendre leurs produits entre 160000 et 220000 ariary le kilo.

    ⭕️Sauf que les paysans n’ont pas toujours le dernier mot dans la filière vanille. L’importance des volumes de production et la baisse de la demande internationale consécutive à la flambée des prix de ces dernières années a entraîné une chute du cours international de l’épice. Fin 2019, le prix FOB de la vanille préparée de qualité gastronomique était déjà à 310 dollars le kilo, alors qu’en début de campagne, le kilo se négociait encore entre 550 et 600 dollars le kilo.

    ?Pour éviter une chute brutale des prix, le gouvernement a imposé en mars un prix de référence minimum de 350 dollars pour un kilo de vanille préparée. Mais « le prix de la catégorie gastronomique de la plus haute qualité se négociait déjà en dessous de ce niveau minimum », indique Marcel Goldenberg, responsable des prix chez Mintec, fournisseur britannique de données mondiales dans une récente interview parue sur le site commodafrica. « Aucun acheteur n’était prêt à payer plus de 350 dollars le kilo », poursuit-il. Et la tendance est loin de s’améliorer à l’ouverture de la campagne 2020-2021.

    ?En raison de la flambée des prix de ces dernières années, certains acheteurs internationaux ont préféré miser sur la vanilline de synthèse. D’autres ont commencé à lorgner d’autres origines. La baisse de la qualité de la vanille de Madagascar en raison des récoltes précoces de la vanille verte, autre conséquence de la flambée des prix, n’a pas amélioré les choses.

    Photo : Gouvernorat d’Atsinanana