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  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Toute une littérature, la carte postale

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Toute une littérature, la carte postale

    Carte postale : qui s’en souvient seulement encore ? Mais, comment connaître quand on n’en a jamais envoyée ni reçue…

    Dans les vieilles affaires de famille, j’en ai retrouvé qui ne portaient pas le timbre dont le cachet faisait foi. Des cartes postales mises sous enveloppe : sans doute, pour mieux les conserver ; à moins que ça n’ait été pour en soustraire le texte à la curiosité des facteurs du petit village qu’est notre société. D’autres encore restées vierges de toute inscription : «souvenirs». Telle cette représentation des «Ambassadeurs» (1533) de Holbein (1497-1543), avec sa fameuse anamorphose, que j’ai achetée pour me la garder.

    Il y a à peine un quart de siècle, on pouvait acheter des cartes postales UNESCO ou UNICEF, histoire de contribuer à la Culture ou de donner à l’enfance tout en souhaitant Bonne Année. Certes, le format carte postale n’autorise pas toute une littérature mais, bien avant le nombre maximal de signes sur Twitter et le statut «public» des posts sur Facebook, la nudité d’une carte postale incitait d’instinct à la pudeur.

    Il y avait la carte postale minimaliste : un texte au format timbre poste encore plus court que l’adresse sur la colonne en vis-à-vis. C’était l’ancêtre des SMS obligatoires, figures imposées, par principe et pour la forme : «Je quitte», «Bien arrivé». Heureusement, il y avait également des cartes postales plus disertes dont la bienveillance se devine dès le choix de l’image : même à fort tirage, elles n’étaient jamais anonymes. Il y avait aussi des cartes postales très inspirées dont le texte a vite fait de remplir l’espace dédié pour se continuer dans la marge, verticalement, en petits caractères, bien serrés.

    Mon texte n’aurait pas pu tenir dans le format A6 de la carte postale standard. Ah, la carte postale, toute une littérature !

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – La fin du monopole sur la fibre optique en marche

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – La fin du monopole sur la fibre optique en marche

    Un décret publié le 3 décembre autorise un deuxième opérateur à construire des liaisons nationales en fibre optique. Annoncé depuis mi-2019, celui-ci brise une situation monopolistique établie par le texte initial pendant plusieurs années.

    Un pas de franchi. Le marché de la fibre optique est sur le point de s’ouvrir à un autre opérateur. La libéralisation de cette technologie commence à se matérialiser avec la publication du décret qui met fin à une situation monopolistique de Telma SA.

    Le décret, modifiant et complétant certaines dispositions portant cadrage de la mutualisation dans le secteur des télécommunications, a été signé par le Secrétaire Général du Gouvernement, Razanadrainiarison Rondro Lucette, le 3 Décembre. « Le texte n’est pas encore publié dans le journal officiel. Une fois cette étape réalisée, tout le monde aura connaissance du décret », assure Ranesa Firiana Rakotonjanahary, Secrétaire Général du ministère des Postes, des télécommunications et du développement numérique, répondant ainsi à tout soupçon de discrétion autour du décret.

    Ce texte modifié et complété dispose que, « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ». Or, selon les données du dernier recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), la population de la Grande île a dépassé le seuil de 25 millions d’habitants en 2018.

    Jusqu’ici, seul un opérateur, en l’occurrence Telma SA, était autorisé à revendre la capacité nationale de transmission de fibre optique. Si le déploiement des infrastructures n’était pas interdit aux autres opérateurs, ces derniers n’avaient « pas le droit de construire, d’installer ou de déployer de nouvelles capacités de transmission en fibre optique dupliquant les liaisons nationales existantes », selon le décret initial, pris en 2014.

    En vertu du principe « du partage des infrastructures actives et passives de télécommunication et de la mutualisation des ressources entre les opérateurs », ils devaient plutôt louer les services du seul opérateur backbone autorisé qu’est Telma SA. Déployée sur les axes les plus rentables, dont celui d’Antananarivo-Toamasina, la capacité nationale est, par exemple, revendue aux autres opérateurs à un prix dont le plafond est fixé par l’État.

    Au mois de Mai, Christian Ramarolahy, ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, avait indiqué que la situation monopolistique n’était plus acceptable. Il avait soutenu que « l’ouverture du marché pour le développement des infrastructures est aujourd’hui une priorité pour le ministère ».

    Rentabilité

    Avec le décret, modifié et complété, de ce mois de Décembre 2019, le monopole de Telma deviendra plus tard un duopole. En ouvrant à un deuxième opérateur le marché de la revente de la capacité nationale, le gouvernement effectue un premier pas vers la libéralisation du marché de la fibre optique.

    L’objectif du ministère des Postes, des télécommunications et du développement numérique, ainsi que l’indique le récent décret, est de « garantir une meilleure qualité de service et de permettre la mise en place d’une saine concurrence ». Une « saine concurrence » souhaitée pour aboutir, entre autres, à la baisse du tarif d’accès. Entre-temps, le gouvernement n’en encourage pas moins la mutualisation sur le backbone, et les autres opérateurs titulaires de licence doivent louer les services de l’un ou de l’autre opérateur backbone autorisé.

    Pour l’instant, l’on ignore qui sera le deuxième opérateur backbone. Mais Orange et Airtel ont déjà publiquement fait part de leur volonté d’investir dans la construction d’infrastructures dès que le gouvernement aura cassé la situation monopolistique de Telma SA. Selon Firiana Ranesa Rakotonjanahary, les critères auxquels les opérateurs backbone devraient obéir devraient faire l’objet d’un prochain texte d’application.

    L’annonce de Christian Ramarolahy sur la nécessité de briser tout monopole, et ainsi l’ouverture de la construction des liaisons nationales en fibre optique à d’autres opérateurs au mois de Mai avait provoqué une guerre de communication entre les opérateurs. Les sociétés Orange et Airtel sont montées rapidement au créneau pour accueillir favorablement ladite annonce. Elles avaient évoqué l’idée selon laquelle l’ouverture à la concurrence dans le secteur devrait permettre de faire baisser les prix et ainsi d’améliorer les zones de couverture sur la Grande île.

    En revanche, pour Telma SA, il s’agissait, à l’époque, plutôt « d’une fausse bonne idée », selon Patrick Pisal Hamida, son administrateur directeur général. Ce dernier avait soulevé que tout nouvel opérateur backbone chercherait d’abord à rentabiliser ses investissements et ne pourrait pas, de ce fait, réduire les coûts de la transmission. Il avait laissé entendre la possibilité de revoir à la hausse le tarif de Telma dans les zones non-dupliquées pour amortir ses investissements. Puis il avait suggéré la diminution du taux des droits d’accises sur la télécommunication comme solution pour aboutir à cette baisse du tarif de la fibre optique, en vain.

    En tout cas, avec ce décret signé, le gouvernement avance dans la réalisation de sa politique. Mais il reste encore des chantiers ouverts avant d’atteindre les objectifs fixés. Il s’agit, entre autres, de la publication du texte d’application dudit décret et le choix du deuxième opérateur. Tout cela, sans perdre de vue, la nécessité du développement de la formation dans le secteur des nouvelles technologies afin d’accroître encore plus la valeur ajoutée réalisable.

  • LES CANYONS D’ANKARAFANTSIKA

    LES CANYONS D’ANKARAFANTSIKA

    LES CANYONS D’ANKARAFANTSIKA – Situé à 100 km de Mahajanga, sur la RN4, Ankarafantsika figure parmi les principales attractions dans la partie Ouest de Madagascar. Une exploration du circuit des canyons est fortement conseillée ; une visite à faire absolument au moins une fois dans sa vie.

  • ZAPPING DU WEB DÉCEMBRE 2019

    ZAPPING DU WEB DÉCEMBRE 2019

    ZAPPING DU WEB : Une sélection de vidéos qui nous ont marqué ce mois de décembre.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Dessine-moi le changement de mentalités

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Dessine-moi le changement de mentalités

    Le choc des photos, le poids des mots, la liberté du dessin. Street Art, dessine-moi les droits des enfants. Street Art, dessine-moi la dignité de la femme. Des dessins, suffisamment haut en couleurs pour ne pas passer inaperçus, décorent depuis quelques semaines la rue d’Ankadilalana, qui descend ou qui monte selon que l’on parte de Tsimbazaza ou qu’on l’emprunte depuis Mahamasina.

    Dessine-moi l’instruction. Sortir de la dépendance économique passe par l’instruction : elle permettra à la femme de prendre conscience de ses capacités, d’accéder ensuite à un marché toujours plus qualifié du travail, et d’éduquer dans le même sens «moderne» ses enfants, filles ou garçons : un futur mari violent, c’est un jeune garçon qu’une femme, sa mère, aura oublié de sensibiliser à la dignité de la femme.

    Davantage d’instruction fera également prendre conscience de la perversité de certains adages a priori sympathiques comme «miteraha fito lahy fito vavy» (ayez sept garçons et sept filles) alors qu’il expose dangereusement notre société du tiers-monde à une explosion démographique en même temps qu’il enferme la femme dans un rôle de «reine des abeilles» ou de poule pondeuse, juste bonne pour les grossesses multiples.

    Dessine-moi l’éducation. S’il peut sembler trop tard d’instruire pareillement les «Raiamandreny» de la génération précédente, le temps leur est compté avant que ne s’installent dans les mentalités de nouveaux paradigmes contre nombre de pesanteurs sociales : la victime est comme prise en étau entre, d’une part, la honte que pourraient ressentir ses parents si elle s’avisait de faire «misintaka» et, d’autre part, la possible hostilité de ses propres enfants si elle portait plainte contre le père mais époux violent.

    Ces dessins sur les murs de la Ville portent dans la rue des thématiques trop souvent occultées. À Mahamasina-Est, au pied de la colline qui porte le Rova, un bureau contre les «VSBG» (violences sexuelles et basées sur le genre) a ouvert. Les femmes policières avaient reçu une formation ad hoc. Ici, les lieux sont sécurisés par une présence militaire. Fichtre.

    Dessine-moi le changement des mentalités. Là, en face, du bureau. À deux pas du «Bazar du Quartier». Que la prévention ne soit plus policière ou militaire, mais dans les têtes.

  • TOETR’ANDRO : HISY RIVO-DOZA HIFORONA AMIN’NY FARAN’NY HERINANDRO

    TOETR’ANDRO : HISY RIVO-DOZA HIFORONA AMIN’NY FARAN’NY HERINANDRO

    TOETR’ANDRO – Hivadika rivo-doza amin’ity faran’ny herinandro ity ilay andro ratsy niforona tao atsinanan’ i Madagasikara. Io no nambaran’ny tompon’andraikitra ao amin’ny Sampana mpamantatra ny toetr’andro eny Ampandrianomby. Tsy tokony hahakasika an’i Madagasikara anefa izany hoy hatrany izy ireo.

  • FAMPIOMEHEZANA AMIN’NY ENDRINY HAFA

    FAMPIOMEHEZANA AMIN’NY ENDRINY HAFA

    FAMPIOMEHEZANA – Nitafatafa tamin’ny « Les bavales » izahay ary nanome fanazavana izy ireo mahakasika ireo horonana-tsary mampiomehy nozarainy teto amin’ny tambazotran-tserasera, telo volana lasa izay.

  • MBOLA MISY NY TOLONA MILA ATAO

    MBOLA MISY NY TOLONA MILA ATAO

    MBOLA MISY NY TOLONA MILA ATAO – Nanamarika ny tantaran’i Madagasikara ireo tolona maro nifanesy.

  • RÉUSSIR NATURELLEMENT

    RÉUSSIR NATURELLEMENT

    PORTRAIT – Stannie Rameliarison, une jeune femme âgée de 24 ans, est à la tête de son entreprise spécialisée dans la production de fruits et légumes séchés. Une success story à la malagasy, portant la fierté d’un label « Vita Malagasy ».
  • PHILATÉLIE

    PHILATÉLIE

    Portrait de Mandimbiharisetra Ainimpanana, jeune philatéliste passionné depuis une dizaine d’années.