Navoakan’ny Komity mahaleotena mikarakara fifidiana (CENI), androany 09 desambra, ny valim-pifidianana vonjimaika tamin’ny fifidianana Ben’ny tanàna sy ny Mpanolontsain’ny tanàna, izay notanterahana ny 27 novambra lasa teo. Nandritra izany lanonana izany no nanambaran’ny filohan’ny Ceni, Heriniaina Rakotomanana, fa fiarahan’ny rehetra miombona no hahafahana manadio ny lisi-pifidianana. Maro koa ireo lesoka tokony harenina na teo aza ireo dingana efa vita hoy hatrany ny tenany.
Catégorie : À la une
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ÎLES ÉPARSES – LES MALGACHES UNIS POUR UNE SEULE CAUSE
C’est parti pour les consultations nationales sur les îles Éparses. Toutes les forces vives de la nation ont été invitées à apporter leurs avis, suggestions ou propositions en vue de récupérer les îles malgaches : Nosy Sambatra, Nosy Nandalova, Nosy Bedimaky et Nosy Antratrambiavy ou Nosy Ampela.
Ces consultations, initiées par le gouvernement malagasy s’avèrent primordiales avant la suite des discussions avec la partie française.
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VACANCES PARISIENNES
Rencontre romantico-politique entre Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina à Paris, mais pour quel motif, pour ce réchauffer mutuellement durant le rude hiver de la capitale française, et partager ainsi les souvenirs d’une belle époque révolue ? Vacances parisiennes pour deux ex-présidents en manque de sensations et de pouvoir ? Mais par miracle ces deux là pourraient s’embrasser fraternellement [quand on sait leurs différents] ? Franchement à Madagascar, quand cela concerne la politique, même le meilleur scénariste de télénovelas, ou d’histoires à l’eau de rose, ne pourrait inventer de tels rebondissements…
Car il est plus qu’évident que sur la Grande île, en politique, les meilleurs ennemis d’hier deviennent souvent l’idylle d’aujourd’hui, avant que l’un d’eux ne passe pour le cocu de demain. Messieurs ! Nous ne croyons pas au hasard, et en avons marre du cinéma, surtout si la crédibilité des auteurs peut être remise en doute ! Mais laissez nous vous dire, preuve en est le taux de participation aux urnes, que la majorité silencieuse est devenue aujourd’hui le premier pouvoir démocratique de Madagascar. Une épée de Damoclès, pour tous les politiciens, au pouvoir ou non, quelle que soit leur couleur (bleu, orange, bleu dégradé en vert, rouge, nouvelle, ancienne, ou modifiée par des couches successives à en perdre son latin).
À l’aube de 60 années d’Indépendance, notre pays, notre terre, n’a que trop vécu dans la manipulation, la politique d’un autre temps, l’infantilisation de masse, sans pour autant que ce ne soit en majorité la faute d’une puissance étrangère [trop facile de leur jeter la première pierre]. Pitié ! Arrêtons de déformer la « Démocratie » [Forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple], comme bon nous semble, et au détriment des nôtres, que l’on soit au pouvoir ou non d’ailleurs. Messieurs ! « Dans une guerre il n’y a ni vainqueurs ni vaincus: il n’y a que des victimes », si l’on rapporte cette phrase de Michel del Castillo dans le contexte malagasy de la politique, il n’y a qu’une certitude, les victimes c’est nous, et jamais les dirigeants…
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Nommer un pays, c’est écrire son histoire
En 1891, devant l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Grandidier de l’Académie des Sciences lisait une note qu’on peut résumer en cinq points : 1.Madagascar n’est pas le nom sous lequel les habitants désignaient leur île ; 2.Marco Polo, racontant son voyage en Asie de l’année 1290, désigna sous le nom de Madagascar une région sur la côte orientale africaine ; 3.Martin Behaim mit, au Nord de Zanzibar, sur son globe de 1492, une île sous le nom de Madagascar ; 4.le Portugais Diogo Diaz «découvrit» la Grande île le 10 août 1500 et la marqua sous le nom de «Sao Lourenço» ; 5.Oronce Finé fondit en une seule île le Saint-Laurent des Portugais et le Madagascar imaginaire de Behaim. On était en 1531.
Ceux qui écrivent l’histoire et dessinent les cartes, font l’histoire. Un récit légendaire ici, une approximation là, le mythe des «grandes découvertes» partout : et c’est un malentendu originel qui finit par désigner leur île à l’insu de ses habitants et donner à ceux-ci, sans qu’ils le sachent d’abord, un nom finalement d’emprunt : Madagas (Waldseemüller, 1516), Madagaskarsche (Frederick Van Houtman, 1595), Malégass (J.R. Forster, 1772)…
Buki en swahili, Komr pour les Arabes, Wak-Wak (de l’Ouest) chez Ibn al-Faquih écrivant au 10ème siècle, Kouen-louen (de l’Ouest) dans des textes chinois : l’archipel des Foko peuplant l’île ne faisaient pas encore nation et chaque ethnie n’avait baptisé que la région de son établissement. Il y avait des Merina, des Betsileo, des Sihanaka, des Antemoro, des Sakalava, des Antankarana, des Antandroy, des Antanosy, des Betsimisaraka, des Tanala, des Antesaka, des Mahafaly, des Tsimihety, des Bara, des Vezo, des Antefasy, des Bezanozano, des Antambahoaka, mais pas de Malgaches unis. Antanandro, Antandrano, Ampatrana, Anala, Antsiraka : mais toujours pas de Malgaches. Dix-huit ? La première carte ethnique, établie par Alfred Grandidier et publiée en 1908, en dénombrait vingt-cinq…
Qui dénombre, qui détaille, qui classifie, qui catégorise, qui nomme. Plusieurs toponymes de la Grande île et ses dépendances sont clairement portugais : Joao de Noua, capitaine du navire «Flor de la mar», laissa son nom à l’île Juan de Nova (janvier 1506) ; la déformation de la graphie d’Antonio Gonçalves donna le nom de la baie d’Antongil (février 1506) ; la baie de Diégo-Suarez porte le nom de Diogo Soares qui y fut envoyé en 1543. Signalons le tracé de la «Ilha de Sam Lourenço» (Madagascar), «extraordinairement exact pour son époque», qui est l’œuvre de Francisco Rodrigues (1513-1515).
Pour la petite histoire, longtemps, les géographes s’étaient demandés si Juan de Nova n’était pas Nosy-Vao, que fréquentaient les pêcheurs sakalava, mais que l’histoire retiendra comme ayant été «découverte» par le grand Alfonso Albuquerque (1453-1515), futur vice-roi des Indes.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Une allégation pour la peine de mort
6 décembre 2019, une dépêche de l’AFP annonçant l’exécution par la police indienne de quatre violeurs fait le tour des rédactions. Les violeurs avaient été arrêtés la semaine dernière après le viol collectif d’une vétérinaire de 27 ans qu’ils avaient enlevée, après avoir crevé un pneu de son scooter. Leur forfait accompli, ils l’avaient tuée et brûlé son corps. La foule en colère avait failli les lyncher dans le commissariat où les violeurs étaient détenus : une parlementaire aurait justement voulu les voir «lynchés en public» ; un autre parlementaire avait réclamé leur castration ; la sœur de la victime a fait part de sa joie. À l’annonce de leur exécution sommaire par la police, une partie de la population de Hyderabad a publiquement applaudi à cette justice faite.
Le 16 décembre 2012, à bord d’un bus de New Dehli, une étudiante de 26 ans était violée par six individus qui l’achevèrent en l’empalant avec une barre de fer. Le 29 décembre, Jyoti Singh, mourra d’une hémorragie interne dans un hôpital de Singapour, où le Gouvernement indien l’avait envoyée pour soins. Sur les six accusés, quatre sont condamnés à mort. Un, mineur au moment des faits, est condamné à trois ans de prison. Le chauffeur du bus se suicide dans sa cellule avant le procès.
Il était 21 h 30 dans cette métropole moderne, et qu’on pensait civilisée, de New Dehli. Jyoti Singh rentrait chez elle après avoir été au cinéma. Elle travaillait dans un call-center d’IBM pour financer ses études de physiothérapie. L’opinion publique indienne s’était émue de son cas et de vives protestations s’ensuivirent que la police avait brutalement réprimées.
Le 3 décembre 2017, le journal anglais The Guardian demandait : «Cinq ans après le viol collectif et l’assassinat de Jyoti Singh, qu’est-ce qui a changé pour les femmes en Inde» : 33.000 viols étaient encore recensés en 2017. Les parents de Jyoti Singh ne comprenaient pas, que cinq ans après leur condamnation à mort, et sept mois après la confirmation de la peine capitale par la Cour suprême, les agresseurs de leur fille n’avaient toujours pas été exécutés.
POST-SCRIPTUM : Le 10 décembre, la photographe espagnole, Sofia Moro, exposera au Cercle Germano-Malagasy/Goethe Institut et un débat s’ensuivra sur le thème de «Who deserves to die : an allegation against the death penalty». Qui mérite de mourir et qui mérite la peine de mort ? Les violeurs de Jyoti Singh et les violeurs des 33.000 victimes indiennes. Pour ne citer qu’elles. Les droits de l’homme et de la femme, constamment convoqués au chevet des assassins, des violeurs et des kidnappeurs, sont faits également pour les gens normaux qui ne pensent ni à assassiner ni à violer ni à kidnapper.
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LITCHI : QUAND LES JEUNES PRENNENT LEUR DESTIN EN MAIN
Des jeunes planteurs de litchi dans l’est de Madagascar ont décidé de prendre leur destin en main. Ils se sont regroupés dans une association appelée Tambatra. Ils militent pour l’intérêt des producteurs en leur garantissant un meilleur prix pour leurs produits.
L’Association Tambatra regroupe 300 jeunes spécialisés dans les filières agricoles et artisanales. Les membres ont ainsi trouvé un moyen de créer une meilleure valeur ajoutée et des emplois.
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HABA – HANOHANA NY MIOMPY IREO LOHOLONA
HABA – HANOHANA NY MIOMPY IREO LOHOLONA : Nihaona tamin’ireo mpikambana eo anivon’ny Antanimieran-doholona ny Malagasy professionels de l’Elevage (MPE), fikambanana iray misehatra amin’ny fiompiana. Ny fitakiana ny fanalana ny haba amin’ny katsaka sy ny varim-bazaha no votoatin-dresaky ny roa tonta.
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HABA HO AN’NY KATSAKA SY NY FAIKA : MANOME SOSO-KEVITRA NY MPE
HABA HO AN’NY KATSAKA SY NY FAIKA – Nanome soso-kevitra ho solon’ny fandoavana haba amin’ny katsaka sy faika, ireo mpiompy sy mpandraharaha mikambana, eo anivon’ny Malagasy Professionnels de l’Elevage (MPE). Nandritra ny fihaonana niarahan’izy ireo tamin’ny mpikambana eo anivon’ny Antenimieran-doholona, androany faha 06 desambra, no nanambarany izany.
Hetra araka ny isam-biby, na arakaraka ny velaran’ny dobo (raha trondro no ompiana), no hitan’izy ireo fa mety indrindra ho an’ny sehatry ny fiompiana. -

VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Le foot, c’est du sérieux.
Le site de France-Football, le journal qui a inventé le Ballon d’Or, renseigne qu’ils étaient 176 jurés pour désigner le Ballon d’Or 2019.
Ceux qui prétendent que le Sénégalais Sadio Mané (Liverpool) n’a pas reçu le Ballon d’Or parce qu’il est Africain, découvriront que les journalistes africains ont voté Messi devant Sané. Plutôt que de penser à un vote raciste ou souhaiter un quota de discrimination positive qui ne stigmatise que ceux qui en ont besoin, pourquoi ne pas accepter que les journalistes africains savent (désormais*) voter simplement pour les meilleurs : 1.Messi (Argentine, 187 points), 2.Sané (Sénégal, 170), 3.van Dijk (Pays-Bas, 154), 4.Ronaldo (Portugal, 111), 5.Salah (Égypte, 68).
*Désormais, parce que, de mémoire, un journaliste malgache avait eu l’idée saugrenue de glisser le nom d’un compatriote parmi les meilleurs joueurs du monde. Allons, un peu de sérieux. Quoique : le journaliste sénégalais avait quelques raisons objectives de penser que son «pays» méritait le Ballon d’Or 2019…tout comme le journaliste argentin qui a voté Messi…ou le panéliste portugais qui a voté pour Ronaldo… Au moins, ces trois joueurs évoluent-ils chez la Confédération la mieux organisée (UEFA), dans trois des quatre meilleurs championnats du monde (Angleterre, Espagne, Italie) et au sein de trois clubs historiques (Liverpool, Barcelone, Juventus) régulièrement sociétaires de la (vraie) Ligue des Champions, la compétition inter-clubs la plus relevée au monde.
Cette année, un trophée Lev Yachine, du nom du seul gardien de buts à avoir remporté le Ballon d’Or en 1963, a été inventé pour «consoler» les goalkeepers dont les multiples parades ne seront jamais aussi spectaculaires qu’un improbable retourné acrobatique dès 40 mètres à la Zlatan Ibrahimovic ou un somptueux coup-franc dans la lucarne de Lionel Messi. Le gardien brésilien Alisson Becker (7ème au général) en fut le premier lauréat et, n’était-ce le handicap de son poste particulier, il devance ses coéquipiers van Dijk (2ème), Sané (4ème), Salah (5ème), au niveau palmarès 2019 avec la Ligue des Champions et la Copa America.
Entre 2010 et 2015, le jury avait été étendu aux membres de la Commission de football de la FIFA ainsi qu’aux sélectionneurs des 208 pays membres de la Fédération internationale. Depuis, France-Football a repris la propriété du Ballon d’Or et restauré le vote du seul panel de journalistes. L’an dernier, le trophée Kopa est venu récompenser le meilleur joueur de moins de 21 ans : en hommage à Raymond Kopa, Ballon d’Or 1958, ce prix est décerné par un jury composé des anciens Ballon d’Or. Des gens censés bien connaître le football.
Coïncidence ou compétence ? Les jurés des Seychelles et de Nouvelle-Zélande, deux pays qui ne brillent pas particulièrement pour leur football, sont les deux seuls à avoir placé le top 5 du Ballon d’Or dans l’ordre : 1. Lionel Messi (Argentine, Barcelone), 2. Virgil van Dijk (Pays-Bas, Liverpool), 3. Cristiano Ronaldo (Portugal, Juventus Turin), 4. Sadio Mané (Sénégal, Liverpool), 5. Mohamed Salah (Égypte, Liverpool).

