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  • ? ICI C’EST MADAGASCAR !

    ? ICI C’EST MADAGASCAR !

    En diplomatie, l’existence d’un « différend » est un terme lourd de sens. Enfin, on se met à rêver que francophonie ne soit plus le synonyme de colonie ! Enfin, un différend avec la France sur le dossier épineux des îles Éparses, ou pardonnez-nous, correction importante, sur le dossier des îles malagasy, car oui, « ici c’est Madagascar ! » et ces territoires, même sans noms malagasy, sont rattachés à la Grande île. Fin du débat. Oui, nous pouvons débattre sur les intérêts communs, qu’ils soient environnementaux, économiques, sécuritaires, ou même sur une co-gestion dont les modalités seraient à définir, mais pas sur l’essentiel.

    Certes, on aurait aimé entendre le premier ministre, Christian Ntsay, dire cette phrase, devant ce lieu fort de l’histoire de Madagascar, qu’est le palais d’Andafiavaratra, en réponse à la propagande franco-française de Macron sur les Glorieuses, avec sa remarque cinglante « ici c’est la France »; mais à regarder de près le communiqué conjoint, sous l’angle de la « décolonisation inachevée », pour une fois, il semblerait que Madagascar tienne tête à l’ancienne puissance coloniale. Cet angle juridique, du droit international, nous ramène à « la restitution de la souveraineté de Madagascar sur ces îles […] une question devant être abordée préalablement à l’examen et à l’adoption d’une solution commune de développement », pouvait-on encore lire. Ouf, Madagascar ne s’est pas agenouillé à la première escarmouche, et grande première, on demande quelque chose à la France (la restitution), sans que cela soit lié à de la mendicité !

    Mais quelle mouche a donc piqué Macron ? En fait, elles seraient plusieurs, sous les noms de « protection de l’intégrité du territoire » et de « défense de la souveraineté de la France », ce en tant président de la République, car c’est aussi pour ces motifs qu’il est l’heureux locataire de l’Élysée. Cependant, si celui-ci souhaite prolonger son bail, il n’a pas d’autres choix que de montrer les muscles, car dans la jungle politique, les hyènes, ces charognards, n’attendent que les signes de faiblesse, pour monter en épingle ces confettis de l’océan Indien. Il n’est cependant pas le seul à devoir montrer de la détermination, car ses obligations sont similaires à celles de Rajoelina…

    1960-2020, 60 ans d’Indépendance inachevée, dans tous les domaines (nullement besoin de rappeler notre situation socio-économique), et pas que pour celui des îles malagasy donc (alias les îles Éparses). Les attentes de la population sont indéniables face à l’ancien colonisateur, mais également face à leurs dirigeants. Le ton est donné, rendez-vous prochainement à Paris, et que les Présidents respectifs affutent leurs armes, car les hyènes sont aux aguets… cherchant la défaillance dans la défense de l’intégrité et de la souveraineté de la Nation.

  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Bisbilles franco-françaises sur les îles malgaches

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Bisbilles franco-françaises sur les îles malgaches

    Pour les médias français, la consultation franco-malgache sur les îles Glorieuse, Juan de Nova, Bassas da India et Europa, est un non-événement. Il est vrai que, la France revendiquant le deuxième espace maritime au monde, avec tout de même l’appoint de ces «confettis», son opinion publique et ses médias ne vont pas chaque fois s’émouvoir pour un Clipperton ici, un Tromelin là, un Juan de Nova ailleurs. De toutes manières, c’est bien connu, toutes ces îles sont loin, très loin.

    Je doute qu’un seul électeur de ces députés français qui bloquent l’accord-cadre franco-mauricien sur Tromelin, ait jamais entendu parler de cet îlot perdu dans l’Océan Indien : «1761, l’Utile, esclaves oubliés». Pas plus qu’ils sachent c’est quoi et où Glorieuse avant qu’un président de la République ne s’y rende.

    Il faut être vraiment mal intentionné pour, comme le Rassemblement National, se fendre d’un communiqué comminatoire : «Le Rassemblement National s’est toujours fermement opposé à toute tentative de remise en cause de la souveraineté française sur nos territoires ultramarins (…) Toute remise en cause de la souveraineté sur une partie du territoire sous souveraineté française est un manquement aux prérogatives du président de la République (…) Le Rassemblement National s’oppose fermement à toute ouverture de négociations avec Madagascar sur la gestion et la souveraineté des îles éparses».

    On l’aura compris, la petite escapade d’Emmanuel Macron sur une plage des Glorieuses, au mois d’octobre 2019, le fameux «Ici, c’est la France», était à usage interne. Pour calmer le Rassemblement National, par exemple. Mais, pas seulement.

    En 2013, un front «transpartisan» avait réuni UDI, LR et PS pour dénoncer l’accord-cadre signé le 7 juin 2010 entre la France et l’île Maurice, à propos de Tromelin. Et pourtant, le projet de loi qui, deux ans plus tard, allait le faire approuver au Sénat français, présentait cet accord-cadre comme «un régime juridique original en droit international», «une cogestion qui ne préjuge pas de la position respective des deux parties en ce qui concerne leur souveraineté», «une démarche pragmatique et novatrice visant à dépasser le différend territorial en établissant un partenariat actif».

    Déjà à usage interne, franco-français, le ministre d’alors de l’outre-mer dut se rendre sur l’île de Tromelin pour bien marteler sur place que «c’est un accord de cogestion, pas un partage de souveraineté». En vain. Les mêmes parlementaires allaient de nouveau s’opposer à l’examen de l’accord-cadre en 2017. Tout en laissant bien entendre qu’ils craignaient un effet-domino sur les îles éparses revendiquées par Madagascar.

    «Erreur de plume, test diplomatique ou extrapolation à visée interne» : le Rassemblement National s’était inquiété du choix et de la précision des mots après la discussion entre les présidents français et malgache, en mai 2019. Si les lignes devaient bouger, gageons que, dans les médias français, la prochaine consultation ne sera plus un non-événement.

  • ? TVA, LA POULE EST LE DINDON DE LA FARCE

    ? TVA, LA POULE EST LE DINDON DE LA FARCE

    Mais qui donc s’est réellement posé la question sur le motif de certaines propositions dans le projet de loi de finances 2020 ? Et plus particulièrement sur les rubriques de taxation à la TVA.

    Attention, on ne dit pas que la loi de finances 2020 n’est pas bonne, loin de là, mais définitivement des points particuliers posent question. Dans les points positifs, qui sautent aux yeux, l’on notera par exemple, l’absence de TVA sur le gaz butane. Une initiative qui permettrait de faire baisser de 20% donc le prix du gaz, ce auprès du consommateur final, car n’oublions pas que la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) a pour principe unique de s’appliquer au consommateur final, celui-ci étant en bout de chaîne économique, et que les entreprises ne sont que les collecteurs de cette taxe, ce pour le compte de l’État.

    Et justement c’est là que le bât blesse ! Pour résumer, quand des produits se trouvent soumis à la TVA, c’est donc la population qui la paye. Pour résumer, quand on voit des lignes de rubriques qui auparavant étaient exonérées de TVA, voir la TVA réapparaître, c’est généralement que nous, citoyens, allons perdre du pouvoir d’achat. Car mathématiquement personne ne peut absorber 20% de TVA à son compte, sans le répercuter au client final. Quels sont les produits qui se retrouvent soumis à la TVA dans le projet de loi de finances 2020 ? Le blé et le maïs.

    Concernant le blé, « on mange pas de pain, mais du riz ! » pourraient dire certains, mais attention le blé est aujourd’hui un produit de consommation courante avec la farine ( même pour le mofo akondro), ou encore une matière première importante pour de nombreux industriels locaux. D’ailleurs, concernant ces derniers, ils vont finir par arrêter la production locale « Vita malagasy » et importer des produits finis à ce rythme, car la défense des industries locales passe plus que souvent au second plan… pourtant aucun pays ne peut connaître « l’émergence » sans industrie. No comment.

    Le maïs… Si l’on doit citer, depuis des dizaines d’années, une et une seule industrialisation réussie dans l’élevage à Madagascar, là où le poisson peine à se développer en masse, là où le porc reste balbutiant, là où le zébu est au stade de projet, l’aviculture ou l’élevage de la volaille est l’unique réussite palpable. Générant une chaîne de valeurs économiques positives, transformant la vie des pays qui atteignent une certaine maturité de volume, permettant à la classe moyenne de manger de la viande, générant une vision pérenne dans le secteur de l’élevage. Pour résumer, appliquer la TVA sur le maïs (qui est principalement transformé) pourrait menacer quel secteur ? Pour résumer, qui va perdre de sa superbe ? Sans aucun doute, avec la TVA sur le maïs, la poule est le dindon de la farce…

    Mesdames, Messieurs, députés, sénateurs, avant de voter la loi de finances 2020, merci de vous poser des questions et les bonnes…

  • ÎLES ÉPARSES : UNE PREMIÈRE RÉUNION DISCRÈTE

    ÎLES ÉPARSES : UNE PREMIÈRE RÉUNION DISCRÈTE

    ÎLES ÉPARSES : UNE PREMIÈRE RÉUNION DISCRÈTE
    La première réunion de la Commission mixte sur les îles Eparses s’est tenue, ce lundi 18 novembre, au palais d’Andafiavaratra. Un sujet diplomatique sensible, dont l’issue reste relativement incertaine pour la Grande île, après le passage du président de la République française dans les Glorieuses.

  • ÉCONOMIE : LA SOAVOANIO SUR LA VOIE DU REDRESSEMENT

    ÉCONOMIE : LA SOAVOANIO SUR LA VOIE DU REDRESSEMENT

    ÉCONOMIE – La société Soavoanio reprend de la vigueur après une longue traversée du désert. Le Président directeur général, Claude Andréas, explique que cette situation venait du fait que le rendement des cocotiers, vieillissants dans les plantations, avait baissé, année après année, maintenant Soavoanio a pu redresser la barre en renouvelant ses plants. L’entreprise envisage même de partir à la conquête du marché mondial. Reportage.
  • LE GÉANT AMÉRICAIN KFC PRÉSENT À MADAGASCAR

    LE GÉANT AMÉRICAIN KFC PRÉSENT À MADAGASCAR

    LE GÉANT AMÉRICAIN KFC PRÉSENT À MADAGASCAR – Une première dans l’histoire de Madagascar, avec l’ouverture d’un fast food KFC à Ambodivona. Le président de la République, Andry Rajoelina, qui a réhaussé de sa présence l’ouverture officielle, considère cet investissement comme « un signal fort et positif, sur la réalité actuelle à Madagascar ».
  • TONTOLA IAINANA : FIFAMPIZARANA TRAIK’EFA TENY SOAMANDRAKIZAY

    TONTOLA IAINANA : FIFAMPIZARANA TRAIK’EFA TENY SOAMANDRAKIZAY

    Tontolo iainana: fifampizarana traik’efa teny Soamandrakizay
    Nidina teny amin’ny toeram-pambolena zanakazo teny Soamandrakizay ny Minisitry ny Tontolo iainana sy ny fampandrosoana maharitra, Alexandre Georget, sy ireo mpikambana ao anatin’ny Antoko Maitso, avy any Suède sy Congo, hijery ny fomba fambolena zanakazo eto Madagasikara. Ny hifampizarana traik’efa no tanjona tamin’ity fihaonana ity.

  • AMBIANCE BAREA MAHAMASINA 16 NOVEMBRE

    AMBIANCE BAREA MAHAMASINA 16 NOVEMBRE

    AMBIANCE BAREA MAHAMASINA 16 NOVEMBRE – retour sur quelques moments forts !
  • VANF ANTRANONKALA-ONLINE  : Madagascar vs. Barea

    VANF ANTRANONKALA-ONLINE  : Madagascar vs. Barea

    J’ai beaucoup appris la géographie grâce aux compétitions de l’UEFA, la confédération européenne de football. Les clubs s’appelaient Ajax d’Amsterdam, Bayern de Munich, Juventus de Turin, Real Madrid, FC Liverpool, Austria Vienne, Spartak Moscou, Étoile Rouge de Belgrade… De vrais noms de villes portés sur une carte de l’Europe du football dans France-Football.

    Si les clubs avaient arboré le nom de leurs sponsors, mes connaissances de la géographie seraient restées nulles : Elgeco ou CNAPS, aujourd’hui ; Fortior ou Corps Enseignant, hier. Ici, c’est nulle part…

    C’est un peu mon sentiment à voir cette affiche à l’entrée du tunnel d’Ambohidahy : «Barea vs. Éthiopie». L’Éthiopie, je sais la situer sur une carte du monde, je connais ses merveilles patrimoniales inscrites au patrimoine de l’Humanité, j’ai appris un peu de son histoire ancienne et plus récente. Bref, Éthiopie, c’est un pays. Un pays réel, sur une carte. Mais, «Barea», c’est où ?

    Madagascar souffre d’un sérieux déficit de notoriété. Je doute que le reste du monde puisse pointer notre Grande île sur une mappemonde si on l’affuble encore d’un surnom.

    La même année 1896, où Madagascar était annexée par la France (6 août), l’Éthiopie ridiculisait l’Italie à la bataille d’Adoua (1er mars). Pourtant, à l’époque de la Conférence de Berlin (15 novembre 1884 – 26 février 1885), l’Éthiopie et Madagascar étaient encore deux pays également indépendants, reconnus par les grandes puissances : pour la petite histoire, le traité germano-malgache du 15 mai 1883 fut signé entre notre Ministre des Affaires étrangères, Ravoninahitriniarivo, et le comte Hatzfeld qui allait devenir le vice-président de la Conférence de Berlin dont l’Acte général ne fait guère allusion à l’île de Madagascar.

    En 1896, nos troupes ayant reculé de Majunga à Antananarivo, devant les généraux français Voyron, Metzinger et Duchesne, tandis que les Éthiopiens faisaient prisonniers des généraux italiens, c’est le Négus Ras Tafari Makonnen qui sera couronné empereur Haïlé Selassié, le 2 novembre 1930, en présence de représentants des grandes puissances de l’époque : Grande-Bretagne, France, États-Unis.

    Voilà comment d’une affiche footballistique «Madagascar vs. Éthiopie» eût pu ouvrir les portes d’une dissertation historique, sur le mode d’éternels regrets.

  • ÉCONOMIE : VIGIE LANCE LE TRANSPORT DE VALEURS ACCOMPAGNÉ À MADAGASCAR

    ÉCONOMIE : VIGIE LANCE LE TRANSPORT DE VALEURS ACCOMPAGNÉ À MADAGASCAR

    VIGIE HIGH TECH SECURITY – La société VIGIE High Tech Security, en partenariat avec le concessionnaire ID Motors, lance le transport de valeurs accompagné à Madagascar. Le N°1 de la sécurité permet ainsi, avec cette démarche innovante, non comparable au transfert de fonds traditionnel, aux petites entreprises, aux particuliers, aux commerçants, aux stations d’essence, entre autres, d’avoir la possibilité d’être accompagné lors de déplacements à risque. Reportage.