Nohon’ny fanavaozana sy fanitarana ny làlana eto Antananarivo dia nitohana avokoa ny fifamoivozana ny alarobia 28 aogositra. Raha ny momban’ny eo Antanimena manokana dia nanambara i Sekilahy Betrefy, injeniera, izay miasa eo an-toerana fa mbola haharitra roa volana ny asa.
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MARCHÉ PUBLICS : ACCÉLÉRATION DES PROCÉDURES
L’administration met tout en œuvre pour accélérer la procédure d’octroi des marchés publics, avec la mise en place à Antsahavola d’un « Guichet unique des marchés publics ». La présidente de la Commission nationale des marchés (CNM), Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, explique que cette structure – inaugurée le 27 août dernier – sera mise à l’essai et y seront orientés les entreprises ou prestataires désirant contracter avec l’État.
Ihaja Ranjalahy, directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des finances (MEF), souligne que ce guichet unique permettra d’accélérer le traitement des dossiers des opérateurs qui travaillent avec l’administration.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Machine à remonter le temps de l’esclavage
Nous sommes le 20 août 2019, à Betafo, l’ancien chef-lieu du Vakinankaratra sous la monarchie merina, et pourtant une machine à remonter le temps a ressuscité sur la place du marché, l’image d’un couple vendant à l’encan un esclave. Celui-ci, comme avant l’irruption de la République française en terre malgache, avait-il été réduit en esclavage faute d’avoir honoré ses dettes ou en punition de quelque faute communautaire ?
Ralaimongo (1884-1943), le célèbre nationaliste auquel Jean-Pierre Domenichini (1937-2018) avait consacré son mémoire de D.E.S. d’Histoire en 1960-1961, était né à Antoebe, près d’Ikalamavony. Alors qu’il avait neuf ans, le village fut razzié et le jeune Ralaimongo emporté parmi les captifs. Son propriétaire finit par l’adopter et il grandit en homme libre avant que ses oncles ne viennent, en 1898, le récupérer.
Le Code des 305 articles, promulgué le 29 mars 1881, réglementait les aspects de l’esclavage en ses articles 39 à 49 inclus. L’article 40, par exemple, maintenait l’interdit d’exportation des esclaves hors d’Imerina. Si la traite des esclaves à destination des Mascareignes avait été supprimée grâce au traité du 23 octobre 1817 entre Robert Farquhar, le Gouverneur de l’île Maurice, et le Roi Radama, l’esclavage domestique avait subsisté jusqu’à l’arrêté d’abolition du 27 septembre 1896 : ce simple arrêté, alors que la modification d’une coutume relevait de la compétence du législateur, fut signé in extremis par le Résident Général Hippolyte Laroche treize jours après qu’il eut reçu l’ordre de transmettre ses pouvoirs au général Gallieni…
En 1874 et 1877, les esclaves «masombika», enlevés au Mozambique, bénéficièrent d’une émancipation globale. Victimes de razzias, hommes libres insolvables ou repris de justice, pouvaient rejoindre la classe des nés-esclaves mais avec la faculté de se racheter. Cent trente cinq ans plus tard, en décembre 2012, une mission des Nations Unies s’était rendue à Madagascar pour enquêter sur l’esclavage moderne : servitude pour dettes, travail forcé, mariages forcés, servitude domestique, travail des enfants dans les mines et les carrières.
C’est quoi l’esclavage, c’est quoi être esclave. Tous les jours, dans les rues d’Antananarivo, à l’arrière de carrioles à bras, des aides poussent avec leur front le lourd chargement que ne parviendrait pas à tirer seul celui qui tient les brancards : hô, hisse, hue ! Tous les jours, dans les rues d’Antananarivo, de pauvres bougres ploient l’échine sous le poids de deux sacs de charbon qu’il faut décharger du camion Mercedes vers le commerce anachronique qui alimente des besoins tout aussi anachroniques, et surtout absolument pas écologiques. Il est mort depuis longtemps ce Vietnamien qui, dans le quartier de Soanierana, transportait à longueur de journée, et tout l’année, des «daba» d’eau depuis la fontaine publique jusqu’au seuil de nombreux ménages sans robinet : 1970, 1980, 1990, 2000…
En novembre 2016, organisant son conclave à Antsirabe, l’Union de la Presse Francophone avait fait appel à des pousse-pousse pour le déplacement de ses invités. Éternel dilemme : faut-il s’abstenir de ce moyen de locomotion à traction humaine pour être en paix avec sa conscience et les droits de l’homme, ou emprunter le pousse-pousse et contribuer ainsi à faire vivre les 260.000 familles que cette (pénible) activité concerne ?
Malgré les mises en garde, des centaines de femmes malgaches s’entêtent à vouloir aller travailler dans des pays arabes où elles s’exposent à toutes les formes de maltraitance. Plusieurs fois déjà, l’État malgache avait cru bon d’affréter un vol-charter pour les en rapatrier sur l’argent du contribuable. Mais, lequel est le pire esclavage : leurs conditions serviles dans les émirats ou leur extrême pauvreté sur leur tanindrazana, avec son cortège d’exploitation et de sévices ?
Concernant plus spécialement le travail des enfants, un programme de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) essaie de renverser le paradigme chez les parents qui justifient par leur pauvreté le travail de leurs (jeunes) enfants : en fait, c’est en privant leurs enfants d’école que les parents perpétuent le cycle dans lequel l’éducation et la possibilité de s’élever socialement, qu’un minimum d’instruction laisse espérer, n’ont pas leur place.
Fléau dans le fléau, le travail des enfants. Il ne faut pas aller bien loin. Au cœur même de la Capitale Antananarivo, là-bas, tout au bout du cinquième arrondissement, des enfants assistent leurs parents dans leur entreprise obstinée de raser à coups de ciseau et de marteau la colline rocheuse d’Ambatomaro. Caillasses, gravillons, moellons, partent vers des chantiers publics ou privés, portés sur leur tête par une myriade d’enfants. Je ne sais quelle situation pleurer le plus : l’esclavage de ces gosses ou la destruction au grand jour, et sans réaction des pouvoirs publics, d’un patrimoine paysager constitutif du dicton bien connu : «Miala Ankatso dia Ambohidempona».
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BOBEL ET LES RÉSEAUX SOCIAUX
Sur les réseaux sociaux à Madagascar, ou ailleurs dans le monde, les jeunes sont des cibles de choix pour les arnaques, mais également pour les prédateurs. Quand on voit que certains jeunes ont des milliers d’amis, dont ils n’ont rencontré physiquement qu’un dixième au maximum, la question de la sécurité physique devient fondamentale, surtout lorsque l’on a aucune garantie de savoir qui est réellement en face.
Bobel (référence au « bibiolona ») ou beau et belle ? Les comptes fake sont légions, et ils sont d’ailleurs conçus par les prédateurs pour présenter de façon parfaite. Une photo idéale de profil, des centres d’intérêts qui peuvent rassurer, des images publiées qui confortent l’interlocuteur ou l’interlocutrice, tout est pensé pour donner un sentiment positif et la sensation d’échanger avec une personne saine. Un vrai motif donc de ne pas étaler au grand jour sa vie privée et ses habitudes.
Dans un monde du paraître connecté, de l’égocentrisme numérique, la tendance est malheureusement contraire…

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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : Vuvuzéla d’un samedi nuptial
Faut-il vraiment que les nouveaux mariés klaxonnent à tout-va dans la Ville ! Ils voudraient attirer l’attention de tout le monde, mais ils devraient déjà faire attention tout court aux suites de cette convention pour-faire-comme-tout-le-monde mais véritable tue-l’amour.
L’ordonnance 62-089 du 1er octobre 1962 relative au mariage prétend que le mariage est la «base naturelle et morale de la famille» tout en se résignant à deux chapitres sur le divorce : «permettre à des époux, qu’une mésintelligence grave et persistante sépare, de mettre fin à une union définitivement compromise». Parmi les seize document conciliaires de Vatican II, la Constitution pastorale «de Ecclesia in mundo huuis temporis» (L’Église dans le monde de ce temps) promulguée le 7 décembre 1965, cite «l’épidémie du divorce, l’amour soi-disant libre, ou d’autres déformations» comme ternissant la «dignité du mariage». Très en déphasage par rapport au «monde de ce temps», l’Église catholique parle de «consentement personnel irrévocable», «indissoluble unité», «fidélité perpétuelle», qui «exclut tout adultère et tout divorce» : je ne sais laquelle, de l’ordonnance sans illusion sur la nature humaine, ou de la constitution pastorale d’un meilleur des mondes qui n’est pas de celui-ci, ces jeunes mariés auront entendue par-delà le boucan de leur alarme nuptiale.
Que des gens se marient, après tout, c’est leur droit, mais pourquoi importuner le reste du monde avec le vuvuzéla d’un avertisseur sonore dont l’usage devrait être strictement réglementé. C’est le cas typique d’un événement privé qui déborde abusivement sur l’espace public. On devrait pouvoir porter plainte pour tapage sur la voie publique.
Comme si la Ville n’était pas déjà suffisamment polluée par tout ce bruit : karaoke, caravane publicitaire, sono à même le trottoir, propagande de politicards sur fond du tintamarre de leurs nombreuses casseroles. Et donc désormais, klaxon de convoi nuptial.
Dans son livre «Tonga soa Vazaha», d’après une idée originale de Jean Pierre Badano, Jacques Rombi le Marseillais, écrit que les concerts de klaxons, ininterrompus dans la capitale malgache, n’ont pas la même connotation que chez son homologue phocéenne et que le klaxon fait partie ici de l’ambiance sonore générale. Je ne sais pas, mais il ne me semble pas qu’il en ait toujours été ainsi. Il y a encore quarante ans… À moins qu’avec l’âge mes oreilles soient devenues plus irritables aux bruits parasites. Mais, le droit au silence devrait faire partie des droits constitutionnels de chaque citoyen qui refuse d’être sourd. Ou de le devenir à force de décibels invasifs.





