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  • CRÉATHON 2019 – Des Malgaches primés au concours d’innovation numérique francophone

    CRÉATHON 2019 – Des Malgaches primés au concours d’innovation numérique francophone

    Des jeunes malgaches font briller la Grande île au sein de l’espace francophone. Le projet d’une équipe issue de l’Université d’Antsiranana a convaincu les jurys du concours Créathon 2019, la quatrième édition de l’hackathon pédagogique francophone pour les technologies éducatives.

    L’équipe « Lonjo » propose le projet « Ianatra », avec la création de kits permettant de dépasser la barrière de communication dans les écoles. L’initiative entre dans le cadre du concours de programmation informatique collaborative francophone du 22 Mai.

    Yanta Lailah Soahely, Kalo Mendelsshon, Horace Jonathan Tsilanizara, Tsilavina Alfred Rakotozafy, Rija Jean Péonie Ramarosandratana suggèrent un projet pour une égalité de l’apprentissage. Ils proposent la fabrication d’appareils, comme des oreillettes avec micro sans fil (Bluetooth ou Wi-Fi) pour les aveugles, des gants équipés de capteurs afin de traduire le langage des signes pour les muets et enfin une tablette pour les sourds. L’objectif est de rendre possible la communication pour les personnes vivant avec un handicap dans le cadre d’une école inclusive.

    Le programme prévoit une traduction du langage des signes en langage parlé, mais aussi une conversion de la voix en texte et vice-versa. L’initiative « Ianatra » vise notamment à favoriser la scolarisation des jeunes, sans que l’handicap physique ne soit une barrière en matière d’éducation et d’accès à la connaissance.

    Les jeunes Malgaches avaient 24 heures pour formuler leur projet. Les participants avaient dû écrire un scénario, une fiche descriptive et une vidéo de trois minutes sur l’une des cinq thématiques proposées. À cette étape du concours d’innovation numérique, l’organisateur privilégie les idées et non la maîtrise du développement numérique. « Seules les idées comptent mais non la technique, » explique Ange Rakotomalala, responsable du Campus numérique francophone à Antananarivo.

    « Lonjo » fait partie des 38 équipes malgaches, dont sept en provenance d’Antsiranana, à participer à ce concours sur l’innovation numérique francophone. Elle fait partie onze équipes gagnantes sur les 332 en lice issues du monde francophone.

    L’équipe gagnante aura droit à un programme d’accélération du projet d’une valeur de 10.000€. Un des membres de « Lonjo » participera aux rencontres de l’Initiative pour le Développement du Numérique dans l’Espace Universitaire Francophone (IdNEUF 4) à Bucarest, en Roumanie, du 18 au 21 Juin, pour présenter « Ianatra ». L’initiative aura droit à un accompagnement à distance de cinq mois par le biais du Campus E-Education (C2E) de l’Université de Poitiers, en France, et la participation de tous les membres des équipes lauréates, dont celle de Madagascar, aux ateliers d’accélération de projet à Poitiers. Il y aura également un accompagnement assuré par Start’Innov Studio et la Technopole Grand Poitiers.

  • ARTS – Le Tandonaka au marché des musiques de l’océan Indien

    ARTS – Le Tandonaka au marché des musiques de l’océan Indien

    L’île de La Réunion vibrera au rythme du Tandonaka ce 5 Juin à partir de 19h, heure locale. Ce soir-là, Mami Bastah, précurseur de ce style de musique fera le show au Kerveguen à Saint Pierre. Ce sera dans le cadre de la 8ème édition du marché des musiques de l’océan Indien (IOMMA). Pour cette deuxième participation à l’IOMMA, le chanteur sera accompagné de ses musiciens, en l’occurrence Da Hery à la basse, Mix à la batterie et Amy au clavier.

    Outre la participation à un concert, Mami Bastah entend bien profiter à fond des diverses opportunités que lui ouvre la participation à ce festival. Il faut noter que les professionnels de la musique de l’océan Indien, et de différents continents, comme l’Europe ou l’Amérique, seront également sur place.

    L’objectif de l’IOMMA, selon ses initiateurs est, entre autres, de mettre en relation des acteurs de l’industrie musicale du monde entier, mais également de faciliter les rencontres des professionnels de la musique. La plateforme vise par ailleurs à accompagner les musiciens de l’océan Indien en vue de leur professionnalisation.

    Musique traditionnelle du Vakinankaratra qui tend à se faire oublier, le Tandonaka a été remis au goût du jour par Mami Bastah, Mamy Nirina Ramihandaraharisa de son vrai nom. « J’ai fait des recherches sur cette musique et en ai fait mon style », explique-t-il. Cette musique lui a permis de remporter plusieurs concours en 2009, à savoir le prix Découverte RFI, et aussi le prix Musiques de l’Océan Indien.

    Maintenant joué en fusion, ou avec des touches de bossa nova, le Tandonaka est devenu une musique actuelle. Il peut même s’accompagner d’une danse que Mami Bastah, à la fois arrangeur, auteur-compositeur, interprète et danseur, confie avoir créée.

  • ENVIRONNEMENT – Un festival pour promouvoir la philosophie du zéro déchet

    ENVIRONNEMENT – Un festival pour promouvoir la philosophie du zéro déchet

    Comment réduire le plus possible les déchets, ou tout simplement comment ne pas en produire. C’est cette philosophie, celle du zero waste ou zéro déchet, que les organisateurs du Zero Waste Festival entendent promouvoir. Pendant trois jours, les participants aux différentes manifestations organisées dans ce cadre seront initiés au recyclage afin d’apprendre à redonner une seconde vie aux objets. Ils apprendront aussi à ne pas produire de déchets, car « le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas ».

    Le Zero Waste Festival se déroule en divers endroits de la capitale les 4, 8 et 9 juin. Ce sera également l’occasion de sensibiliser le public au principe du zéro déchet, de faire connaître les différents acteurs de la protection de l’environnement et de tisser des liens de partenariat entre ces différents acteurs.

    Outre les différents ateliers d’initiation au zéro déchet qui auront lieu à l’Is’Art Galerie, les manifestations comprendront des conférences, des séances de projection, des expositions ainsi que des animations artistiques. Le festival regroupe des associations et des ONG qui travaillent dans le domaine du recyclage tels que Fakotôry, Greener Madagascar, Green’N’Kool, Madagascar Will Rise, Tangala Maintso ainsi que Réseau Climat Océan Indien ou RCOI et l’Aléa des possibles pour le volet artistique.

    Alors que la première édition de l’événement s’est tenu dans le cadre du Dago team Zara en 2018, pour cette deuxième édition, le Zero Waste festival se déroule de manière indépendante. « Cette fois ci dans le but de se développer un peu plus, l’association Fakotôry a décidé d’en faire un festival à part », explique Sitraka Razanakoto, le coordonnateur de l’association.

  • ZAPPING DU WEB MAI 2019

    ZAPPING DU WEB MAI 2019

    ZAPPING DU WEB : Une sélection de vidéos qui nous ont marqué ce mois de mai 2019.
  • CENI : 4 MONJA NY FITARAINANA

    CENI : 4 MONJA NY FITARAINANA

    Manoloana ireo hetsika maro samihafa manohitra ny voka-pifidianana dia nanambara ny filoha lefitry ny Vaomiera mahalaeotena mikarakara fifidianana (CENI), Thierry Rakotonarivo fa 4 monja ny fitarainana voaran’izy ireo, maro kosa ireo fitarainana am-bava.

    Mahakasika ireo kandida voatana any am-ponja izay mety ho voafidy ho solombavambahoaka indray, dia nanamarika ny filoha lefitry ny CENI fa amin’ny fotoana amoahana ny voka-pifidianana, dia ny anaran’izy ireo no tsy maintsy ho tononina fa lany.

  • INDÉPENDANCE D’AVENIR

    INDÉPENDANCE D’AVENIR

    La souveraineté et la fierté nationale seront certainement les mots clés de ce mois de juin. Cependant à l’approche du 60ème anniversaire de l’indépendance en 2020, la situation socio-économique, les crises politiques successives du pays, nous ramènent de fait à retourner sur le paradoxe de Madagascar.

    La première phrase de l’ouvrage « L’énigme et le paradoxe – Économie politique de Madagascar » est la suivante : « Avec un PIB par tête de moins de 400 dollars en 2016, et un taux de pauvreté monétaire abyssal (de plus de 90 % au seuil international), Madagascar est aujourd’hui l’un des pays les plus pauvres du monde. Pourtant, rien ne le prédestinait à un tel destin dramatique, bien au contraire. »

    Oui, Madagascar n’était pas destiné à tomber aussi bas après l’indépendance, surtout que « Madagascar est le seul pays qui s’appauvrit depuis soixante ans sans avoir connu la guerre ». Dans une interview de François Roubaud pour le journal le Monde en novembre 2017, il déclare que « Parmi les pays en voie de développement, Madagascar a suivi une trajectoire singulière. Depuis près de soixan­te ans, l’île n’a cessé de s’appauvrir, et rien ne semble pouvoir inverser cette tendance. Le revenu par habitant est inférieur d’un tiers à ce qu’il était au moment de l’indépendance alors que, dans le même temps, il a été multiplié par trois dans les pays d’Afrique sub­saharienne, dont les performances sont pourtant loin d’être mirobolantes. »

    L’indépendance de Madagascar ne serait-elle donc que théorique ? Dépendance aux bailleurs de fonds pour la santé et l’éducation ou les infrastructures par exemple, dépendance à l’importation par l’absence d’un tissu industriel compétitif, dépendance aux alliances diplomatiques historiques, dépendance monétaire, etc. Cela semble faire malheureusement référence à la phrase du Général de Gaulle en 1958 : « Madagascar est pays d’avenir et le restera »… Indépendance d’avenir pour la Grand île…

  • ENVIRONNEMENT – L’exploitation durable de la forêt en question

    ENVIRONNEMENT – L’exploitation durable de la forêt en question

    Exploitée de manière rationnelle, la forêt peut être préservée. Une conférence-débat organisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) le 31 mai dernier, à Analakely , a permis de dégager plusieurs pistes de solutions pour une gestion durable des ressources forestières.

    Exploiter la forêt de manière rationnelle pour en percevoir directement des revenus, ou la préserver pour ses valeurs écologiques ? La question continue de se poser à Madagascar après des dizaines et des dizaines d’années de lutte pour la protection des ressources forestières. Car jusqu’à maintenant, les forêts ne sont toujours pas préservées des activités dévastatrices que l’homme exerce sur elles. « Il faut faire un choix : soit faire garder aux forêts leur valeur écologique en les préservant purement et simplement, soit leur accorder une valeur économique palpable et permettre aux communautés de percevoir directement les retombées des activités dépendant des forêts », souligne Fano Andriamahefazafy, chercheur en environnement.

    Au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, c’est la deuxième option qui a été retenue. Il s’agit d’exploiter les ressources de manière durable, permettant aux communautés de générer un revenu, tout en assurant leur préservation. D’autant plus qu’« une forêt en tant que telle a plus de valeur qu’en étant transformée en surface agricole », souligne encore Fano Andriamahefazafy. Njaka Ravelomanantsoa, responsable d’une entreprise productrice d’huile essentielle, rappelle entre autres, le rôle de la forêt dans la production de matières premières dans certaines industries. « C’est dans la nature que les grandes sociétés spécialisées dans la cosmétique, l’agro-alimentaire ou le bien-être se ressourcent et retrouvent les matières premières nécessaires à leurs produits », explique-t-il. À l’entendre, ces produits accessoires donnés par la forêt sont aujourd’hui de plus en plus recherchés, notamment à l’international. « Ce secteur a un grand avenir », poursuit-il.

    Mise en œuvre difficile

    La mise en œuvre de cette politique d’exploitation durable est pourtant loin d’être facile. Les communautés riveraines des forêts continuent à vouloir tirer directement profit des forêts en abattant et en exploitant les arbres, souvent de manière inconsidérée. « Elles ont besoin de la forêt pour les bois de chauffe et les bois d’œuvre », soulève Avotiana Randrianarisoa, chef du service Environnement auprès du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. La protection de la forêt n’étant pas la priorité des communautés riveraines, celle-ci a toujours été abusivement exploitée. Selon le WWF Madagascar, la Grande île a perdu 510.000 ha de forêts en 2017, soit l’équivalent de soixante fois la ville d’Antananarivo. La déforestation a concerné pratiquement la même superficie en 2018.

    La conférence qui s’est déroulée le 31 mai a été ainsi l’occasion de proposer les différentes pistes à mettre en œuvre, pour que l’exploitation par les populations locales se fasse dans une logique durable, de manière à ce que la forêt soit en même temps préservée. La première solution évoquée, porte sur l’incitation économique des localités riveraines des forêts sur les valeurs économiques non-palpables des forêts. La responsabilisation des communautés riveraines pour une gestion locale constitue également une alternative. Idem pour la répartition des forêts en différentes zones d’exploitation. Avec une population à grande majorité paysanne, un espace agrobusiness est nécessaire. Mais il doit également y avoir un espace pour la restauration et pour le paysage agroforestier, ainsi qu’un espace de conservation pure.

    Le reboisement, évidemment, reste la piste proposée prioritairement par les autorités gouvernementales. L’idée étant de recouvrir une partie du territoire de forêts en replantant jusqu’à 60 millions de pieds d’arbres. Mais « le reboisement ne peut remplacer les forêts naturelles », rappelle Nalimanitra Ravoson, présidente de la plateforme de la société civile Five dans le Menabe. La meilleure solution, comme l’a encore indiqué Jean jacques Jaozandry, directeur du programme de reboisement au sein du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, est que « les habitants ne soient pas obligés de défricher la forêt ». Les forêts défrichées, à l’entendre, nécessitent plus de 300 ans pour être restaurées. Ce qui ramène, inévitablement, à la sensibilisation autour de l’exploitation rationnelle de la forêt.

  • EID AL FITR

    EID AL FITR

    Araka ny fanazavana nomen’ny filohan’ny Fikambanan’ny Silamo Malagasy, Sheikh Abdoul dia efa hatrizay no nisy nankalaza ny Eid al-Fitr amin’ny daty roa. Ary misaotra ny Filoham-pirenena, Andry Rajoelina, sy ny fitondrana tamin’ny nanaovana ho andro tsy fiasana ny Eid al Fitr. Io andro io moa dia manamarika ny fiafaran’ny volan’ny ramadany. Ny eo anivon’ny fikambanana misy azy kosa dia hankalaza azy io ny alarobia fahadimy ny volana jiona ho avy izao eny amin’ny Gymnase couvert Mahamasina. Nosafidina manokana ity toerana ity ahafahana mandray ny mpino sy ny Malagasy rehetra te hankalaza izany fety izany miaraka amin’izy ireo.

  • BEAUTÉ – Se maquiller avec précaution

    BEAUTÉ – Se maquiller avec précaution

    Se maquiller, c’est se mettre du fond de teint sur son visage, le poudrer, dessiner ses lèvres au crayon et au tube rouge et décorer ses paupières et ses yeux des plus belles couleurs. Le maquillage peut changer un visage et beaucoup de femmes ne peuvent plus s’en passer. Le maquillage ne se porte pourtant pas à tout moment. Des précautions sont parfois de mise.

    Choisir entre le sport et le maquillage

    Maquillage et sport ne font pas bon ménage. Durant les efforts physiques, les pores se dilatent et absorbent plus facilement les corps étrangers que l’on met sur la peau. Les substances chimiques contenues dans le maquillage pénètrent alors plus facilement la peau et peuvent causer différentes irritations. Obstruant les pores, ces substances bloquent aussi l’évacuation de la sueur. Or qui dit sport dit transpiration. Le maquillage porté pendant le sport favorise de ce fait la formation des boutons.

    La date de péremption à respecter

    Comme tout produit, le maquillage comporte une date de péremption qu’il est toujours indispensable de bien respecter. Cette date indique la durée durant laquelle le fabricant garantit l’efficacité du produit, mais aussi la période pendant laquelle celui-ci peut être utilisé sans danger.

    Par ailleurs, il est primordial de bien regarder tous les ingrédients contenus dans les produits cosmétiques. Certaines substances peuvent être allergènes et créer plus de mal à la peau que de bien.

    Choisir des produits adaptés

    Chaque femme a son propre type de peau, de fait le produit qui lui convient le mieux selon sa nature. Les conseils de professionnels ne sont jamais superflus pour connaitre le maquillage qui sied au mieux à un visage. Ceux-ci sont souvent unanimes pour dire qu’il faut éviter tout ce qui peut rendre la peau plus grasse.

    Se démaquiller avec un démaquillant

    Le maquillage, évoquait-on plus haut, obstrue la peau et l’empêche de respirer. S’il n’est pas correctement enlevé, il peut être à l’origine de différentes irritations, surtout pour les peaux sensibles. Même si l’on utilise des produits de haut de gamme, le démaquillage est une étape à ne pas négliger en fin de journée ou avant de se coucher. Les professionnels recommandent l’utilisation de démaquillant et non un simple rinçage à l’eau pour se débarrasser des impuretés laissées par le maquillage.

  • ÉLECTIONS – Vague de protestations autour des législatives

    ÉLECTIONS – Vague de protestations autour des législatives

    Tensions post-électorales dans quelques districts. Comme lors de la présidentielle, des candidats, ainsi que leurs partisans, expriment publiquement leur mécontentement au moment de la collecte et du traitement des résultats des législatives.

    Maroantsetra avait été la première ville à descendre dans la rue après le scrutin du 27 Mai. Sous la pluie, des habitants avaient brandi des banderoles de contestation. Mais l’expression d’une contestation, du moins d’une revendication, parfois avec violence, ne s’arrête pas à Maroantsetra. Bealanana, Mahajanga, Bekily, Maevatanana, en passant par Ambositra, Amboasary Atsimo, Morafenobe, voire Ambilobe, sont touchés par le phénomène.

    Dans le district de Maroantsetra, une source jointe par téléphone explique que « ces manifestants suspectent des actes de corruption autour de cette élection au niveau leur district. Dans plusieurs bureaux de vote, le nombre des votants a été supérieur au nombre des électeurs inscrits dans la liste électorale », croit-elle savoir.

    À Toliara, la situation avait pris une autre tournure. Un bureau de la Section Recensements Matériels de Votes (SRMV) a été incendié. Tous les documents électoraux collectés et traités au niveau du site sont partis en fumée.

    La capitale n’est pas épargnée par cette vague de réactions. Les candidats issus de la plateforme autour du Tiako i Madagasikara (TIM), de l’ancien président Marc Ravalomanana, sont montés au créneau pour assurer qu’ils « ne comptent plus se laisser faire », selon Maître Hanitra Razafimanantsoa, candidate au 1e arrondissement. Elle promet le dépôt de plaintes auprès de la Haute cour constitutionnelle (HCC), mais, en attendant, elle interpelle les autorités. L’avocate remonte plus loin en pointant du doigt l’ « utilisation des puissances publiques » matérialisée par les tournées présidentielles aux côtés des candidats de la plateforme des partis au pouvoir « qui impactent sur les résultats ».

    Face à ces événements, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait lancé un appel au respect des procédures, après avoir rappelé le caractère sensible des sites abritant les SRMV. Les responsables de l’ordre publique au sein du gouvernement se sont également réunis au bureau du Premier ministre vendredi. Christian Ntsay, le chef du gouvernement, a exhorté les candidats afin que ces derniers « respectent la loi ». « Il faut porter les doléances auprès de l’instance compétente (Haute cour constitutionnelle) », lance-t-il avant de prévenir que « les autorités prendront leur responsabilité » pour que « les égos de certains ne troublent pas » le pays.

    La CENI dispose jusqu’au 15 Juin pour publier la tendance finale des résultats officieux des législatives, alors que la publication des résultats officiels et l’examen des requêtes incombe exclusivement à la HCC.