Catégorie : À la une

  • PRO-ACADEMIK

    PRO-ACADEMIK

    Sept projets étaient en compétition au concours Pro-Academik, qui s’est tenu le 04 juin à Antaninarenina. Les jeunes créateurs étaient là pour mettre en avant leurs initiatives, mais également pour trouver un partenaire susceptible de les aider à concrétiser leurs rêves. Le responsable pédagogique de l’Association Chrétienne Adventiste Universitaire (ACAU), Tendry Randrianirina, confie que l’un des projets présentés dans Pro-Academik est déjà opérationnel.

    Rencontre avec deux porteurs de projets. À 17 ans, Délicat Randrianony, étudiant en génie industriel souhaite apporter une solution pérenne au problème du délestage avec son projet « Omega Power ». Mbolatiana Randrianasy, quant à elle, a mis au point un « mini-frigo » et « un générateur de courant électro-thermical ». Elle présente aussi son système de sécurité innovant « Sécurité + ».

  • RELATIONS INTERNATIONALES – Bientôt un bureau de la coopération du Royaume-Uni à Madagascar

    RELATIONS INTERNATIONALES – Bientôt un bureau de la coopération du Royaume-Uni à Madagascar

    Le Royaume-Uni renforce sa présence à Madagascar. Philip Boyle, ambassadeur en poste à Antananarivo, a annoncé l’implantation du bureau du département de développement international (DFID) dans la Grande île.

    « Je suis fier d’annoncer qu’en janvier 2020, notre Ministère en charge du développement durable (DFID) établira, pour la première fois depuis l’indépendance, une présence à Madagascar », a annoncé le diplomate lors de la célébration de l’anniversaire de la Reine Elisabeth II, à Alarobia, mardi.

    Philip Boyle ne donne cependant pas de détails sur l’initiative. Il évoque les grandes lignes avec d’ « importants nouveaux programmes à gestion centralisée [qui] seront développés cette année, axés sur la santé des femmes, l’éducation et la sécurité alimentaire ». « Ils vont s’ajouter à l’appui que nous avons récemment octroyé pour lutter contre la rougeole à Madagascar », poursuit-il.

    Jusqu’ici, le Royaume-Uni est présent à Madagascar, surtout dans la protection de l’environnement. Ce soutien se manifeste, entre autres, à travers le reboisement, la replantation de mangroves dans le Sud-Ouest et dans le Nord-Ouest, le programme de bourse d’études ou encore l’appui au programme de lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages et de la protection de la biodiversité. « Nous espérons annoncer cette année, le financement par notre ministère de l’Environnement, d’un programme important consacré aux zones protégées de Madagascar », avance Philip Boyle.

    Selon Tahiry Miakadaza Ratsimandao, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, le Royaume-Uni « contribue à hauteur de 60 millions de dollars par an aux activités liés aux projets de différents organismes internationaux à Madagascar ». Citant Naina Andriantsitoaina, ministre malgache des Affaires étrangères, absent de la cérémonie, il rappelle le « lien historique de plus de 200 ans » entre la Grande île et le Royaume-Uni, avec, en prime, le premier accord bilatéral signé par Madagascar.

  • ÉPIDÉMIE – Une nette baisse des cas de rougeole constatée

    ÉPIDÉMIE – Une nette baisse des cas de rougeole constatée

    La fin de l’épidémie est proche. Le ministère de la Santé publique fait le point sur l’évolution de la rougeole qui frappe le pays depuis plusieurs mois.

    Le ministère de la Santé publique évoque la « déclaration de fin de l’épidémie dans cinq districts (Andapa, Andramasina, Ambatolampy, Beloha, Bealanana) », dans son communiqué, mardi. Il note la « déclassification de l’épidémie de grade 2 à 0 par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ». « Cela veut dire que l’épidémie est circonscrite et est isolée et ne se propage plus en dehors d’une région qui pourrait encore être touchée», détaille une source au courant du dossier, et de préciser que « Nous sommes même en train de préparer une déclaration de fin de l’épidémie au niveau national. Mais nous préférons encore maintenir un niveau élevé de vigilance ». Le communiqué du ministère certifie qu’ « aucun décès (n’a été) notifié depuis la semaine 15 », soit depuis mi-avril.

    L’épidémie avait fait un ravage depuis son apparition. Le ministère de la Santé publique recense 146 277 cas dont 19 708 cas compliqués, et 910 morts entre le 3 Septembre 2018 et le 26 Mai 2019, soit un taux de létalité de 0,62 %. Les chiffres officiels font état de 1 394 cas confirmés au niveau des laboratoires depuis le début de l’épidémie. Selon l’OMS, ce sont les enfants, de la tranche d’âge entre 6 mois et trois ans qui décèdent le plus.

    La surveillance épidémiologique et le manque de vaccination ont été pointés comme faisant partie des défaillances identifiées ayant permis la propagation des épidémies ces dernières années. Le gouvernement, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, avaient organisé trois campagnes de vaccination contre la rougeole pour lutter contre la maladie, et obtenir les résultats actuels. L’OMS préconise cependant la mise sur pied d’un système de surveillance épidémiologique fonctionnel et un système d’alerte précoce, pour prévenir le retour des épidémies qui frappent le pays tous les ans, qu’il s’agisse de la rougeole, de la peste ou de la poliomyélite.

  • VANF ANTRANONKALA – Ambaniandro tsy mila kisa fa sarotiny

    VANF ANTRANONKALA – Ambaniandro tsy mila kisa fa sarotiny

    Ny Rova, averina ihany, tsy trano sy lapa fotsiny, fa fasana indrindra koa. Misy razana nafenina ao, ary mbola misy taranaka velona ankehitriny.

    Tsy azo tsotsorina fotsiny hoe «Mozea» io sisa fa tsy Rovan’ny Andriana intsony. Gallieni no nanafoana ny Fanjakan’Andriana ary nandefa an-tsesi-tany ny Mpanjaka Ranavalona III, ny alin’ny 28 febroary 1897, saingy fantany tsara fa tsy inona izay taratasy miohatra amin’ny Tantara an-jaton-taona maro tsy ho voafafa an-tsain’ny olona anaty indray mi-pimaso. Izany no nanafongarany ireo Razana rehetra tao amin’ny Fitomiandalan’Antananarivo (Andrianjaka sy Andriamasinavalona no fantatra indrindra), ny tany Ambohimanga (Andrianampoinimerina sy Ranavalona I no fantatra indrindra), ary ny tao Ilafy (Radama II), ka io nakisany nianavaratra io ny Fitomiandalana tamin’ny 14 marsa 1897.

    Na nafindra aza anefa ny Razana, na nodorana aza ny Rova, misy vovok’Andriamasinavalona sy ny taranany ao Anatirovan’Antananarivo. Tamin’ny 31 oktobra 1938, rehefa nampodiana an-Tanindrazana ny taolambalon-dRanavalona III izay niamboho tany Alger ny taona 1917, dia nakarina ihany koa tao Anatirova. Ny gazety frantsay tamin’izany andro izany dia samy nanipika avokoa fa tomefy olona ny lagara Soarano sy ny lalana nolalovan’ny Razana hatrany Anatirova. Vahoaka tonga nanome haja farany ny Mpanjakany, na nisy Gallieni na tsy nisy Gallieni.

    Rehefa may ny Rova, tamin’ny 6 novambra 1995, ny taranaka no nandray an-tanana ny fananganana ny Fasana. Tahaka ny maha-sarotiny ny fianakaviana malagasy rehetra amin’ny fasan-drazany.

    Tokony dinihina tsara fa tsy tsotsorina fotsiny ihany koa izay hanaovana ny Lapan’i Manjakamiadana sy izay zavatra ho aranty amin’izay mozea kasaina ho ao. Misy vinavina hoe ho sokafana amin’ny faritra 22 : ahoana moa no tsy hahataitra amin’izany !

    Rova eto Imerina io Rova io. Tao no niaina ireo Mpanjaka nanaraka ny sori-dalan’ny «Ranomasina no valam-paria». Iaraha-mahalala fa amin’ny faritra maro any Anindran-tany any dia misy toerana lazaina fa «fady Ambaniandro». Ny Ambaniandro tsy mila kisa amin’izany ka maninona ny Rovan’ny Ambaniandro no hanafangaroana vakoka tsy azy, tahaka izay efa safobemantsina ao amin’ny Rovan’Ilafy ? Ny any Antemoro ve hanaiky, ny any an-tSakalava ve hankato, raha terena haiditra amin’ny toerana saro-pady any ny zavatra avy aty Imerina ? Aleo ny isam-paritra hirehareha amin’ny vakoka azy, ka hanararaotana hananganana mozea isam-paritra, mba tsy hilazana indray fa mivangongo eto Antananarivo daholo ny zava-drehetra.

  • VANF ONLINE – Une nécropole n’est pas que musée

    VANF ONLINE – Une nécropole n’est pas que musée

    Le Rova, tout Rova, n’est pas qu’un ensemble de palais. C’est surtout une nécrolope royale, dont les descendants sont bien présents.

    C’est un abus de langage que de simplifier le Rova en musée républicain. Gallieni avait aboli la royauté merina, et envoyé en exil la Reine Ranavalona III, mais il savait bien que son décret du 28 février 1897 ne serait qu’un bout de papier sans la violence symbolique de la profanation du 14 mars 1897 quand il fit exhumer les rois d’Antananarivo enterrés au Fitomiandalana pour les transporter plus au Nord, et qu’il viola la sépulture d’Andrianampoinimerina et de Ranavalona 1ère à Ambohimanga pour les convoyer à Antananarivo.

    La double profanation, celle de 1897 et celle de l’incendie de 1995, n’empêche pas l’empreinte symbolique des cendres d’Andriamasinavalona et de ses descendants d’imprégner le Rova d’Antananarivo. Les journaux français avaient noté le profond recueillement des Malgaches venus en grand nombre accompagner la dépouille de Ranavalona III, morte en exil à Alger en 1917, et rapatriée au Rova le 31 octobre 1938. Le décret d’abolition de Gallieni n’a pas abrogé les sentiments des sujets de la Reine.

    En 1995, au lendemain de l’incendie, les descendants des souverains ensevelis à Anatirova se sont investis pour la restauration des tombes. Comme aurait fait chaque famille malgache s’agissant de la tombe ancestrale.

    Aujourd’hui, on entend dire que le projet muséologique au palais de Manjakamiadana comportera une salle des 22 régions ! En ce Rova d’Antananarivo avaient vécu les rois et reines qui accomplirent la mission assignée par Andrianampoinimerina de «ranomasina no valam-paria» : la mer comme limite de nos rizières. Depuis, de nombreux sites hors d’Imerina sont «fady Ambaniandro», interdits aux Merina. Les Merina acceptent cet interdit, mais pourquoi on imposerait aux Merina la présence d’objets usuels ou cultuels qui ne sont pas leurs ? Je me demande si les Antemoro de Vohipeno, les Sakalava du Menabe ou du Boina, accepteraient que leur Rova soient traités comme l’est le Rova d’Ilafy qui accueille une collection hétéroclite d’objets collectés aux quatre coins de l’île… Ces objets serviraient tellement mieux à l’édification des populations qui en sont les propriétaires et ce serait une occasion de conjurer la centralisation dont on accuse régulièrement la Capitale en décentralisant les collections.

  • HABIBO GROUP CONCLUT UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE AVEC PANZANI

    HABIBO GROUP CONCLUT UN PARTENARIAT STRATÉGIQUE AVEC PANZANI

    Désormais, les pâtes alimentaires de qualité supérieure « OR » de marque PANZANI seront produites à Madagascar. Le géant français a franchisé HABIBO Group dans la production locale de pâtes alimentaires PANZANI, une marque leader en France et déjà présente dans près de 50 pays en Europe et en Afrique.

    Fort de ses 60 ans de savoir-faire dans la fabrication de pâtes de qualité constante et supérieure, PANZANI apporte l’excellence à Madagascar grâce au partenariat avec HABIBO Group, la première production locale a été lancée hier et les produits seront disponibles sur le marché, à moindre coût, d’ici quelques jours.

    Une production sur place traduisant une volonté de percer le marché local avec l’objectif d’amoindrir les coûts sans fléchir sur la qualité du produit. C’est d’ailleurs cette carte de la valorisation de l’excellence que les deux parties veulent jouer pour grappiller une part importante du marché des spécialités céréalières à Madagascar. Reportage.

  • JAZZ TOHATOHABATO

    JAZZ TOHATOHABATO

    « Jazz Tohatohabato »

    Tanora manodidina ny 60 no naneho ny talentany nandritry ny hetsika « Jazz Tohatohabato » nokarakarain’ny Goethe-Zentrum Antananarivo na Centre Culturel Germano Malagasy (CGM), ny 02 jona lasa teo, tetsy amin’ny Tohatohabaton’Antaninarenina. Isan’ireo tanora nandray anjara mavitrika tamin’izany i Kool Raoelison, Sandratra Andrianotahianjanahary ary i Antonio Andriantsoanirina ao amin’ny Groupe Intello. Tafatafa fohy niarahana tamin’izy ireo.

  • MAGIE MAGIE, LE DÉPUTÉ A DU GÉNIE

    MAGIE MAGIE, LE DÉPUTÉ A DU GÉNIE

    Ils seraient actuellement 4 candidats sous mandat de dépôt, clairement donc derrière les barreaux, à pouvoir potentiellement être élus députés. À en croire la déclaration du vice-président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, si le choix des urnes leur serait favorable, selon la loi, c’est leurs noms respectifs qui seraient annoncés le jour des résultats.

    La crédibilité des politiciens, des représentants du peuple siégeant à la chambre basse, passés par la case prison, pose une réelle problématique de représentation de l’éthique politique. Certes, seule une condamnation définitive de la justice permettrait de juger une personne coupable, mais dans un pays digne de ce nom, personne ne continuerait à faire campagne depuis sa prison (même avec un appui extérieur), ou même oser demander à avoir une liberté provisoire pour mener propagande… sans un espoir d’immunité parlementaire.

    « Magie magie, le député a du génie » pourrait-on même dire. Sans être du niveau créatif de Disneyland, on a quand même de la suite dans les idées à Madagascar…

  • VANF ANTRANONKALA – Resaka Klopp

    VANF ANTRANONKALA – Resaka Klopp

    Ahitana ny maha olombelona ny baolina kitra indraindray. Tsy resaka baolina fotsiny ohatra ny fandresen’i Jurgen Klopp, mpanazatra an’i Liverpool, tamin’ny Ligue des Champions farany teo.

    «Poulidor du football» no nanomboka niantsoan’ny mpanao gazety an’i Klopp satria lalao famaranana enina misesy no veriny : DFB Pokal 2014 sy 2015, League Cup 2016, Europa Ligue 2016 ary indrindra Ligue des Champions 2013 sy 2018. Manginy izy mbola faharoa fotsiny indray tamin’ny championnat anglisy farany teo anefa nahazo isa 97 ary tsy resy afa-tsy indray mandeha tamin’ny lalao 38. Misy efa niteny mihitsy hoe voaozona Ingahy io.

    Isan’ny lalao famaranana Ligue des Champions natsatso indrindra angamba iny Liverpool-Tottenham iny, ary tsy azo an-tsaina mihitsy hoe iny Liverpool mikorontandrotana iny ve ilay Liverpool nahavita «remontada» nandresy 4-0 an’i Barcelone sy Lionel Messi. Klopp anefa no nandrasan’ny rehetra kendry tohana ka na izay hoe Ligue des Champions faha enina ho an’i Liverpool aza toa lasa ambin-dresaka.

    Mahagaga fa nampatsiahy ahy lalao hafa, famaranana hafa, olona hafa, ny zava-bitan’i Klopp ny sabotsy teo. Roapolo taona lasa katroka, ny 6 jiona 1999, izay André Agassi vao mba nibata ny amboara tao Roland-Garros rehefa resy foana, 1990 sy 1991. Izay roalahy tsy nety kivy ve, ny volon’i Agassi tsy mibango ve, ny short rovitra nanaovany ve, no mampatsiahy ahy ny volombava tsy miharatr’i Klopp, na ny akanjony survêtement foana raha manao lobaka sy palitao ny ankabeazan’ny mpanazatra malaza, fa ohatran’ny mitovy izany ny vi(n)tan’izy roalahy.

  • VANF ONLINE – Klopp-erfield

    VANF ONLINE – Klopp-erfield

    Le foot est une histoire d’hommes. La victoire de Jurgen Klopp avec Liverpool en Ligue des Champions relève de bien plus qu’une anecdote footballistique.

    C’est que l’homme, avant cette consécration, avait hérité du surnom moqueur de «loser magnifique». Finaliste malheureux de la même Ligue des Champions en 2013 et 2018, finaliste malheureux de la Ligue Europa en 2016, deuxième de Premier League avec le meilleur bilan qu’un second du championnat anglais ait jamais réalisé en 2019. En tout, l’entraîneur allemand avait perdu six finales de rang : finales de la Coupe d’Allemagne 2014 et 2015, finale de la League Cup d’Angleterre en 2016.

    La finale contre Tottenham a été d’une insipidité sans nom, mais l’essentiel était ailleurs. Personne n’avait relevé que le Liverpool de la finale était loin en deçà de la merveilleuse équipe qui avait remonté trois buts au Barcelone de Lionel Messi avant de finalement se qualifier pour cette finale. Un sixième sacre européen pour Liverpool paraissait même secondaire tant le monde entier scrutait Klopp qui jouait sa réputation sur un match après n’en avoir perdu qu’un seul sur les 38 du championnat anglais. Cruel, le football de haut niveau.

    Cette tension humaine m’avait rappelé une autre finale, un autre sportif, un tennisman cette fois. C’était en 1999, un six juin. André Agassi disputait sa troisième finale à Roland-Garros et se savait attendu après avoir perdu ses deux précédentes finales (1990, 1991) Porte d’Auteuil. Cette année-là, André Agassi devenait le premier joueur à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem et reste à ce jour le seul joueur à avoir gagné, outre les quatre levées du Grand Chelem, les Jeux Olympiques, le Masters et la Coupe Davis. Est-ce la persévérance dans l’adversité, ou les cheveux ébouriffés et les shorts flashy d’Agassi, mais il y a quelque chose de familier avec ce Klopp à la barbe hirsute et à l’éternel survêtement quand ses collègues soignent leur apparence.