Le sélectionneur national, Nicolas Dupuis, affiche son optimisme malgré un temps de préparation assez limité pour sa formation. Le technicien français se fixe comme objectif d’emmener les Barea au moins jusqu’aux huitièmes de finale de la CAN 2019. Il annonce que la liste des 23 joueurs, qui feront le voyage en Égypte, sera dévoilée à Antananarivo avant le 12 juin.
Catégorie : À la une
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FIM 14ÈME ÉDITION
La 14ème édition de la Foire Internationale de Madagascar a ouvert ses portes le 23 mai 2019 à Tanjombato. L’évènement est placé sous le thème : « Madagascar sur la route de l’émergence ». « Cette initiative marque la volonté pour Madagascar de changer de trajectoire », a affirmé le ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique, Christian Ramarolahy, pendant son discours d’ouverture. Les 550 participants tenteront de concrétiser les opportunités d’affaires qui s’ouvriront à eux durant la FIM.
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ART CONTEMPORAIN : Madagascar brille à la 58ème Biennale de Venise
Dans ces papiers fins en soie noir qu’il fait flotter au milieu d’un espace de 250 mètres carrés, ce sont des souvenirs de Madagascar que Joël Andrianomearisoa raconte. C’est sa Grande île que l’artiste plasticien emmène à Venise, cette ville italienne qui, tous les deux ans, à l’occasion d’une exposition internationale d’art contemporain, reçoit les plus grands artistes de divers pays. Une Grande île qui l’a vu naître et qu’il dit vouloir oublier un peu, à travers son œuvre, pour mieux s’en souvenir. « I have forgotten the night ». « J’ai oublié la nuit » est d’ailleurs le titre qu’il a donné à cette œuvre qui peut, certes, dérouter, mais qui au final parle à ceux qui viennent la visiter et l’apprécier.
Pour cette 58ème édition de la Biennale de Venise qui se tiendra jusqu’au 24 novembre 2019, « Venise reçoit pour la première fois Madagascar », tient à souligner Joël Andrianomearisoa. Mais c’est aussi « Joël Andrianomearisoa qui a réussi à faire son entrée dans la cour des grands », poursuit Rina Ralay Ranaivo, le commissaire du pavillon malgache. En plongeant les visiteurs de dans ses nuits, l’artiste a emmené Madagascar dans la lumière. Le président de la manifestation, l’italien Paolo Baratta, qui est venu au pavillon de Madagascar n’a d’ailleurs pas manqué d’en féliciter l’artiste.
Pour ce premier pavillon malgache, installé depuis le 9 mai, Joël Andrianomearisoa a mis la barre très haute. Dans une exposition qui, à l’entendre, « n’est pas une foire comme les autres où l’on vient avec sa culture, mais avec son talent », il a réussi à convaincre. Sur cette plateforme artistique qui est « loin du folklore identitaire basé sur le stéréotype du terme culture », il a pu toucher un grand nombre de gens et à s’ouvrir au monde.
Le défi sera donc de laisser Madagascar continuer à briller dans cette lumière où l’artiste l’a fait entrer. Pour cette première participation à l’exposition internationale d’art contemporain de Venise dans laquelle il s’est impliqué corps et âme, Joël Andrianomearisoa a surtout fait jouer son réseau professionnel, loin du circuit et du système de financement traditionnel des projets culturels à Madagascar. Les fonds qui lui ont permis d’emmener Madagascar à Venise étaient uniquement privés, malgaches et internationaux.
Quelle sera la suite, aurait-on alors tendance à se demander. « Nada, rien, aucune perspective pour l’instant », si l’on décortique bien les explications de Rina Ralay Ranaivo. À deux ans de la 59ème édition, c’est encore le flou sur la question financière et artistique. Joël Andrianomearisoa a ouvert une porte, mais comme il ne peut plus représenter Madagascar, un autre artiste devrait se mettre à la hauteur pour la garder ouverte.
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ALIMENTATION – Nadia Andriamahefa : « Intégrer la façon de se nourrir dans le programme scolaire »
Coach en nutrition, Nadia Andriamahefa a vécu pendant 20 ans en Amérique du Nord. Là où les aliments sont en grande partie transformés avant d’arriver dans les assiettes. De retour à Madagascar, là où elle est née, la nutritionniste s’aperçoit, horrifiée, que les Malgaches ne semblent pas se rendre compte de la richesse de ce qu’ils produisent en termes d’alimentation. Assise à la table d’un restaurant de la capitale, son sac au dos rempli de bouteilles d’eau à ses côtés, elle nous donne quelques minutes pour discuter nutrition.
– C’est quoi manger sainement ?
– Manger sainement c’est prendre un repas équilibré. Il faut le plus de légumes possible. Il est aussi important de colorer le plat, en y ajoutant des protéines, que ce soit végétales ou animales. Si vous voulez, vous pouvez ajouter des féculents, mais faire attention à ce qu’il y en ait moins que les légumes.
– C’est quoi ne pas manger sainement ?
– Ne pas manger sainement pour moi, c’est sauter des repas. Quand on ne mange pas le matin, parce qu’on est pressé. Puis, à midi on saute encore un autre repas, pour se retrouver à manger trois plats le soir. Tout est question d’équilibre. Les repas que nous mangeons sont censés nous apporter des calories, répartis dans la journée. Si le corps manque de calorie, il se fatigue très vite. Ces sauts de repas vont nous couter cher, car répartis en plusieurs semaines et plusieurs mois, cela peut accumuler les microbes. C’est pourquoi on tombe malade.
– Est-ce qu’il y a un régime de nutrition qui peut s’appliquer à tout le monde pour rester en bonne santé ?
– À la base on doit manger matin, midi et soir. Ce qu’on fait avec nos enfants, on leur donne des collations ou des gouters. Les grandes personnes méritent aussi d’avoir des gouters, mais cela ne signifie pas un grand plat. Si on a des excès, c’est à corriger. Mais de même, les manques sont aussi à corriger.
– Que pensez-vous du mode de nutrition des malgaches ?
– Je trouve que les malgaches mangent trop de riz. Pourtant c’est un féculent. Je pense qu’on exagère un peu. Il faut changer un petit peu les proportions en mangeant plus de légumes et en diminuant la quantité de riz. Je suggère que l’on consomme aussi moins de fritures. L’huile n’est pas du tout un ami. Il faut faire attention.
– Quand les salariés sortent de leurs bureaux à midi, ils n’ont pas un large choix. Parfois on a l’impression que les restaurants et les magasins ne proposent que des fritures et des féculents. À la longue, cela devient une habitude alimentaire. Que les conseillez-vous ?
– Le bien être n’est pas l’affaire d’une personne mais est un travail d’équipe. Pourquoi je dis ça ? Tous ces gens qui offrent ces nourritures ont besoin de sensibilisation et de formation. Si moi je peux manger des aliments sains, et que j’arrive à apprécier cela en tant qu’être humain, comment ne pourrais-je pas offrir quelque chose de bon aux autres ? Mais peut-être que ces commerçants ne savent pas ce qu’est manger sainement, c’est pourquoi ils se mettent à offrir ce genre de nourriture. Cette sensibilisation est importante car si un ou deux en sont conscients, les autres suivront l’exemple. Il suffit juste que quelqu’un commence. On essaie de créer des habitudes tranquillement. Parce que radicalement ce sera difficile pour la psychologie. Mais on peut le faire petit à petit. Des carottes et des concombres bien découpés et bien présentés sur un plat, pour donner du plaisir aux yeux. Si maintenant on habitue les enfants à mettre des carottes, des fromages et des concombres dans leur boite à lunch, je suis sûre qu’il est possible que la société change.
– Est-ce que vous avez un conseil pour que les gens puissent persévérer dans cette discipline ?
– J’aime bien le terme discipline, parce que c’est à double tranchant. On te tape la main mais en même temps ça te fait du bien. La discipline vient de l’intérieur. Le fait de se lever tôt c’est une discipline. Si on se lève une heure à l’avance pour préparer son repas et tout ce qu’il y a dans son sac, tous les problèmes seront réglés. La clé c’est la planification et le plaisir évidemment. Si on trouve que c’est important de manger, on va trouver du plaisir à acheter les choses à l’avance et non pas à la dernière minute.
– À quel point les Malgaches ont besoin d’éducation nutritionnelle ?
– Avec tout ce qui existe ici, on a vraiment une grande qualité de nourriture, mais on n’en connait pas la valeur. Nous ne connaissons même pas les vertus de nos épices. Le problème est dans le choix. Les gens ne savent pas s’informer. Je pense qu’il est important de donner aux gens les informations dont ils ont besoin, afin qu’ils puissent bien choisir leurs aliments. C’est pourquoi il est important d’intégrer dans les programmes scolaires la façon de se nourrir. Comment bien manger avec le peu qu’on a. Mais je ne vous demande pas de créer ce qui n’existe pas ( mamorona ny tsy misy). Les gens ont besoin de connaitre des informations gratuitement afin de leur permettre de régulariser leurs habitudes.
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4ÈME ÉDITION DU CRÉATHON
C’est parti pour la 4ème édition du concours « Créathon », placé cette année sous le thème « Intelligence artificielle et école inclusive ». Les équipes disposeront de 24 heures pour réaliser leur projet axé sur l’une des cinq thématiques proposées. Ce jour (23 mai), les concurrents présenteront leurs idées à l’aide d’une fiche descriptive et d’une vidéo de 3 minutes. Les résultats des délibérations seront diffusés le 27 mai à 17 heures sur la page facebook de Créathon.
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AÏKIDO
« L’Aïkido, c’est à la fois un art et un sport ». C’est ce qu’a annoncé, ce 22 mai à Ivandry, Nambinina Andriamalala, gradé Nikyu (2ème Kyu) de la discipline. Sensei Lalao Rakotoarisoa (6ème Dan), du Sampana Fitaizana Aïkido Miandrarivo (SFAM) a expliqué, lors de la cérémonie organisée à l’occasion du 50ème anniversaire de la mort du fondateur de l’Aïkido, Maître Morihei Ueshiba, que cet art martial ne cesse de se développer à Madagascar. « L’on compte actuellement 1 500 adeptes repartis dans une trentaine de dojos dans toute l’île », indique-t-il.




