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  • ILES EPARSES – Andry Rajoelina se dit prêt à discuter d’une “solution durable dans l’intérêt des deux Nations”

    ILES EPARSES – Andry Rajoelina se dit prêt à discuter d’une “solution durable dans l’intérêt des deux Nations”

    Antananarivo, 5 Mai, 8h35 – “Allons-nous chacun rester campé sur nos positions, ce qui nous empêchera de trouver une solution ? Ou allons-nous chercher ensemble comment nous rapprocher, pour trouver une solution durable dans l’intérêt des deux nations?” La problématique sur les discussions autour des “Îles éparses” a été posée par le président de la République Andry Rajoelina durant son émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique, dimanche soir. Afin de permettre au dossier d’“avancer”, le chef d’Etat accepte de discuter de façon à “parvenir à une solution commune”.

    Pour expliquer sa position, Andry Rajoelina se réfère au jugement de Salomon qui a dû trancher un litige entre deux femmes se disputant un enfant. Il rappelle qu’“à la proposition du roi-juge de couper l’enfant en deux pour en donner la moitié à chacune des deux femmes, la véritable mère a demandé que l’enfant ne soit pas tué mais donné à l’autre”. Et c’est dans cet esprit qu’il dit avoir “accepté qu’une nouvelle réunion se tienne le 30 juin dans le cadre de la commission mixte, afin de réexaminer la question des îles Éparses”. Car “si chacun campe sur sa position, nous risquons encore d’attendre 55 ans”, poursuit-il.

    Le président de la République met également en avant un rapport de forces en défaveur de Madagascar pour expliquer sa volonté de s’engager dans les discussions qui permettent de trouver une solution acceptable pour les deux pays. “Sommes-nous assez forts ? Avons-nous une armée capable d’aller prendre de force les îles Éparses si la voie diplomatique échoue?” se demande-t-il, prenant l’exemple de “la Chine qui, même en étant la deuxième puissance mondiale, n’ose pas attaquer Taïwan qui fait pourtant partie de la Chine”.

    Pour Andry Rajoelina, le plus urgent est de “trouver une solution commune” à une question qui, selon lui, “n’a pas bougé en 55 ans”. “Nous avons demandé la restitution des Îles éparses en 1970, voilà 55 ans. Mais 55 ans plus tard, rien n’a bougé sur la question”, insiste-t-il. “Combien de temps devons-nous encore attendre avant d’oser ou avant de trouver une solution à cela?” s’interroge-t-il alors.

    Dans son émission spéciale, Andry Rajoelina n’évoque pas si Madagascar continuera de revendiquer la souveraineté malgache sur les îles situées dans le Canal de Mozambique lors de la commission mixte prévue ce 30 juin. Il n’en revendique pas moins être “le premier président à avoir eu le courage de réclamer les Îles éparses au sein même du palais présidentiel de l’Elysée en 2019”, et rappelle avoir “déclaré que ces îles font partie de notre identité et que nous en demandons la restitution au peuple malgache”.

    Il ajoute également vouloir “se rendre sur ces îles qui marquent son coeur et son esprit”. “Je vais trouver les moyens de me rendre personnellement sur ces îles en tant que président de la République de Madagascar de façon à les visiter et à y poser les pieds”, poursuit-il.

    Officiellement réclamées par Madagascar en 1973, les îles éparses font l’objet d’une résolution non-contraignante de l’Assemblée générale des Nations unies en 1979. Dans cette résolution, les Nations unies demandent au “gouvernement français d’entamer sans plus tarder des négociations en vue de la réintégration des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa, et Bassas da India qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar”.

    Lors de sa visite à Madagascar en 1990, François Mitterrand avait proposé la création d’une commission de travail et d’études pour discuter de la question relative à la souveraineté sur les îles éparses. En 2005, lors de sa visite à Madagascar, Jacques Chirac avait également laissé entendre que le sujet allait être abordé avec le président de l’époque et que la position française était “une négociation et une discussion franches et amicales, dans le respect de ses intérêts historiques et traditionnels”.

    En visite d’Etat à Madagascar le 23 avril 2025, Emmanuel Macron avait, pour sa part, clairement qualifié de “débats picrocholins”, donc futiles, les discussions éventuelles relatives à la souveraineté sur les Îles éparses. Il laisse entendre que les Malgaches ont d’autres priorités que d’avoir cette souveraineté. Pour lui, les discussions du 30 juin durant la commission mixte doivent porter sur la manière dont ces îles doivent être gérées ensemble par les deux pays et protégées ensemble.

  • HYDROCARBURES – Les autorités évoquent une hausse généralisée prévisible des prix des carburants en mai avant une baisse attendue en juin

    HYDROCARBURES – Les autorités évoquent une hausse généralisée prévisible des prix des carburants en mai avant une baisse attendue en juin

    Antananarivo, 5 Mai, 10h50 – Une hausse généralisée “prévisible”. Tous les produits blancs vendus auprès de stations-services ont connu des augmentations à l’issue du cinquième ajustement automatique des prix des carburants opérés ce lundi 05 mai à 00h00. Ces augmentations des prix à la pompe étaient déjà prévisibles, compte tenu du cours à l’international des produits pétroliers d’il y a deux mois, expose le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, samedi.

    Lors d’une intervention sur la chaîne de télévision publique, le ministre rappelle que “c’est le cours du mois M-2 qui sert en effet de référence pour les prix appliqués pour le mois M”. Il ajoute que les paramètres influençant la fixation des prix des carburants au mois de mars tendaient vers ces hausses des prix à la pompe pour ce mois de mai.

    La hausse est ainsi de 190 ariary par litre pour le supercarburant, de 200 ariary par litre pour le gasoil et également de 200 ariary par litre pour le pétrole lampant, comme communiqué par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Ainsi, le litre du supercarburant qui était proposé à 5 320 ariary jusqu’à la nuit de dimanche est vendu à partir de ce lundi à 5 510 ariary, soit une hausse de 3,6%. Le gasoil passe également de 4 970 ariary à 5 170 ariary par litre à la suite de ce dernier ajustement, représentant une hausse de 4%. Le pétrole lampant qui était vendu à 3 030 ariary et désormais proposé à3 230 ariary par litre.

    En se basant sur ce mode de calcul, les autorités se permettent déjà d’avancer des baisses de prix pour les mois de juin et de juillet, avec le cours du brut à l’international qui a connu une baisse au mois d’avril et c’est une tendance qui s’est poursuivie en ce mois de mai. Le Président de la République, Andry Rajoelina, annonce dimanche une baisse de 70 ariary par litre pour le gasoil au mois de juin, suivie d’une autre baisse de 200 ariary au mois de juillet.

    Cinq ajustements ont été entrepris depuis l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants au mois de janvier. Si les prix du supercaburant et du gasoil ont connu des hausses comme des baisses en cinq mois, le prix du pétrole a pour sa part été maintenu au départ pour être ensuite revu à la hausse et toujours à 200 ariary par litre. Le pétrole lampant qui était à 2 430 ariary par litre au mois de janvier 2025, est actuellement vendu à 3 230 ariary par litre auprès des stations-services. C’est soit une hausse de 800 ariary en quatre mois.

  • Andry Rajoelina assure que son fils n’a tiré “aucun intérêt personnel” de sa contribution à la mise en place de la ligne Dubaï – Antananarivo

    Andry Rajoelina assure que son fils n’a tiré “aucun intérêt personnel” de sa contribution à la mise en place de la ligne Dubaï – Antananarivo

    Antananarivo, 5 Mai, 8h10 – Une contribution “désintéressée”. Le président de la République Andry Rajoelina défend la présence de son aîné à la cérémonie de signature d’une convention de partenariat entre Madagascar et la compagnie aérienne Emirates. A l’entendre, son fils a été présent à cet événement “sur invitation de la compagnie aérienne émirati” qui lui a “exprimé sa reconnaissance pour son rôle dans la facilitation et l’organisation de l’ouverture de la ligne aérienne reliant Dubaï à Antananarivo”.

     

    Selon le chef de l’Etat, c’est son fils qui a rendu possible cette liaison aérienne. Il rappelle que Madagascar avait entamé des discussions avec les Emirats Arabes Unis depuis 2010 pour établir cette ligne aérienne. Mais “les conditions n’ont jamais pu être réunies malgré le nombre de ministres en charge du Tourisme et du Transport qui se sont succédé”, explique-t-il durant son émission spéciale sur la chaîne de télévision publique dimanche soir. “Ce que nous n’avons pas réussi à faire en 15 ans, mon fils l’a fait et l’a facilité en quatre mois sans en retirer un seul euro d’intérêt personnel”, relève-t-il. Lors de la cérémonie d’inauguration de la ligne, le chef de l’Etat a déjà publiquement félicité son aîné de son rôle dans ce dossier.

     

    Lors de son intervention, Andry Rajoelina considère qu’il n’y a rien de répréhensible à ce que son fils apporte sa contribution au développement du pays. “J’ai élevé mes enfants dans le sens des responsabilités, de l’amour de la patrie et de l’intégrité”, souligne-t-il. Il ajoute les avoir élevés à “ne pas construire des murs mais plutôt à créer des relations, à bâtir des ponts et à ne pas fermer la porte à ce qu’ils peuvent apporter pour le pays”. Il invite d’ailleurs tous les enfants malgaches à faire de même et à “ne pas se laisser décourager par certaines personnes”. “Si vous avez quelque chose à apporter pour le développement de votre pays, quel que soit votre nom, faites-le avec intégrité pour le bien du pays”, conseille-t-il alors.

     

    Ces dernières semaines, les images des fils du président de la République aux côtés des hauts responsables politiques ont fait le tour des réseaux sociaux. Outre les photos de son aîné posant aux côtés de la ministre du Tourisme et de l’artisanat Viviane Dewa lors des événements officiels, celles de son cadet, accueillant les chefs d’Etat et de gouvernement lors du banquet d’ouverture du Sommet de la Commission de l’océan Indien ont également circulé sur les réseaux sociaux.

     

     

  • CARBURANT – Hausse de 190 ariary par litre pour le supercarburant et 200 ariary par litre pour le gasoil  et le pétrole lampant

    CARBURANT – Hausse de 190 ariary par litre pour le supercarburant et 200 ariary par litre pour le gasoil  et le pétrole lampant

    Antananarivo, 5 Mai, 6h00 – 5 508 ariary pour le supercarburant. 5 170 ariary pour le gasoil. 3 320 ariary pour le pétrole lampant. Les nouveaux prix des carburants pour le mois de mai sont applicables depuis 00h00 ce lundi. La hausse est de 190 ariary par litre pour l’essence et de 200 ariary par litre pour le gasoil et pour le pétrole lampant.

     

    Selon les chiffres publiés lundi à minuit par l’OMH, la hausse est de 3,6% pour le suspercarburant qui coûtait encore 5 320 ariary dimanche. Elle est de 4% pour le gasoil qui dépasse la barre de 5 000 ariary après avoir coûté 4 970 ariary en avril. La hausse est encore plus importante, de 6,6% pour le pétrole lampant qui passe de 3 030 ariary en avril à 3 230 en mai.

     

    Comme déjà indiqué samedi par le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, et confirmé par le président de la République dimanche soir, des baisses de prix, du moins du gasoil et du supercarburant sont prévues en juin et en juillet. Il explique cette révision à la baisse des prix à venir en raison des paramètres favorables. Le gasoil, selon Andry Rajoelina, devrait baisser à 5 100 ariary en juin, puis à 4 900 en juillet.

  • Andry Rajoelina assure que l’exploitation minière de Base Toliara devrait respecter l’environnement et sera sans impact sur la santé

    Andry Rajoelina assure que l’exploitation minière de Base Toliara devrait respecter l’environnement et sera sans impact sur la santé

    “Ce n’est pas une société chinoise qui assurera l’exploitation mais les Américains qui sont à cheval sur la protection de l’environnement”. Le président de la République Andry Rajoelina a tenu à rassurer l’opinion sur les normes qui seront mises en place dans le cadre de l’exploitation d’ilménite et de monazite par la compagnie minière Base Toliara. “On ne va pas faire n’importe quoi sur ce point”, assure-t-il durant l’émission spéciale présidentielle diffusée ce dimanche sur la chaîne de télévision publique

     

    Il prend également l’exemple des pays qui exploitent la monazite et où il n’est signalé ni décès ni maladie. Le président de la République dénonce alors toute manipulation de l’opinion à ce sujet par une opposition dont les actions sont, selon lui, dictées par la jalousie et la haine. “On ne développe pas un pays avec des muscles ni avec une tête butée mais par l’intelligence”, martèle-t-il.

  • CARBURANT – Le prix du gasoil devrait dépasser la barre de 5 000 ariary en mai et revenir à 4 900 ariay en juillet selon Andry Rajoelina

    CARBURANT – Le prix du gasoil devrait dépasser la barre de 5 000 ariary en mai et revenir à 4 900 ariay en juillet selon Andry Rajoelina

    CARBURANT – Le prix du gasoil devrait dépasser la barre de 5 000 ariary en mai et revenir à 4 900 ariay en juillet selon Andry Rajoelina

    Le président de la République annonce que le prix du gasoil augmentera de 199 ariary à partir de ce lundi à 00h00 dans le cadre de la mise en oeuvre de l’ajustement automatique des prix des carburants. Le prix à la pompe pour ce carburant devrait alors atteindre 5 170 ariary à partir de ce 5 mai. Les paramètres influençant les prix devraient cependant conduire à une baisse de 70 ariary de ce prix dès le mois de juin, pour atteindre un prix à la pompe de 5 100 ariary en juin. Le chef de l’Etat indique par ailleurs que le prix du gasoil reviendra à 4 900 ariary en juillet.

  • DIFFÉREND TERRITORIAL – Andry Rajoelina se dit prêt à un compromis sur la question des Îles éparses 

    DIFFÉREND TERRITORIAL – Andry Rajoelina se dit prêt à un compromis sur la question des Îles éparses 

    Le président de la République Andry Rajoelina reconnaît que si la France et Madagascar campent chacun sur leur position sur la question des Îles éparses, aucune solution ne sera trouvée dans les 55 prochaines années. Il confie alors être prêt à trouver avec son homologue français une “solution commune”, voire un compromis pour « l’intérêt des deux pays ». Il se demande si Madagascar est suffisamment fort pour prendre les Îles éparses si elles ne sont pas obtenues par la voie diplomatique.

     

    Photo : Capture d’écran TVM

  • CARBURANT – Le prix du Brent devrait passer de 81 dollars en 2024 à 64 dollars en 2025, selon la Banque mondiale

    CARBURANT – Le prix du Brent devrait passer de 81 dollars en 2024 à 64 dollars en 2025, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 4 mai, 18h50 – Une projection de bon augure pour Madagascar, importateur de produits pétroliers ? L’offre pétrolière abondante devrait entraîner une baisse des prix mondiaux des matières premières à leur plus bas niveau depuis le début de la décennie, c’est-à-dire depuis 2020. C’est ce qui ressort de la dernière édition des Perspectives des marchés des matières premières de la Banque mondiale.

     

    S’agissant des hydrocarbures, les prix du Brent devraient avoisiner 64 dollars le baril en 2025, soit une baisse de 17 dollars par rapport à 2024. Ils pourraient même s’établir à 60 dollars en 2026, selon le même document.

     

    La Banque mondiale anticipe une baisse de la demande de pétrole, notamment en Chine, premier marché automobile mondial. Elle rapporte que plus de 40 % des nouvelles voitures achetées l’an dernier étaient des véhicules à batterie ou hybrides, soit trois fois plus qu’en 2021.

     

    À Madagascar, les prix des carburants appliqués au mois M se basent sur le cours international du mois M-2, c’est-à-dire les prix à l’international deux mois auparavant. La baisse enregistrée en avril sur les marchés mondiaux, qui devrait se poursuivre en mai, pourrait donc favoriser une diminution des prix à la pompe en juin et juillet, selon les récentes déclarations du ministre de l’Énergie et des hydrocarbures.

     

    Par ailleurs, les prix du charbon devraient également chuter de 27 % cette année, puis de 5 % supplémentaires en 2026, en raison du ralentissement de la consommation de ce combustible pour la production d’électricité dans les économies en développement. Ambatovy, entre autres, a recours à cette matière première.

  • EDUCATION – Le projet de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim) prend le relais du PAEB

    EDUCATION – Le projet de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim) prend le relais du PAEB

    Antananarivo, 4 Mai, 11h30 – Un nouveau souffle attendu pour l’éducation de base. Alors que le Projet d’appui à l’éducation de base (PAEB) arrive à son terme, la Banque mondiale et les partenaires de l’éducation devraient bientôt octroyer un nouveau financement à ce secteur à travers le projet de Transformation de l’accès et de l’apprentissage à Madagascar (Talim). Ce nouveau projet, qui est censé couvrir la période 2025-2029 a été officiellement présenté au Conseil des ministres de mercredi.

     

    Selon le Plan de mobilisation des parties prenantes bouclé en 2024, le gouvernement compte sur un financement de plus de 210 millions de dollars USD, mobilisé principalement auprès de la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA) et le Crisis Response Window, et du Partenariat mondial pour l’éducation (GPE). S’articulant autour de cinq composantes principales, le projet Talim devrait principalement être axé sur le renforcement de la profession enseignante et sur la transformation de l’environnement scolaire pour soutenir l’apprentissage et le bien-être des élèves.

     

    Il s’agira donc, pour le futur projet, “d’élever la profession enseignante à Madagascar en modifiant la composition de la main-d’œuvre enseignante, en passant des FRAM non qualifiés à des enseignants contractuels licenciés et qualifiés”. Ce volet du projet prévoit alors l’intégration progressive des enseignants FRAM dans la fonction publique, et l’extension des formations pédagogiques à un plus grand nombre d’enseignants, afin de rehausser durablement la qualité de l’enseignement.

     

    Selon le Conseil des ministres, ce volet est d’autant plus prioritaire qu’actuellement “seuls 12 % des enseignants du préscolaire, du primaire et du collège ont suivi une formation pédagogique dispensée par l’Institut national de formation pédagogique (INFP). A cela s’ajoute la part encore importante – 60% – des enseignants communautaires non fonctionnaires (Fram), qui constitue “une charge financière importante supportée par les parents d’élèves”. “L’un des objectifs du projet est donc d’alléger cette charge en intégrant ces enseignants au sein de la fonction publique”, poursuit le Conseil des ministres qui reconnaît que cet aspect a constitué “un argument majeur pour l’obtention du financement de ce projet”.

     

    Dans le cadre de l’amélioration globale de l’environnement scolaire, le projet envisage d’étendre et de réhabiliter les infrastructures scolaires, de doter les élèves et les établissements de manuels scolaires puis de financer les cantines scolaires de façon à améliorer la nutrition et le taux de rétention des élèves. En tout, selon toujours le plan de mobilisation des partenaires, le projet est prévu toucher 4.7 millions d’élèves en primaire et bénéficier à 140 000 enseignants dans les écoles primaires publiques. Par ailleurs, “27 000 écoles primaires publiques devraient bénéficier de travaux de réhabilitation de leurs bâtiments, incluant la construction de nouvelles salles de classe”.

     

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  • CARBURANTS – Olivier Jean-Baptiste prévient d’une hausse des prix à la pompe pour ce mois de mai

    CARBURANTS – Olivier Jean-Baptiste prévient d’une hausse des prix à la pompe pour ce mois de mai

    Antananarivo, 4 Mai, 7h – Des hausses de prix à prévoir pour les consommateurs. Les facteurs influençant la fixation des prix des carburants indiquent une tendance à la hausse pour ce mois de mai. C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, sur la chaîne de télévision publique samedi soir.

     

    Comme rappelé par le membre du gouvernement, les prix appliqués au mois M sont établis en fonction des cours internationaux du mois M-2. Autrement dit, les tarifs de mai tiennent compte des prix internationaux du mois de mars, période durant laquelle les produits ont été importés.

     

    Or, à entendre le ministre, les cours internationaux avaient augmenté en mars, notamment en raison du contexte économique mondial, des incertitudes et de la décision des producteurs de pétrole de réduire leur production, ce qui a fait grimper les prix. Une hausse est donc à prévoir pour ce mois de mai, ajoute-t-il.

     

    Le ministre ne donne cependant pas de détails sur les prix à venir. Il indique que les tarifs applicables en mai font actuellement l’objet de discussions avec les hautes autorités, notamment le Président de la République et le Premier ministre. Il rappelle néanmoins que les ajustements se font entre le 1er et le 5 du mois, soit au plus tard dans la nuit de ce dimanche à lundi.

     

    Olivier Jean Baptiste évoque néanmoins une possible baisse en juin et en juillet. Il rapporte que les pays producteurs de pétrole ont décidé d’augmenter leur production en avril et que les cours internationaux ont commencé à baisser. Cette tendance à la baisse se poursuit selon les données actuelles, précise le ministre.

     

    Un autre facteur influent dans la fixation des prix est le taux de change, actuellement favorable pour Madagascar. Le dollar, qui valait 4 650 ariary début avril, s’échange désormais autour de 4 450 ariary.

     

    Les consommateurs peuvent donc s’attendre à des révisions à la baisse des prix à la pompe pour les mois de juin et juillet, anticipe le ministre. Il rappelle que l’ajustement convenu avec le Fonds monétaire international reste encadré dans une bande de variation, avec une limite de -200 ariary par litre en cas de baisse et de +200 ariary en cas de hausse.

     

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