Catégorie : À la une

  • PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES – Croissance économique de 3,7% prévue pour Madagascar cette année selon la Banque mondiale

    PERSPECTIVES MACROECONOMIQUES – Croissance économique de 3,7% prévue pour Madagascar cette année selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 29 Avril, 11h15 – La Banque mondiale table sur une croissance économique de 3,7% pour Madagascar, pour 2025. Elle avance cette prévision dans la 31ème édition du rapport « Africa Pulse », avec lequel elle a analysé les tendances économiques de la région d’Afrique subsaharienne. Ce document vient d’être publié en ce mois d’avril.

     

    La prévision de croissance de la Banque mondiale pour Madagascar dans l’Africa Pulse présente un écart avec les 4,5% avancés la semaine dernière par le ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Et pourtant ces 4,5% constituent déjà des prévisions en baisse par rapport à la prévision initiale de l’Etat qui misait au début de l’année sur une croissance de 5%.

     

    La ministre Rindra Rabarinirinarison avait expliqué cette révision par rapport à ce que pourrait être l’effectivité ou non de l’application du nouveau régime douanier américain imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Elle avait alors rappelé que le Gouvernement américain est prévu taxer ces produits malgaches à 10% jusqu’au 8 juillet et à 47% au-delà de ce délai.

     

    Madagascar espère dans tous les cas des évolutions positives de la situation, avec les discussions et les négociations engagées par la partie malgache avec le Gouvernement américain.

  • COOPÉRATION – Madagascar signe un nouveau protocole d’accord avec les Emirats Arabe-Unis pour la promotion du tourisme malgache

    COOPÉRATION – Madagascar signe un nouveau protocole d’accord avec les Emirats Arabe-Unis pour la promotion du tourisme malgache

    Antananarivo, 30 Avril, 15h05 – Madagascar renforce ses liens avec les Emirats Arabes Unis pour le développement du secteur du tourisme. Un protocole d’accord visant à renforcer le tourisme vers la Grande Île via la compagnie aérienne Fly Emirates a été signé entre Viviane Dewa, ministre du tourisme et Essa Sulaiman Ahmad, vice-président principal des opérations commerciales d’Asie de l’Ouest et de l’océan Indien a été signé ce mercredi à Dubaï.

    Selon un communiqué du ministère de Tourisme et de l’artisanat, ce nouveau partenariat prévoit la mise en œuvre de campagnes de promotion à l’international du tourisme malgache. Cet accord inclut des voyages de familiarisation pour faire découvrir Madagascar aux professionnels du tourisme.

    La compagnie aérienne Emirates mobilise également son réseau mondial d’agences de voyages et de tour-opérateurs pour stimuler la demande de la destination Madagascar. En parallèle, les services de fret d’Emirates SkyCargo contribueront à renforcer les échanges commerciaux entre Madagascar et les marchés internationaux, poursuit le communiqué.

    Cette coopération entre les Emirats Arabe Unis et Madagascar sur le secteur du tourisme a débuté en septembre 2024 par le lancement de la desserte Antananarivo – Dubaï par deux vols par semaine. Depuis quelques mois, six vols par semaine relient les deux pays.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • VATICAN – Deux cardinaux n’iront pas au conclave pour des raisons de santé

    VATICAN – Deux cardinaux n’iront pas au conclave pour des raisons de santé

    Antananarivo, 30 Avril, 11h15 – Deux cardinaux électeurs en moins. Le compte à rebours commence pour l’élection du nouveau souverain pontife depuis la publication de la date du conclave. La plupart des cardinaux sont déjà à Rome en attendant ce grand jour pour l’histoire de l’Eglise catholique. D’après le site Vatican News, deux cardinaux ne participeront pas au conclave pour des raisons de santé.

    Le portail d’information du Saint Siège n’a pas révélé l’identité de ces cardinaux. Ils ne seront finalement que 133 cardinaux à se rendre dans la chapelle Sixtine le 7 mai prochain pour élire le 267ème successeur de Saint Pierre Apôtre.

    Les cardinaux électeurs viennent d’un peu partout dans le monde. D’après les statistiques officiels, 53 viennent d’Europe, 37 d’Amérique, 23 d’Asie, 18 d’Afrique et quatre d’Océanie. François, le pape des périphéries, a rendu le collège cardinalice moins eurocentrique. Certaines nations auront pour la première fois des représentants dans la Chapelle Sixtine. Elles seront 12 nations d’après Vatican News. Parmi ces nations figurent Haiti, le Cap-Vert, la Malaisie, la Centrafrique, la Papouasie Nouvelle Guinée ou encore le Soudan du Sud. Madagascar, pour sa part, en est à sa quatrième participation bien que le cardinal Désiré Tsarahazana en soit à son premier conclave.

    Depuis quelques jours, les yeux du monde entier sont rivés vers le Vatican. L’élection d’un pape est un événement attendu non seulement au sein de la religion catholique mais aussi dans le milieu politique mondial. La présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement lors des funérailles de Pape François, chef d’Etat du Vatican, samedi dernier témoigne bien l’importance du rôle du Saint Siège dans la géopolitique mondiale.

     

     

  • MONDE DES AFFAIRES – Les femmes cheffes d’entreprises dans le monde à Madagascar pour discuter des projets à venir en faveur de l’entrepreneuriat féminin

    MONDE DES AFFAIRES – Les femmes cheffes d’entreprises dans le monde à Madagascar pour discuter des projets à venir en faveur de l’entrepreneuriat féminin

    Antananarivo, 29 Avril, 16h20 – Une autre réunion au sommet sur la Grande Ile. Des femmes leaders du monde des affaires sont à Madagascar depuis lundi pour participer au Comité mondial des femmes cheffes d’entreprises, organisé à Antananarivo. Elles sont au pays afin de “travailler ensemble, échanger les bonnes pratiques mais surtout pour se concerter sur les projets à venir en faveur de l’entrepreneuriat féminin”, indique Marie-Christine Oghly, la présidente mondiale des Femmes chefs d’entreprises (FCEM).

     

    Il s’agit d’une “opportunité unique”, selon la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. Cette conférence est une occasion pour les femmes entrepreneures de la Grande île ainsi que celles en provenance de plusieurs pays de renforcer leurs réseaux, partager leurs expériences, créer de nouvelles synergies, imaginer des projets innovants et surtout, bâtir ensemble un meilleur avenir, lance la membre du gouvernement.

     

    L’enjeu est d’ailleurs de taille, explique-t-elle, “dans un monde complexe qui appelle à revoir le modèle de croissance pour qu’il soit plus durable, plus inclusif et plus résilient”. “Dans ces transformations, les femmes ont un rôle essentiel à jouer. Par leur capacité d’innovation, leur résilience, leur sens de la coopération, leur gestion responsable, elles sont au cœur du changement que nous voulons voir”, poursuit la ministre Rafaravavitafika Rasata.

     

    La présidente mondiale des FCEM, Marie-Christine Oghly, reste persuadée que les politiques d’inclusivité des femmes dans l’économie mondiale restent “la clé de la réussite”. Elle insiste d’ailleurs sur le fait que “les femmes ne sont pas seulement des actrices sociales, mais aussi des leaders influents capables de transformer l’économie et de créer des opportunités d’affaires sur le plan international”.

     

    Les groupements d’entreprises féminins sont d’ailleurs des leviers puissants dans la transformation économique, surtout dans un contexte de vulnérabilité systémique, soutient Fanja Razakaboana. Ces réseaux permettent de structurer l’entrepreneuriat féminin autour des valeurs de résilience, expose-t-elle. Elle insiste néanmoins que l’inclusivité est une force. Et elle se réjouit que les femmes entrepreneurs soient également accompagnées par des hommes engagés convaincus du leadership féminin qui devrait être une richesse pour la société.

     

    Des rencontres B2B, ainsi que des panels sectoriels sont au programme de ce Comité mondial pour faciliter les échanges. Divers thèmes y seront abordés, comme le leadership des femmes chefs d’entreprises et la résilience économique, l’inclusion économique et l’accès aux opportunités pour tous ou encore l’économie de demain.

  • FINANCEMENT – Au moins 113 projets concernés par la suspension de l’Usaid à Madagascar selon Rindra Rabarinirinarison

    FINANCEMENT – Au moins 113 projets concernés par la suspension de l’Usaid à Madagascar selon Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 29 Avril, 8h30 – Une centaine de projets visés par les coupes budgétaires massives dans les programmes américains de développement et d’aide à l’étranger, à Madagascar. La fermeture de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) affecte particulièrement des domaines essentiels. “Près de 111 projets sont concernés par la suspension de l’Usaid dans le domaine de la santé et deux dans le domaine de l’éducation”, précise Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Économie et des Finances, vendredi dernier lors d’une émission émission spéciale diffusée sur une chaîne privée. Tous ces projets n’ont toutefois pas mis les clés à la porte car “la plupart sont multi-bailleurs”, explique la membre du gouvernement.

    L’arrêt du financement de l’Usaid est déjà entré en vigueur selon la ministre. Des emplois sont perdus. “D’autres individus ont quand même pu être transférés vers d’autres projets financés par d’autres bailleurs”, poursuit Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.
    L’Etat malgache indique élaborer un plan de contingence avec ses partenaires financiers pour faire face à cette situation. “Le ministère en charge du Travail et de l’emploi figure parmi les acteurs qui mettent en place ce plan”, détaille la ministre en ajoutant que “les autorités envisagent aussi une relocation budgétaire”.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • EXPORTATIONS – L’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala annonce une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis

    EXPORTATIONS – L’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala annonce une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis

    Antananarivo, 29 Avril, 7h15 – Un rendez-vous fixé. L’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, annonce la tenue prochaine d’une rencontre avec les acheteurs de vanille malgache aux Etats-Unis. Une concertation jugée importante pour la filière, surtout que plus d’une cinquantaine d’usines d’extraction de la vanille exportées par la Grande île opère sur place, a-t-elle indiqué lors d’une émission spéciale sur les relations économiques entre Madagascar et les Etats-Unis, la semaine dernière.

     

    La rencontre est organisée compte tenu des bénéfices mutuels tirés par les deux pays de cette filière. Près de 80% de la vanille travaillée aux Etats-Unis proviennent de Madagascar, précise la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Ce qui fait des transformateurs américains des gros clients pour ce produit malgache. La vanille qui est exportée vers le marché américain fait également des Etats-Unis un leader dans l’extraction de vanille naturelle, reprend l’ambassadrice Lantosoa Rakotomalala.

     

    Les importateurs américains de vanille malgache ont déjà fait part de leurs inquiétudes concernant l’instauration de droits de douane à 47% sur les produits en provenance de Madagascar, qui devrait entrer en vigueur le 9 juillet 2025, sauf changement. C’est le cas par exemple de l’entreprise américaine Bakto Flavors, qui a alerté sur les conséquences de cette mesure, tant sur l’économie malgache que pour les entreprises aux Etats-Unis qui travaillent sur de la vanille de la Grande île.

     

    Si cette mesure venait à être effective, la ministre en charge de l’économie, Rindra Rabarinirinarison, a déjà fait par de ses impacts. Selon ce membre du gouvernement, l’application d’un droit de douane à 10% jusqu’au 8 juillet, suivie d’un droit de douane à 47% applicable à partir du 9 juillet pourrait entraîner une baisse de 12,10% des exportations de la vanille pour Madagascar, pour cette année.

     

    La partie malgache espère néanmoins une issue favorable pour le pays, dans le cadre de ses négociations menées avec le gouvernement américain. Et ce, afin de s’épargner de ce niveau de taxation que les opérateurs ne pourraient supporter.

     

     

    Photo : Ambassade de Madagascar à Washington

  • DIPLOMATIE – “Position inchangée” de Madagascar sur la question des îles éparses selon Rafaravavitafika Rasata

    DIPLOMATIE – “Position inchangée” de Madagascar sur la question des îles éparses selon Rafaravavitafika Rasata

    Antananarivo, 28 Avril, 11h50 – Le bras de fer devrait se poursuivre lors de la prochaine réunion de la commission mixte sur les Îles Éparses prévue en juin. Rafaravavitafika Rasata, ministre des Affaires étrangères, indique ce lundi en conférence de presse que la position de Madagascar demeure inchangée concernant la demande de restitution de ces îles situées dans le Canal de Mozambique.

    “Il n’y a pas eu d’annonce officielle du gouvernement concernant un éventuel renoncement à la souveraineté sur ces îles”, souligne la cheffe de la diplomatie malgache devant la presse. “La position de Madagascar reste inchangée concernant la revendication”, insiste-t-elle.

    Le débat autour d’une éventuelle cogestion des Îles Éparses avec la France ne devrait donc pas être à l’ordre du jour pour la délégation malgache lors de son déplacement en France, prévu le 30 juin, si l’on en croit les déclarations de la ministre. La partie malgache entend plaider pour la restitution pleine et entière de ces îles à Madagascar, en s’appuyant sur les résolutions des Nations unies, précise-t-elle.

    Lors de sa visite d’Etat à Madagascar la semaine dernière, le président français Emmanuel Macron avait exprimé la position de la France en faveur d’une cogestion, au cours d’un entretien réservé à la presse française en marge de sa visite à Andralanitra. Il a parlé de “gérer ensemble en bonne intelligence” et “protéger ensemble” les îles éparses qui, selon lui, “ne doivent pas être un sujet de différend entre la France et Madagascar”.

    Dans son interview, le chef d’Etat français a aussi l’existence de “désaccords” à Madagascar, indiquant que “certains le demandent, d’autres non”. Il estime que “ce que Madagascar souhaite avant tout, c’est d’avoir des partenaires qui la respectent”. Il se demande, par ailleurs, si “la priorité des Malgaches est d’obtenir la souveraineté sur ces îles ?”

    A l’entendre, Madagascar fait encore face à de “vrais défis” comme “la sécurité alimentaire, la réussite économique, la sortie de la pauvreté, la réussite éducative”. Il qualifie de “picrocholins”, donc futiles, les débats autour de la souveraineté sur les îles éparses, estimant beaucoup plus important d’aider un pays qui a 80% de sa population sous le seuil de pauvreté à réussir.

    Dans ses déclarations sur le sujet durant la visite d’Etat de son homologue français, le président de la République Andry Rajoelina a juste évoqué la date du prochain rendez-vous de la commission mixte. Aucune conférence de presse conjointe, et aucun entretien avec la presse, à l’exception de l’exclusivité accordée à TV5 Monde dans le cadre de l’événement Alefa Jeunes Talents organisé par la French-African Foundation, n’ayant été prévus, le chef d’Etat malgache n’a pas donné à la presse malgache plus de détails sur la position que Madagascar entend tenir le 30 juin prochain.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • TOLIARA – Affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Ankilimalinike après une saisie de bovidés, des blessés signalés

    TOLIARA – Affrontements entre forces de l’ordre et manifestants à Ankilimalinike après une saisie de bovidés, des blessés signalés

    Antananarivo, 28 Avril, 6h15 – Tension à Toliara dimanche. Une opération indiquée comme étant une saisie de bovidés par les forces de défense et de sécurité a dégénéré en affrontements entre les éléments des forces de l’ordre et des habitants d’Ankilivalo, commune d’Ankilimanilike, Toliara II. Le vice-président de l’Assemblée nationale, député élu à Toliara I, Siteny Randrianasoloniaiko, évoque des blessés parmi les manifestants.

     

    Selon l’Etat-major mixte opérationnel de la région du Sud-Ouest, une première manifestation a eu lieu dans le chef-lieu d’Ankilimalinike alors que les forces de l’ordre étaient en train de transférer 48 zébus qu’elles venaient de saisir à Ankilivalo, Benetsy, suite à de nombreuses plaintes de vol contre le propriétaire du parc dans lequel ces bovidés ont été saisis. L’Emmo Reg rapporte ensuite que des habitants de ce village sont venus récupérer les bovidés en question au moment de la réquisition de fourrière.

     

    “Ils ont été de plus en plus nombreux et ont été particulièrement violents, en jetant des pierres et en s’adonnant à d’autres actes de violence”, raconte l’Emmo Reg à la presse. Elle confie alors avoir dû quitter les lieux “pour éviter que la situation ne dégénère et pour éviter que le sang ne soit versé”. “D’ailleurs, les zébus étaient déjà sous la responsabilité de la commune”, poursuit l’un de ses membres. Les forces de l’ordre indiquent néanmoins avoir dû recourir à des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants et pour pouvoir se retirer.

     

    Les manifestations ne se sont pas pour autant arrêtées. Après le départ des forces de défense et de sécurité, les habitants ont pu prendre possession des zébus saisis et les ont ramenés à Ankilivalo-Benetsy, avant de dresser des barrages sur la route nationale RN9, au niveau de leur village. Les forces de l’ordre évoquent des troncs d’arbres abattus et d’autres obstacles érigés sur 200m de route, paralysant complètement la circulation sur la route. Elles rapportent même des véhicules caillassés au niveau de ces barrages.

     

    Face à l’ampleur des manifestations, des renforts ont été dépêchés depuis Toliara. Les forces de l’ordre ont entamé des opérations de dispersion aux alentours de 16h30 et n’ont pu rétablir totalement la circulation qu’en début de soirée, vers 18h00. Les autorités insistent sur le fait qu’“aucune arme à feu n’a été utilisée, et que seules des grenades lacrymogènes ont servi pour maîtriser la foule”, conformément aux principes de gestion démocratique des rassemblements. Elles rapportent en même temps le “port de fusils de chasse et de lances par les manifestants”.

     

    Parallèlement, le vice-président de l’Assemblée nationale et député élu à Toliara I, Siteny Randrianasoloniaiko, souligne qu’un habitant a été grièvement blessé par balle au ventre et que plusieurs personnes ont été blessées lors des affrontements. Il indique que “la colère des habitants, déjà présente en raison du projet minier Base Toliara, a été attisée par l’intervention des forces de l’ordre”. Des manifestants interrogés par les médias locaux accusent d’ailleurs les forces de l’ordre d’être à la solde de la compagnie minière.

     

    Mais les autorités policières démentent fermement cette assertion, dénonçant un pur problème de « rébellion » et de « non-respect de la loi », sans lien avec le projet minier. Elles annoncent leur détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer et maintenir l’ordre public dans la région.

     

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • Harifitia Alijaona Randrianarimalala de l’Ordea remporte le concours d’art oratoire dédié à la conservation marine

    Harifitia Alijaona Randrianarimalala de l’Ordea remporte le concours d’art oratoire dédié à la conservation marine

    Antananarivo, 27 Avril, 17h10 – Une voix qui incarne l’engagement. C’est Harifitia Alijaona Randrianarimalala, membre du club des Orateurs de l’Agro (Ordea) qui remporte la première édition du concours d’art oratoire « Echoes of Akio Foty », un événement dédié à la conservation marine et à la sensibilisation environnementale des jeunes générations. Organisée par l’ONG Natiora Defenders, la finale de ce concours s’est tenue samedi dans les locaux d’Axian University, sous le haut patronage du Ministère de la Pêche et de l’économie Bleue (MPEB).

    Dix finalistes, issus de divers établissements universitaires, se sont affrontés à travers des prestations alliant slam, poésie, pitch et plaidoirie, toutes centrées sur le thème de la préservation de l’écosystème marin malgache. Harifitia Alijaona Randrianarimalala s’est distinguée par son éloquence, sa sincérité et son engagement, séduisant le jury et le public par un discours percutant qui a fait vibrer la salle.

    Soutenu par les ministères en charge de la Pêche et de l’Environnement, l’événement a rassemblé de nombreuses personnalités. Le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Paubert Mahatante, et le directeur général de la gouvernance environnementale au sein du ministère de l’Environnement et du développement durable, Rinah Razafindrabe, ont assisté à la finale. L’occasion pour le ministre Paubert Mahatante d’appeler à la mobilisation de la jeunesse. “Il est vital que les jeunes cessent d’être de simples spectateurs et deviennent les acteurs de la protection de nos mers”, invite-t-il.

    Echoes of Akio Foty s’inscrit dans un projet de storytelling environnemental, destiné à former une nouvelle génération de leaders capables de porter les enjeux écologiques sur la scène publique. À travers ce concours, les jeunes sont invités à développer leur prise de parole, à se connecter aux réalités concrètes de la conservation marine et à s’inspirer des Ocean Defenders, véritables sentinelles du littoral malgache. Durant la finale, un documentaire inédit consacré aux “Ocean Defenders”, et partageant des témoignages inspirants de leurs missions quotidiennes a été projeté pour mettre en lumière les actions de ces gardiens de l’écosystème marin à Madagascar.

    Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue

  • CONJONCTURE – L’Etat revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique de 5% à 4,5% pour 2025

    CONJONCTURE – L’Etat revoit à la baisse ses prévisions de croissance économique de 5% à 4,5% pour 2025

    Antananarivo, 27 Avril, 10h25 – La croissance économique de la Grande île est prévue ralentir pour s’établir à 4,5% en 2025. Elle pourrait ainsi être en baisse par rapport à l’estimation faite par l’Etat au début de l’année qui tablait sur une croissance de 5%. C’est la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, qui avait fait part de cette révision, en marge du déplacement de la délégation malgache, pour sa participation aux réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

     

    L’Etat anticipe cette baisse de la croissance pour Madagascar, en tenant compte de ce que pourrait être l’effectivité ou non de l’application du nouveau régime douanier américain imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Le gouvernement américain taxe ces produits malgaches à 10% jusqu’au 08 juillet et à 47% au-delà de ce délai, selon la disposition prévue être appliquée par l’administration Trump.

     

    Si cette disposition est effectivement appliquée suivant ces délais et ces taux, l’Etat anticipe une baisse de 42% des exportations de produits textiles de Madagascar à la fin de cette année. La baisse pourrait être de 12,10% pour les exportations de la vanille sous ses mêmes conditions, avance la ministre Rindra Rabarinirinarison.

     

    Des évolutions positives pourraient néanmoins être espérées par Madagascar, suivant les discussions et les négociations engagées par la partie malgache avec le Gouvernement américain, soutient la ministre en charge de l’Economie et des finances. “Mais pour le moment, avec les données à notre disposition, voilà ce que pourrait être l’impact de cette disposition douanière américaine sur notre économie”, expose-t-elle.

     

    C’est cette prévision de croissance économique à 4,5% qu’aurait également avancé la délégation du FMI qui avait effectué la deuxième revue du programme économique de Madagascar dans le cadre des accords de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité de résilience et de la durabilité au début de ce mois d’avril, d’après la ministre Rindra Rabarinirinarison.

     

    Le Fonds monétaire international avait expliqué que dans un contexte d’incertitude mondiale croissante, il devient impératif pour Madagascar de mettre en place des plans de contingence. Ces plans devront permettre de préserver la crédibilité budgétaire, d’une part et de laisser le taux de change jouer son rôle d’amortisseur pour la viabilité extérieure, d’autre part. La Banque Centrale devrait surveiller de près les effets indirects des chocs récents et se tenir prête à relever ses taux directeurs pour maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante, préconise cette institution de Bretton Woods.