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  • EGLISE CATHOLIQUE – Des obsèques grandioses pour le Pape François

    EGLISE CATHOLIQUE – Des obsèques grandioses pour le Pape François

    Antananarivo, 26 Avril, 19h45 – Le Pape François repose désormais en la basilique Sainte-Marie-Majeure de Rome. Une cérémonie funéraire grandiose a été organisée ce samedi 26 avril. Une foule immense s’est rassemblée sur la place Saint-Pierre pour un dernier adieu au Pape des périphéries. Ils étaient 250 000, selon les chiffres publiés par Vatican News.

     

     

    C’est le cardinal Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux, qui a présidé la cérémonie. Le cardinal italien de 90 ans a salué un “Pape proche des gens, avec un cœur ouvert à tous”, en parlant du jésuite argentin décédé le 21 avril, au lendemain de Pâques. Il a été assisté par 220 cardinaux, 750 évêques et 4 000 prêtres. Parmi ceux-ci figuraient deux hauts dignitaires de l’Église à Madagascar, le cardinal Désiré Tsarahazana et Mgr Fabien Raharilamboniaina, président de la Conférence épiscopale de Madagascar.

     

     

    Il était aux alentours de 10h00 à Rome lorsque le cercueil de bois de cyprès et de zinc, porté par 14 sediari pontificaux, a quitté la basilique Saint-Pierre, marquant le début de cette cérémonie funéraire. Le cercueil du défunt Pape a été déposé à même le sol sur le parvis fleuri, devant l’autel, à l’endroit où, chaque mercredi, les fidèles avaient l’habitude de le voir pour les audiences générales. Un livre ouvert, l’Évangéliaire, a été posé sur le cercueil. Ce geste, loin d’être anodin, revêt une signification profonde : il illustre la présence de l’Esprit Saint et de la Parole de Dieu qui se poursuit au-delà de la mort, selon les explications données.

     

     

    Pour son dernier voyage vers le ciel et l’éternité, le pasteur des pasteurs a réuni les grands de ce monde. Des chefs d’État, des chefs de gouvernement et des hauts représentants de 157 pays ont pris part aux funérailles. Le président malgache, vêtu d’une veste blanche et accompagné de son épouse, était également présent parmi les officiels. Une occasion pour certains dirigeants de se retrouver sur des dossiers brûlants. La rencontre la plus remarquée a sans doute été celle entre le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, qui ont pu s’entretenir sur la guerre en Ukraine. Une photo d’une autre brève conversation, réunissant Donald Trump, Volodymyr Zelensky, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron, circulait également sur les réseaux sociaux.

     

     

    Le conflit ukrainien était un sujet cher au cœur de François. On se souvient de ce Pape fondant en larmes, le 8 décembre 2022, au beau milieu de la Ville Éternelle, alors qu’il confiait le peuple ukrainien à la Vierge Marie. François n’a jamais oublié de porter en prière les pays en guerre. “Alors qu’il souffrait dans la maladie, il a continué à nous encourager. Il n’a jamais oublié les opprimés, les pays en guerre, les pauvres, malgré sa propre douleur”, a témoigné le cardinal Désiré Tsarahazana mercredi.

     

     

    Le cercueil a traversé, pendant une bonne trentaine de minutes, les rues de Rome. Des centaines de milliers de Romains ont salué leur évêque tout au long du parcours. Le 266ᵉ Pape a été inhumé dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, conformément à ses vœux, à quelques pas de l’icône de la Vierge Marie, Salus Populi Romani, où il avait l’habitude de se recueillir avant et après ses voyages apostoliques. Désormais, il ne la quittera plus pour son dernier voyage terrestre.

     

    Photo : Vatican News

  • EXPORTATION – Environ 180 000 emplois dans le textile et la vanille menacés avec le nouveau régime douanier américain

    EXPORTATION – Environ 180 000 emplois dans le textile et la vanille menacés avec le nouveau régime douanier américain

    Antananarivo, 26 Avril, 8h50 – 180 000 emplois se trouvent actuellement menacés avec le nouveau régime douanier américain imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Cette situation touche environ 60 000 emplois dans le secteur textile et environ 120 000 emplois dans la filière vanille, indique le gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, dans une émission spéciale diffusée par TV Plus Madagascar en marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

     

    Il s’agit de prévisions que les membres du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lui auraient rapportées, précise le gouverneur de la Banque centrale. Et elles auraient été avancées en supposant qu’il n’y ait aucune solution à la situation actuelle, a-t-il exposé.

     

    Le textile, la vanille et les produits miniers sont les trois produits qui dominent les exportations malgaches vers les Etats-Unis, rappelle la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. En termes de volume, leur part sur les exportations totales de la Grande île vers cette destination est de 54,8% pour le secteur textile, 23,07% pour les produits miniers et 16,9% pour la vanille, a-t-elle détaillé.

     

    Les impacts du nouveau régime douanier américain sur les activités des entreprises qui exportent ces produits vers les Etats-Unis ne sont pas négligeables. Il y a les emplois qui en sont concernés au niveau des entreprises franches mais aussi donc les emplois liés à l’exportation de la vanille. Mais la ministre Rindra Rabarinirinarison y ajoute encore l’impact de cette mesure sur les sociétés dans le transport de marchandises qui assurent habituellement l’acheminement de ces produits en partance des usines vers les ports.

     

    L’Etat se mobilise face à cette situation et le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique est fortement impliqué pour y trouver des solutions. La ministre Hanitra Razakaboana avait déjà insisté, à l’issue d’une rencontre avec des représentants du groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) que « le maintien des emplois reste la priorité de l’Etat ». Elle avait avancé des soutiens aux entreprises qui se trouvent dans une situation délicate, mais n’y a cependant pas révélé des détails.

     

    Récemment le GEFP avait indiqué que les mesures américaines pousseront à la fois les investisseurs et les donneurs d’ordre à réévaluer et ajuster leurs commandes produites à Madagascar à destination des États-Unis. Ce groupement indique par ailleurs que « conséquences de ces décisions varieront selon le contexte propre à chaque entreprise et s’étendront sur le court, moyen et long terme ».

     

  • GROUPEMENT PROFESSIONNEL – Tiana Rasamimanana réélu président du SIM pour un second mandat

    GROUPEMENT PROFESSIONNEL – Tiana Rasamimanana réélu président du SIM pour un second mandat

    Antananarivo, 26 Avril, 13h15 – Tiana Rasamimanana rempile. L’assemblée générale ordinaire du Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), tenue ce vendredi à Anosy, reconduit le représentant du groupe Sipromad à sa présidence pour un second mandat couvrant la période 2025-2027.

     

     

    Avec cette réélection, Tiana Rasamimanana poursuit l’élan amorcé depuis son élection initiale en 2023, souligne le SIM. Sa reconduction intervient dans un contexte de forte mobilisation du SIM pour la défense des intérêts de l’industrie locale, la valorisation du label “Vita Malagasy” et l’accompagnement des jeunes talents.

     

     

    Ce renouvellement de confiance de la part des 25 membres du Conseil d’administration représentant les le tissu industriel malgache témoigne de la volonté du syndicat de maintenir le cap sur une vision d’une industrie malgache plus forte, innovante et résiliente. Le groupement passe par ailleurs à 167 membres, témoignant de la dynamique d’adhésion remarquable enregistrée en 2024.

     

    Photo : Syndicat des industries de Madagascar

  • CONDITIONS DE VIE – Un taux de pauvreté de 80% pour Madagascar en 2024, selon le Macro poverty outlook 2025 de la Banque mondiale

    CONDITIONS DE VIE – Un taux de pauvreté de 80% pour Madagascar en 2024, selon le Macro poverty outlook 2025 de la Banque mondiale

    Antananarivo, 26 Avril, 7h45 – Madagascar affiche l’un des taux de pauvreté les plus élevés au monde, selon la Banque mondiale. Dans le rapport 2025 sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté ou le « Macro poverty outlook » qu’elle publie en ce mois d’avril, cette institution de Bretton Woods indique que 80% de la population malgache vivent en dessous du nouveau seuil de pauvreté international de 2,15 dollars par jour en 2024. Des chiffres que le président de la République Andry Rajoelina, qui ne nie pas l’existence de la pauvreté, relativise, estimant que les barèmes locaux et internationaux ne sont pas pareils.

     

    A en croire la Banque mondiale, les revenus réels moyens ont diminué au fil du temps à Madagascar. Le PIB par habitant du pays est passé de 812 dollars en 1960 à 456 dollars en 2024. Et bien que ce partenaire de la Grande île ait noté une amélioration de la croissance au pays, “la croissance actuelle reste insuffisante pour soutenir la création d’emplois et soutenir la réduction de la pauvreté, en particulier avec une croissance démographique de 2,4 % par an”, estime-t-il.

     

    Pour expliquer cette situation, la Banque mondiale souligne que cette croissance est entravée par la prédominance de secteurs à faible productivité, la médiocrité des infrastructures et la lenteur de l’accumulation du capital humain. Et la situation est même aggravée par le faible ratio impôts/PIB qui est de moins de 11 % et qui limite la fourniture de biens publics.

     

    La volatilité des prix des produits de base, combinée au manque de diversification des exportations et des marchés, constituent par ailleurs des obstacles à une croissance plus rapide et inclusive, soutient la Banque mondiale. Sans oublier les chocs climatiques et la mainmise des élites qu’elle a également soulevés.

     

    Face aux chiffres, le président de la République Andry Rajoelina relativise. Sans nier la réalité de la pauvreté d’une grande partie de la population malgache, il préfère néanmoins mettre en avant “le bonheur” des Malgaches qui ne cherchent pas à manger du fromage ou du caviar, mais qui sont heureux de manger le riz et la viande de zébu.

     

    Pour le chef de l’Etat qui s’est exprimé sur TV5 Monde durant la visite d’Etat de son homologue français Emmanuel Macron, “le système de mesure de la pauvreté au niveau international et au niveau local n’est pas pareil”. Il donne l’exemple du salarié “européen” qui gagne autour de 1 200 euros mais qui vit dans la pauvreté”, et le compare au “paysan malgache qui vit dans la campagne et qui est heureux s’il touche 500 000 ariary”.

     

    “On peut vivre heureux sans les mêmes barèmes que le monde nous impose”, poursuit Andry Rajoelina qui souligne que “chacun a sa zone de confort”. Il n’en estime pas moins qu’il est “là pour améliorer le quotidien de la population malgache et pour augmenter les revenus”. “Je ne dis pas que la pauvreté n’existe pas, mais je suis là justement à mettre tout en oeuvre pour combattre cette pauvreté et pour rendre les Malgaches fiers d’être Malgaches et heureux dans leur pays”, indique-t-il dans l’interview.

     

    Et pour combattre la pauvreté, il met en avant “une arme” dont disposent les Malgaches, “la transformation agricole”. Celle qui va combattre les “méthodes de culture artisanales” qui font que les agriculteurs, constituant 80% de la population, soient pauvres. Il s’agit donc “d’aider les agriculteurs à augmenter le rendement à l’hectare” à travers la “mécanisation des méthodologies de plantation” et à un meilleur “accès aux engrais et aux semences améliorées”.

     

    La Banque mondiale, de son côté, préconise une meilleure gouvernance pour parvenir à la réduction de la pauvreté persistante et la promotion d’une croissance élevée et résistante. Elle souligne que cet objectif nécessite également “un environnement commercial favorable, des réformes structurelles dans des secteurs clés et une accumulation plus rapide de capital humain et physique.

     

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  • OBSÈQUES – Andry Rajoelina se rend aux funérailles du pape en famille 

    OBSÈQUES – Andry Rajoelina se rend aux funérailles du pape en famille 

    Antananarivo, 26 Avril, 6h15 – Le président de la République Andry Rajoelina devrait être aux obsèques du pape François ce samedi. Selon la liste des délégations communiquées à la presse accréditée par le bureau de presse du Vatican, le chef d’Etat devrait être accompagné de son épouse, de ses deux fils et d’une responsable du protocole.

     

    La délégation présidentielle malgache sera aux côtés des quelque 160 délégations venues du monde entier, et comptant une douzaine de têtes couronnées et plus de 50 chefs d’État. Parmi ces dirigeants figure le président américain Donald Trump et son épouse, ainsi que le président français Emmanuel Macron et son épouse. Ceux-ci ont dû écourter leur tournée dans l’océan Indien pour pouvoir assister aux funérailles du Pape.

     

    La conférence épiscopale malgache, pour sa part, sera représentée par le cardinal Désiré Tsarahazana et par son président, Monseigneur Fabien Raharilamboniaina. Le cardinal Désiré Tsarahazana devrait ensuite rester au Vatican pour entrer en conclave en vue d’élire le prochain Pape.

     

    Photo d’illustration Archives Présidence de la République

  • HYDROÉLECTRICITÉ – La date du bouclage financier du projet Volobe prolongée au mois de juin 2026, d’après le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    HYDROÉLECTRICITÉ – La date du bouclage financier du projet Volobe prolongée au mois de juin 2026, d’après le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 25 Avril, 13h55 – Annoncée pour décembre 2025 par les autorités dans le Pacte énergétique national pour Madagascar, la date du bouclage financier du projet hydroélectrique de Volobe Amont est prolongée au mois de juin 2026. C’est le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) qui fait part de cette mise à jour, sur sa page Facebook, jeudi.

    Comme rappelé dans ce document national, ce sont la Société financière internationale (SFI) et la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV), qui sont mandatées pour mobiliser le financement de ce projet. La CGHV avait alors indiqué, à l’issue de la signature de l’avenant de son contrat de concession avec le MEH, que les actionnaires du projet sont pleinement engagés vers le bouclage financier, avec justement l’appui structurant de la SFI et ainsi que du Groupe Banque mondiale.

    Ce Consortium avait également communiqué que le projet Volobe Amont bénéficiait d’un soutien croissant des prêteurs, mobilisant de la dette concessionnelle. Ce qui, d’après ses explications, contribuera à améliorer les conditions financières globales du projet. Il avait par ailleurs été indiqué, durant la signature de cet avenant au contrat au Palais présidentiel d’Iavoloha, que le coût de ce projet est estimé entre 600 millions de dollars et 800 millions de dollars.

    C’est à partir de ce closing financier qu’est également prévue l’entrée de l’Etat malgache dans la CGHV par le biais du Fonds souverain Malagasy (FSM). L’Etat devrait alors y être actionnaire à hauteur de 20%, précise le MEH. Les participations des autres actionnaires seront alors de 30% pour NEA Volobe, 30% pour l’EDF Renouvelables International et 20% pour Africa50 une fois cette entrée de l’Etat au capital du Consortium effective.

    La structure actionnariale du projet Volobe Amont vient juste d’être redéfinie, après l’entrée officielle de la société Electricité de France (EDF) dans le capital de la CGHV. Cette société française est actionnaire à hauteur de 37,5%, qui la propulse en tant que chef de file du projet avec le groupe Axian qui détient également 37,5% des actions du Consortium. Le troisième actionnaire c’est Africa50, qui est une plateforme d’investissement créée par les chefs d’États africains et la Banque africaine de développement (BAD), avec une part dans le capital de la CGHV est de 25%.

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  • DRAME – Cinq lycéens en voyage d’études meurent noyés à Antsanitia – Mahajanga

    DRAME – Cinq lycéens en voyage d’études meurent noyés à Antsanitia – Mahajanga

    Antananarivo, 25 Avril, 6h15 – La mer a tué à Mahajanga. Cinq jeunes lycéens de Manjakandriana, une fille et quatre garçons, de 14 à 16 ans ont perdu la vie suite à une noyade à Antsanitia. “Nous étions dans l’eau quand l’un des élèves était parti dans une partie de la mer où le courant semble l’avoir aspiré. Il s’est retrouvé dans une zone profonde. Des camarades ont essayé de le tirer de là, de le sauver mais c’est ce qui a causé leur mort”, raconte à la presse locale l’un des accompagnateurs du groupe.

    Ils étaient 90 élèves et 16 enseignants encadreurs à avoir été en voyage d’études à Mahajanga quand le drame est survenu. Arrivés à Mahajanga mercredi, ils devaient prendre le chemin du retour samedi. La Commune urbaine de Mahajanga indique prendre en main toutes les formalités administratives pour ramener les corps à Manjakandriana.

    Photo d’illustration : Commune urbaine de Mahajanga

  • TRAFIC – Navin Ramgoolam regrette que les 25,5 kilos d’or aient mis six ans à être restitués à Madagascar

    TRAFIC – Navin Ramgoolam regrette que les 25,5 kilos d’or aient mis six ans à être restitués à Madagascar

    Antananarivo, 24 Avril, 18h30 – “Cet or a quitté Madagascar en toute illégalité. Il est légitime qu’il lui soit restitué”. Et c’est le Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam en personne qui a remis les 45 lingots d’or, pesant 25,5 kilos, au président de la République Andry Rajoelina ce jeudi, en marge du Sommet de la Commission de l’océan Indien (COI).

    Le chef du gouvernement mauricien regrette néanmoins que la restitution ait pris six ans. Et que même après un procès qui a duré quatre ans, il a encore fallu du temps pour que l’or soit restitué à Madagascar. Mais “c’est parce que je n’étais pas encore élu”, explique-t-il. A l’entendre, la restitution des lingots d’or relève surtout d’une volonté politique.

    Comme rappelé par le directeur général de la Douane, Ernest Zafivanona Lainkana, deux individus en possession de 45 lingots d’or en provenance de Madagascar avaient été appréhendés à l’aéroport international de l’île Maurice au mois de janvier 2019. Les produits saisis avaient alors été confisqués par les autorités mauriciennes à titre de pièces à conviction pour complément d’enquête.

    La restitution de l’or fait suite à la collaboration judiciaire entre les deux pays, et après que les personnes accusées d’avoir sorti les lingots d’or de Madagascar ont été condamnés. Le Président Andry Rajoelina se réjouit de “cette coopération que nous avons longtemps attendue”. Le chef de l’État malgache, indique même que c’est plus qu’une simple restitution. “C’est aussi une preuve de notre engagement à renforcer notre coopération avec l’île Maurice, les échanges entre nos douanes, nos contrôles conjoints ainsi que nos mécanismes de traçabilité”, lance-t-il.

    Une fois revenus au pays, les lingots d’or qui sont une propriété des Malgaches, seront escortés pour être entreposés dans les coffres de la Banky foiben’i Madagasikara, comme le souligne Andry Rajoelina.

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  • OCEAN INDIEN – “Mayotte est comorienne”, réplique Azali Assoumani à la demande d’Emmanuel Macron d’intégrer Mayotte à la COI

    OCEAN INDIEN – “Mayotte est comorienne”, réplique Azali Assoumani à la demande d’Emmanuel Macron d’intégrer Mayotte à la COI

    Antananarivo, 24 Avril, 13h25 – Passe d’armes entre Emmanuel Macron et Azali Assoumani. Alors que le président français a appelé dans son discours l’intégration de Mayotte au sein de la Commission de l’océan Indien (COI), le président comorien réplique par un cinglant “l’île de Mayotte est une île comorienne”. Dénonçant une “provocation” à laquelle un professeur qu’il dit admirer, “Louis de Funès”, lui a appris à ne jamais répondre, Azali Assoumani n’en a pas moins laissé entendre son refus de mettre le sujet à l’ordre du jour du Sommet de la COI.

    “Ce dialogue, dans un respect mutuel, doit se poursuivre au niveau bilatéral”, martèle le président comorien. Il rappelle d’ailleurs que cela a déjà été “convenu depuis le Sommet de 1999 à La Réunion”. Pour lui, les autres Etats n’ont à discuter du sujet que lorsque ce qu’il qualifie de “différend territorial” entre la France et les Comores aura abouti “à une solution moralement acceptable et juridiquement valide”. “Nous vous tiendrons informés de son évolution”, poursuit-il encore.

    Dans son discours, Azali Assoumani invoque “le respect du droit international” qui est “la base de la COI” pour défendre le rattachement de Mayotte aux Comores. Mais il prend également à témoin les pays de l’océan Indien, et rappelle à la France qu’en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, celle-ci doit être à cheval sur le respect de ce droit.

    Dans son discours prononcé avant celui de son homologue comorien, Emmanuel Macron a soulevé que “nous ne pouvons pas laisser un territoire à l’écart d’un certain nombre de nos programmes”. Il a alors clairement indiqué qu’il “pense bien entendu à Mayotte”. Avant son arrivée à Antananarivo, il a déjà annoncé qu’il allait porter la question de l’intégration de Mayotte au sein de la COI au Sommet. Dans sa délégation figurait d’ailleurs le président du département de Mayotte Ben Issa Ousseni.

  • VISITE D’ETAT – Emmanuel Macron en visite symbolique à Anatirova ce jeudi

    VISITE D’ETAT – Emmanuel Macron en visite symbolique à Anatirova ce jeudi

    Antananarivo, 24 Avril, 9h45 – La journée de ce jeudi 24 avril ne sera pas uniquement consacrée au Sommet de la Commission de l’océan Indien (COI) pour le président français Emmanuel Macron. Celui-ci s’est rendu à Anatirova ce jeudi matin avant de venir à la cérémonie d’ouverture du Sommet. “Cela s’est bien passé et nous avons signé un accord de coopération avec la ministre”, confie-t-il au président de la République Andry Rajoelina, lui rapportant sa visite.

    Dans ses différents discours prononcés mercredi, Emmanuel Macron s’est plusieurs fois dit “heureux et honoré de visiter le musée du Rova”. A défaut d’avoir pu faire coïncider la cérémonie de restitution des crânes sakalava avec sa visite d’Etat, il a choisi d’effectuer une visite symbolique du Palais de la reine “où se trouve le dais de la Reine qui a été remis par la France en 2020”.

    En se rendant à Anatirova, le chef d’Etat français entend “valoriser et mettre en lumière les échanges culturels entre les deux pays”, mais aussi la politique de restitution culturelle de la France avec Madagascar. La couronne du dais de la Reine Ranavalona III devrait ainsi symboliser cet agenda français des restitutions qui entre dans le cadre du “travail mémoriel de fond” mené par la France pour “apaiser les mémoires” “des liens qui ont été parfois forgés dans la douleur”.

    Pour l’heure, l’ornement du dais de la Reine qui avait fait l’objet d’une cérémonie officielle de réception à Anatirova n’est pas encore une propriété de Madagascar. L’objet fait encore partie des collections publiques françaises et est prêté aux autorités malgaches en attendant le transfert définitif de propriété qui nécessite encore une procédure législative.

    Ce qui est actuellement définitivement acté, comme l’a souligné, mercredi, Emmanuel Macron, c’est la restitution des crânes sakalava. La remise physique des objets au gouvernement en France aurait dû avoir lieu le 14 avril, et une cérémonie officielle avec l’ensemble des communautés royales de Madagascar avait déjà été annoncée avant que les restes humains ne soient envoyés dans le Menabe. Mais les autorités malgaches ont finalement décidé de reporter la restitution en août 2025 de façon à la faire coïncider avec la période des bains des reliques royales, le Fitampoha.

    Avec “la restitution des trois crânes sakalava dans quelques mois, “Madagascar devient le premier pays où est mise en œuvre la loi française sur la restitution des restes humains de décembre 2023”. La visite du Rova de ce jeudi matin visait donc aussi à “organiser les bonnes conditions pour la restitution des crânes sakalava”.