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  • ENGAGEMENT – Guénolé Andriamihaja Ravelomahafaly élu vice-président international de la Jeune chambre internationale

    ENGAGEMENT – Guénolé Andriamihaja Ravelomahafaly élu vice-président international de la Jeune chambre internationale

    Antananarivo, 22 Novembre, 16h05 – Un Malgache à la vice-présidence internationale de la Jeune Chambre Internationale (JCI). Il s’agit de Guénolé Andriamihaja Ravelomahafaly, président national de JCI en 2021. Il a été élu lors du congrès de la JCI à Taïwan du 29 octobre au 03 novembre dernier.

    Guénolé Ravelomahafaly est le troisième Malgache vice-président international de la JCI. Avant lui, il y avait Andriamandranto Razafimandimby et Dinamalala Rajerison qui ont respectivement occupé ce poste en 1995 et en 2015. La JCI Madagascar a présenté son vice-président international à la presse ce jeudi.

    Guénolé Andriamihaja Ravelomahafaly va occuper ce poste de vice-président international pour un mandat d’une année. Des organisations nationales lui sont attribuées pendant son mandat. “Je suis amené à collaborer avec ces organisations nationales et veiller à leur expansion. Il sera surtout question d’aligner les objectifs de ces organisations à ceux de la JCI”, explique-t-il.

    Il sera notamment en charge du Sénégal, du Mali, de Burkina Faso, du Gabon, du Cameroun, de la Guinée, et de la Côte d’Ivoire pendant son mandat. En tant que vice-président international, il devrait aussi prendre part aux réunions du conseil d’administration de la JCI, aux réunions des présidents nationaux et au congrès mondial.

    Outre l’élection de Guénolé Ravelomahafaly, Sandra Tiana Ratsimbazafy, présidente nationale 2024 de la JCI Madagascar a aussi fait part d’autres réalisations de la JCI, ce jeudi. “Herilaza Rakotonirina, qui représentait Madagascar au concours Creative Young Entrepreneur est arrivé finaliste à ce concours. Il y a aussi la célébration du 110ème anniversaire de la JCI en 2025. Je vais représenter la zone Afrique et Moyen-Orient au sein du comité d’organisation”, se réjouit Sandra Tiana Ratsimbazafy.

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  • FORMATION  – Le FMFP et le METFP s’associent pour appuyer la formation des jeunes

    FORMATION – Le FMFP et le METFP s’associent pour appuyer la formation des jeunes

    Antananarivo, 22 Novembre, 10h25 – Le partenariat renforcé dans la formation professionnelle. Le Fonds malgache de formation professionnelle (FMFP) et le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP) ont signé ce jeudi une convention de partenariat dans le but de renforcer la coopération entre les deux entités. La signature s’est tenue à Alarobia lors de la cérémonie de célébration des cinq ans du FMFP.

    “Ce partenariat est important pour les jeunes malgaches, pour les jeunes dans l’enseignement technique et professionnel”, indique Marie Marcelline Rasoloarisoa, ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle à l’issue de l’évènement. “Comme notre devise le dit : “ny olo mahay raha tsy very mandeha”, ajoute-t-elle.

    De nombreuses activités sont prévues dans le cadre du partenariat. Un des objectifs principaux est d’assurer la formation des formateurs de l’enseignement technique pour assurer la pérennité et l’extension des compétences dans leur secteur. “La formation vise à augmenter le niveau de la formation offert aux étudiants, les formateurs seront ainsi formés”, explique la ministre. Pour les jeunes formés, le projet envisage aussi de les accompagner dans leur insertion professionnelle.

    Outre les formations, le projet prévoit également d’appuyer la mise en place du programme de certification professionnelle et d’accompagner la mise en place d’un système de validation des acquis de l’expérience ou VAE. “Beaucoup de personnes ont de l’expérience mais ne sont pas certifiées, il faut y remédier” ajoute toujours le membre du gouvernement.

    Un des points forts du partenariat est également de mettre en place les dispositifs de formations en alternance et de structuration de l’apprentissage en milieu informel. L’Etat malgache a déjà adopté en 2023 un décret relatif à la création et l’organisation de la formation en alternance, il s’agira de le rendre effectif.

    Pour le FMFP, cette signature avec le METFP fait partie des perspectives à court terme alors que l’institution vient de fêter ses cinq ans. En cinq ans le FMFP a formé plus de 100.000 personnes, salariés et citoyens. C’est plus de 54 milliard ariary qui ont été investis dans des projets de formations. Le FMFP compte bien poursuivre sur sa lancée et accélérer encore plus sa vitesse afin de former encore plus de travailleurs en se tournant également vers de nouveaux secteurs qui n’ont pas été soutenus jusqu’ici.

  • ENERGIE – Le transport sur la RN2 des blocs moteurs de 70 tonnes pour la centrale thermique de 105MW à partir du 2 décembre

    ENERGIE – Le transport sur la RN2 des blocs moteurs de 70 tonnes pour la centrale thermique de 105MW à partir du 2 décembre

    Antananarivo, 22 novembre, 8h35 – Le Premier ministre en visite sur la route nationale (RN) 2. Christian Ntsay a tenu à voir de près les travaux d’urgence en cours sur les 13 ponts de cet axe qui devrait accueillir dans quelques jours les véhicules transportant les blocs moteurs destinés à la construction de la nouvelle centrale thermique de 105MW d’Ambohimanambola.

    Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, le transport de ces immenses équipements et matériels de construction du groupe de 105MW devrait se faire à partir du 2 décembre. Sachant que chacun des sept blocs moteurs de 15MW pèse 70 tonnes, le renforcement des ponts sur lesquels ils vont passer est incontournable.

    “Nous devons trouver des solutions urgentes pour faire monter ces matériels”, souligne le Premier ministre dans des propos rapportés par Mahazoarivo. C’est pour trouver les moyens d’accélérer leur transport de Toamasina à Antananarivo que le chef du gouvernement s’est rendu à Toamasina jeudi. Il a été, pour cette visite, accompagné des ministres en charge des Transports, de l’Energie et des Travaux publics. Les techniciens des entreprises concernées par le projet, Trigu, HFF, Jirama, LNTPB ainsi que les responsables des partenaires techniques et financiers sur les projets de réhabilitation de la RN2 ont également fait partie de la délégation.

    Le président de la République Andry Rajoelina avait donné jusqu’en avril 2025 pour la fin des travaux de construction de la nouvelle centrale d’Ambohimanambola. “La centrale de 105MW doit être fonctionnelle en avril prochain”, avait-il indiqué lors de son intervention sur la chaîne de télévision nationale le 10 novembre dernier. “Les groupes sont déjà à Toamasina, ce n’est pas comme si on devait encore les importer”, avait-il rappelé. Arrivés à Maurice en décembre 2023, les sept blocs-moteurs devaient initialement être transportés jusqu’à Antananarivo par avion spécial. Ils ont finalement été transportés par bateau jusqu’à Toamasina en janvier 2024.

  • L’administration fiscale assure que la taxe sur les transactions mobiles vise à préserver les familles aux revenus modestes

    L’administration fiscale assure que la taxe sur les transactions mobiles vise à préserver les familles aux revenus modestes

    Antananarivo, 22 Novembre, 7h45 – Une administration fiscale qui se veut rassurante. Dans un communiqué publié ce jeudi, la direction générale des impôts apporte des clarifications sur le projet de taxe sur les transactions mobiles. Et pour rassurer les utilisateurs de mobile money, elle rappelle que la nouvelle mesure ne devrait avoir aucun impact pour les transferts inférieurs à 150 000 ariary.

    L’administration fiscale parle alors de “petits transferts [qui] restent inchangés”. Dans cette catégorie, elle inclut le “soutien familial” qui concerne la nourriture, l’éducation, la santé. Elle évoque également les “dépenses courantes” comme les loyers, les factures et les courses, ou encore “l’envoi d’argent vers les régions ou les villages”.

    Pour la direction générale des impôts, l’approche choisie “garantit une protection accrue pour les plus vulnérables”. En ne taxant pas les “petits transferts”, et en limitant la perception aux transferts supérieurs à 150 000 ariary, elle estime “préserver les familles aux revenus modestes”.

    Pour motiver la décision de l’Etat, l’administration fiscale rappelle qu’il s’agit d’élargir l’assiette fiscale. Elle indique que “les fonds collectés seront dédiés à l’amélioration des services publics”, ce qui inclut “la continuité des services publics essentiels” mais aussi “le financement du développement des infrastructures collectives”.

    Pour poursuivre ses explication, la direction générale des impôts souligne également que la taxe ne s’applique pas aux opérations de dépôt quel que soit le montant ni au transfert de compte à compte d’une même personne ni au paiement d’impôt via hetraphone. Il en est de même pour la réception d’argent sauf s’il s’agit d’un transfert venant de l’étranger.

    Des utilisateurs ont montré leur inquiétude par rapport à ce qui va se passer si cette mesure était appliquée. Les opérateurs en mobile money, eux, craignent que cette taxe ne soit “un fardeau pour les 23 millions de Malgaches qui utilisent leurs services” et ne “mettent en péril l’économie nationale ainsi que l’avenir de l’inclusion financière”.

     

  • CONCOURS – Sandra Ranaivomanana remporte le troisième prix de la finale internationale de Ma these en 180 secondes

    CONCOURS – Sandra Ranaivomanana remporte le troisième prix de la finale internationale de Ma these en 180 secondes

    Antananarivo, 22 Novembre, 6h15 – Une Malgache sur le podium. Sandra Ranaivomanana, doctorante à l’Institut halieutique des sciences marines (IHSM) de Toliara, remporte le troisième prix de la finale internationale du concours Ma thèse en 180 secondes. Sur les planches du Palais de la Culture d’Abidjan en Côte d’Ivoire, elle a résumé en 180 secondes sa thèse portant sur le thème “évaluation de la pêche pour une gestion durable des écosystèmes coralliens à Madagascar”.

    A travers l’histoire des pêcheurs de sa région, Sandra Ranaivomanana a exposé les problématiques de la petite pêche dans le Sud Ouest de la Grande ile. Elle a raconté ses méthodes de recherche pour proposer, au final, comment assurer la gestion durable des écosystèmes coralliens.

    20 doctorants issus de pays francophones ont participé à la finale internationale de ce concours qui consiste à vulgariser la recherche au grand public. Les participants sont d’ailleurs notés sur trois critères : leur talent d’orateur et leur implication, la vulgarisation, et la structuration de leur exposé.

    La troisième place a permis à Sandra Ranaivomanana de remporter la somme de 1 200 000 francs CFA, soit environ 1 800 euros. Le premier prix et la somme de 2 millions de francs CFA (3 000 euros) a été attribué à Antoine Ide de la Belgique. Le deuxième prix a été gagné par Viviane Kotoutou du Togo qui rentre avec 1 600 000 francs CFA (2 400 euros).

    En 2022, Madagascar, représenté par Mamy Henintsoa Randrianjatovonarivo de l’Université d’Antananarivo, a déjà remporté le troisième prix du concours international. En 2019, la Grande Ile, représentée par Tianarilalaina Tantely Andriamampianina de l’Université de Mahajanga, a été classée deuxième de la finale internationale.

    Photo : AUF

  • DR AKBARALY AZAD : “Nous essayons d’avoir une pharmacologie la plus complète adaptée au terrain”

    DR AKBARALY AZAD : “Nous essayons d’avoir une pharmacologie la plus complète adaptée au terrain”

    Le volet pharmacie représente un aspect important de la mission des Médecins de l’océan Indien. Parce que tous les intrants nécessaires aux soins et les médicaments destinés aux traitements des patients leur sont fournis gratuitement. Une importante partie du budget de la mission est alors destinée à l’achat et au transport des matériels, médicaments et intrants. Ceux-ci proviennent soit de France, soit de La Réunion, soit de l’Inde mais sont aussi en grande partie achetés à Madagascar. Et tout ce volet est coordonné par le Dr Akbaraly Azad. Interview.

     

  • ENERGIE – La Jirama annonce un délestage tournant d’une durée de deux heures

    ENERGIE – La Jirama annonce un délestage tournant d’une durée de deux heures

    Antananarivo, 21 Novembre, 12h15 – Les délestages tournants reviennent dans la Capitale. À en croire le communiqué de la Jirama, les coupures d’électricité vont durer deux heures pour les quartiers concernés. La société d’eau et d’électricité explique ces coupures par  »l’insuffisance de la production d’électricité » pour des raisons techniques.

     »Deux groupes thermiques à la centrale d’Aksaf Ambohimanambola se sont retirés pour des raisons techniques. De l’autre côté, un autre générateur chez Afripower à Mandroseza est indisponible jusqu’à ce soir. », indique la Jirama dans un communiqué. Elle regrette en même temps  »la baisse du niveau de barrage d’Andekaleka à cause de la gravité de la sécheresse ».

    D’après le programme de coupure partagé par la Jirama, ce jeudi, une vingtaine de quartiers est concernée par la coupure de 11 heures à 13heures. Le délestage tournant devrait se poursuivre jusqu’à 17 heures.

  • EMPLOYABILITÉ – Un mercredi dédié à l’insertion professionnelle des jeunes chez Graine de bitume

    EMPLOYABILITÉ – Un mercredi dédié à l’insertion professionnelle des jeunes chez Graine de bitume

    Antananarivo, 21 Novembre, 09h50 –  »Faire rencontrer entreprises et jeunes chercheurs d’emploi dans la même pièce. » C’était l’objectif du bureau pour l’emploi de l’association Graine de bitume avec sa journée dédiée à l’orientation professionnelle ce mercredi. L’association a réuni une poignée d’entreprises, des partenaires de longue date et des jeunes, accompagnés par son programme bureau pour l’emploi, dans ses locaux à Soanierana.

    Toutes les activités, organisées dans le cadre de cette journée, tendent à permettre aux jeunes de l’association d’aborder le monde de l’entreprise, de montrer leur capacité d’agir et de décrocher des opportunités d’emploi pour eux-mêmes. Les entreprises partenaires ont pu en même temps exprimer leurs attentes.

    Outre le classique groupe de travail entre les participants, des témoignages des entreprises sur l’intégration des jeunes, accompagnés par l’association, et des représentations théâtrales de ce qu’ils vivaient en entreprise, étaient aussi au programme.

    La mission première du programme bureau pour l’emploi de l’association Graine de bitume est  »de permettre aux jeunes en situation de vulnérabilité d’ accéder à des emplois formels. » Organiser une rencontre entre les jeunes, accompagnés par l’association, et les entreprises relève donc de tâche quotidienne pour l’association.  »On aide les jeunes. On les met en contact avec des entreprises certes au quotidien. Mais, il y a toujours une barrière psychologique qui empêche les jeunes de postuler. Du côté de l’entreprise, les clichés sur la situation des enfants de rue constituent un frein au recrutement », a déploré Anastasia Gregorif, coordinatrice du centre insertion professionnelle de Graines de bitume.  »Cet événement a permis ainsi aux deux parties de jouer carte sur table », poursuit la responsable.

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  • FISCALITÉ  – Pour Rindra Rabarinirinarison, la taxe sur les transactions mobiles est un “moindre mal” par rapport à d’autres

    FISCALITÉ – Pour Rindra Rabarinirinarison, la taxe sur les transactions mobiles est un “moindre mal” par rapport à d’autres

    Antananarivo, 21 Novembre, 6h15 – “Nous pourrions gagner plus en taxant le riz. Nous pourrions gagner plus en taxant les médicaments. Nous ne l’avons cependant pas fait”. Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, explique le choix du gouvernement de taxer les transactions mobiles plutôt que d’autres secteurs. Sur le plateau de la chaîne de télévision publique TVM, elle explique que l’Etat a choisi le “moindre mal” en instaurant cette nouvelle taxe.

    “Se faire taxer fait toujours mal, que l’on prélève peu ou beaucoup”, reconnaît la ministre. “Personne n’est content de se faire prélever de l’argent. Mais nous avons choisi le principe du moindre mal, de prélever là où cela ferait le moins mal”, ajoute-t-elle. Rindra Rabarinirinarison indique alors que l’Etat pourrait instaurer une taxe sur le riz ou encore sur les médicaments. Cela permettrait à l’Etat de gagner beaucoup d’argent selon elle. “Lorsqu’on a fait les calculs, on a vu que l’Etat pourrait gagner jusqu’à 730 milliards si on instaurait une taxe sur le riz mais on ne le fait pas, c’est cela le moindre mal”, confie-t-elle.

    La déclaration de la ministre intervient après la réaction des trois opérateurs en mobile banking qui avaient dénoncé que taxer à hauteur de 0,5% les transactions mobiles au-dessus de 150 000 ariary serait un “fardeau pour les 23 millions de Malgaches qui utilisent leur service” et “met en péril l’économie nationale ainsi que l’avenir de l’inclusion financière”. Mais Rindra Rabarinirinarison indique que non seulement l’Etat est prêt à discuter, mais que son équipe est prête à faire face aux opérateurs. “Prélever les impôts nécessite un état d’esprit spécial. Ce n’est pas tout le monde qui a le mental pour faire face et pour prélever les impôts, les services des impôts sont prêts car il faut améliorer les recettes de l’Etat”, martèle-t-elle.

    Face à la presse lors de la présentation du projet de Loi de finances 2025 lundi, Rindra Rabarinirinarison avait indiqué que la décision d’instaurer cette taxe n’aurait pas d’impact sur l’inclusion financière au vu de son taux qui, selon elle, est particulièrement bas. Selon elle, cette taxe de 0,5% n’est qu’un geste symbolique alors que la taxe à Madagascar est de 20%.

    Photo : TVM

  • LALANIRINA RASOARIMANGA : “Le but du Madagascar Clean Cooking initiative est d’apporter une alternative au charbon de bois”

    LALANIRINA RASOARIMANGA : “Le but du Madagascar Clean Cooking initiative est d’apporter une alternative au charbon de bois”

    Presque tous les promoteurs de cuisson verte à Madagascar se sont regroupés au sein du Madagascar Clean Cooking Initiative (MCCI). La cuisson propre rassemble tous les modes de cuisson sensibles à la préservation de l’environnement tels que le biogaz, l’éthanol, le charbon écologique et autres. Le MCCI, soutenu notamment par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), ambitionne de promouvoir la cuisson verte à Madagascar afin d’en finir avec l’utilisation du charbon de bois, polluant et destructeur de forêt. Son souhait est qu’en 2030, 20% des Malgaches utilisent la cuisson propre contre 5% actuellement. Un défi immense selon Lalanirina Rasoarimanga, secrétaire général du MCCI. Interview.

     

     

    Les promoteurs de la cuisson verte sur la Grande île se regroupent.
    Ils ont lancé, il y a quelques mois, le Madagascar Clean Cooking Initiative (MCCI).
    Leur objectif: promouvoir les modes de cuissons sensibles à la préservation de l’environnement.
    Cela inclut le biogaz, l’éthanol, le charbon écologique et autres.

    Qu’est-ce que le MCCI ?
    “Le MCCI (Madagascar Clean Cooking Initiative) est un acteur-clé créé il y a cinq mois. C’est une association qui regroupe les promoteurs de la cuisson propre à Madagascar. Elle rassemble actuellement 48 membres promoteurs éparpillés dans 13 régions de Madagascar”.

    Quel est le véritable enjeu de la cuisson propre ?
    “L’environnement est détruit, les forêts sont ravagées. Rien qu’à Antananarivo, on a besoin de 540 tonnes de charbon par jour. Le but de MCCI est d’apporter une alternative au charbon de bois pour les différents ménages”

    Quel est alors l’objectif du MCCI ?
    “Le défi est immense, car aujourd’hui il n’y a que 5% des Malgaches qui utilisent la cuisson propre. Le charbon écologique représente 1% et les autres modes de cuisson propre représentent 4%. Notre premier défi est d’atteindre 20%. Il faudra collaborer avec toutes les parties prenantes”

    Que comptez-vous faire pour y arriver ?
    “C’est l’Onudi qui nous a conseillé de créer l’association, de nous regrouper puis d’élaborer un plan stratégique. On a déjà réussi à mettre sur pied un plan stratégique dans les grandes lignes et qui est soutenu par l’Onudi. Depuis ces trois derniers mois, à partir de Juillet, le plan stratégique est développé et on dispose déjà d’un plan opérationnel pour un an”

    Pensez-vous pouvoir changer les habitudes de consommation des Malgaches ?
    “Le changement du comportement des consommateurs est le prochain grand défi. C’est très difficile pour nous Malgaches de changer d’habitude et de migrer vers quelque chose de nouveau. On ne pourra pas tout de suite débarrasser les Malgaches de l’habitude d’utiliser du charbon de bois ou du bois de chauffe mais au moins d’ici 2030 on espère réduire à 70% le taux d’utilisation du charbon de bois et que la cuisson propre atteigne au minimum 20%”

    Le prix peut-il rivaliser avec celui du charbon de bois ?
    “En termes de coût, lorsque la solution est faite main, le prix est moitié moins cher que celui du charbon de bois. Cependant, plus c’est industriel, soit plus de production, plus de taxe à payer, plus de coût de production, le prix va aussi augmenter. Donc le prix va se rapprocher du prix du charbon de bois et les ménages préfèreront continuer à utiliser du charbon de bois au lieu de la cuisson propre”.

    L’Etat est-il associé à la démarche, pour quelles raisons ?
    “Nous avons déjà réalisé un plaidoyer auprès de l’Etat mais nous allons le poursuivre, surtout en termes de taxe douanière qui est très élevée pour les promoteurs du clean cooking à Madagascar, de même pour la taxe sur les revenus. Nous demandons ainsi tout ce qui est exonération de ces taxes mais aussi toute forme de coopération afin de promouvoir le « clean cooking”.