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  • Football : Le bilan de Romuald Rakotondrabe à la tête des Barea A

    Football : Le bilan de Romuald Rakotondrabe à la tête des Barea A

    Romuald Rakotondrabe alias Rôrô ne sera plus le banc du staff des Barea ce lundi. Le sélectionneur de l’équipe nationale A décidé de démissionner après la défaite face à la Tunisie lors de la cinquième et avant-dernière journée de la qualification à la Coupe d’Afrique des nations.

    Pour la sixième et dernière journée, c’est son adjoint qui dirigera l’équipe face aux Coelacanthes des Comores.
    Romuald Rakotondrabe

     

    « En tant que sélectionneur, je prends entièrement la responsabilité sans désigner d’autres personnes. Je suis le premier responsable. C’est une décision ferme. Je dépose ma démission en tant que sélectionneur des Barea A ».

    Tout avait pourtant bien commencé en juin 2023, lorsque Rôrô a pris les commandes des Barea. Il venait de remplacer Nicolas Dupuis après deux défaites humiliantes de Madagascar: 0 à 2 puis 0 à 3 face à la République Centrafricaine, lors des éliminatoires à la Can 2023. Face à l’Angola et au Ghana, Madagascar avait tenu tête à ses adversaires en obtenant deux matchs nuls. Ces résultats ont la Fédération malgache de football à faire appel à Romuald Rakotondrabe.

    Celui-ci avait pris la direction des Barea en vue des qualifications à la Coupe du monde 2026 et à la Can 2025.
    Pour la campagne de qualification au Mondial 2026, Rôrô avait entamé par une défaite 0 à 1 face au Ghana.
    Pour ce match-là, le but avait été concédé aux dernières secondes. Mais il y a ensuite eu une victoire écrasante 3 à 0 face au Tchad. Puis une victoire aux dépens des Comores ainsi qu’un match nul face au Mali, Madagascar avait pourtant joué à 10 pendant une soixantaine de minutes durant ce match presque héroïque.

    Pour la qualification à la Can, sa principale mission, Romuald Rakotondrabe a échoué.
    Les débuts étaient pourtant encourageants. Avec un bilan de trois défaites et deux matchs nuls, le sélectionneur a décidé de jeter l’éponge.

    A la tête des Barea, Rôrô a dirigé 15 matchs au total. Au bilan, c’est six défaites, une en qualification au Mondial, trois en qualification à la CAN et deux en amical. Il y a aussi eu cinq matchs nuls, dont un en qualification au Mondial, deux en qualification à la CAN 2023, deux pour la Can 2025.
    Les quatre victoires, il les a obtenues en qualification au Mondial par deux fois et en amical pour les deux autres.
    Durant l’ère Rôrô, les Barea n’ont plus subi de défaite de plus de deux buts d’écart, sauf en amical face au Rwanda en mars.
    Et la plupart de ces défaites sont dues à des buts marqués par l’adversaire aux derniers instants du temps additionnel. Ces buts marqués dans les derniers instants du match sont devenus la phobie de cette équipe nationale version Rôrô.

  • Rindra Rabarinirinarison : “La taxe sur les transactions mobiles n’est qu’un geste symbolique”

    Rindra Rabarinirinarison : “La taxe sur les transactions mobiles n’est qu’un geste symbolique”

    Le projet de loi de finance initiale 2025 prévoit l’instauration d’une taxe à hauteur de 0,5% sur les transactions mobiles au-dessus de 150.000 ariary. Selon Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, cette taxe est symbolique et ne devrait pas affecter les concernés.

     

     

    Le gouvernement prévoit l’instauration d’une nouvelle taxe sur les transactions mobiles. Celle-ci concerne les transactions au-dessus de 150 000 ariary et s’élève à 0,5%. Selon Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, cette taxe est symbolique. Elle ne devrait pas affecter les contribuables, estime la ministre.

    “Au niveau des recettes, il y aura de nouveaux secteurs qui seront concernés. Ce seront, entre autres, les taxes sur les transactions financières mobiles. Ce n’est pas très important car si on impose habituellement à hauteur de 20% pour les taxes internes, pour celle-ci on ne prélève que 0,5% pour les transactions mobiles. Cela est déjà appliqué dans de nombreux pays mais à Madagascar, ce sera la première fois pour cette activité. Il y aurait un impact sur l’inclusion financière si le taux avait été de 20% et cela serait très pesant si c’était au même niveau que les autres taxes. Ce n’est qu’un geste [symbolique], cette taxe à 0,5%”, déclare Rindra Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances

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  • CONSERVATION –  16 millions de dollars de Rio Tinto pour la conservation du parc naturel de Makira

    CONSERVATION – 16 millions de dollars de Rio Tinto pour la conservation du parc naturel de Makira

    Antananarivo, 18 Novembre, 16h45 – La conservation de la biodiversité de Madagascar bénéficie d’un nouveau soutien. Rio Tinto, la maison mère de QMM, s’est engagée avec une enveloppe de 16 millions de dollars pour soutenir le projet Redd+ (Reducing emissions from deforestation and forest degradation in developing countries ) du Parc naturel de Makira dans le Nord de Madagascar. L’investissement est réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la Wildlife Conservation Society (WCS) et Everland, une organisation spécialisée dans le marketing de projets de conservation pour lutter contre le changement climatique.

    Le projet ambitionne de renforcer le projet REDD+ de Makira qui s’étend sur 372.000 hectares. Il s’agira entre autres de donner aux communautés locales la capacité de pratiquer une agriculture plus durable afin d’éviter la déforestation de nouvelles zones. Le projet permettra au projet de prendre plus d’ampleur pour améliorer la gestion des zones protégées et générer directement des financements pour les communautés rurales.

    Les financements permettront au projet de réévaluer le niveau de référence de déforestation avant de débloquer des crédits. Ils contribueront aussi au suivi et au reporting de l’impact des interventions qui sont menées. L’investissement comprend également un engagement d’achat de crédits carbone issus du projet. La priorité de Rio Tinto étant également de réduire les émissions de ses opérations.

    C’est en 2003 que le ministère de l’Environnement a lancé, avec le soutien de la WCS, le programme visant à créer l’Aire protégée de la forêt de Makira. Après 12 ans de développement, le projet REDD+ du Parc naturel de Makira est devenu le premier projet REDD+ gouvernemental d’Afrique à vendre des crédits-carbone sur le marché volontaire du carbone, après avoir obtenu la certification aux normes VCS (Verified Carbon Standards). De 2005 à 2013, le projet a permis d’éviter la déforestation de 6 000 hectares dans la zone du projet et de 31 000 hectares dans sa zone de fuite et la restauration de 400 hectares de terres forestières dégradées.

  • DIPLOMATIE – Andry Rajoelina attendu à Harare au Zimbabwe ce mercredi

    DIPLOMATIE – Andry Rajoelina attendu à Harare au Zimbabwe ce mercredi

    Antananarivo, 18 Novembre, 14h30 – Andry Rajoelina va s’envoler pour Harare, au Zimbabwe ce mercredi. Le président de la République va conduire la délégation malgache qui participera à la réunion extraordinaire du Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), prévue le 20 novembre. C’est le Dr. Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe et actuel président de la SADC, qui va présider cette réunion.

    La délégation malgache devrait prendre part aux discussions sur la situation politique et sécuritaire dans la région durant cette réunion à en croire un communiqué du ministère des Affaires étrangères. La Grande île devrait aussi continuer de  »plaider pour des solutions concertées et durables aux défis régionaux, tout en mettant en avant sa volonté de contribuer aux efforts collectifs en faveur du développement et de l’intégration régionale », poursuit le ministère.

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  • CULTURE – Filamatra Matokia Randriamampionona remporte le prix du public au concours de chants international « Our Generation »

    CULTURE – Filamatra Matokia Randriamampionona remporte le prix du public au concours de chants international « Our Generation »

    Antananarivo, 18 Novembre, 07h05 – Une performance à retenir. Filamatra Matokia Randriamampionona a remporté le prix du public lors du concours international de chants pour enfants “Our generation”. Sur les 15 candidats ayant pris part à la compétition, c’est la jeune artiste malgache qui a obtenu le plus grand nombre de votes du public avec sa chanson “Iray”.

    La performance de la jeune chanteuse malgache a séduit, non seulement le public malgache, mais aussi le public du monde entier. Pour pouvoir voter, celui-ci devait utiliser une adresse électronique, visionner les videos des 15 participants et choisir ces cinq chanteurs préférés. Le jury, lui, a récompensé le jeune représentant du Brésil, Augusto Carvalho, qui a chanté 100 Deus (100% Dieu).

    Agée de 11 ans, Filamatra Matokia Randriamampionona est issue d’une famille de chanteurs. Ses parents, connus sous le pseudo Stan et Nanah, se sont fait connaître grâce au télécrochet Pazzapa diffusé sur une chaîne de télévision privée tananarivienne. Sa mère qui l’a accompagnée à Kazan en Russie n’a pas retenu ses larmes quand elle a partagé sur les réseaux sociaux le sacre de la fillette.

    Le concours, organisé par l’Académies des arts contemporains de la Russie, est soutenu par le ministère russe des Affaires étrangères, la fondation présidentielle pour les initiatives culturelles et le gouvernement de la République du Tatarstan. La grande finale qui a eu lieu samedi à l’Académie de tennis de Kazan a réuni plus de 2 000 spectateurs et a été diffusée par la chaîne de télévision fédérale russe NTV.

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  • AGRIBUSINESS – Une convention de partenariat avec Mayotte pour structurer et améliorer la filière viande à Madagascar

    AGRIBUSINESS – Une convention de partenariat avec Mayotte pour structurer et améliorer la filière viande à Madagascar

    Antananarivo, 17 Novembre, 19h10 – Créer une chaîne d’approvisionnement fiable et régulière en viande bovine à Madagascar. C’est l’objectif de la convention signée samedi entre le Conseil départemental de Mayotte, l’entreprise Bonne Viande de Madagascar (Bovima) et d’autres parties prenantes comme la communauté de communes du Sud, la coopérative Uzuri Wa Dzia, l’Institut Pasteur, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage malgache à travers sa direction des services vétérinaires, et la direction de l’agriculture, pêche, et forêt du conseil départemental Mayotte.

    En signant cette coopération, le conseil départemental de Mayotte espère pouvoir “importer de la viande en circuit court de Madagascar qui est à 35-40 minutes de vol de l’île”, comme l’indique Ben Issa Ousseni, président du conseil départemental de Mayotte. Il rappelle que pour l’heure, “à Mayotte, nous importons de la viande du Brésil. Le coût revient très cher à la population de Mayotte”.

    L’idée de la coopération est donc de donner à l’entreprise partenaire “les moyens de conformer aux normes européennes”. Mayotte étant un département français, les produits qui y sont envoyés doivent répondre aux exigences européennes. Cela inclut les conditions sanitaires et vétérinaires, mais aussi, comme le souligne le CEO de Bovima, Shahim Ismaël, la mise en place de “la traçabilité des produits, que cela soit sur la partie élevage et agricole que sur la viande elle-même”.

    Bénéficiant du programme Interreg depuis 2018, Bovima a déjà engagé des démarches en ce sens, rappelle son CEO Shahim Ismaël. “L’entreprise est déjà certifiée Iso 9001, Iso 22000 et HACCP. Bovima est aussi certifiée halal par une agence internationale reconnue par le World Halal Council”, précise-t-il. Avec la mise en place de la traçabilité, l’entreprise entend, non seulement, répondre aux exigences de l’Union européenne, mais aussi créer “des dizaines de milliers d’emplois pour les habitants de l’Androy et de l’Anosy”, zone d’implantation de Bovima. Les exigences de la traçabilité font que les animaux abattus et transformés par Bovima soient des animaux dont l’origine est connue, et dont l’alimentation est certifiée.

    La convention signée samedi entre dans le cadre du programme Interreg VI, cofinancé par l’Union européenne et qui vise à “renforcer l’insertion régionale de La Réunion et de Mayotte dans l’océan Indien et à répondre aux enjeux de co-développement des pays de la zone”. Pour le conseil départemental de Mayotte, il s’agit, entre autres, de “répondre aux défis de l’autosuffisance alimentaire de Mayotte et de réduire l’empreinte carbone de l’île qui doit importer la viande consommée par ses habitants du Brésil”. Pour Madagascar, le projet devrait permettre de “ramener la Grande île sur la cartographie des pays producteurs et exportateurs de viande”, indique Shahim Ismaël.

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  • FOOTBALL – La CAF rejette la réserve de la FMF sur l’annulation du but marqué à la dernière minute par Madagascar face à la Gambie

    FOOTBALL – La CAF rejette la réserve de la FMF sur l’annulation du but marqué à la dernière minute par Madagascar face à la Gambie

    Antananarivo, 17 Novembre, 14h00 – La Confédération africaine de football (CAF) répond au recours de la Fédération malgache de football (FMF). Dans une lettre adressée à la FMF datée de vendredi, l’instance africaine indique que l’annulation par l’équipe arbitrale du but marqué à la fin du match par Madagascar était correcte. Madagascar avait émis une réserve sur cette décision prise dans le temps additionnel du match entre Madagascar et la Gambie lors de la troisième journée de qualification pour la coupe d’Afrique des Nations 2025.

    La Commission des arbitres de la CAF indique avoir analysé le dossier et visionné les images de l’incident qui a fait l’objet du recours. Dans ses conclusions, la CAF indique que, dans la fameuse action qui a permis à Madagascar de marquer, vers la 90+8ème minute, « l’attaquant numéro 11 touche délibérément le ballon de la main avant que son coéquipier numéro 10 ne marque le but ». Pour la CAF, “la décision finale est coup franc direct pas de carton (pour faute de main délibérée)”. Elle estime ainsi “correcte” la décision de l’équipe arbitrale.

    Bien que la CAF reconnaisse qu’il y ait des “hésitations de l’équipe arbitrale dans la gestion de l’incident et dans la prise de la décision finale” et que cela ait “créé de la confusion”, elle souligne que “cela ne saurait affecter la validité de la décision finale découlant d’un travail de toute l’équipe”. La commission indique cependant que des mesures seront prises vis-à-vis des arbitres concernant les insuffisances dans la gestion de l’incident.

    Lors de ce match contre la Gambie, alors que le match était à un partout après que la Gambie avait égalisé dans le temps additionnel, une dernière action a permis à Madagascar de marquer. Le corps arbitral avait dans un premier temps validé ce but marqué à 90+8. L’arbitre central avait indiqué le point central signifiant la validation du but avant de revenir sur sa décision dans l’incompréhension générale, amenant la FMF à exercer un recours.

    Suite à cette décision de la commission de la CAF, le résultat du match reste ainsi le même, les deux équipes se sont quittées sur le score de un but partout. Cela ne change pas également le classement de Madagascar qui est d’ores et déjà éliminé de la qualification pour la CAN 2025 malgré un dernier match face aux Comores lundi. Madagascar est dernier de son groupe avec deux points au compteur en cinq journées.

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  • MELKY, CHANTEUSE – “Nos exigences musicales évoluent avec le temps”

    MELKY, CHANTEUSE – “Nos exigences musicales évoluent avec le temps”

    Elle a été l’une des stars que la télé-réalité Pazzapa a révélée. Elle n’a pas gagné mais elle a enchaîné les projets et le succès après être révélée. Melky, de son vrai nom Randrianarison Melky Samuella Mamimalala, est devenue célèbre grâce à Pazzapa en 2006. Elle s’était classée deuxième à ce télécrochet. Depuis, elle a sorti trois albums et continue de briller dans le paysage musical malgache. Mais, il n’y a pas de hasard dans l’histoire de Melky. Car Melky est aussi la nièce d’un auteur et chanteur bien connu.
    « Je m’appelle Randrianarison Melky Samuella Mamimalala. Je n’ai pas de surnom. On m’appelle Melky depuis petite. J’ai gardé mon prénom même maintenant que je suis chanteuse. »
    Elle occupe la scène musicale malgache depuis 17 ans maintenant. Petite, elle adorait déjà chanter.
    Et elle ne manquait jamais l’occasion de montrer sa passion. A l’Eglise, dans son quartier et même dans les concours de chant. On l’a découverte justement grâce à un télécrochet.  « J’ai été propulsée par le télécrochet Pazzapa en 2006. (…) J’ai commencé ma carrière solo en 2007. »
    Comment vous est venue l’idée de participer à ce télécrochet à l’époque ?
     « On m’avait un peu forcée. Ma famille m’avait un peu obligée à y participer. Si vous connaissez Ndondolah, le Ndondolah du groupe « Ndondolah sy Tahiry », c’est mon oncle. Il m’avait incitée à participer à ce concours et à chercher mon chemin. J’étais d’abord réticente. Comme je suis timide, j’avais beaucoup d’embarras. Après, j’avais pris ça comme un défi qui pourrait m’apporter du bien. J’avais réalisé que c’est ce que je recherchais. C’était un jeu mais j’étais vraiment sérieuse durant ce télécrochet. »
     Après Pazzapa, était-il évident pour vous de vous lancer dans une carrière musicale ?
     « Oui. Ndondolah et moi avions fait un pari à l’époque. Je lui avais dit que je ne voulais pas rentrer quand j’aurai perdu. Rentrer signifiait ne plus chanter. Je lui avais demandé « Si je me lance dans ce jeu, est-ce que tu vas m’aider pour ma carrière de chanteuse après ? ». Il avait accepté et avait tenu parole. »
     Comment avez-vous fait ensuite pour trouver votre propre identité ?
    « On avait beaucoup appris quand on a concouru dans la compétition Pazzapa. La scène, les vocalises, les diverses techniques. Le jury remarquait ta personnalité au fur et à mesure. On nous forgeait ensuite. Et cela coïncidait avec ce que je cherchais. »
     Qui écrit vos chansons ?
    « Il en existe beaucoup. Pour ne citer que Ndondolah, Max Exception, Do Rajhonson, mon musicien Andry Makana. Ensuite, il y a eu Njakatiana. Ce sont les noms qui me viennent en tête. »
    Est-ce qu’il vous arrive de penser à arrêter la musique, un jour ?
     « Je n’ai jamais pensé à arrêter. Car la musique rend vivant. Nous tous, le public, ne pouvons pas vivre sans musique. Pour nous, chanteurs, moi surtout, je ne peux pas vivre sans musique. J’arrêterai la musique seulement lorsque je ne pourrai plus en faire. »
     Si l’on vous demandait de dresser un bilan de vos 17 ans de carrière, que diriez-vous ?
    « Tout était magnifique. Il y avait sûrement des moments moins favorables. Mais j’avais énormément évolué dans la musique. Concernant le rythme, par exemple, je ne me suis pas limitée à la variété. J’ai fait du reggae. Des styles un peu lourds. C’est le cas de « Sao Dia », une chanson que Njakatiana avait écrite pour moi. Il y a aussi « Malagasy aho », c’est un peu différent également. Quand nous grandissons, nos exigences en matière musicale évoluent en même temps. Pour ce qui est de la prestation scénique, l’interaction avec le public, tu sens vraiment que tu deviens mâture. Au début, c’était vraiment difficile. »

  • AWARDS – Sept trophées à distribuer au CEO Summit pour récompenser les entreprises qui contribuent à la croissance de leur pays et de la région de l’océan Indien

    AWARDS – Sept trophées à distribuer au CEO Summit pour récompenser les entreprises qui contribuent à la croissance de leur pays et de la région de l’océan Indien

    Antananarivo, 16 Novembre, 10h45 – Qui est le “CEO of the year” de la région océan Indien? Celui qui, grâce à sa “vision audacieuse, ses initiatives avant-gardistes et ses résultats significatifs”, “contribue activement à la croissance de son pays et de la région de l’océan Indien”? “Un jury indépendant, composé d’experts en finances, stratégie, médias” va sélectionner le CEO qui mérite le plus ce titre et le trophée “Prix du visionnaire” lui sera remis lors de la soirée business gala qui clôturera le CEO Summit des 5 et 6 décembre prochains.

    Mais les CEO Summit Awards ne récompenseront pas uniquement le CEO de l’année. Outre le Prix du visionnaire de l’année”, six autres trophées seront remis lors du business gala. Seront également récompensées la “Femme CEO de l’année”, celle dont le travail a transformé son secteur tout en impactant positivement sur l’environnement, la “Banque de l’année” qui a été la plus impactante au niveau des entreprises et des projets, l’entreprise “Fierté de l’océan Indien” dont l’engagement envers l’environnement est inébranlable en impliquant employés et partenaires”.

    Le “Prix de l’Innovation” responsable de l’année récompensera, pour sa part, les “projets novateurs qui intègrent les pratiques éthiques et durables”. Le “Trophée RSE de l’année” sera octroyé à l’entreprise à l’origine d’initiatives exceptionnelles en faveur de la protection de l’environnement, tandis que le Prix spécial du “Malagasy Ny Antsika” sera décerné à celle qui aura apporté une contribution exceptionnelle pour le secteur de l’Industrie à Madagascar.

    “Plus qu’une récompense, ces CEO Awards représentent la reconnaissance de ceux qui, non seulement, innovent mais influencent le futur dans une région en quête de synergies et de croissance durable”, expliquent les organisateurs dans un communiqué. Y participer devrait également offrir aux CEO et entreprises nominées et sélectionnées “une occasion unique de faire reconnaître leur engagement et leurs réalisations par leurs pairs et par un panel d’experts de renom”.

    Selon les organisateurs, “l’envoi des candidatures pour faire partie des nominés est encore ouvert jusqu’au 25 novembre”. Celles-ci peuvent être soumises sous forme de vidéo de moins de trois minutes. Doit notamment figurer dans la vidéo une description détaillée des initiatives mises en place, les résultats obtenus, ainsi que des témoignages et des preuves tangibles de l’impact généré.

    Co-organisé par l’agence Becom et le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), le CEO Summit ambitionne de rassembler pendant deux jours les esprits visionnaires les plus brillants du monde des affaires, de l’industrie et de la finance de l’océan Indien. Pour sa première édition, il prévoit de réunir plus de 500 décideurs dont 350 CEOs. Son objectif est alors d’offrir “une opportunité unique de rassemblement, de dialogue de haut niveau et de formation de partenariats stratégiques” de façon à “influencer positivement l’avenir économique et social de la région et stimuler la croissance et le développement durable des entreprises”.

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  • La Conférence des évêques appelle à des “solutions claires, continues et pérennes pour mettre fin aux souffrances” de la population

    La Conférence des évêques appelle à des “solutions claires, continues et pérennes pour mettre fin aux souffrances” de la population

    Antananarivo, 16 Novembre, 8h15 – “Les dons effectués par les dirigeants et les politiques n’éduquent pas les gens, ne visent pas le long-terme. Ce ne sont que des mesures-tampons qui ne se préoccupent que du court-terme”. Les évêques catholiques qui se sont réunis la semaine dernière ne mâchent pas leurs mots pour dénoncer les solutions mises en œuvre par les autorités pour résoudre les problèmes auxquels le pays fait face.

    Evoquant les “brûlants problèmes de l’approvisionnement en eau et en électricité” qui restent “irrésolus”, ils parlent d’un “échec”, d’un “homicide indirect car l’eau, c’est la vie”. Mais ils mettent aussi en avant “la hausse continue des prix des produits de première nécessité, la recrudescence de l’insécurité dans de nombreuses régions, la déliquescence de l’éducation, du primaire à l’enseignement supérieur”.

    Pour la conférence des évêques qui voit que “les dirigeants semblent insensibles, et ne semblent pas chercher d’autres plans et d’autres solutions”, c’est comme si “la population a été conditionnée pour subir et pour souffrir, au point d’accepter que la pauvreté est une fatalité”. “Celle-ci n’ose pas s’exprimer parce qu’il vaut mieux mourir demain qu’aujourd’hui”, poursuit-elle dans son communiqué publié vendredi.

    Les évêques sont d’autant plus indignés de la situation que “certains osent encore dire que le pays avance et que les dirigeants sont tout à fait capables”. “A moins que des gens ou des groupes de gens soient payés pour flatter les autorités et fassent exprès de ne pas voir les souffrances de la population”, ajoutent-ils encore.

    Face à cette situation et pour sortir le pays et sa population de ces “trop grandes souffrances”, les prélats catholiques en appellent à des “plans d’action clairs, continus et pérennes”. Ils invitent les dirigeants à mettre en place des “conditions permettant à la population de satisfaire leurs besoins fondamentaux et leurs besoins quotidiens”. Cela va de la nourriture et d’autres besoins matériels à la liberté d’expression, en passant par l’eau et l’électricité, l’environnement, la santé, l’éducation, la sécurité, les routes.

    Mais “il est aussi temps de voir de près et d’urgence la création d’emploi et la préparation de l’individu à maîtriser son métier pour que celui-ci ne soit pas un fardeau pour son secteur, ou devienne un profiteur”, peut-on encore lire dans le communiqué des évêques. Le même message invite également à “tirer des leçons des failles du passé”.

    Dans leur missive, les évêques adressent aussi un appel à la population. Ils lui demandent notamment de “se départir de la mentalité de toujours attendre les dirigeants”. “Faites face et réalisez avec amour et bonne foi le rôle qui vous incombe dans le développement du pays, que ce soit au sein de votre foyer, de votre communauté, de votre lieu de travail, de votre école ou de votre Eglise”, exhortent-ils.

    Ils invitent aussi “à donner de la valeur aux rôles des parents et des acteurs de l’éducation”. Ils appellent “les médias à être de meilleurs éducateurs de la population à la vérité et au savoir-vivre, tout en étant leur porte-voix”.

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