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  • ASSAINISSEMENT – La défécation à l’air libre encore pratiquée par le tiers des Malgaches

    ASSAINISSEMENT – La défécation à l’air libre encore pratiquée par le tiers des Malgaches

    Antananarivo, 15 Novembre, 15h20 – Une pratique qui persiste. Selon le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Lalaina Andrianamelasoa, “plus de 10 millions de Malgaches pratiquent encore la défécation à l’air libre”. La célébration de la Journée mondiale des toilettes, ce vendredi, a mis en lumière les défis et les solutions pour éradiquer cette mauvaise pratique d’ici 2030.

    La défécation à l’air libre a pourtant de lourdes conséquences sanitaires. « Lorsque les excréments se répandent dans l’environnement, ils attirent les mouches, responsables de la propagation de maladies. Il est donc impératif de promouvoir l’accès à des toilettes hygiéniques », rappelle le membre du gouvernement.

    Selon l’enquête démographique et de santé publiée en 2021, seuls 34 % de la population malgache a accès à des installations sanitaires améliorées. Convaincre les ménages de l’importance des toilettes pour leur santé et leur dignité constitue ainsi un volet important de la stratégie nationale de lutte contre la défécation à l’air libre.

    L’idée est, entre autres, d’encourager la construction autonome en mobilisant les foyers à construire leurs propres installations sanitaires. “Si une partie de l’argent dépensé dans les boissons alcoolisées était réinvestie dans l’assainissement, la majorité des Malgaches auraient déjà accès à des toilettes hygiéniques”, plaide le ministre.

    Mais il s’agit aussi d’impliquer impliquer le secteur privé et les institutions financières dans la facilitation de l’accès aux matériaux et aux financements pour les ménages à faibles revenus. Par ailleurs, avec l’appui des partenaires techniques et financiers impliquées dans le volet eau, hygiène et assainissement (wash), de nombreuses communes ont déjà déclaré avoir mis fin à la défécation à l’air libre. Mais le défi à relever reste encore important.

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  • EDUCATION – 177,5 milliards ariary de l’Union européenne pour soutenir la formation professionnelle

    EDUCATION – 177,5 milliards ariary de l’Union européenne pour soutenir la formation professionnelle

    Antananarivo, 15 Novembre, 14h40 – “C’est un virage stratégique”. L’Union européenne (UE) décide de se tourner davantage vers la formation professionnelle pour son nouveau programme de soutien à l’éducation à Madagascar. Ce vendredi, l’UE et le ministère de l’Economie et des finances ont signé la convention de financement du programme “Compétences pour toutes et tous” , un programme financé à hauteur de 177,5 milliards ariary par l’Union européenne qui a pour objectifs de soutenir la formation professionnelle et l’enseignement technique à Madagascar.

    L’une des composantes principales du projet est de proposer des formations de qualité qui répondent aux besoins du marché du travail. Plusieurs secteurs cibles ont ainsi été identifiés, des secteurs jugés comme secteur d’avenir et qui seront les plus grands pourvoyeurs d’emploi dans le futur proche. Il s’agit des secteurs énergies renouvelables, économie bleue, métiers verts et numérique. “Nous savons qu’il y a des emplois qui seront créés dans ces secteurs”, indique Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. “La formation professionnelle c’est bien, mais s’assurer que les jeunes qui reçoivent ces formations et un emploi à la fin, c’est mieux”, ajoute le diplomate.

    L’autre composante principale du projet est la réduction de l’inégalité homme femme dans le secteur de l’enseignement technique et la formation professionnelle. Dans l’élaboration du projet, l’Union européenne est arrivé sur le constat que sur les 1% des jeunes malgaches qui suivent une formation technique et professionnelle 70% sont des hommes et 30% sont des femmes. Le projet souhaite ainsi réduire les inégalités basées sur le genre dans la formation professionnelle et l’enseignement technique à Madagascar.

    “Ce programme est un levier pour l’autonomisation et l’inclusion des jeunes femmes”, souligne encore Roland Kobia. “L’accent est mis sur la jeunesse et les jeunes filles, renforcer l’employabilité des jeunes femmes et leur accès à des emplois décents, c’est un véritable projet transformatif” , explique-t il.

    Le projet sera mis en œuvre pendant 6 ans. Cinq régions ont été ciblées pour sa mise en œuvre, les régions Analamanga, Vakinankaratra, Haute Matsiatra, Diana et l’Atsinanana. Il s’agit selon le diplomate européen d’un “investissement massif avec une approche systémique”. Le projet va appuyer directement les centres de formations via la réhabilitation des infrastructures, l’équipement et d’autres encore ou encore appuyer toute la chaîne d’ingénierie de formation. “Nous avons la volonté d’apporter des perspectives d’avenir à des milliers de jeunes malgaches en joignant les ressources et les efforts dans le système de l’enseignement et de la formation”, soulève pour sa part Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances.

    Le projet présente également un volet pour l’enseignement supérieur. Il est notamment prévu la création d’un observatoire inter-universitaire sur les inégalités et les vulnérabilités, l’appui à la création d’une université virtuelle ou encore la formation en continue des enseignants via le projet Perform+

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  • ENERGIE – La présidence évoque une nécessaire économie sur la production d’électricité suite à un retard d’arrivée de fuel

    ENERGIE – La présidence évoque une nécessaire économie sur la production d’électricité suite à un retard d’arrivée de fuel

    Antananarivo, 15 Novembre, 10h30 – Une légère baisse de la production d’électricité attendue dans les prochains jours. La présidence de la République indique dans une vidéo publiée sur sa page Facebook que “nous devrions économiser cette semaine suite au retard de l’arrivée du fuel de Jovena”. Elle fait part d’une prévision de production moyenne d’électricité de 95,5MW par les centrales thermiques contre une moyenne de 104,25MW durant la semaine du 11 au 17 novembre.

    Malgré cette baisse annoncée, la production ne devrait cependant pas être aussi basse que durant la semaine du 4 au 10 novembre. Durant cette période, la production moyenne d’électricité par les centrales thermiques était de 25MW, rappelle la vidéo de la présidence. Les camions n’ayant pas récupéré les carburants nécessaires au fonctionnement des centrales thermiques durant les “day off” du 1er et du 2 novembre, les carburants avaient été insuffisants pour faire tourner les centrales, entraînant des coupures d’électricité allant jusqu’à huit heures dans certaines localités.

    Dans sa vidéo, la présidence rappelle que les besoins en électricité d’Antananarivo et sa région s’élèvent à 218,3MW par jour en moyenne. En saison des pluies, ces besoins sont couverts par la production, hydroélectrique qui tourne autour de 148,5MW, la production thermique qui est d’environ 66,5MW et la production solaire qui est de 22,7MW. En saison sèche, la production thermique assure l’essentiel de l’approvisionnement avec 111,2MW. La production hydroélectrique n’est plus que de 69,9MW tandis que le solaire est de 31,2MW.

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  • PROJET DE BUDGET – Les investissements publics pour l’Assemblée nationale prévus passer de 47 millions à plus de 16 milliards d’ariary en 2025

    PROJET DE BUDGET – Les investissements publics pour l’Assemblée nationale prévus passer de 47 millions à plus de 16 milliards d’ariary en 2025

    Antananarivo, 15 Novembre, 7h30 – Un bond des investissements publics en faveur de l’Assemblée nationale en 2025. Le projet de loi de finances de 2025 publié jeudi prévoit un budget de programme d’investissements publics (PIP) de 16,605 milliards d’ariary pour la Chambre basse. Le montant de cette rubrique était de 47,625 millions d’ariary dans le budget de 2024.

    Malgré cette hausse du budget prévu pour les PIP, le budget prévu pour l’Assemblée nationale est en baisse pour 2025. Celui-ci est de 85,895 milliards d’ariary dans le projet de budget de 2025 contre 87,401 milliards d’ariary dans la loi de finances rectificatives de 2024. La baisse la plus importante porte sur les biens et services en matière de gouvernance responsable. Le budget affecté à cette rubrique passe de 34,684 milliards d’ariary en 2024 contre 17,881 milliards d’ariary en 2025.

    Par ailleurs, ce budget d’investissement public interne est ramené à zéro en 2026 et 2027. Ce qui amène des prévisions de budget moins importantes pour l’Assemblée nationale en 2026 et 2027. Ainsi, selon les prévisions du projet de loi de finances de 2025, le budget de l’Assemblée nationale pour 2026 est 62,275 milliards d’ariary. Pour 2027, il devrait être de 65,330 milliards d’ariary.

    Lors de l’ouverture de l’actuelle session ordinaire du Parlement, la ministre de l’Economie et des finances avait déjà annoncé “une attention particulière de l’Etat sur le budget à allouer aux députés”. Elle avait notamment indiqué s’il fallait continuer à octroyer aux élus l’indemnité compensatrice de transport ou s’il fallait les doter de matériels roulants. Une réunion à huis-clos entre la ministre et les députés ont ensuite eu lieu pour discuter du sujet.

     

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  • FOOTBALL – Romuald Rakotondrabe annonce sa démission et ne sera plus sur le banc contre les Comores

    FOOTBALL – Romuald Rakotondrabe annonce sa démission et ne sera plus sur le banc contre les Comores

    Antananarivo, 15 Novembre, 5h10- Les Barea A et Romuald « Rôrô » Rakotondrabe c’est fini. Les sélectionneur de l’équipe nationale malgache annonce qu’il quitte la sélection après la défaite de Madagascar face à la Tunisie (2-3), jeudi soir,. “Je vous annonce ici que je démissionne en tant qu’entraîneur des Barea A”, déclare-t-il.

    Rôrô indique qu’il n’a “pas encore discuté avec le président de la fédération (FMF) ni à qui que ce soit”. Dans la foulée, il annonce qu’il ne devrait “pas être sur le banc de la sélection pour le match de Madagascar face aux Comores lors de la dernière journée de ces éliminatoires à la Coupe d’Afrique des nations 2024, le 18 novembre au Maroc.

    “J’attends la décision de la Fédération et des autres décideurs mais (…) Ce n’est pas une réaction à chaud. C’est pour le bien pour l’équipe”, poursuit-il. “Comme dans les compétitions internationales, à la Coupe du monde ou à la CAN, il y a des entraîneurs qui démissionnent en pleine compétition”, explique-t-il à quelques jours d’un nouveau match de l’équipe nationale malgache.

    Romuald Rakotondrabe a été désigné par la Fédération malgache de football à diriger les Barea en juin 2023 pour terminer les deux derniers matchs de la sélection nationale A pour la qualification à la CAN 2024. Puis il a été reconduit pour diriiger les Barea avec pour principale mission de ramener Madagascar à la CAN marocaine.

    Mais la mission n’est pas accomplie. A l’en croire, il est le seul responsable de ces déboires. “Nous sommes éliminés. Je prends la responsabilité. C’est à cause de moi que nous sommes battus”, conclut-il.

    A la tête des Barea A, Rôrô enregistre un bilan mitigé en matchs officiels. Sur 11 matchs de qualification à la CAN 2024, à la CAN 2025 et à la Coupe du monde 2026, il recense deux victoires, cinq matchs nuls et quatre défaites.

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  • AGRICULTURE – Le manque d’eau menace les récoltes dans l’Alaotra

    AGRICULTURE – Le manque d’eau menace les récoltes dans l’Alaotra

    Cours d’eau à sec, rizières en manque d’eau, l’agriculture endommagée. Le changement climatique frappe fort dans plusieurs zones de l’Alaotra. Alors que la campagne agricole a débuté ce samedi 9 novembre dans cette région qui était le grenier à riz de Madagascar, de nombreux cultivateurs ne peuvent pas encore commencer à travailler leurs terres.

     

    “L’année sera bien mauvaise” quand viendra la période des récoltes dans l’Alaotra. Ceux qui ont pratiqué des cultures de contre-saison n’espèrent pas de bonnes moissons. Certains agriculteurs constatent que leurs terres se craquellent par manque d’eau.

    La partie supérieure des tallages commence à jaunir faute d’humidité.
    Mais le riz n’est pas la seule culture à souffrir des conditions climatiques et de la pénurie d’eau.
    Ce champ de tomates sis à Ambalavato, commune d’Ilafy-Ambatondrazaka, ne donnera quasiment rien.
    Des insectes ravagent la culture, les pieds de tomates ne supportent pas la chaleur et le manque d’eau.
    Son propriétaire, Charles Randriambola est désabusé. « Vous voyez ce qui arrive à nos récoltes. Nous n’avons fait que quatre cueillettes dans ce champ de tomates, et maintenant les pertes sont énormes. Nous sommes obligés de les récolter vertes. Il n’y a pas d’eau à cause de cette sécheresse, pour pouvoir préserver les plants le plus longtemps possible. Nous avons besoin de pluie. La pluie ne tombe pas. Avec cette chaleur, les insectes sont plus ravageurs. », confie-t-il.

    Les agriculteurs d’Alaotra attendent fortement la pluie pour commencer à travailler la terre.
    Beaucoup d’entre eux ne peuvent même pas se mettre à préparer le sol en vue du repiquage quand l’eau arrivera.
    Au PC 15 vallée Marianina, les vannes du barrage sont encore fermées. Les responsables attendent que la pluie tombe avant de libérer l’eau retenue, pour que toutes les parcelles puissent en bénéficier.

    « Cette saison agricole 2024-2025 est très en retard par rapport à la saison 2023-2024. En 2023-2024, durant le mois de novembre, on avait déjà commencé à labourer sur ce périmètre. Pour cette saison 2024-2025, il n’y a pas encore de pluie jusqu’au moment où l’on parle. », déclare Nantenaina Rakotondrasoa, un agriculteur à Ilafy – Ambatondrazaka

    Au niveau du service de la météorologie, les prévisions de précipitations ne sont pourtant pas favorables.
    Il n’y aura pas beaucoup de pluies cette année. Des mesures doivent être prises avant que les choses ne s’aggravent. La direction régionale de l’Agriculture et de l’élevage entend mettre en place une politique de gestion de l’eau.

    « La pluie sera très faible par rapport à l’année dernière. Ce sera comme pendant la saison 2021-2022, d’après ce qui a été discuté. La production a été très faible à cause d’une mauvaise météo. Pour cette raison, nous encourageons les agriculteurs de la région à utiliser raisonnablement l’eau afin d’en limiter les pertes. Nous devons penser aux autres dans la gestion de l’eau pour que tout le monde puisse en profiter. », indique pour sa part Zaka Randriampeno, directeur régional de l’Agriculture et de l’élevage dans l’Alaotra-Mangoro

    Le changement climatique se ressent déjà depuis quelques années dans l’Alaotra. Les agriculteurs ne savent plus comment gérer la variation de l’eau. Quand il y en a trop comme quand il y en a peu. Les impacts se font ressentir sur le rendement.  « Avant, on pouvait obtenir 60 à 70 sacs de riz par hectare. Mais maintenant, on n’a plus que 20 sacs à cause de l’eau. La production n’est plus comme avant. », confie Michel Randriamiarinosy
    un agriculteur à Ilafy – Ambatondrazaka

    Au niveau du pouvoir central, l’Etat veut aider les agriculteurs malgaches à accroître leur rendement. L’objectif consiste à atteindre l’autosuffisance alimentaire dans les prochaines années. Cela devra donc passer par la réhabilitation des infrastructures déjà existantes, ou encre l’irrigation des nouvelles zones exploitables,
    Sans oublier l’aide aux agriculteurs pour faire face au changement climatique.

  • AUTOROUTE – Richard Rafidison confirme la fin des 80 premiers kilomètres avant fin 2025

    AUTOROUTE – Richard Rafidison confirme la fin des 80 premiers kilomètres avant fin 2025

    Antananarivo, 14 Novembre, 17h00 – Un deadline qui se veut ferme. Le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison, assure que les premiers 80 kilomètres de l’autoroute Antananarivo devraient pouvoir être terminés vers fin décembre 2025. “Comme l’objectif que vous avez fixé monsieur le Président, nous allons inaugurer ensemble les premiers 80 kilomètres à la fin du mois de décembre 2025”, martèle l’ancien gouverneur de la région Atsinanana lors de la cérémonie officielle de lancement des travaux sur le nouveau point kilométrique zéro PK0 de l’autoroute d’Ambodifasina.

    A en croire le ministre, les remblayages de plus 30 kilomètres d’autoroute partant d’Ambolo Talata Volonondry sont déjà terminés. “On commence à poser la couche de fondation”, poursuit le ministre. Il précise que “les travaux ont déjà atteint Sadabe et Mangamila”. Pour ce qui est des travaux à faire entre le nouveau PK0 et Ambolo Talata Volonondry, un tronçon d’un kilomètre est déjà terminé. “Lorsque ces 18 kilomètres qui vont vers le point où ont débuté les travaux seront terminés, on aura déjà achevé 50 kilomètres des premiers 80 kilomètres de la première tranche”, note Richard Rafidison.

    Le ministre des Travaux publics rappelle que les 80 premiers kilomètres de l’autoroute sont financés sur ressources propres internes de l’Etat malgache. Lancés en décembre 2022, les travaux sur les 80 premiers kilomètres devaient être livrés fin 2023. Le calendrier a toutefois connu un retard pour cause d’études d’impact environnemental et social, mais aussi de changement de tracé. Si les études ont été faites et le tracé finalisé sur la première tranche des travaux, les autres tranches, celles qui concernent le tronçon Anjozorobe – Andaingo et le tronçon Andaingo – Toamasina sont encore en cours d’études.

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  • FISCALITÉ – L’Etat envisage d’introduire la taxe sur les transactions mobiles

    FISCALITÉ – L’Etat envisage d’introduire la taxe sur les transactions mobiles

    Antananarivo, 14 Novembre, 16h50 – Madagascar emboîte le pas à certains pays africains. Le gouvernement prévoit d’introduire une taxe indirecte dénommée taxe sur les transactions mobiles (TTM). Celle-ci devrait s’appliquer sur les transactions financières effectuées via mobile money ou toute opération liée à ce service, selon le projet de loi de finances 2025. Le taux est fixé à 0,5%. “La taxe est liquidée sur le montant de la somme transférée ou sur le montant reçu pour le transfert venant de l’étranger”, selon toujours le projet de loi de finances.

    Toutefois, la nouvelle mesure fiscale ne s’applique pas à toutes les transactions mobiles. Les petites transactions sont épargnées. Les opérations effectuées en dessous de 150 000 ariary ne sont pas passibles de la TTM, tout comme les opérations effectuées par une personne à ses propres comptes, comme indique le projet de loi de finances.

    Cette mesure fait partie des mesures prises par le gouvernement dans l’élargissement de l’assiette fiscale. Pour l’année 2025, l’administration prévoit 5268,4 milliards d’ariary de recettes fiscales. Avec l’application de la TTM, elle espère récolter 143 milliards d’ariary.

    Les transactions via mobile money devraient ainsi devenir une importante source de revenu pour l’Etat. L’outil est de plus en plus adopté par de nombreux foyers malgaches et le nombre de transactions connaît une croissance accrue. D’après le rapport du service de coordination nationale de la finance inclusive (CNFI), une structure rattachée au sein de la direction générale du trésor, 211 millions de transactions ont été enregistrées en 2021 pour une valeur de 24 786 milliards d’ariary. En 2022, le nombre des transactions avaient augmenté à 273 millions en 2022, avec une valeur s’élevant à 31 408 milliards d’ariary. Et 342 millions de transactions financières ont été effectuées via mobile money en 2023. Ces opérations avaient valu 38 161 milliards d’ariary.

    Madagascar n’est pas le seul pays qui a introduit cette taxation sur les transactions mobiles. Elle est déjà très répandue en Afrique. De nombreux pays l’ont déjà adopté à l’instar de la Zambie, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, de la Tanzanie, du Zimbabwe, du Tchad, du Gabon ou encore du Nigeria. Les systèmes de taxation du secteur varient d’un pays à l’autre.

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  • CIRCULATION – Andry Rajoelina annonce le démarrage des travaux de réparation et d’entretien des rues d’Antananarivo dès la semaine prochaine

    CIRCULATION – Andry Rajoelina annonce le démarrage des travaux de réparation et d’entretien des rues d’Antananarivo dès la semaine prochaine

    Antananarivo, 14 Novembre, 13h30 – Après Toamasina, Antananarivo. Le président de la République annonce que dès son retour de Toamasina, dimanche, il se penchera sur les routes d’Antananarivo, celles qui sont endommagées. “Et nous allons les réparer”, souligne-t-il dans son discours durant la visite de chantier au nouveau point kilométrique zéro de l’autoroute Antananarivo – Toamasina.

    Ces travaux à venir, selon le président de la République, ont été présentés par le ministre des Travaux publics lors du Conseil des ministres de mercredi. Le communiqué de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif a d’ailleurs donné une liste de 11 axes routiers dont le financement de l’entretien se fera via le fonds routier.

    Cinq de ces axes sont situés dans la commune urbaine d’Antananarivo. Il s’agit de l’axe entre le croisement d’Ampasampito jusqu’au croisement d’Andraisoro, l’axe entre le croisement de l’Immeuble Fofifa Andraisoro jusqu’au poste de Poste de Police d’Ambatomaro, l’axe entre la station Shell Ankadievo et le croisement d’Iavoloha et finalement l’axe entre le magasin Chamsul Behoririka jusqu’au magasin Magro vers Antanimena. Le traitement des nids de poule à Mandroseza est le dernier axe concerné.

    Outre les axes routiers de la CUA, plusieurs axes d’Antananarivo vont également entrer en chantier en deux étapes. La première étape concerne les axes d’Alarobia Amboniloha et la réfection de la route entre le rond point d’Alarobia et le rond point de Tsarasaotra et Ambodifasina.

    Le deuxième axe concerne les routes d’Analakely aux alentours du bureau du premier arrondissement jusqu’à Ambohijatovo et le dernier axe de cette première étape consiste à la réfection des axes entre le pont de Mandroseza Ankadindratombo vers la station Jirama d’Ankadindratombo vers le RP Ambohimanambola.

    Trois autres axes seront réhabilités durant la seconde étape. Il s’agit de l’axe entre le croisement de Besarety vers l’HOMI Ampasampito, l’axe entre Ampasampito, Ampandrianomby et le Mausolée et finalement la route entre Ankatso et Antsahamamy.

    Depuis le mois de septembre, le ministère des Travaux publics a entrepris la réhabilitation des axes endommagés de la capitale. En tout, les travaux ont été menés pour 20 axes routiers de la capitale dont la route circulaire, l’axe entre le rond point Ibis et le rond point de La City Ivandry ou encore l’axe aux alentours du rond poind d’Ampasika. Les travaux ont pris plusieurs formes, entre le traitement des nids de poule, la réfection en béton ou la réfection totale de la couche de bitume.

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  • INFRASTRUCTURE – Un kilomètre de travaux de remblayage réalisé sur la portion PK0-Talata Volonondry de l’autoroute Antananarivo-Toamasina

    INFRASTRUCTURE – Un kilomètre de travaux de remblayage réalisé sur la portion PK0-Talata Volonondry de l’autoroute Antananarivo-Toamasina

    Antananarivo, 14 Novembre, 12h25 – Les travaux de construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina avancent. A partir du nouveau point kilométrique zéro (PK0) de l’infrastructure, du côté d’Ambodifasina, un kilomètre de travaux de remblayage a déjà été fait. Sur la portion qui part d’Ambolo, du côté de Talata Volonondry, ce sont 30km qui ont déjà été complètement remblayés et qui attendent de recevoir une couche de fondation, confie le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison.

    Comme il l’avait annoncé dimanche, le président de la République Andry Rajoelina a effectué une visite de chantier sur l’autoroute ce jeudi. Il assure que l’infrastructure sera terminée, en dépit de ce que ses détracteurs peuvent dire. “64 ans après le retour de l’indépendance, nous allons enfin avoir une autoroute. Et comme je vous l’ai dit, ce qu’on fait, on termine. Ce qu’on a commencé, on termine”, martèle le chef de l’Etat devant les habitants de la localité et de ses environs. “Que ceux qui critiquent l’autoroute disent qu’eux et leurs descendants ne l’utiliseront jamais s’ils l’osent”, ajoute-t-il.

    “Que ceux qui critiquent l’autoroute disent qu’eux et leurs descendants ne l’utiliseront jamais s’ils l’osent”

    A en croire le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison, les travaux de remblayage sur le tronçon Ambodifasina – Ambolo Talata Volonondry ont commencé le 15 octobre. “Nous avons encore dû discuter avec les propriétaires des terrains concernés par les travaux”, précise le ministre. Il évoque également les études d’impact environnemental et social pour expliquer ce retard du démarrage des travaux de remblayage de rizières. Il assure néanmoins que comme prévu, “les 80 premiers kilomètres de cette autoroute, financés par les ressources propres de l’Etat, seront terminés vers fin décembre 2025 comme annoncé”.

    Le ministre assure par ailleurs qu’à partir du PK3,700, l’autoroute ne traversera plus de rizières. Celle-ci ne passera pas non plus par la colline d’Ambohimanga “où se trouve le patrimoine mondial”, indique-t-il.

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