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  • ATSIMO ANDREFANA – Une confrontation entre la police et la population fait deux morts à Bepea dans le district de Sakaraha

    ATSIMO ANDREFANA – Une confrontation entre la police et la population fait deux morts à Bepea dans le district de Sakaraha

    Antananarivo, 10 Novembre, 18h45 – Une mission policière vire au drame dans le district de Sakaraha. Neuf agents de police de Toliara qui ont reçu l’ordre d’effectuer une arrestation à Bepea, une localité située dans la commune de Miary Lamatihy, dans le district de Sakaraha dans l’Atsimo Andrefana, se sont retrouvés au coeur d’une confrontation avec les habitants de la localité.

    Une source auprès de la gendarmerie rapporte “une mission transmise par le tribunal de première instance de Toliara et saisie par la police”. “Les agents, accompagnés des requérants sont allés à Bepea pour procéder à l’arrestation samedi dans la nuit”, confie notre source. Sauf que, à la place de l’arrestation, c’était une confrontation entre la police et des habitants du village qui s’est produite.

     »Il était tard. Les habitants ont pris les missionnaires pour des dahalo”, raconte notre interlocuteur. Celui-ci évoque “des tirs sur les agents de police, qui auraient riposté de leur côté”. A en croire notre source, “deux individus ont été tués lors de cet affrontement”.  »Le premier aurait été tué par un tir de riposte de la police et le second, un des requérants qui avaient accompagné la police, aurait été tué par les habitants », relate-t-elle. Elle ajoute ensuite que  »les agents de police auraient ensuite été séquestrés et violentés par la population ».

    Des éléments des forces de l’ordre de Toliara sont, dans la journée, intervenues pour libérer les neuf agents. À en croire notre source de la gendarmerie,  »ceux-ci ont déjà été évacués et reçoivent maintenant les soins adéquats ». Des agents de la gendarmerie et de la police sont encore à Bepea pour rétablir l’ordre dans le village.

  • SPORTS – Deux titres de champions du monde de Jiu-jitsu pour Madagascar

    SPORTS – Deux titres de champions du monde de Jiu-jitsu pour Madagascar

    Antananarivo, 10 Novembre, 18h15 – Une belle moisson pour la Grande ile. Trois Malgaches sont montés sur le podium du Mubadala Arena à Abu Dhabi à la 16ème édition des championnats du monde de Jiu-jitsu amateur, rapporte la Fédération malgache de jiu-jitsu.

    Toavin-Tafita Rafidinomena est sacré Champion du monde du Men’s Gi White dans la catégorie des 62 kilos. Chafik Bigjee remporte le titre dans la catégorie des 56 kilos en Men’s Gi White. Le troisième Malgache à être monté sur le podium est Christian Ranaivomanana qui décroche le bronze de la catégorie des 56 kilos en Men’s Gi White.

     

  • AGRICULTURE – Booster la culture des matières premières pour l’alimentation animale afin de redynamiser la filière avicole

    AGRICULTURE – Booster la culture des matières premières pour l’alimentation animale afin de redynamiser la filière avicole

    Antananarivo, 10 Novembre, 12h30 – Des défis majeurs à relever. Avec la baisse de la production de maïs et l’importation de 95% des besoins de soja, matières premières essentielles pour l’alimentation animale, la filière avicole se trouve en difficulté. “La consommation de poulets stagne à 2,5kg par personne par an tandis que celle de l’œuf est de 20 unités par personne par an”, rapporte le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.

    Afin de soutenir la filière avicole qui fait partie des filières prioritaires du ministère, celui-ci entend ainsi “augmenter la production de maïs et d’autres matières premières pour l’alimentation animale”. La stratégie à long terme pour redynamiser la filière inclut également “le développement des semences résistantes au changement climatique et la mise à disposition des surfaces cultivables dédiées à ces productions”.

    Le sujet a été évoqué au cours d’une rencontre entre le ministre de l’Agriculture et de l’élevage avec les représentants de l’Interprofession aviaire de Madagascar (IPA) la semaine dernière. Pour le ministère, l’objectif est “de définir les actions concrètes à mettre en oeuvre pour relancer la filière avicole et améliorer la sécurité alimentaire en renforçant l’offre de protéines d’origine animale”.

    La question de la fiscalité, notamment celle de la taxe sur la valeur ajoutée qui frappe les industriels du secteur de l’élevage, de l’abattage et de la transformation de poulets, est également un sujet à aborder pour soutenir le développement de la filière.

    Photo : Pixabay

  • ELECTRICITE – Le secteur industriel demande une exonération fiscale sur les équipements liés à l’énergie

    ELECTRICITE – Le secteur industriel demande une exonération fiscale sur les équipements liés à l’énergie

    Antananarivo, 10 Novembre, 7h20 – Des mesures d’accompagnement sollicitées. Résignés à payer plus les services de la Jirama, les industriels demandent à l’Etat de faire un geste pour alléger leur charge. Dans un communiqué publié mercredi, le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) “appelle à la conscience et au soutien de l’Etat”. Il demande, entre autres, “des mesures immédiates, telles que l’exonération fiscale sur les acquisitions d’équipements liés à l’énergie”. Il cite notamment les groupes électrogènes ou les équipements solaires. 

    Pour le SIM, ces équipements alternatifs sont “nécessaires pour soulager le fardeau de la hausse tarifaire” récemment décidée “à l’issue de dialogues nourris entre le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le SIM”. Car bien que le SIM ait “fait preuve d’esprit de compromis en acceptant l’augmentation des tarifs de l’électricité proposée par la Jirama”, et indique avoir “compris la nécessité de cette hausse pour assainir les finances de la compagnie d’électricité”, il n’en affirme pas moins que “ces augmentations représenteront une charge significative pour nos entreprises, avec des impacts financiers non négligeables”. 

    Pour le SIM, “ces conditions tarifaires ne sont pas favorables aux investissements et à la compétitivité des opérateurs économiques”, et “les augmentations représenteront une charge significative pour nos entreprises, avec des impacts financiers non négligeables”. Mais il indique l’accepter “dans l’espoir que les efforts consentis par la Jirama aboutiront à une amélioration substantielle de la qualité de service, notamment en ce qui concerne la réduction des délestages et des baisses de tension”. 

    Et en attendant que les services de la Jirama s’améliorent, les industriels invitent l’Etat à les soutenir avec “des mesures immédiates” de manière à assurer que les opérateurs économiques puissent poursuivre leurs activités. Un membre du SIM, rapporté par le groupement soulève, entre autres, que “les coûts élevés des groupes électrogènes et du carburant nécessaires pour assurer la continuité de la production pèsent lourdement sur nos bilans”. Il indique notamment que son entreprise en “actuellement en mode survie” et “peine à respirer”.

    Dans son communiqué, le SIM évoque les impacts des difficultés causées par le problème énergétique. Il met en avant les préoccupations de ses membres qui soulignent que “lorsque leurs entreprises ne peuvent plus tenir, ce sont des centaines d’emplois qui sont menacés et des familles entières qui se retrouvent dans l’incertitude” car “les fournisseurs, les clients, les communautés locales, tout l’écosystème économique dépend” de ces entreprises. Même l’Etat n’en sera pas épargné car “si nos industries ferment, ce sera la perte pour tous : pour nous les opérateurs, pour l’État qui verra sa recette fiscale diminuer, et pour la population qui dépend de nos activités”. 

    Pour ce qui des mesures à plus long terme, le SIM appelle à “une réflexion approfondie sur l’exploitation des ressources locales et le développement des énergies renouvelables doit être menée pour garantir la compétitivité de nos industries”. Il évoque “un défi que les autorités et le secteur privé doivent relever ensemble, pour préserver l’emploi, soutenir l’économie malgache et assurer la viabilité du tissu industriel du pays”.

    La décision d’ajustement des tarifs récemment décidée prévoit pour les abonnés haute et moyenne tension une hausse des tarifs de l’électricité à hauteur de 22% pour la première année et de 16% pour les deux années suivantes. Cette hausse concerne particulièrement les gros industriels (MT1) avec une puissance souscrite supérieure à 600 kW, les moyens et petits industriels (MT2) avec une puissance inférieure à 600 kW, ainsi que les plus petits opérateurs (MT3) avec moins de 100 kW. Seuls les abonnés basse tension, industriels ou residential, ne sont pas concernés par la mesure.

     

  • NATATION – Jonathan Raharvel bat de trois secondes le record national de 200m brasse en petit bassin

    NATATION – Jonathan Raharvel bat de trois secondes le record national de 200m brasse en petit bassin

    Antananarivo, 9 Novembre, 9h42 – Jonathan Raharvel signe un nouveau record de Madagascar. Le nageur olympien malgache a fait un chrono de 2’16’’73 au Championnat national de natation en petit bassin de Hongrie. Il bat l’ancien record de Madagascar détenu par Jean Luc Razakarivony.

    Sur ses réseaux sociaux, l’actuel pensionnaire de la bourse Stipendium Hungaricum Scholarship Program à Budapest en Hongrie affiche sa joie après avoir signé ce nouveau temps. “Toujours un honneur pour moi de battre un record national mais cette fois, c’est encore plus marquant parce que j’ai réussi à faire tomber un record qui tenait depuis 27 ans”, réagit-il.

    “Pendant tout ce temps, personne n’avait réussi à nager sous les 2’19 »29. Tout mes respects à Jean Luc Razakarivony(…). Un privilège de suivre ses traces et de contribuer à l’histoire de la natation Malgache” poursuit le nageur.

    Jonathan Raharvel continue de battre un à un les records de Madagascar en natation dans sa spécialité. Il a déjà battu en avril 2023 le record national sur grand bassin le 200m brasse en signant un chrono de 2’19’’69 aux championnats de Thaïlande.

  • INFRASTRUCTURES – Kobia, ambassadeur de l’Union européenne, appelle à des “solutions durables (…) en ce qui concerne l’entretien routier”

    INFRASTRUCTURES – Kobia, ambassadeur de l’Union européenne, appelle à des “solutions durables (…) en ce qui concerne l’entretien routier”

    Antananarivo, 9 Novembre, 8h30 – Enième rappel. L’Union européenne insiste sur l’importance de l’entretien routier. En visite de chantier dans le Sud de Madagascar, Roland Kobia, ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar évoque à nouveau le sujet. “Il est crucial que des solutions durables soient mises en place pour assurer la pérennité de ces aménagements, notamment en ce qui concerne l’entretien routier et le maintien d’un système fonctionnel de stations de pesage”, rapporte le communiqué du bureau de la délégation de l’Union européenne. 

    Roland Kobia était en déplacement dans les régions d’Anosy et d’Androy jeudi et vendredi. Il y a notamment visité les chantiers de réhabilitation des routes nationales RNT12A, entre Tolagnaro et Ebabika, et RN13 entre Tolagnaro et Ambovombe. La RNT12A entre dans le cadre du Projet d’aménagement des corridors et de facilitation du commerce qui “vise à moderniser la RNT12A et la RN9 afin de les connecter au port de Tuléar”. Quant aux 110 km de la RN13, leur réhabilitation s’inscrit dans le cadre du projet de modernisation du réseau routier de Madagascar, qui comprend également la réhabilitation de la RN6 entre Antsiranana et Ambanja sur 238 km. 

    Ce n’est pas la première fois que l’Union européenne appelle à des solutions sur l’entretien routier. En février, son ancienne ambassadrice, Isabelle Delattre n’a pas caché que en tant que bailleur de fonds, son organisation est “régulièrement frustrée de voir que le fonds d’entretien routier n’ait pas les moyens d’entretenir les réseaux routiers”. Elle avait alors souligné que sans entretien courant, les routes ne durent que cinq ans. Or, elle estime que les routes doivent durer 15 ans. 

     

  • AGROALIMENTAIRE – Les produits bios malgaches ajoutés à la liste des ingrédients du « Food ingredients Europe » 2024

    AGROALIMENTAIRE – Les produits bios malgaches ajoutés à la liste des ingrédients du « Food ingredients Europe » 2024

    AGROALIMENTAIRE – Les produits bios malgaches ajoutés à la liste des ingrédients du « Food ingredients Europe » 2024
    Antananarivo, 8 Novembre, 15h40 – La Grande île va agrémenter le « Food ingredients Europe » (FIE) 2024 de ses produits bios. Et pour une première participation de Madagascar à ce salon des leaders de l’industrie des Ingrédients alimentaires biologiques et naturels qui se déroulera en Allemagne, la délégation malgache qui s’y rendra ne se contentera pas seulement de promouvoir les produits bios du pays mais s’efforcera également de nouer des partenariats commerciaux stratégiques sur place. C’est ce qui a été annoncé durant la conférence de presse de présentation de ce salon, ce jeudi.
    ⭕Pour le ministre de l’Industrie et du commerce, David Ralambofiringa, Madagascar se doit de renforcer ses connaissances, ses compétences ainsi que son réseau dans ce secteur. Ce membre du gouvernement souligne l’importance de participer au FIE qui est le plus grand rassemblement mondial d’acheteurs et de fournisseurs d’ingrédients Food & Beverages. Ce sont 1 500 exposants qui vont y participer et 135 pays y seront représentés, avec 25 000 visiteurs attendus, indique-t-il.
    ⭕“Il est important pour nous d’aller au-devant de la scène internationale pour donner le signal que Madagascar est prêt à affronter le marché international”, lance le ministre David Ralambofiringa. Pour le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio), il est également question de recueillir sur place les attentes du marché international, et d’élaborer une stratégie visant à permettre d’exporter davantage de produits finis bios de qualité. Près de 60% des produits bios de Madagascar sont en effet encore exportés à l’état brut, indique le président du Symabio, Heriniaina Ramboatiana.
    ⭕Le Symabio affiche son optimisme. L’agriculture biologique est en forte expansion, avec un marché mondial qui a atteint 157 milliards de dollars en 2022 et une croissance annuelle de 12,6% attendue jusqu’en 2029. Et bien que Madagascar soit encore marginal à l’échelle mondiale, ses produits biologiques, comme la vanille, le girofle, l’ylang-ylang, les crevettes et les haricots verts en conserve, se distinguent par leur qualité.
    ⭕Pierre Jeanne, chef de mission du Programme d’appui au développement des exportations et à l’intégration régionale (Padeir), souligne l’importance de promouvoir les exportations des produits bios de Madagascar, avec notamment les marchés porteurs comme l’Allemagne et la France. Surtout que dans le cadre de l’accord de partenariat économique avec l’Union européenne, ces produits peuvent entrer dans l’UE en franchise de droits et taxes, rappelle-t-il. Cette promotion nécessite néanmoins plusieurs actions, non seulement au niveau des producteurs mais également au niveau de la transformation et de la commercialisation, expose-t-il.
  • TRÉSOR PUBLIC – Plus de 432 milliards d’ariary dans les caisses du Fonds routier, selon le ministre des Travaux publics

    TRÉSOR PUBLIC – Plus de 432 milliards d’ariary dans les caisses du Fonds routier, selon le ministre des Travaux publics

    Antananarivo, 8 Novembre, 11h40 – « Il y a de l’argent dans les caisses du fond routier ». Richard Rafidison, ministre des Travaux publics dément toute allégation selon laquelle les caisses du Fonds routier seraient à sec. Devant les députés, jeudi, il évoque la disponibilité d’une somme de 432,753 milliards d’ariary sur le compte de cette entité en charge des entretiens routiers au niveau du trésor public. Le ministre reconnaît toutefois qu’il y avait bien des retards au niveau du déblocage des fonds et du paiement de certains prestataires. A l’entendre, cela était dû à un audit effectué sur le Fonds.
    ⭕Richard Rafidison estime par ailleurs que ce montant pourrait être plus important. “Si les pétroliers paient leurs arriérés de 517 milliards d’ariary, il y aura 950 milliards d’ariary environ dans cette caisse », évalue-t-il. Mais « il ne faut pas compter sur de l’argent qui n’est pas au niveau du trésor public”, tempère-t-il. Si l’on en croit le communiqué de fin de mission du Fonds monétaire international (FMI) publié en octobre, à l’issue de la consultation au titre de l’article IV de 2024 et des premières revues des accords appuyées par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la durabilité et la résilience (FRD), l’Etat devrait encore reprendre les négociations avec les distributeurs de carburants pour régler les dettes croisées dans le budget 2024”.
    ⭕Ces négociations devraient se faire “en veillant au respect des obligations fiscales et parafiscales et au règlement des dettes gouvernementales”, poursuit le FMI. Dans son communiqué, l’institution de Bretton Woods évoque même la “rétention du paiement des droits de douane par certains distributeurs de carburant pour forcer le règlement de leurs créances vis-à-vis de l’Etat, dont une partie est liée aux achats de carburant de la Jirama”.
  • FISCALITE – Le Premier ministre confirme la décision du gouvernement de ne pas toucher à l’Irsa en 2025

    FISCALITE – Le Premier ministre confirme la décision du gouvernement de ne pas toucher à l’Irsa en 2025

    Antananarivo, 8 Novembre, 06h05 – La décision semble prise. Le gouvernement ne procèdera pas à la réforme de l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa), du moins pas pour l’instant. Dans un communiqué publié jeudi, le bureau du Premier ministre indique que “il n’y a pas du tout de hausse sur le taux de l’Irsa l’année prochaine”. Le communiqué rapporte même que “le Premier ministre et le gouvernement qu’il dirige ont rejeté l’application de cette recommandation”. Pour le chef du gouvernement, donc, “dire qu’il y aura une hausse du taux de l’Irsa en 2025 est un mensonge”. “Cette réforme ne figure pas dans le projet de loi de finances de 2025”, poursuit-il encore. 

    La question sur l’augmentation à 25% du taux de l’Irsa avait fait suite à la publication par le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport-pays en juillet 2024 que “les autorités sont déterminées à réformer l’impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA), notamment en relevant de 20 à 25 % le taux d’imposition de la tranche supérieure de revenus et peut-être les taux des tranches intermédiaires”. Dans la Loi de finances rectificative de 2024, le gouvernement avait également mentionné que “par souci d’équité fiscale, des mesures tendant à aménager le barème de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés sont également envisagées pour l’année prochaine”. 

    Suite aux polémiques soulevées par le sujet, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait déjà indiqué qu’il ne s’agissait “pas d’une décision”. Elle avait précisé que la question avait fait partie des recommandations mises sur la table durant les négociations avec le FMI lors des échanges dans le cadre des demandes d’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et de la durabilité (FRD). 

    L’idée de la réforme de l’Irsa fait cependant encore partie des “mesures de politique fiscale” que le FMI estime “nécessaires pour stimuler les recettes intérieures sur la période 2024-2027”. Dans son communiqué de fin de mission en octobre 2024 au titre dans le cadre de la consultation au titre de l’article IV et des premières revues des accords appuyés par la FEC et la FRD, Frédéric Lambert, chef de la mission du FMI avait encore mentionné “la révision de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour le rendre plus progressif”. 

  • PARLEMENT – Plusieurs ministres devant l’Assemblée nationale sur convocation de l’opposition ce jeudi

    PARLEMENT – Plusieurs ministres devant l’Assemblée nationale sur convocation de l’opposition ce jeudi

    Antananarivo, 7 Novembre, 11h50 – Comme les textes le lui autorise, le groupe parlementaire de l’opposition a disposé de l’ordre du jour de l’assemblée nationale ce jeudi. L’opposition a ainsi pris les commandes de la séance plénière à Tsimbazaza. Dans son ordre du jour de ce jeudi, elle a décidé de convoquer plusieurs membres du gouvernement en séance plénière pour demander des réponses claires face aux problèmes de la nation.
    ⭕Selon une source auprès de l’Assemblée nationale, il s’agira d’une interpellation. Siteny Randrianasoloniaiko, vice-président de l’Assemblée nationale et chef de l’opposition parlementaire parle d’un moment “historique” écrit par l’opposition, car “c’est la première fois qu’il y a des discussions avec l’opposition”. Les échanges devraient notamment porter sur les problèmes récurrents rencontrés par la population, comme la situation actuelle de la Jirama, les délestages ou encore la pénurie d’eau, l’état de dégradation des routes nationales, ainsi que de la sécurité.
    ⭕Parmi les ministres convoqués ce jeudi et présents à Tsimbazaza, il y a le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Oli­vier Jean-Baptiste, le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Lalaina Andrianamelasoa, le ministre des Travaux publics, Richard Rafidison et le ministre délégué en charge de la Gendarmerie, le général Andry Rakotondrazaka. Le ministre de la Sécurité publique, Herilala Rakotoarimalala, s’est excusé, étant en mission.
    ⭕Selon l’article 58 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, trois jours de séance par mois sont réservés à un ordre du jour arrêté par l’Assemblée à l’initiative des groupes d’opposition ainsi qu’à celle des groupes minoritaires. Cette disposition est prescrite par l’article 102 de la Constitution alinéa trois qui indique que “trois jours de séance par mois sont réservés à un ordre du jour arrêté par chaque Assemblée à l’initiative des groupes d’opposition de l’Assemblée intéressée ainsi qu’à celle des groupes minoritaires”.
    ⭕Par ailleurs, le règlement intérieur prévoit l’interpellation parmi “les autres moyens d’information du Parlement à l’égard de l’action gouvernementale” aux côtés de “la question orale, la question écrite, la commission d’enquête et l’audition en Commission”. L’interpellation porte sur un sujet bien précis et fera l’objet d’une résolution prise par l’Assemblée nationale. Cette résolution sera communiquée au Gouvernement par le Président de l’Assemblée nationale. Le Président informe préalablement l’Assemblée nationale de l’objet de l’interpellation ; toute intervention en dehors du sujet sera systématiquement rejetée”, poursuit le texte.