Catégorie : À la une

  • TSIHOMBE – Les bureaux de la Commission électorale et du district incendiés par des manifestants en colère

    TSIHOMBE – Les bureaux de la Commission électorale et du district incendiés par des manifestants en colère

    Antananarivo, 31 Mai, 19h15 – Un après-midi mouvementé à Tsihombe. Les bureaux de la Commission électorale de district (CED) à Tsihombe ont été incendiés ce vendredi après-midi, confirme la gendarmerie nationale. Les forces de l’ordre essaient de sauver ce qui peut l’être après ce sinistre, poursuit notre source.

    Selon le récit de Masy Goulamaly, député sortant élu dans le district de Tsihombe, une manifestation a éclaté vers 16 heures. Des manifestants en colère contre des suspicions de fraude électorale ont alors pris d’assaut et dévalisé les bureaux de la CENI et le bureau du district de Tsihombe, tous deux logés dans le même bâtiment. “Des équipements et des matériels ont été volés et saccagés”, indique l’élue.

    Quelques instants après le cambriolage, les manifestants ont mis le feu au bâtiment, ajoute la député. Puisqu’il n’y a pas de pompier sur place, le bâtiment a pris cher, confie toujours Masy Goulamaly.

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  • MADAGASCAR AIRLINES – Un avion Q400 loué auprès de la compagnie sud-africaine CemAir

    MADAGASCAR AIRLINES – Un avion Q400 loué auprès de la compagnie sud-africaine CemAir

    Antananarivo, 31 Mai, 14h20 – Un appareil en renfort. Madagascar Airlines annonce dans un communiqué publié ce vendredi la location d’un Q400 auprès de la compagnie sud-africaine CemAir. Cette disposition est prise pour répondre à la demande croissante des voyageurs pendant la haute saison, explique la compagnie nationale malgache, qui va louer cet appareil pour les mois de juin et juillet.

    La venue de cet appareil de renfort avait déjà été annoncée par la direction générale de Madagascar Airlines dans une lettre qu’elle a envoyée aux membres du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM). Ce, en attendant l’arrivée d’un ATR72-500 déjà négocié avec l’ACIA Aero Leasing, sous garantie souveraine de l’Etat, à fin juin 2024.

    La location de ce Q400, d’une capacité de 72 places, « permettra de mieux desservir toutes les destinations du réseau de Madagascar Airlines, offrant ainsi aux voyageurs plus de choix et de flexibilité dans leurs plans de voyage », explique la compagnie malgache. Cet appareil s’envolera déjà à partir de ce weekend, selon l’information qu’elle a communiquée.

    Pour son directeur général, Thierry De Bailleul, « cette location est un des éléments de notre plan de retour à l’excellence opérationnelle ». Il admet toutefois que « la route est encore longue ». Néanmoins, « la volonté et l’énergie sont là. Le travail de reconstruction se poursuit, avec toute l’humilité nécessaire, tant nous revenons de loin », explique-t-il.

    Dans la lettre que Thierry De Bailleul avait dernièrement envoyée aux membres du GEM, il a indiqué que selon les informations disponibles et sous réserve de la finalisation des accords, un troisième ATR devra entrer en service à fin juin 2024. Un quatrième devrait opérer à partir de la fin juillet de cette année. Les cinquième et sixième avions devraient pour leur part entrer en service entre mars et avril 2025.

  • Arnaud Rakoto-Ratsimba en lice pour devenir le nouveau commentateur de football sur Canal Plus

    Arnaud Rakoto-Ratsimba en lice pour devenir le nouveau commentateur de football sur Canal Plus

    Antananarivo, 31 Mai, 10h40 – Une voix malgache bientôt sur l’émission foot de Canal Plus ? Les résultats du concours “Au Micro” ce vendredi à 22h, heure de Madagascar, le confirmeront. Arnaud Rakoto-Ratsimba fait partie des finalistes de ce casting organisé par la chaîne de télévision française à péage. “Tout a commencé au Parc des Princes où j’espérais passer la sélection et tout va se conclure dans ce même Parc des Princes, plein, pour un match de Ligue des champions”, écrit-il sur sa page LinkedIn.

    Arnaud Rakoto Ratsimba est un animateur de radio, un métier qui le passionne en plus d’être un étudiant en journalisme à l’Institut européen de Journalisme. Il a grandi en France avec ses parents. Mais il a perdu son père à l’âge de 8 ans.

    Dans cette grande finale, il aura en face de lui Alexandre Araujo. Ce dernier dispose d’un CV très costaud dans le métier de commentateur sportif. A en croire sa page LinkedIn, il était le commentateur pour l’équipe de France d’eFoot dans les compétitions internationales de la FIFA depuis octobre 2021. “Ce sera une grande finale parce qu’il y a en face de moi un grand concurrent bourré de talents qui est Alexandre Araujo et qui n’a jamais baissé de niveau”, fait savoir Arnaud Rakoto Ratsimba.

    Canal Plus avait lancé un casting sur toute la France pour trouver sa nouvelle voix de foot. La chaîne annonce avoir reçu plus de 10 000 candidatures mais il ne restait plus que 30 concurrents dont Arnaud Rakoto Ratsimba pour participer aux différents épisodes de “Au micro”. Ces candidats devaient ainsi prouver leur potentiel dans les commentaires footballistiques. Ils ont été mis à l’épreuve depuis le mois d’avril. Ils ont fait face au jury composé d’Hervé Mathoux, Laure Boulleau et David Ginola, et l’animateur Redouane Bougheraba lui-même.

    Pour départager les deux finalistes, les concepteurs de l’émission “Au micro” ont choisi un match du PSG au Parc des Princes. Le vainqueur de cette compétition devrait rejoindre l’équipe de la rédaction du football de Canal Plus.

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  • MONNAIE – Des contrats avec trois nouveaux fournisseurs de billets pour la Banky foiben’i Madagasikara pour réduire les charges

    MONNAIE – Des contrats avec trois nouveaux fournisseurs de billets pour la Banky foiben’i Madagasikara pour réduire les charges

    Antananarivo, 31 Mai, 7h30 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) rapporte avoir signé des contrats avec trois nouveaux fournisseurs de billets en 2023. L’autorité monétaire indique avoir pris cette décision pour baisser les charges fiduciaires relatives à la fourniture des billets de 100, 200, 500 et 1 000 Ariary. Cette décision figure d’ailleurs parmi « les décisions stratégiques relevant de la maîtrise et de l’efficience des coûts » prises par la BFM l’année dernière et qui sont mentionnées dans ses états financiers 2023 audités.

    Sur son site officiel, la BFM explique que le marché de fabrication de billets est « très restreint au niveau international ». Elle indique alors travailler avec des fabricants de billets localisés en France et en Allemagne. Pour ce qui est du coût, il varie de 140 ariary pour la coupure de 100 ariary à 270 ariary pour le billet de 20 000 ariary.

    Les charges sur fabrication de billets et monnaies pour la BFM, correspondant aux coûts des billets et monnaies, ont déjà baissé de 88,988 milliards d’ariary en 2022 à 82,123 milliards d’ariary en 2023. La Banque centrale explique cette baisse par la réduction du prix unitaire d’acquisition des billets de banque de la nouvelle commande 2021 par rapport à celui de la commande précédente. La BFM indique que ces billets de banque à prix réduit ont été livrés et émis depuis le mois d’octobre 2022 et avait réduit le coût moyen pondéré des stocks de billets de banque. Cette baisse de charges est également due à la comptabilisation en 2023 des charges liées aux billets neufs émis stockés dans les caisses auxiliaires à fin décembre 2022. La Banky foiben’i Madagasikara indique par ailleurs que des études visant à faire baisser les charges fiduciaires relatives à la fourniture des autres coupures sont en cours. Ces études concernent les billets de 2 000, 5 000, 10 000 et 20 000 Ariary.

    Selon la pratique internationale, les Banque centrales procèdent au changement de billets tous les dix ans environ. La Banque centrale avait procédé à l’émission de la gamme de billets actuelle en 2017, dans le but de mettre à la disposition des usagers de nouveaux billets plus modernes, plus sûrs, plus maniables et en phase avec les avancées technologiques afin de lutter contre les contrefaçons.

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  • L’adhésion de Madagascar au Fonds africain de garantie et de coopération économique sollicitée

    L’adhésion de Madagascar au Fonds africain de garantie et de coopération économique sollicitée

    Antananarivo, 30 Mai, 6h45 – Saisir l’opportunité. Les principaux acteurs du système financier, des représentants du secteur public comme ceux du secteur privé, ont montré leur intérêt par rapport aux différentes offres qui leur étaient présentées par le Fonds africain de garantie et de coopération économique (Fagace). Ces offres, exposées lors d’une conférence autour des Fonds de garantie la semaine dernière, devraient booster et accélérer les financements au pays. C’est pourquoi l’adhésion de Madagascar à cette Institution panafricaine avait été vivement sollicitée de leur part.

    Le Fagace est une institution qui offre des solutions de garanties flexibles et adaptées aux différents acteurs économiques de ses 14 pays africains membres actuels. Ce Fonds totalise, en termes de bilan d’activités en garantie, plus de 4 500 milliards de FCFA (francs CFA) ayant permis à plusieurs projets africains de se réaliser.

    Et pour le Gouverneur de la Banque foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo, ce Fonds africain pourrait également apporter des solutions pour Madagascar, en assurant des garanties non seulement pour les PME ou PMI mais également pour les projets structurants de l’Etat malgache. « En amenant sa garantie, le Fagace peut par exemple se substituer à la garantie souveraine de l’Etat, afin que le pays puisse bénéficier d’un financement », a-t-il avancé.

    Cette institution de garantie a d’ailleurs renforcé son offre de produits, en l’étendant à toutes les formes de garantie. Et ce, à travers la mise à disposition des lignes de garanties auprès des banques partenaires et la garantie de projets pris individuellement. Elle va ainsi apporter son cautionnement dans les prêts. « Nous sommes disposés à accompagner les projets de développement, les entreprises de différentes tailles, les banques ou l’écosystème financier dans le cadre d’un renforcement de capacités. Le tout, pour booster le financement de l’économie malgache », a soutenu le secrétaire général de ce Fonds africain de garantie, Basile Tchakounte.

    « La garantie ne fait certes pas le crédit. Mais c’est un accessoire réellement important pour l’inclusion financière, surtout à Madagascar où l’accès aux crédits est également très difficile pour les entreprises », soutient Hagasata Rakotoson, président du Conseil d’administration de Solidis Garantie SA.

    Madagascar devra encore adhérer au Fagace en tant qu’actionnaire pour pouvoir bénéficier des offres de ce Fonds. Les autorités malgaches seront alors sensibilisées sur cette adhésion, a annoncé le Gouverneur de la Banque centrale Aivo Andrianarivelo.

  • EDUCATION – Des tables-bancs en plastique semi-recyclé pour des écoles primaires publiques d’Ambohitrimanjaka

    EDUCATION – Des tables-bancs en plastique semi-recyclé pour des écoles primaires publiques d’Ambohitrimanjaka

    Antananarivo, 30 Mai, 21h00 – Offrir aux enfants la possibilité d’avoir accès à une éducation de qualité. Fort de ce postulat qui guide ses actions, l’ONG Inviso a offert ce jeudi une quarantaine de tables-bancs aux écoles primaires publiques de la Commune rurale d’Ambohitrimanjaka. La donation entre dans le cadre du programme école de l’organisation qui vise à soutenir les écoles primaires en offrant un parrainage destiné à améliorer les perspectives de réussite des enfants, et à lutter contre la malnutrition, l’absentéisme et l’abandon scolaire, comme l’a rappelé Shaima Ismaël, présidente de l’ONG Inviso.

    Mais plus que des équipements destinés à offrir aux enfants des conditions favorables à l’apprentissage, ces fournitures sont aussi destinées à les conscientiser à la protection de l’environnement. Fabriqués en plastique semi-recyclé par la société SMTP, les tables-bancs visent aussi à “faire prendre conscience aux communautés de leur impact sur l’environnement et à inspirer les individus à agir pour le bien-être de tous”. Ils “symbolisent notre engagement envers l’environnement en montrant qu’il est possible de créer des solutions durables pour répondre à des besoins fondamentaux”, souligne encore Shaima Ismaël.

    La cérémonie de remise des tables-bancs s’est tenue ce jeudi matin en présence de Quentin du Pasquet, manager régional d’Ameropa Afrique, partenaire de l’ONG Inviso dans la mise en oeuvre de son programme école. Les autorités locales ainsi que le personnel enseignant de la zone d’administration pédagogique (ZAP) d’Ambohitrimanjaka ont aussi été présents à l’événement.

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  • ELECTIONS – La publication des résultats provisoires prévue entre le 8 et le 18 juin

    ELECTIONS – La publication des résultats provisoires prévue entre le 8 et le 18 juin

    Antananarivo, 30 mai, 16h45 – “Le chronogramme initialement prévu ne devrait pas changer”. Si l’on en croit Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’organe de gestion des élections devrait publier les résultats provisoires dès ce 8 juin. C’est cette date que la Ceni avait retenue quand elle a publié son chronogramme en mars 2024.

    Dans une publication postée ce jeudi, la Ceni souligne cependant qu’elle “dispose de dix jours après l’arrivée du dernier pli transmis par les Sections de recensement matériel de vote (SRMV) pour traiter les résultats et publier ensuite les résultats provisoires”. Sachant que les SRMV ont cinq jours pour traiter les plis électoraux qu’elles reçoivent, le compte à rebours de la Ceni devrait commencer le 3 juin. Si l’on retient le délai de dix jours annoncé ce jeudi par la Ceni, celle-ci pourrait donc ne publier les résultats provisoires que le 18 juin.

    Si la Ceni maintient la date du 8 juin initialement prévue dans son chronogramme, la Haute cour constitutionnelle devrait proclamer les résultats officiels des législatives le 24 juin. Mais si la Ceni décide d’utiliser les dix jours qu’elle a annoncés ce jeudi, les résultats définitifs pourraient n’être publiés que le 29 juin. Selon la loi régissant les élections législatives, la HCC procède à la proclamation officielle des résultats définitifs dans un délai de seize (16) jours à partir de la date de la publication des résultats provisoires par la Ceni.

    Il reste néanmoins possible que ces échéances soient encore repoussées de cinq jours. La loi sur les élections législatives octroie à la Ceni un délai de 15 jours après la réception du dernier pli émanant des SRMV pour publier les résultats provisoires, soit le 18 juin au plus tard.

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  • MADAGASCAR – 250 000 tonnes de pommes de terre produites annuellement

    MADAGASCAR – 250 000 tonnes de pommes de terre produites annuellement

    Antananarivo, 30 Mai, 10h25 – La culture de pommes de terre engagerait environ 200 000 agriculteurs à Madagascar. Ils arrivent à en produire 250 000 tonnes annuellement, d’après les estimations du ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae). Ces chiffres ont été publiés dans le cadre de la Journée internationale de la pomme de terre, célébrée le 30 mai.

    La production nationale de ce tubercule a enregistré un accroissement significatif ces dernières années, en raison de la croissance démographique, de l’évolution des habitudes alimentaires ou encore de l’augmentation des producteurs, d’après le ministère. Les petits exploitants agricoles des hauts plateaux du centre en sont les principaux producteurs, indique encore le département.

    Mais Madagascar pourrait produire davantage de pommes de terre, notamment par l’augmentation de son rendement qui est seulement de 6 tonnes par hectare. Le ministère en charge de l’Agriculture estime que le rendement pouvant être réalisé au pays peut être de 20 à 30 tonnes par hectare.

    Pour augmenter sa production, Madagascar devrait promouvoir des variétés améliorées de pomme de terre. Le pays aura aussi à soutenir le développement du système semencier. Ceci, en vue d’améliorer l’accès à des semences de qualité. Le Minae estime d’ailleurs qu’il est important d’élaborer et mettre en œuvre des directives d’inspection et de certification des semences de la pomme de terre. Et il y a le renforcement des capacités des producteurs en matière de bonnes pratiques agricoles et post-récolte et le soutien au développement du système de marché, selon le ministère chargé de l’Agriculture.

    L’intégration de la pomme de terre dans le système agricole peut diversifier la production alimentaire, réduire la dépendance à l’égard d’une seule culture de base et ainsi protéger les communautés contre les pénuries alimentaires causées par des chocs climatiques ou économiques.
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  • FISCALITE – La réduction du droit d’accise sur les télécommunications à nouveau débattue

    FISCALITE – La réduction du droit d’accise sur les télécommunications à nouveau débattue

    Antananarivo, 30 Mai, 10h45 – « Je ne suis pas pour un Etat qui taxe tout ». Tahina Razafindramalo, le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des Postes et des télécommunications (MNDPT) dit militer auprès des partenaires techniques et financiers (PTF) de Madagascar mais surtout au sein du Gouvernement pour la révision de la fiscalité du secteur des télécommunications. Parmi les dispositions qu’il faudrait revoir figure la réduction du droit d’accise imposé au secteur, estime-t-il lors de la Journée mondiale des télécommunications et de la société d’information, mardi.

    « Bien que le droit d’accises sur les télécommunications ait déjà baissé de 10% à 8%, nous sommes en train de voir comment parvenir à le réduire davantage », indique le ministre Tahina Razafindramalo. Il avance que “les discussions autour de ce droit d’accises sont en cours”. Il est notamment évoqué dans ces négociations que “les télécommunications ne devraient pas être considérées comme des produits de luxe ou des produits nocifs à la santé comme l’alcool ou le tabac”. Ce membre de gouvernement soutient d’ailleurs que “les opérateurs répercutent cette taxe sur les prix des offres qu’ils proposent aux usagers” et que “la question fiscale est un vrai blocage de la baisse du coût de l’internet à Madagascar”.

    Fréderic Debord, le président du Groupement des télécommunications de Madagascar (GTM), rejoint l’idée que les télécommunications ne devraient pas être taxées comme étant des produits de luxe. “Nous comprenons le souci de recouvrement de recettes du Gouvernement, tout comme la pression des partenaires internationaux. Mais nous pensons que le secteur des télécoms peut contribuer davantage aux recettes fiscales s’il est beaucoup plus libéralisé », avance cet opérateur.

    Les recettes de droit d’accises sont des sources de revenus non négligeables pour l’Etat, soutient Germain, le directeur général des Impôts (DGI). Ces recettes n’ont cessé d’augmenter depuis 2019, passant de 34,3 milliards d’ariary à 75 milliards en 2023, rapporte-t-il. Le taux de droit d’accises sur les télécommunications à Madagascar est par ailleurs moins élevé que ceux des pays africains. Il est de 20% au Kenya, de 17,5% au Zambie ou encore de 12% à l’Ouganda.

    Le directeur général des Impôts soutient également que même si les télécommunications peuvent être considérées comme des « produits de premières nécessités », elles peuvent également être nocives, « à travers notamment l’utilisation excessive des communications ». Quoi qu’il en soit, « la DGI reste toujours disposée à discuter sur cette question de réduction du droit d’accise avec les opérateurs », rassure-t-il.

    Le secteur des télécommunications pourrait par ailleurs être beaucoup plus performant qu’il l’est aujourd’hui. « Pour que le secteur des télécommunications puisse continuer à se développer, il est clair qu’il faut passer à l’étape supérieure. Et cette étape consiste à mettre à disposition de toute la population des smartphones abordables », avance Fréderic Debord de la GTM. Le ministre Tahina Razafindramalo indique être en train de regarder avec les opérateurs et les PTF les moyens pour détaxer les smartphones pour les faire entrer donc à zéro taxe à Madagascar. La mise à disposition de téléphones subventionnés par l’Etat est également en cours, confie-t-il.

    D’après la GTM, la pénétration des smartphones à Madagascar est actuellement à un niveau relativement bas, avec seulement un pourcentage limité de la population ayant accès à ces appareils. « Sur le marché, selon une étude clients réalisée en mai 2023, ce taux de pénétration est globalement de 31% et est encore plus faible dans les zones rurales », indique le président de ce groupement, Fréderic Debord.

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  • ELECTIONS – Les premières tendances des résultats officieux des législatives donnent des taux de participation entre 22 et 50%

    ELECTIONS – Les premières tendances des résultats officieux des législatives donnent des taux de participation entre 22 et 50%

    Antananarivo, 30 Mai, 8h45 – Beaucoup d’électeurs ne sont pas venus voter mercredi. Les premières tendances des résultats officieux des législatives publiées ce jeudi à 6h du matin par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) donnent des taux de participation allant de 22,24% à 50,73%. La plus faible participation sur ces tendances est enregistrée dans le district de Marovoay, région du Boeny. Le taux de participation le plus élevé signalé est enregistré dans le district de Farafangana.

    Ces tendances ne concernent cependant que quelques bureaux de vote issus de dix districts. Pour le cas de Marovoay, par exemple, la Ceni n’a encore publié que les résultats provenant d’un seul bureau de vote sur les 214 que compte le district. Pour Farafangana, le taux de participation publié est la moyenne enregistrée dans deux bureaux de vote sur 393. A Ambatofinandrahana où la Ceni rapporte une tendance de participation s’élevant à 49,04%, les résultats publiés concernent un seul bureau de vote sur 147. Dans le premier arrondissement d’Antananarivo, le taux de participation provisoire signalé dans un bureau de vote est de 34,90%.

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