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  • URBANISATION – La capacité à remblayer en dehors du Grand Tana pour l’extension de la ville d’Antananarivo encore énorme, selon le ministre Naina Andriantsitohaina

    URBANISATION – La capacité à remblayer en dehors du Grand Tana pour l’extension de la ville d’Antananarivo encore énorme, selon le ministre Naina Andriantsitohaina

    Antananarivo, 27 Mars, 18h30 – De l’espace pour une extension. Entre 2% et 3% des rizières et des marécages en dehors du Grand Tanà sont pour le moment remblayés. Ce qui veut dire que la capacité à remblayer dans ces zones est encore énorme pour une extension future de la ville d’Antananarivo, d’après les explications du ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire, Naina Andriantsitohaina. C’était lors de la présentation de la Revue de l’urbanisation de Madagascar au siège de la Banque mondiale, ce mardi.

    « Il faut que nous affinions la réflexion sur le sujet. Les remblais en eux-mêmes ne sont pas une mauvaise chose et l’extension de la ville doit aussi se penser en termes de remblais. Mais il faut qu’ils soient faits de manière intelligente, techniquement viable, qui nécessite des compléments d’informations au-delà de toutes les études qui ont déjà été faites », insiste-t-il.
    Pour ce qui est de Tana-ville, Naina Andriantsitohaina réitère que le remblayage est complètement interdit. Et puisque c’est interdit, « nous continuons de pourchasser ceux qui sont en contradiction avec les textes », lance-t-il. Et ce, malgré le faible moyen à la disposition de son département, expose-t-il.

    D’après la revue qui vient d’être publiée, l’urbanisation à Madagascar croît à un rythme plus rapide que dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne. Celle-ci se produit cependant en l’absence d’une planification, d’un financement et d’une coordination suffisants pour répondre à la demande croissante d’emplois de qualité, de logements, d’infrastructures et de services de vase dans les villes. Pour Atou Seck, le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, la Grande île « est encore dans le processus d’urbanisation ». Il estime que le moment est opportun pour s’assurer que cette croissance soit bénéfique pour le pays et la population.

    Cette revue sur l’urbanisation à Madagascar propose quatre piliers d’intervention. Le document avance le renforcement de la politique et de la stratégie nationale de développement urbain avec une approche intégrée. La revue parle également de la mise en œuvre d’un cadre politique coordonné au niveau national pour diverses réformes en vue de l’amélioration des services municipaux de l’aménagement du territoire. Elle met en avant l’accroissement des investissements et des financements en faveur d’infrastructures et de services urbains résilients ainsi que l’amélioration de la performance institutionnelle et de la capacité des villes.

    Pour ce qui est de la ville d’Antananarivo en particulier, le ministre Naina Andriantsitohaina parle d’une réforme autour du foncier qu’il faudrait apporter. « Il y a d’abord à consolider le foncier, poursuivre la réforme sur les textes, remettre à jour l’ensemble du catalogue foncier pour que chacun soit rassuré sur ses droits de propriétés. Et surtout il faut faciliter et fluidifier la possibilité de se transférer les terres », avance-t-il.

  • MUSIQUE – Deux lieux et deux ambiances pour Nosy Boraha Jazz Festival à Foulpointe et à Sainte Marie

    MUSIQUE – Deux lieux et deux ambiances pour Nosy Boraha Jazz Festival à Foulpointe et à Sainte Marie

    Antananarivo, 27 Mars, 17h22 – Nosy Boraha Jazz Festival n’aura pas lieu qu’à Sainte Marie. En attendant que la traversée vers ce site soit possible, les organisateurs ont décidé de proposer des activités autour du jazz à Foulpointe. Les festivaliers qui ont pris la route et le chemin de fer et qui devraient ensuite prendre la mer jeudi vont pouvoir continuer à apprécier de la bonne musique en attendant de pouvoir traverser quand la mer se sera calmée après le passage de Gamane et quand l’Autorité portuaire maritime et fluviale aura donné son autorisation. Aux dernières nouvelles, cette traversée pourrait être possible le 30 mars très tôt mais reste toujours sujette à autorisation.

    A Foulpointe, Rajery, Silo et Young Square devraient donc animer une soirée à l’Hotel Azura de Foulpointe dès le 28 mars. Fanja Andriamanantena qui est également du voyage ne devrait pas non plus manquer le rendez-vous. A part les concerts, des parcours de découverte de la ville de Foulpointe et de ses sites touristiques et historiques sont prévus pour faire du séjour une partie de plaisir enrichissante.

    Les artistes internationaux, quant à eux, animeront le Festival à l’île Sainte Marie. Edmundo Carreiro du Brésil, T-Time et Pierre Baillot de France seront de la partie au côté de Ibyewa de Belgique. Avec eux il y aura entre autres Lalatiana pour des concerts live.

    Ce 27 mars, les festivaliers et les artistes ont quitté la Gare des Manguiers pour Foulepointe. Après un trajet de près de 60 km d’une durée de 4 heures en moyenne, tous sont arrivés à bon port et pourront se reposer avant la reprise du Festival dès demain pour la soirée d’ouverture des festivités.

  • IRMAR – Une requête en déchéance du sénateur Herimanana Razafimahefa à la HCC

    IRMAR – Une requête en déchéance du sénateur Herimanana Razafimahefa à la HCC

    Antananarivo, 27 Mars, 8h40 – L’ancien président du Sénat également dans le viseur du parti présidentiel. Une requête aux fins de déchéance de Herimanana Razafimahefa en tant que sénateur a également été déposée à la Haute Cour Constitutionnelle. D’après la liste des dossiers en instance publiée sur le site web de la Cour d’Ambohidahy, la requête a été déposée par le groupe parlementaire “Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina” (Irmar)

    Herimanana Razafimahefa avait été destitué de son poste de président du Sénat le 12 octobre dernier lors d’une session extraordinaire convoquée par les sénateurs de la majorité. La majorité l’avait destitué et l’avait remplacé après qu’il avait dénoncé des pressions l’ayant obligé à refuser d’assurer l’intérim du président de la République.

    A l’époque, les sénateurs Irmar avaient même remis en cause “la santé mentale” de l’ancien président du Sénat. Ils avaient reproché au président du Sénat de ne pas avoir respecté la discipline du parti et sa ligne directrice. Pierre Holder Ramaholimasy coordinateur national de la plateforme présidentielle avait alors indiqué face à la presse que “c’est le parti qui l’a proposé comme sénateur et qui l’a présenté au poste de président du Sénat, donc tout ce qu’il fait doit être décidé d’un commun accord avec le parti”. Le parti avait déjà brandi des mesures à son encontre juste avant sa destitution.

    La requête aux fins de déchéance du sénateur Razafimahefa est l’un des dossiers actuellement en instance auprès de la HCC, aux côtés de la requête en déchéance déposée à l’encontre de Christine Razanamahasoa. Le fait que le parti présidentiel n’a pas demandé la déchéance des députés ayant viré de bord durant la campagne présidentielle de 2023 est l’une des lignes de défense mises en avant par l’équipe de Christine Razanamahasoa.

  • Le tarif plancher de l’internet mobile fixé à 0,95 USD le Gigaoctet à partir du 1er avril

    Le tarif plancher de l’internet mobile fixé à 0,95 USD le Gigaoctet à partir du 1er avril

    Antananarivo, 26 Mars, 21h00 – Sauf changement, le prix des offres spéciales réseaux sociaux devrait augmenter à partir du 1er avril. Le tarif plancher applicable aux offres Internet mobile des opérateurs titulaires de licences fixé par arrêté gouvernemental en décembre devrait entrer en vigueur comme prévu “pour compter du 1er avril 2024”. Le gigaoctet devrait, à partir de cette date, ne pas être inférieur à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 dollar. Selon l’arrêté publié en décembre 2023, « le tarif plancher applicable aux offres internet mobile des opérateurs titulaires de licences est fixé à l’équivalent en monnaie nationale de 0,95 dollar le Gigaoctet

    Avec l’entrée en vigueur de cette mesure, les offres proposant le gigaoctet à moins de 0,95 dollar, soit 4 160 ariary au taux de change actuel, vont devenir de facto illégales. Tel est par exemple le cas de certaines offres des opérateurs qui proposent un tarif de moins de 2 000 ariary le Gigaoctet pour pouvoir accéder uniquement à certains réseaux sociaux. Les opérateurs en télécommunication se préparent par ailleurs à en aviser leurs abonnés.

    Ce tarif plancher de 0,95 dollar est cependant bien en-deça du prix moyen de l’Internet mobile à Madagascar. Selon l’Union internationale des télécommunications (ITU), le prix moyen de 2Go d’internet mobile sur la Grande île est de 3,7 dollars, soit 1,85 dollar le Gigaoctet. En ariary, cela donnerait 8 060 ariary le Gigaoctet au cours actuel du dollar.

    Ce prix moyen, bien qu’il soit inférieur au prix moyen d’internet mobile en Afrique subsaharienne qui est de 7,54 dollars, reste encore élevé compte tenu du faible pouvoir d’achat du Malgache, estime le ministère en charge des Télécommunications. D’où la volonté du ministère de ramener le coût du Gigaoctet d’internet mobile à moins de 1 dollar. Pour l’heure, sur les offres Internet mobile proposant d’autres sites et services en plus des réseaux sociaux les plus utilisés, le Gigaoctet peut atteindre jusqu’à 10 000 ariary.

    D’après le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028, Madagascar avait recensé 4,895 millions d’abonnés aux services Data mobile en 2022. Ce qui équivaut à 16,3% de la population, en considérant que le pays comptait 29,96 millions d’habitants au début de l’année 2023. Et en janvier 2024, selon les données de Kepios publiées en février 2024, la Grande île compte 3,80 millions d’utilisateurs des médias sociaux, et quasiment tous utilisent le réseau social Facebook.

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  • THIERRY DE BAILLEUL : “D’ici un an, on aura prouvé qu’on peut gagner de l’argent”.

    THIERRY DE BAILLEUL : “D’ici un an, on aura prouvé qu’on peut gagner de l’argent”.

    Les dirigeants de Madagascar Airlines restent optimistes. La compagnie aérienne est convaincue qu’elle se trouve sur le bon chemin et sera de nouveau rentable à partir de 2025 conformément au schéma initialement établi dans le cadre du plan de redressement Phoenix 2030. Une fois la rentabilité acquise, la reprise des vols long-courrier suspendus depuis plusieurs mois feront automatiquement leur retour, a indiqué Thierry De Bailleul, directeur général de Madagascar Airlines au cours d’une rencontre avec la presse. Afin d’atteindre la rentabilité, la compagnie continue pour le moment de se focaliser sur le réseau intérieur.

  • HCC – Le TGV/IRD dépose une requête aux fins de déchéance de Razanamahasoa en tant que député

    HCC – Le TGV/IRD dépose une requête aux fins de déchéance de Razanamahasoa en tant que député

    Antananarivo, 26 Mars, 17h10 – Le processus de déchéance de Christine Razanamahasoa en tant que député enclenché. “Nous avons reçu une requête aux fins de déchéance de la présidente de l’Assemblée nationale », confie une source auprès de la Haute cour constitutionnelle, jointe au téléphone, ce mardi. Celle-ci indique que « le dossier a été déposé par Hery Rasoamaromaka, secrétaire national du parti Tanora Malagasy vonona (TGV) au bureau de la HCC à Ambohidahy, ce 26 Mars, à 8h”.

    Un document qui circule sur les réseaux sociaux indique que la “requête [émane] du groupe parlementaire IRD présidé par Paul Bert Velontsara aux fins de déchéance de Mme Christine Razanamahasoa”. Le document en question sollicite la présidente de l’Assemblée nationale de produire “un mémoire en défense à faire déposer au greffe de la Haute cour constitutionnelle dans un délai de 48 heures”.

    La présidente de l’Assemblée nationale doit ainsi répondre aux accusations de son groupe parlementaire qui avait déclaré vouloir “prendre les décisions” qui s’imposent face à celle qui a “renié son parti et la population qui avait exprimé son choix”. En réplique aux déclarations tenues samedi par Christine Razanamahasoa, fustigeant la situation du pays, indiquant qu’il s’agit d’un problème d’homme et non de structure.

    Selon l’article 72 de la Constitution, un député risque la déchéance pour deux motifs. Le premier motif de déchéance est le “changement de groupe politique pour adhérer à un nouveau groupe, autre que celui au nom duquel il s’est fait élire”. Le deuxième motif est la “déviation de la ligne de conduite du groupe parlementaire”.

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  • PÊCHE ILLÉGALE DE CONCOMBRE DE MER – 26 personnes en détention préventive à Antanimora

    PÊCHE ILLÉGALE DE CONCOMBRE DE MER – 26 personnes en détention préventive à Antanimora

    Antananarivo, 26 Mars, 13h02 – Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) et le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo dévoilent les fruits de leurs enquêtes. Saisi à la suite de l’arrestation de 164 pêcheurs illégaux de concombre de mer aux larges des côtes Seychelloise au mois de février, le Bianco a ouvert une enquête relative à la délivrance illégale de permis de collecte et d’agrément sanitaire de ces produits dont la pêche est interdite.

    Ces enquêtes ont mené à l’arrestation puis à la détention préventive de 26 personnes dont des anciens hauts responsables du ministère de la Pêche. Parmi eux un ancien directeur général de la pêche et de l’aquaculture ou encore un ancien directeur de l’autorité sanitaire halieutique (ASH). Sept ressortissants chinois, qui sont des collecteurs, ont également été arrêtés. Et 16 ressortissants malgaches, propriétaires ou commandants des bateaux et plongeurs, ont également été poursuivis.

    Les 26 personnes ont été traduites devant le parquet du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Ils sont entre autres inculpés d’abus de fonction, de corruption, de faux et usage de faux. A l’issue de l’audition, un mandat de dépôt à la Maison centrale d’Antanimora a été délivré contre les suspects.

    Dans son rapport, le Bianco parle de “pratiques illicites bien rodées qui associent des acteurs publics et privés, nationaux et étrangers” dans la pêche illégale de concombre de mer. Le bureau rappelle que certaines espèces de concombre de mer sont classées dans l’annexe II de la Convention internationale des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (Cites).

    L’exportation d’un spécimen d’une espèce inscrite dans cette annexe nécessite ainsi la disposition préalable d’un permis d’exportation, et ce, suivant le quota fixé par Cites et délivré uniquement par l’organe de gestion, un département rattaché au ministère chargé des eaux et forêts. L’enquête a cependant révélé que plusieurs sociétés chinoises ont également obtenu illégalement des permis de collecte de concombres de mer qui ont été délivrés par la direction générale de la pêche et de l’aquaculture, ainsi que des agréments sanitaires des trépangs délivrés par l’Autorité sanitaire halieutique (ASH) en 2020.

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  • METEOROLOGIE – Gamane devient une forte tempête tropicale en quelques heures

    METEOROLOGIE – Gamane devient une forte tempête tropicale en quelques heures

    Antananarivo, 26 Mars, 11h42 – Des vents moyens de 90km/h, des rafales atteignant 130km/h. Baptisée ce mardi matin à 5h, Gamane s’est très vite intensifiée pour devenir une forte tempête tropicale, selon le bulletin météorologique de Météo Madagascar publié à 11h40 ce mardi. Elle pourrait même atteindre le stade de cyclone tropical dans les prochaine 24 heures, indique encore le bulletin. Selon le même bulletin, elle se trouvait à 150km au Nord-Est de Vohémar ce mardi à 9h, se déplace vers le Nord-Ouest, avant de descendre sur une trajectoire Sud-Ouest et longer ainsi les côtes Nord-Est malgaches.

    Dans ses prévisions, Météo Madagascar n’exclut pas que le système touche terre au niveau de Sambava mercredi après-midi ou mercredi soir, au stade de cyclone tropical avec des vents moyens de 150km/h. En attendant, le temps se dégrade déjà dans le Nord, le Nord-Est et le Centre Est. Fortes pluies, vents forts, mers agitées sont attendus dans ces localités. L’alerte jaune avis de menace est lancée pour les régions de Diana, de Sava et d’Analanjirofo. Météo Madagascar avise les habitants des zones vulnérables de la survenue possible d’inondations généralisées et de glissements de terrains.

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  • Idah Z. Pswarayi-Riddihough de la Banque mondiale se dit « assez inquiète » de la situation de l’éducation à Madagascar

    Idah Z. Pswarayi-Riddihough de la Banque mondiale se dit « assez inquiète » de la situation de l’éducation à Madagascar

    Antananarivo, 26 Mars, 5h15 – Quelle éducation les enfants reçoivent-ils à l’école et surtout lorsqu’ils quittent l’école ? Que retiennent-ils ? Comment faire pour retenir plus d’enfants à l’école et faire en sorte que lorsqu’ils quittent ces établissements, ils ont de quoi s’armer pour avoir de meilleures opportunités d’emplois ? Ce sont autant de questions qu’Idah Z. Pswarayi-Riddihough s’est posée à l’issue de ses récentes missions à Madagascar, dont la dernière remonte au mois de février de cette année.

     

    Cette directrice des opérations de la Banque mondiale pour les Comores, Madagascar, Maurice et le Mozambique a livré à www.2424.mg un petit rapport de ses visites au pays. Visiter la Grande île est non seulement un plaisir pour cette émissaire de Bretton Woods mais c’est surtout une occasion pour cette dernière de rencontrer les bénéficiaires des projets appuyés par cette institution financière.

    Elle raconte alors avoir visité une Ecole primaire publique (EPP) dans un village rural pas loin d’Antananarivo ainsi qu’un centre d’éducation en préscolaire au mois de février.

     

    Ce fut l’occasion pour Idah Z. Pswarayi-Riddihough d’échanger avec les directeurs d’écoles, les enseignants ainsi que les parents d’élèves. « Et je dois vous dire que je suis assez inquiète de la situation de l’éducation à Madagascar, notamment au niveau de la qualité de l’éducation. J’ai été frappée par le taux d’abandon scolaire dans l’EPP que j’ai visitée et le cas n’est pas isolé », raconte-t-elle.

     

    Cette responsable de la Banque mondiale rappelle qu’à Madagascar, seuls 28 % des élèves de l’école primaire inscrits en première année chaque année atteignent la cinquième année. Et les causes sont nombreuses, expose-t-elle. Idah Z. Pswarayi-Riddihough parle des difficultés financières rapportées par les parents ou encore des enfants qui ont faim mais qui doivent aider leurs parents.

     

    L’éducation est un secteur prioritaire sur lequel se penche particulièrement la Banque mondiale, rassure sa directrice des opérations. Afin d’améliorer l’accès et la qualité de l’éducation pour tous les enfants, ce partenaire de la Grande île s’est entre autres attachée à soutenir la réforme de l’enseignement primaire en élaborant un nouveau programme, en formant plus de 30 000 enseignants et 5 000 directeurs d’école dans tout le pays, ou encore en distribuant des manuels à plus de 2,7 millions d’enfants au cours des deux premières années de l’enseignement de base, rapporte la Banque mondiale sur son site officiel.

     

    Les relations entre la Banque mondiale et les autorités de Madagascar se passent par ailleurs très bien, souligne Idah Z. Pswarayi-Riddihough. « Nous remercions toutes les autorités de l’excellence de nos dialogues à tous les niveaux qui nous permettent d’avancer sur un certain nombre de sujets et de priorités », rapporte-t-elle de ses visites à Madagascar.

     

  • ACCRA 2024 – Madagascar termine 15ème des Jeux africains, loin du Top 8 espéré

    ACCRA 2024 – Madagascar termine 15ème des Jeux africains, loin du Top 8 espéré

    Bilan mitigé pour Madagascar à l’issue de la 13ème édition des Jeux africains qui vient d’être close ce samedi à Accra, Ghana. La Grande île termine à la 15ème place sur 54 pays participants avec 15 médailles dont quatre en or, quatre en argent et sept en bronze. En nombre de médailles, Madagascar a obtenu cinq de plus par rapport à la moisson de la 12ème édition au Maroc, mais avec seulement quatre médailles d’or, la Grande île se trouve loin du top 10, et du top 8 envisagé par le ministère des Sports au début des compétitions.