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  • PARIS 2024 – Sydonie Nomenjanahary en bonne position pour bénéficier d’une wildcard

    PARIS 2024 – Sydonie Nomenjanahary en bonne position pour bénéficier d’une wildcard

    Antananarivo, 23 Décembre, 9h15 – Madagascar aura au moins un représentant en athlétisme aux Jeux olympiques de 2024. A en croire Hery Rambeloson, directeur technique national, la Fédération malgache d’athlétisme aura une wildcard pour Paris, et celle-ci sera attribuée à l’athlète qui a le plus de points. Pour le moment, c’est Sydonie Fiadanantsoa qui compte le plus de points.

     

    La hurdler malgache, championne des Jeux de la Francophonie et des Jeux des îles est en tête du classement des athlètes malgaches en termes de points. Elle devance Claudine Nomenjanahary, une autre championne des Jeux des îles, au classement.

     

    Toutefois, « La quête de performance n’est pas encore fermée. Les autres athlètes peuvent encore glaner des points », rapporte le DTN. Il indique que des compétitions sont encore prévues en 2024 et les athlètes peuvent y récolter des points ou même atteindre le minima, un ticket direct pour les Jeux olympiques.

     

  • COMMERCE – 3,492 millions de tonnes de matières premières importées à un mois du bouclage de l’exercice 2023

    COMMERCE – 3,492 millions de tonnes de matières premières importées à un mois du bouclage de l’exercice 2023

    Antananarivo, 23 Décembre, 6h40 – Madagascar a importé 210 100 tonnes de matières premières au mois de novembre. Ce qui porte à 3,492 millions de tonnes la quantité d’importation de ce groupe de biens durant les onze premiers mois de cette année, pour un montant de 4 516 milliards d’ariary. Il s’agit de chiffres provisoires livrés par la Direction générale des douanes (DGD).

     

    Le pays a parallèlement importé durant cette période 1,378 millions de tonnes d’énergie d’une valeur de 3 933 milliards d’ariary et 930 200 tonnes de biens d’alimentation valant 2 592 milliards d’ariary. A ceux-ci s’ajoutent 146 000 tonnes d’équipements d’une valeur de 3 843 milliards d’ariary et 273 100 tonnes d’autres bien pour lesquels Madagascar a dépensé 4 468 milliards d’ariary.

     

    Madagascar a importé au total 6,221 millions de tonnes de produits pour une valeur totale de 19 354 milliards d’ariary soit 4 385,8 millions de dollars durant les onze premiers mois. Cette valeur des importations enregistrée par la Douane inclut les opérations des entreprises franches et les autres opérations non taxables tandis que 227,2 milliards d’ariary de droits et taxes à l’importation ont été exonérés sur notes de Conseil pour cette période. La DGD indique par ailleurs avoir collecté 3 104,8 milliards d’ariary de recettes budgétaires pour les onze premiers mois de l’année 2023.

     

    En termes de volume, c’est le Moyen Orient qui a été le bloc-économique ayant fourni la plus grande quantité de produits pour Madagascar, avec 3,301 millions de tonnes. Il est suivi des Inde et Pakistan avec 1,061 millions de tonnes. La Communauté de développement d’Afrique australe (Sadc) arrive à la troisième place avec 544 800 tonnes.

  • L’approvisionnement en carburant de la Jirama au centre des discussions entre l’Etat et les pétroliers

    L’approvisionnement en carburant de la Jirama au centre des discussions entre l’Etat et les pétroliers

    Antananarivo, 23 Décembre, 7h55 – Rencontre entre l’Etat et les pétroliers jeudi à Mahazoarivo. L’occasion pour les deux parties de discuter de la situation de l’approvisionnement en carburant du pays cette année mais également des perspectives pour l’année prochaine. Les relations commerciales entre le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) et la Jirama ont été particulièrement soulevées durant la réunion, indique la cellule communication du bureau du Premier ministre qui a rapporté cette rencontre.

     

    Comme indiqué dans le rapport de la dernière revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), l’apurement des arriérés de droits de douane dus en 2021 et en 2022 et la reprise des paiements en temps opportun des droits de douane par les distributeurs de pétrole ont été parmi les sujets traités cette année. Le règlement par l’Etat de ses dettes envers les distributeurs de carburant ou encore le paiement par la Jirama d’une partie des réquisitions de carburants réalisées en 2022 ont également été au coeur des échanges entre les deux parties cette année.

     

    Quant au futur, il reste à savoir si les autorités malgaches maintiennent leur engagement à mettre en œuvre un mécanisme automatique de tarification des carburants d’ici le premier trimestre 2024. Face à de telle disposition, elles se sont engagées à formuler la politique visant à atténuer l’impact des ajustements des prix des carburants sur les populations vulnérables.

  • POSTE – Un million de timbres-postes diffusés chaque année à Madagascar, de nouveaux timbres à l’effigie de Rado et de cinq tortues endémiques de Madagascar édités

    POSTE – Un million de timbres-postes diffusés chaque année à Madagascar, de nouveaux timbres à l’effigie de Rado et de cinq tortues endémiques de Madagascar édités

    Antananarivo, 22 Décembre, 9h28 – Les timbres-postes ne sont pas aussi has been que vous le pensez. Savez-vous qu’à Madagascar, un million de timbres sont encore diffusés chaque année ? C’est du moins ce qu’a soutenu le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et de la télécommunication, jeudi, lors de la sortie officielle de nouveaux timbres-postes. Malgré la concurrence du numérique, l’utilisation des timbres reste encore élevée, confirme la Paositra Malagasy.

    ⭕Outre son aspect pratique pour l’envoi de colis et de lettres dans le pays mais aussi à l’international, le timbre sert aussi à véhiculer et promouvoir la culture et plus largement la Grande île. Et c’est dans ce sens que de nouveaux timbres à l’effigie du poète Georges Andriamanantena dit Rado, mais aussi à l’effigie de cinq tortues endémiques de Madagascar viennent d’être édités. La cérémonie spéciale de lancement premier jour de ces nouveaux timbres-poste s’est tenue à Ankorondrano, sous la direction du ministre Tahina Razafindramalo.

    ⭕Le lancement du nouveau timbre à l’effigie de Rado entre dans la célébration du 100e anniversaire de la naissance de cet écrivain. « Garder en mémoire cet illustre personnage n’est que justice car il a tant fait pour la nation », indique le ministre. « Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui ne le connaissent plus que de nom, donc grâce à ce timbre les jeunes pourront le connaitre » ajoute-t-il.

    ⭕Pour les tortues endémiques de Madagascar, la création des nouveaux timbres avec leur image contribuera à la sensibilisation sur leur conservation. Ces tortues sont aujourd’hui en danger à cause de la disparition de leur lieu de vie mais aussi des trafics en tout genre. « Presque toutes ces tortues endémiques sont aujourd’hui en danger d’extinction » a expliqué Hery Razafimamonjy de Turtle Survival Alliance (TSA). Les cinq tortues mises à l’honneur dans les nouveaux timbres sont le Sokake ou Astrochelys Radiata , l’Angonoka, le Sokabato, le Kapodolo et le Rere.

    ⭕Les responsables de la Paositra Malagasy ne cachent pas leur joie et leur fierté avec l’arrivée de ces nouveaux timbres sur le marché. « Le lancement d’un nouveau timbre s’apparente à inscrire un nouveau bébé à l’état-civil », lance entre autres Richard Ranarison, directeur général de la Paoma qui annonce que les timbres seront envoyés dès ce vendredi à l’Union postale universelle en Suisse pour entrer dans leurs registres. « Au nom de la famille, nous remercions immensément le ministère et la Paositra Malagasy pour votre soutien », indique pour sa part Riana Rasamimanantsoa, petit-fils de Rado.

  • NECROLOGIE – Le peintre Mamy Rajoelisolo tourne le dos 

    NECROLOGIE – Le peintre Mamy Rajoelisolo tourne le dos 

    Antananarivo, 21 Décembre, 19h20 – Le monde de l’art visuel pleure l’un des siens. Le peintre Mamy Rajoelisolo, une des figures de proue de la peinture malgache classique, est décédé ce jeudi.

    Mamy Rajoelisolo est connu pour ses peintures figuratives frisant l’expressionnisme naissant. Ses sujets de prédilection sont les scènes de vie et les paysages. Il a su, entre autres, représenter le quotidien de la population des Hautes Terres centrales dans ses oeuvres.

     

     

    Mamy Rajoelisolo est le petit fils de Charles Rajoelisolo, un des fondateurs du mouvement « Mitady ny very » avec Jean Joseph Rabearivelo. Dans ses oeuvres, cette influence d’une recherche d’une certaine malgacheité a toujours été palpable, faisant de lui le digne héritier de son grand-père.

    Photo : Johary Ravaloson.

  • PROGRAMME PRESIDENTIEL – Une formation des familles vulnérables pendant trois mois parmi les priorités de Andry Rajoelina pour les 100 premiers jours de son deuxième mandat de président élu

    PROGRAMME PRESIDENTIEL – Une formation des familles vulnérables pendant trois mois parmi les priorités de Andry Rajoelina pour les 100 premiers jours de son deuxième mandat de président élu

    Antananarivo, 21 Décembre, 15h27 – Le programme d’Andry Rajoelina pour les 100 premiers jours détaillés durant le premier Conseil des ministres de son second mandat. Parmi les priorités du président réélu figure une formation en agriculture et en élevage à destination des familles les plus vulnérables. A en croire le compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi, ces familles bénéficieront d’une formation sur la méthode Pfumvudza pendant trois mois. Il s’agit d’une méthode sur « l’adaptation de l’agriculture intelligente face au climat », une méthode culturale zimbabwéenne. La formation devrait débuter bientôt et sera étendue partout dans la grande île.

    ⭕Ces individus seront également dotés de terrains « pour qu’ils puissent y construire leur maison et pour leur culture », dans le cadre du projet titre vert. Si toutes les conditions fixées par l’Etat sont respectées, ces familles pourront devenir propriétaires de ces terrains après cinq ans. Le chef d’Etat l’a déjà fait savoir aux habitants des quartiers défavorisés de la capitale au lendemain de la présidentielle.

    ⭕Aussi, un plan national sur la formation professionnelle sera mis en place pour réduire le chômage. Outre la formation, la gratuité de la contraception pour les mères de famille figure également parmi les priorités du chef de l’Etat durant son deuxième mandat. La contraception sera ainsi gratuite dans tous les hôpitaux publics à compter de ce mercredi.

    ⭕Au niveau des fokontany, le président de la République entend former un comité qui organisera la vie sociale. Ce comité sera composé des fonctionnaires retraités et des doyens au niveau des fokontany. Un planning de déploiement des carnets de fokontany entrera également en vigueur à compter de janvier.

    ⭕Sur le plan économique, pour appuyer les citoyens compte tenu de la hausse des prix du riz, l’Etat compte relancer la vente des « vary mora ». Quant aux agriculteurs, ils seront dotés de semences et d’engrais. Des actions seront également entreprises par l’Etat pour limiter la dépréciation de l’ariary.

  • ADMINISTRATION – Le gouvernement de Christian Ntsay dépose sa démission

    ADMINISTRATION – Le gouvernement de Christian Ntsay dépose sa démission

    Antananarivo, 21 Décembre, 6h05 – On l’attendait, c’est désormais chose faite. Le gouvernement de Christian Ntsay présente officiellement sa démission auprès du président de la République Andry Rajoelina. Le compte-rendu du Conseil des ministres de ce mercredi indique que le Premier ministre et son gouvernement ont remis leur démission pour « respecter les dispositions républicaines ». « La démission a été acceptée par le président de la République ». Le gouvernement va néanmoins gérer les affaires courantes jusqu’à la formation du nouveau gouvernement, poursuit la note de la réunion de l’Exécutif.

     

    Bien que la Constitution ne dispose pas que le gouvernement doive démissionner après l’élection d’un nouveau président de la République, cette pratique est d’usage et a été respectée au cours des régimes précédents. Christian Ntsay et son gouvernement ont notamment démissionné en 2019 le jour de l’investiture de Andry Rajoelina pour son premier mandat en tant que président élu à la tête du pays. Le Premier ministre avait aussitôt été reconduit.

     

    Rebelote pour Christian Ntsay et son gouvernement au mois de juillet 2019 juste après les élections législatives. Après l’élection de la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa et la formation du bureau permanent de la chambre basse, le gouvernement de Christian Ntsay avait à nouveau démissionné. Il avait encore été reconduit après cela. Plusieurs remaniements ont aussi été effectués depuis.

     

    Selon les dispositions de l’article 54 de la Constitution, le futur Premier ministre nommé par le président de la République devrait être « présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée Nationale”.

     

  • KIDNAPPING – 15 personnes dont deux maires, des éléments des forces armées et des civils arrêtés à Ankazobe

    KIDNAPPING – 15 personnes dont deux maires, des éléments des forces armées et des civils arrêtés à Ankazobe

    Antananarivo, 20 Décembre, 20h40 – Arrestations en série à Ankazobe. La gendarmerie nationale a dévoilé ce mercredi les résultats des opérations menées à Ankazobe suite aux enlèvements successifs qui se sont produits dans ce district au mois de novembre. Ainsi le groupement de la gendarmerie d’Analamanga a annoncé l’arrestation de 15 personnes soupçonnées d’être liées à ces affaires. Parmi eux figurent deux élus, des militaires dont certains issus de l’armée et d’autres de la gendarmerie mais aussi cinq autres civils.

    “Les deux élus sont des maires dans le district d’Ankazobe,(…) les militaires sont soupçonnés d’avoir aidé les ravisseurs notamment via la fourniture de munition mais aussi de fournir des renseignements au ravisseurs, (…) certains d’entre eux sont en service à Ankazobe et d’autres ici à Antananarivo”, précise le lieutenant-colonel Tojo Raoilijon, commandant du groupement de la gendarmerie à Analamanga.

    D’après la gendarmerie, ce sont les investigations qui ont mené à ces arrestations. Les langues se sont déliées et les arrestations se sont succédé. “Il y a aussi eu des pièges qu’on a tendus”, précise l’officier supérieur. La comparution des 15 suspects devant le parquet d’Ankazobe se déroule actuellement.

    En ce qui concerne les otages, il n’en reste plus que deux entre les mains des ravisseurs, six autres ont pu rentrer chez eux. Selon le commandant du groupement, ils ont été “relâchés” par leurs ravisseurs sans échange de rançon. “Il y a beaucoup d’éléments qui patrouillent dans la région en ce moment, les ravisseurs sont sous pression et ont relâché leurs otages”, indique l’officier.

    Une série de quatre enlèvements ont secoué le district d’Ankazobe au mois de novembre. Le plus impressionnant d’entre eux a vu l’enlèvement de six personnes. Le dernier enlèvement quant à lui remonte au 1er décembre. Le 3 décembre, la gendarmerie a lancé une opération pour pacifier la région. Des troupes supplémentaires ont été envoyées depuis Antananarivo pour renforcer celles qui sont sur place.

     

  • RINAH RAKOTOMANGA : « Comment accepter que la compagnie nationale ne puisse pas relier Madagascar au monde? »

    RINAH RAKOTOMANGA : « Comment accepter que la compagnie nationale ne puisse pas relier Madagascar au monde? »

    Rappelez-nous la naissance de Madagascar Airlines ainsi que ses statuts ?

    Madagascar Airlines est née de la collaboration entre les différentes sociétés filiales d’Air Madagascar. Quand les procédures de redressement judiciaire d’Air Madagascar et de Tsaradia ont été enclenchées, suite à une décision de justice en date de novembre 2021, une autre décision de justice en date de décembre 2021 avait indiqué qu’il fallait une nouvelle société pour poursuivre les activités des deux compagnies. C’est ainsi que Madagascar Airlines est née. C’était l’une des propositions soumises dans le cadre du redressement judiciaire d’Air Madagascar et de Tsaradia. En d’autres termes, ni Air Madagascar ni Tsaradia ne peuvent plus exercer dans le secteur du transport aérien national car la gestion de leur fonds de commerce est déjà confiée à Madagascar Airlines. D’ailleurs, plus tard, Madagascar Airlines a déjà obtenu son CTA (Certificat de transporteur aérien) ainsi que sa propre licence. Donc, c’est elle qui, actuellement, a le statut de compagnie nationale. Et cela est accepté et reconnu aussi bien par l’Etat malgache que par nos partenaires extérieurs. Donc, il n’est plus question que Air Madagascar revienne dans le transport.

     

    Donc, à qui appartient Madagascar Airlines et qui sont ses principaux actionnaires ?

     

    L’actionnaire majoritaire de Madagascar est MGH (Madagascar Ground Handling) dont je suis la PCA (présidente du Conseil d’administration). Madagascar Ground Handling est actionnaire à hauteur de 78,90%, et j’en suis la PCA. 10% appartiennent à Air Madagascar, 10% à Tsaradia et c’est pourquoi 1% appartiennent à des investisseurs.
    A la naissance de Madagascar Airlines, le PCA était l’actuel PCA, Monsieur Mamy Rakotondraibe. Mais en raison des affaires judiciaires qu’il a traversées, il a dû m’adresser une lettre en avril 2022. Et c’est depuis cette date que j’ai assumé les fonctions de PCA. J’ai d’abord été PCA par intérim, puis, il y a eu une élection le 15 novembre 2022, et j’ai été élue PCA. Maintenant, il est à nouveau PCA parce qu’il a été acquitté par la justice et que les poursuites dont il a fait l’objet ne sont pas fondées. Donc, il a écrit une lettre indiquant sa volonté de reprendre ses fonctions de PCA. Et comme je suis quelqu’un qui apprécie l’apaisement et qui aime cette entreprise, et donc, c’est le premier motif de ma démission. Mais le deuxième motif [de ma démission] est la divergence de vues qu’il y a entre moi et le directeur général [de Madagascar Airlines] dans la gestion de la compagnie. Parce que personnellement, j’ai été contre la suspension des vols internationaux. J’ai aussi été contre les forts taux d’irrégularités. J’ai été contre les dépenses inutiles qui étaient trop importantes. Mais la divergence de vues concerne surtout la gestion financière, le plan de redressement et le plan d’amélioration de l’entreprise dont on ne voit vraiment pas d’où il vient alors qu’il a rejeté ce que nous avons proposé.

    Comment justement expliquer ces pertes colossales d’une compagnie qui est pourtant relativement jeune ?

    On avait élaboré un plan d’affaires en 2021, et il était prévu que durant la première année, il y ait une perte de 30 millions de dollars. C’étaient les prévisions. Cela devrait baisser jusqu’à 20 millions de dollars sur la deuxième année, 10 millions de dollars pour la troisième année puis, nous devrions atteindre l’équilibre. C’est la règle de la gestion d’entreprise, surtout dans le secteur aérien. Les pertes sont prévues, mais il est important que ces pertes soient soutenables. En 2022, alors qu’on avait pensé qu’il y aurait 30 millions de dollars de pertes, il n’y a eu que 18 millions de dollars sur Madagascar Airlines. Au départ, en avril 2002, quand on a commencé les vols, on n’avait que deux avions pour assurer les vols domestiques. En décembre 2022, quatre avions pouvaient voler et pouvaient assurer tous les vols domestiques ainsi que des vols vers les îles sœurs. A l’époque, on pouvait assurer une fréquence de trois vols hebdomadaires vers la France, le plus gros marché de Madagascar Airlines.

    Votre plan comprenait le recrutement d’un nouveau DG, ainsi que l’acquisition de nouveaux aéronefs. Mais cela n’a pas abouti. Pourquoi ?

    En décembre 2022, le 7 décembre plus précisément, le nouveau directeur général de Madagascar Airlines a été officiellement présenté. Il a été recruté pour ses années d’expériences, 35 ans dans le transport aérien. Sauf que les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. En une année, la compagnie a enregistré une perte de 45 millions de dollars, un an après [son recrutement]. Alors qu’on avait espéré une diminution des pertes de 18 millions de dollars enregistrées en 2022. Si ce directeur général avait mis en œuvre le plan que nous avons proposé en 2021-2022, notamment l’acquisition d’un Embraer, enfin, de deux Embraer en 2023, dont le deuxième en décembre 2002, de deux Dreamliner en septembre 2023 et en janvier 2024. Tout cela était envisagé, mais ne s’est pas réalisé, en raison, je le dirai crûment, de la mauvaise gouvernance au sein de la compagnie, sous la direction du directeur général. Résultats aujourd’hui, on n’a plus d’avion, on n’a plus de lignes internationales. La compagnie est actuellement en difficultés. Si je ne m’y étais pas opposée, cela ferait très longtemps que nous aurions vécu la situation actuelle. C’est triste, mais c’est pour cela, pour cette divergence de vues que j’ai préféré me retirer du poste de PCA.

    Pourquoi n’êtes-vous pas d’accord avec la suspension des lignes internationales ?

    Je ne suis pas favorable à la suspension des vols internationaux. Les raisons sont simples : Madagascar est une île. Nous devons avoir la fierté nationale, celle de pouvoir transporter les passagers jusque chez nous avec notre compagnie nationale. Dire que les vols internationaux nous font perdre 2 millions de dollars par mois n’est pas fondé. C’est faux et j’ai les chiffres. Ce que je peux dire, c’est que les pertes sur les vols internationaux n’excèdent pas 100 000 euros par rotation. Donc, sur un mois, si on fait un vol par semaine, cela fait 400 000 dollars de pertes. Si on est à deux vols par semaine, c’est 800 000 dollars. C’est très loin des 2 millions évoqués. Surtout que ce qui a été fait, et que j’ai contesté depuis le début, c’est la réduction de la fréquence à un vol hebdomadaire. Et c’est quand même étonnant quand on voit que les compagnies sœurs, qui sont aussi concurrentes de Madagascar Airlines, ont droit à des vols sept jours par semaine pour desservir Madagascar à l’international, cinq jours par semaine au minimum, trois jours par semaine pour certaines. Comment accepter que nous, compagnie nationale, ne puissions pas desservir notre île pour en faire une fierté ? Si les gens viennent chez nous, c’est parce qu’ils souhaitent vivre l’hospitalité malgache. Et c’est ce que nous devons poursuivre. Nous devons trouver des solutions pour avoir des pertes soutenables. Si les plans que nous avons proposés depuis le début ont été suivis, on ne serait plus dans ce wetlease, ou ACMI (Aircraft, Crew, Maintenance and Insurance) dont ils parlent et qui ont conduit à ces pertes qu’ils considèrent importantes. Si on avait suivi les plans que nous avons proposés, nous serions aujourd’hui en possession des Dreamliner.

    L’Etat n’a-t-il pas déjà accordé une garantie souveraine dans le cadre de ces acquisitions ?

    En 2021-2022, nous nous sommes battus pour demander au gouvernement cette garantie souveraine. Nous avons signé une lettre d’intention d’acquisition en dry lease des aéronefs. Nous avons fait cette demande et nous avons obtenu la garantie souveraine de l’Etat à hauteur de 20 millions de dollars, dont une partie, environ 2,9 millions de dollars pour Embraer, et 9,7 millions de dollars pour Boeing, les deux entreprises auprès desquelles nous comptions louer les avions. Tout cela a nécessité beaucoup d’efforts, mais il [le directeur général] n’en a pas tenu compte.
    Or, nous sommes obligés d’assurer la desserte internationale [de Madagascar]. car je le disais, nous sommes une île et nous avons notre souveraineté. C’est une obligation et une nécessité. Mais il faut le faire de façon plus intelligente qu’avant.

    Le carburant [aviation] à Madagascar est parmi les plus chers. On est le deuxième en termes de prix élevé après Mayotte.

    (suite…)

  • COMPÉTITION – Des parents et des joueurs de tennis initient une collecte de fonds 

    COMPÉTITION – Des parents et des joueurs de tennis initient une collecte de fonds 

    Antananarivo, 20 Décembre, 18h15 – Appel à la solidarité pour réaliser leur rêve. Des jeunes joueurs de tennis et leurs parents viennent d’ouvrir lundi une cagnotte en ligne sur leetchi pour financer la participation de Madagascar aux Championnats ITF/CAT Southern African Junior Individual & Team’s 2024. Cet événement qui concerne les catégories U14 et U16 chez les filles et les garçons aura lieu du 6 au 14 janvier à Windhoek, Namibie .

     

    “Je lance un appel pressant à la solidarité et à l’action concrète. Ne nous contentons pas d’attendre les autres instances et entités qui semblent parfois plus occupées ailleurs avant de prendre des mesures significatives pour soutenir notre jeunesse sportive”, confie l’une des jeunes filles sélectionnées. “Madagascar possède des joueurs exceptionnels qui ne demandent qu’à prouver leur valeur, mais ils ont besoin de notre soutien financier pour pouvoir réaliser leur potentiel. En investissant dans le sport à Madagascar, vous offrez de l’espoir à une jeunesse talentueuse et déterminée dans un pays confronté à des défis économiques », poursuit-elle.

     

    Après la publication de la liste des joueurs participants, la Fédération aurait informé les parents des joueurs que les coûts sont “entièrement” à la charge des participants. Ceux-ci ont ainsi lancé cette collecte de fonds et appellent à la solidarité de tous pour permettre à ces jeunes de réaliser leurs rêves, mais aussi de représenter leur pays.

     

    Naina Rakotomaniraka, président de la Fédération malgache du tennis, confirme que la Fédération ne peut effectivement pas assurer le financement des frais de déplacement des jeunes joueurs en raison d’une insuffisance de moyens financiers. Il indique qu’une demande de fonds pour soutenir les U14 et U16 a été adressée au ministère mais que la requête n’a pas abouti. « La Fédération soutient et cautionne la collecte de fonds des parents et des joueurs », conclut-il.