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  • Hery Rajaonarimampianina à la tête de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine à la présidentielle congolaise

    Hery Rajaonarimampianina à la tête de la mission d’observation électorale de l’Union Africaine à la présidentielle congolaise

    Antananarivo, 17 Décembre, 12h05 – Une nouvelle mission pour l’ancien président Hery Rajaonarimampianina. Celui-ci vient d’être nommé à la tête de la Mission d’observation électorale de l’Union africaine (MOEUA) à la présidentielle de la République Démocratique du Congo qui se déroule le 20 décembre. « J’endosse cette énorme responsabilité avec humilité », précise l’ancien président sur sa Facebook.

     

    La mission, composée de 65 membres issus de 28 pays différents, est arrivée à Kinshasa le 13 décembre dernier, indique un communiqué de l’Union africaine. Parmi les membres de la mission figurent des parlementaires panafricains, des responsables d’institutions en charge des élections, des représentants des organisations de la Société civile, des médias ou encore des institutions académiques du continent. Deux anciens ministres malgaches, Alain Djacoba Tehindrazanarivelo et Beboarimisa Ralava, sont également dans la liste publiée par Hery Rajaonarimampianina.

     

    La mission aura pour but de faire une observation indépendante et impartiale et d’évaluer l’organisation et la conduite de l’élection. Les résultats préliminaires de ses travaux seront rendus publics le 22 décembre. Un rapport final exhaustif sera ensuite établi avec les observations et recommandations pour toutes les parties prenantes aux élections.

     

    Ce n’est pas la première fois que l’ancien chef d’Etat malgache conduit une mission d’observation électorale en Afrique. L’Union africaine lui a déjà confié cette tâche lors de la présidentielle togolaise en février 2020.

     

    L’expertise et l’ expérience de Hery Rajaonarimampianina est ainsi sollicitée une nouvelle fois. Celui-ci s’est élevé avec le collectif des candidats contre l’élection présidentielle malgache du 16 novembre dernier. Celui-ci avait appelé au boycott du scrutin et en avait rejeté les résultats. Il avait notamment dénoncé un scrutin « forcé et illégal qui avait pour but de faire élire un candidat qui n’a plus la nationalité malgache ».

     

  • La révision de la Loi sur les grands investissements miniers suggérée par les bailleurs de fonds

    La révision de la Loi sur les grands investissements miniers suggérée par les bailleurs de fonds

    Antananarivo, 17 Décembre, 7h15 – Une proposition soulevée dans le rapport de la quatrième revue du programme de Facilité élargie de crédit. Selon ce document relatif lié au programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI), la loi de 2005 sur les Grands investissements miniers (LGIM), instaurant un régime spécial pour les grandes exploitations minières, devrait être révisée conformément au nouveau code minier.

     

    A en croire ce rapport sur la FEC, les récents progrès dans la mise en œuvre des réformes du secteur minier devrait contribuer à dégager une marge de manœuvre budgétaire pour réaliser des dépenses d’infrastructures et sociales. Il est ainsi espéré de l’adoption du code minier, de la reprise du traitement des permis miniers ainsi que des exportations d’or, l’accroissement de la mobilisation des recettes intérieures à moyen terme.

     

    La Banque mondiale avait également déjà indiqué au mois de juin, par le biais de son ancienne représentante Marie-Chantal Uwanyiligira, que la révision de la LGIM figure parmi les actions préalables que le gouvernement malgache devrait entreprendre dans le cadre de la deuxième phase de son appui des politiques de développement (DPO).

     

    Cette institution financière avait expliqué que pour promouvoir l’investissement responsable, la transparence et l’amélioration de la contribution fiscale et non fiscale dans le secteur minier, le Gouvernement, via le Conseil des ministres, devrait prendre quelques dispositions, telles que l’adoption des décrets d’application du nouveau code minier, la soumission au Parlement de la LGIM modifiée et la suppression des droits d’exportation sur les produits miniers dans la loi de finances pour 2024. Marie-Chantal Uwanyiligira avait néanmoins estimé à l’époque que la révision de la LGIM est une disposition qui « prendra un peu plus de temps ».

     

    L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) Madagascar rappelle dans son rapport assoupli 2019-2020 que la LGIM s’applique aux projets miniers dont les investissements sont supérieurs à 50 milliards d’ariary. Cette loi porte sur les questions fiscales, douanières et de change. Elle est présentée comme la garantie de stabilité des investissements miniers prévue au Titre VIII du Code minier. Depuis sa mise place, seul le Projet Ambatovy est soumis à ce régime, précise cette organisation multipartite pour la transparence minière.

     

    Pour la Banque africaine de développement (BAD), la LGIM et les contrats miniers prévoient des incitations « qui ne sont pas nécessaires pour attirer les investissements, tout en transférant une part importante des rentes économiques de l’État vers des actionnaires privés ». La BAD parle, entre autres, dans son rapport pays 2023 pour Madagascar, des clauses de stabilisation comme l’indemnisation des investisseurs étrangers face à l’instabilité politique et juridique de l’État, de congés fiscaux, de taux d’imposition réduits, d’exonérations fiscales, de retenues généreuses et de faibles taux de redevances. La BAD estime qu’en conséquence, le taux d’imposition effectif moyen (TIEM) des mines malgaches est faible et ne génère pas de retours suffisants pour l’État.

     

  • CEREMONIE – Le stade de Mahamasina rempli jusque sur la pelouse pour l’investiture d’Andry Rajoelina 

    CEREMONIE – Le stade de Mahamasina rempli jusque sur la pelouse pour l’investiture d’Andry Rajoelina 

    Antananarivo, 16 Décembre, 10h55 – Andry Rajoelina prête serment en tant que président de la République de Madagascar ce samedi. Le stade de Mahamasina a accueilli des dizaines de milliers de personnes, des simples citoyens aux invités de marque venus de l’étranger, en passant par divers responsables civils, militaires, religieux, diplomatiques et issus du secteur privé, pour l’occasion. Six chefs d’Etat africains sont venus assister l’un des leurs, réélu pour un nouveau mandat de cinq ans.

     

    Après la prestation de serment, les signes distinctifs ont ensuite été remis au président de la République réelu par le Grand Chancelier de l’Ordre national récemment nommé, le général Marcel Ranjeva.

     

  • Razanamahasoa appelle à la « cohésion nationale » et promet de poursuivre son plan de dialogue avec le FFKM

    Razanamahasoa appelle à la « cohésion nationale » et promet de poursuivre son plan de dialogue avec le FFKM

    Antananarivo, 15 décembre, 18h20 – Un appel à l’union sacrée. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, martèle la nécessité de « cette cohésion qui nous fait tant défaut », dans son discours de clôture de la session parlementaire, en l’absence du Premier ministre Christian Ntsay et de Nicolas Rabemananjara, président par intérim du Sénat, vendredi à Tsimbazaza. « La structure FFKM [Conseil chrétien des Eglises] /PAN [présidente de l’Assemblée nationale] continuera à travailler et elle s’adaptera au contexte post-électoral », poursuit-elle.

    « Nous ne devons avoir, ensemble, qu’une une seule et unique voix : l’unité nationale », exhorte la présidente de la Chambre basse, dans un silence de cathédrale durant l’allocution en version française. « Il est grand temps de mettre à plat les maux qui nous divisent », avance-t-elle. « Ayons le courage de nous mettre autour d’une table pour dialoguer d’une manière désintéressée entre des gens respectueux des valeurs républicaines, de notre société, et de gens de bonne volonté », invite-t-elle.

    Christine Razanamahasoa martèle que « les germes de la division devront être discutés et élagués pour ainsi trouver des solutions (…) Nous ne nous cessons pas de nous enfoncer dans la pauvreté (…) faute de plan et de vision commune ». « L’intérêt général prime avant toutes les sensibilités politiques (…) Ne nous perdons pas notre temps aux mésententes et à la défense des intérêts (…) personnels ou de groupes », engage-t-elle.

    « Une dynamique populaire était perceptible et observée. Je me garde d’apporter un commentaire », avance la présidente de l’Assemblée nationale. « A qui incombe le tort ? », s’interroge-t-elle avant d’enchaîner : « Nous voilà face une société embarrassée et désorientée », avec un pays qui « traverse une crise de confiance », tout en indiquant que « le temps n’est plus aux critiques des faits saillants récents. Prenons-en acte ».

    Christine Razanamahasoa avait exhorté la communauté internationale à « agir (…) face à l’urgence », lors de l’ouverture de la session parlementaire du 17 octobre. Elle avait évoqué « des germes des provocations pour une guerre fratricide [qui] sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier » avant de proposer un « espace de dialogue ».

    La présidente de l’Assemblée nationale s’est alliée avec le FFKM pour mettre en place une « plateforme de dialogue et de médiation ». Le groupe parlementaire « Isika miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD), dont elle est issue la « condamne » le discours « qui cultive la déstabilisation ». La démarche de ladite plateforme se poursuit, allant jusqu’à demander « la suspension du processus électoral » relatif à la présidentielle, en vain. Les députés majoritaires avaient fait voter l’ajournement de l’ordre du jour à Tsimbazaza, évoquant la période de campagne électorale.

     

  • Le maire et les conseillers municipaux seront à nouveau élus sous une même liste

    Le maire et les conseillers municipaux seront à nouveau élus sous une même liste

    Antananarivo, 15 Décembre, 11h25 – Les maires ne seront plus élus individuellement au scrutin uninominal à un tour. Selon la proposition de loi modifiant certaines dispositions de la loi sur les collectivités territoriales décentralisées adoptée par le Parlement cette semaine, maire et conseillers municipaux seront de nouveau élus sous la même liste.
    ⭕Selon l’exposé des motifs de la proposition de loi nouvellement soumise par les sénateurs Mahaleo Tsiebo et Tahina Andrianandrasana, le retour à cette ancienne disposition a été suggéré “compte tenu de l’expérience des deux derniers mandats de maires, notamment des difficultés rencontrées dans le cadre du fonctionnement des Communes et des relations avec l’organe délibérant”. Selon les parlementaires, l’idée est d’empêcher la paralysie des collectivités lorsque le maire et ses conseillers sont de différentes couleurs politiques.
    ⭕Dans la loi révisée de 2018, le maire et les chefs des collectivités territoriales décentralisées notamment le chef de région et le chef de province devaient être élus au suffrage universel soit direct soit indirect au scrutin majoritaire uninominal à un tour tandis que les conseillers étaient élus au suffrage universel direct ou indirect par scrutin de liste. Désormais, chef de l’exécutif et conseillers seront élus au suffrage universel direct ou indirect par scrutin de liste.
    ⭕Outre le changement des modalités d’élection, la nouvelle loi adoptée cette semaine modifie aussi la durée du mandat des élus au niveau des communes. Ce mandat ayant été de quatre ans auparavant a été porté à cinq ans. Ces nouvelles dispositions ont été prise “à la demande des élus dans les collectivités territoriales”, selon les sénateurs. Elles devraient s’appliquer aux élections qui se tiendront en 2024 à la fin des quatre ans de mandat des élus actuels.
    Photo d’illustration.
  • La direction générale du Trésor dévoile son plan quinquennal lui permettant de contribuer davantage à la croissance économique

    La direction générale du Trésor dévoile son plan quinquennal lui permettant de contribuer davantage à la croissance économique

    Antananarivo, 15 Décembre, 9h17 – Le chemin est tracé. Le Schéma directeur des réformes (SDR) de la direction générale du Trésor (DGT) a été présenté au staff du ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison jeudi. C’est le plan quinquennal qui définit l’orientation stratégique du Trésor public pour la période 2023-2028, dont la mise en œuvre permettra à cette administration d’être plus moderne et performante mais surtout contributrice à la croissance économique du pays, soutient son directeur général Andry Nirina Rajaofetra.

    ⭕Comme rapporté par la DGT, son schéma directeur des réformes est constitué de six axes stratégiques, avec une vingtaine d’objectifs à atteindre et pas moins d’une soixantaine d’actions à mener. Ce plan sera ensuite décliné en trois grands projets qui sont la modernisation du système d’information, la normalisation des métiers, services et produits, ainsi que le développement des ressources humaines, détaille la DGT. Le directeur du Trésor public indique alors que « ce plan est corrélé avec la politique sectorielle du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), notamment la modernisation des finances publiques et la lutte contre la corruption ».

    ⭕Selon la DGT, la ministre Rindra Rabarinirinarison aurait déjà validé ce SDR. Mais le Grand argentier aurait recommandé des révisions notamment sur le volet formation qui devrait bénéficier à tous les acteurs budgétaires ou sur la question d’interopérabilité informatique. Elle aurait d’ailleurs déjà annoncé une évaluation de parcours dans la mise en œuvre de ce plan.

    ⭕La DGT mène plusieurs activités spécifiques, dont entre autres la gestion de la trésorerie et les interventions financières de l’Etat. Elle gère également les sociétés à participation de l’Etat et fait le reporting des opérations financières de l’Etat. La DGT assure par ailleurs la tutelle du secteur extérieur et le secteur des assurances ainsi que la coordination du secteur de la microfinance.

    Photo : DGT

  • Andry Rajoelina remercie le général Richard Ravalomanana d’avoir maintenu l’ordre dans le pays durant son intérim à la tête de l’Etat

    Andry Rajoelina remercie le général Richard Ravalomanana d’avoir maintenu l’ordre dans le pays durant son intérim à la tête de l’Etat

    Antananarivo, 15 Décembre, 6h30 – Andry Rajoelina revient à Iavoloha. Avant de reprendre ses fonctions présidentielles, le président réélu s’est rendu au Palais d’Etat pour y rencontrer celui qui a gardé la maison en son absence. La rencontre était « fraternelle », indique Andry Rajoelina qui a tenu à remercier le chef d’Etat par intérim, le général Richard Ravalomanana, d’avoir « assuré les fonctions qui lui ont été confiées dans la rectitude et la dignité ».

     

    « Malgré les difficultés que le pays a traversées, il a maintenu l’ordre et l’apaisement dont le pays avait besoin, surtout que le monde entier avait les yeux rivés sur Madagascar », indique le président réélu. Pour Andry Rajoelina, le président par intérim a « réussi à contrecarrer les velléités de certains de projeter des images négatives de Madagascar ». « Ce n’était pas parfait mais des efforts ont été faits. Je me suis efforcé d’assurer au mieux les responsabilités qui m’ont été confiées », souligne, de son côté, le général Richard Ravalomanana.

     

    Nommé sénateur sur le quota présidentiel à la veille de la démission d’Andry Rajoelina pour cause de candidature à la présidentielle, le général Richard Ravalomanana a été porté à la présidence du Sénat après la destitution de Herimanana Razafimahefa. Il a été désigné chef d’Etat par intérim par la Haute cour constitutionnelle après avoir fait part de sa volonté à assumer les charges présidentielles courantes ainsi que prévu par la Constitution, contrairement à son prédécesseur.

  • MAHAMASINA – Les invités de marque à l’investiture du président réélu Andry Rajoelina débarquent à Ivato 

    MAHAMASINA – Les invités de marque à l’investiture du président réélu Andry Rajoelina débarquent à Ivato 

    Antananarivo, 14 Décembre, 22h00 – Ballet des invités à Ivato. Les dignitaires des pays ou organisations conviés, ou leurs représentants, à la cérémonie d’investiture du président réélu Andry Rajoelina samedi à Mahamasina commencent à arriver à l’aéroport international jeudi. Hu Chunhua, envoyé spécial du président chinois Xi Jinping et vice-président du Conseil national de la Conférence consultative politique du peuple chinois débarque à Ivato, jeudi en début d’après-midi.

     

    Tour à tour, Koné Sakaria, ambassadeur de la Côte d’Ivoire, basé à Prétoria, en Afrique du Sud, le président mauricien Prithvirajsing Roopun et le secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI), Vêlayoudom Marimoutou, foulent également le sol malgache. Selon l’agenda établi par le ministère des Affaires étrangères, El Hadji Omar Youm, ministre des Forces armées du Sénégal, est attendu vers minuit dans la nuit de ce jeudi à ce vendredi.

     

    La valse des invités battra son plein vendredi. Trois autres chefs d’Etat sont attendus, la veille de la cérémonie. Il s’agit du président comorien et président de l’Union africaine Azali Assoumani, du président angolais et président de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) João Lourenço tout comme le président mozambicain Filipe Nyusi.

     

     

    Le vice-président des Seychelles Ahmed Afif est également attendu vendredi. A la lecture de l’agenda prévu au niveau du ministère des Affaires étrangères, le président rwandais Paul Kagame ne sera pas du voyage à Madagascar. Il envoie son Premier ministre Edouard Ngirente.

     

    Outre les chefs d’Etat et de gouvernement, plusieurs diplomates font partie des personnalités prévues débarquer à Ivato. C’est le cas de Dammu Ravi, des relations économiques au ministère des Affaires étrangères de l’Inde, de Miguel Evuna Andeme, ambassadeur de la République de Guinée à Addis-Abeba, d’Adi Cohen Azanov, chargé d’affaires de l’ambassade d’Israël en Afrique du Sud, ou encore de Peter Maddens, ambassadeur du Royaume de Belgique à Nairobi.

     

    La venue d’Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement éveloppement (BAD), avait déjà été annoncée par le président Andry Rajoelina. Le Marché commun de l’Afrique australe et orientale (Comes) est représenté par Dev Haman, secrétaire général adjoint.

     

     

    Le président réélu avait cité la présence d’autres dignitaires des pays africains. Mais pour l’instant, aucune information n’est disponible au niveau du ministère des Affaires étrangères pour l’arrivée. Le cas du président Bissau-Guinéen Sissoco Embaló et celui de son homologue zimbabwéen Emmerson Mnangagwa entrent dans cette catégorie, tout celui du Premier ministre tanzanien Kassim Majaliwa Majaliwa et celui du président de la Chambre des représentants marocain Ahmed Chaqri.

     

  • MAHAMASINA – Les présidents angolais, comorien, mozambicain, zimbabwéen, bissau-guinéen assisteront, entre autres, à l’investiture d’Andry Rajoelina selon ce dernier

    MAHAMASINA – Les présidents angolais, comorien, mozambicain, zimbabwéen, bissau-guinéen assisteront, entre autres, à l’investiture d’Andry Rajoelina selon ce dernier

    Antananarivo, 14 décembre, 13h38 – Un pan de la liste des invités dévoilé. Andry Rajoelina révèle des noms des présidents des pays africains qui viendront à son investiture samedi. Cinq présidents des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) devraient en faire partie.

    ⭕« Le président de l’Union africaine, [également] président des Comores [Azali Assoumani] sera là », confirme le président réélu lors de sa rencontre avec le général en retraite Richard Ravalomanana, chef d’Etat par intérim, jeudi. « Le président de l’Angola et président de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) [João Lourenço] viendra également », poursuit-il, au palais d’Iavoloha.

    ⭕Andry Rajoelina fait aussi part de la présence du président mozambicain, Filipe Nyusi, et de son homologue zimbabwéen Emmerson Mnangagwa. Selon les informations auprès du ministère des Affaires étrangères, le président mauricien Prithvirajsing Roopun, sauf changement, est attendu ce jeudi après-midi.

    ⭕La venue d’un autre président d’un pays africain, non-membre de l’organisation régionale, est aussi annoncé. Il s’agit du président Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embaló. Le ministère des Affaires étrangères ajoute que, sauf changement, le Rwanda enverra Edouard Ngirente, son Premier ministre, à la cérémonie.

    ⭕« Il existe beaucoup d’invités qui nous font confiance et soutiennent Madagascar », lance le président réélu. « [Le président chinois] Xi Jiping envoie le vice-président de son parti (…) avec une forte délégation aujourd’hui », indique-t-il.

    ⭕Andry Rajoelina souligne qu’« il y aura également plusieurs délégations en provenance d’autres pays en Europe comme aux Etats-Unis ». « Tout cela va marquer une volonté de coopérer avec Madagascar », interprète-t-il, après avoir indiqué la venue d’Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) « malgré son agenda chargé ». « Nous avons beaucoup de projet avec la BAD comme c’est le cas de la construction de barrages hydroélectriques pour la production d’électricité (…) des projets dans le domaine de l’agriculture, les routes », précise-t-il.

    ⭕Le candidat Andry Rajoelina est sorti vainqueur de la présidentielle du 16 novembre selon les résultats officiels publiés par la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Il est crédité de 58,96% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 46,35%.

    ⭕Le Collectif des candidats à la présidentielle avait boycotté le scrutin. Il affirme ne pas reconnaître l’élection, tout comme les résultats de celle-ci, dénonçant l’environnement entourant la consultation populaire et revendiquant l’« assainissement de l’aire de jeu » avant d’aller aux urnes. Il avait sollicité la SADC et espéré l’arrivée d’un Comité des sages avant le scrutin, mais la délégation, pourtant annoncée, n’est jamais arrivée à Madagascar

    ⭕Siteny Randrianasoloniaiko, arrivé deuxième avec 14,39 des voix, avait également fustigé les résultats. Des associations et des membres de la société civile avaient également émis des réserves sur les conditions de la tenue de l’élection.

  • CONDITION DE VIE – 98,1% des Malgaches vivent avec moins de 6,85 dollars par jour, selon les prévisions de la Banque mondiale pour 2023

    CONDITION DE VIE – 98,1% des Malgaches vivent avec moins de 6,85 dollars par jour, selon les prévisions de la Banque mondiale pour 2023

    Antananarivo, 14 Décembre, 9h25 – Il n’y a que 1,9% des Malgaches qui vivent avec 6,85 dollars par jour. Le reste, c’est-à-dire 98,1%, se trouve en dessous de ce seuil de pauvreté national dans les « pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure », selon les prévisions de la Banque mondiale. Madagascar, économie à faible revenu, ne figure pas dans cette catégorie d’économie, mais ce seuil est utilisé par cette institution de Bretton Woods pour mesurer la pauvreté.

     

    En plus d’utiliser le seuil international de pauvreté qui est de 2,15 dollars par jour, la Banque mondiale utilise deux autres indicateurs. Ces indicateurs sont fixés à 3,65 dollars et 6,85 dollars et reflètent respectivement les seuils de pauvreté nationaux dans les « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure » (comme le Maroc, l’Egypte ou le Zimbabwe) et les « pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure » (dont l’Afrique du Sud, le Botswana ou le Gabon).

     

    Par rapport à l’autre seuil de pauvreté national pour les « pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure », 92,1% des malgaches vivent avec moins de 3,65 dollars par jour. Il n’y a donc que 7,9% des malgaches qui vivent au-delà de ce seuil.

     

    Pour ce qui est du seuil de pauvreté international à 2,15 dollars, ce sont toutes les personnes qui vivent avec un montant inférieur à cette somme par jour qui sont considérées comme « en situation d’extrême pauvreté ». Pour Madagascar, ce sont 80,2% de sa population qui vivent en dessous de ce seuil pour cette année, selon toujours la prévision de la Banque mondiale.

     

    Cette institution financière utilise les parités de pouvoir d’achat (PPA) pour calculer le seuil de pauvreté international et ainsi estimer la pauvreté dans le monde. La PPA est un taux de conversion monétaire qui tient compte des différences de prix entre les pays. Et le seuil de pauvreté international correspond au seuil de pauvreté moyen dans les pays les plus pauvres du monde.