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  • FOOTBALL – Hervé Arsène « Malabary » et Romuald « Rôrô » Rakotondrabe préparent un projet de formation pour des entraineurs malgaches

    FOOTBALL – Hervé Arsène « Malabary » et Romuald « Rôrô » Rakotondrabe préparent un projet de formation pour des entraineurs malgaches

    Antananarivo, 11 Décembre, 17h00 – Un projet en coulisse. Hervé Arsène « Malabary », ancien joueur de l’équipe nationale malgache et Romuald « Rôrô » Rakotondrabe, sélectionneur des Barea, préparent un projet de formation pour aider les entraineurs malgaches à relever leur niveau.

    ⭕A en croire Arsène Malabary ce projet a été discuté entre ces deux anciens joueurs de l’équipe nationale malgache, appelée Club M à l’époque, lors du dernier passage de Romuald Rakotondrabe en France le mois de Novembre dernier. « Rôrô est passé chez moi. Nous a avons discuté des possibilités pour aider les coaches malgaches », confie l’ancien directeur du centre de formation du RC Lens.

    ⭕L’objectif de ce projet en cours de discussion serait, selon Arsène Malabary, de partager les expériences en football au service du développement du ballon rond malgache. Il s’agit « d’organiser une formation à Madagascar accessible à tous les entraineurs », indique-t-il. « Nous envisageons de présenter ce projet à la Fédération malgache de football et à l’Etat malgache », ajoute-t-il.

    ⭕L’ancien joueur du RC Lens envisage de partager ses expériences en France. Actuellement employé au sein du service des sports de la Mairie de Harnes, une commune française dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France, Arsène « Malabary » avait occupé auparavant le poste de directeur de centre de formation du RC Lens du 2015 à 2018.

    ⭕Arsène « Malabary » l’un des entraîneurs malgaches le plus expérimenté, avec un diplôme de brevet d’éducateur sportif du deuxième degré, un brevet d’entraineur formateur de football. Il était déjà entraîneur dans toutes les catégories des jeunes, dont l’équipe de réserve.

  • ANKAZOBE – Trois individus soupçonnés de kidnapping abattus, une dizaine d’autres arrêtés

    ANKAZOBE – Trois individus soupçonnés de kidnapping abattus, une dizaine d’autres arrêtés

    Antananarivo, 11 Décembre, 14h16 – La gendarmerie intensifie ses actions à Ankazobe et ses environs suite aux vagues d’enlèvement qui ont émaillé la région au mois de novembre. Suite aux opérations lancées depuis le début du mois de décembre, la gendarmerie affirme avoir abattu trois suspects et interpellé plus d’une dizaine d’entre eux. “Les personnes arrêtées sont actuellement auditionnées et enquêtées”, précise une source auprès de la compagnie territoriale de la gendarmerie d’Ankazobe.

    ⭕Même si l’opération a permis des arrestations, la gendarmerie confie que huit personnes sont toujours détenues par leurs ravisseurs. “On n’enregistre plus d’attaque mais des personnes ne sont pas encore libérées”, souligne notre source. Sur place dimanche, le commandant de la gendarmerie nationale, le général Andry Rakotondrazaka, indique que des mesures vont être prises pour garantir la paix durable dans cette zone.

    ⭕En novembre, Ankazobe et ses alentours ont été secoués par des séries de kidnapping. Selon la gendarmerie, quatre attaques ont eu lieu tout au long du mois. Six personnes ont été enlevées au cours de la plus impressionnante d’entre elles. La gendarmerie indique que la dernière attaque remonte au 1er Décembre. L’opération de pacification a été lancée le 03 décembre avec des renforts, des militaires et des gendarmes venus d’Antananarivo pour aider les forces sur place. “Tous les moyens déployés pour libérer les otages et pour démanteler le réseau”, conclut notre source auprès de la compagnie d’Ankazobe.

    Photo : Gendarmerie nationale.

  • Le prix du carburéacteur pour Madagascar Airlines à plus de 40% plus cher que dans d’autres pays

    Le prix du carburéacteur pour Madagascar Airlines à plus de 40% plus cher que dans d’autres pays

    Une grosse charge dans le coût opérationnel. Le prix du carburéacteur que la compagnie aérienne nationale achète à Madagascar est à plus de 40% plus cher que dans d’autres pays. Et c’est un des facteurs qui rendent complexe la maîtrise du coût d’exploitation de Madagascar Airlines, soulève le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo. C’était en marge de la célébration de la Journée de l’aviation civile internationale, à Ivato, ce jeudi.

     

    Des enquêtes menées par l’équipe Finance et compétitivité de la Banque mondiale auprès des aéroports et compagnies nationales en 2018 avaient ressorti qu’en moyenne, pour les vols intérieurs et internationaux, le coût du kérosène est 34,3 % plus élevé à Madagascar qu’à Johannesburg et Port Louis. Et en dehors de l’Afrique, les différences de prix sont encore plus marquées puisque les prix à Madagascar sont 38% et 44% plus élevés qu’à Guangzhou, en Chine, et à Paris, respectivement d’après ces études.

     

    La Société financière internationale (SFI) estime dans son Diagnostic du secteur privé que le carburant représente environ 35 à 40 % des coûts opérationnels des grandes compagnies aériennes internationales. Le coût relatif du carburant dépend de la composition de la flotte, des itinéraires et des variations du prix du carburant.

     

    Pour le cas de Madagascar Airlines, par exemple, les effets combinés de son modèle d’exploitation « ACMI » et du prix du kérosène lui faisaient perdre mensuellement près de 2,8 millions de dollars. La compagnie nationale a dû suspendre temporairement sa desserte sur Paris pour ne pas accumuler davantage de pertes, comme l’avait exposé face à la presse son directeur général Thierry de Bailleul.

     

    Les prix élevés du carburéacteur exacerbent les problèmes de compétitivité des compagnies aériennes et sont préjudiciables au développement du tourisme, souligne la SFI dans son Diagnostic. Cette institution financière souligne dans ce document que « le coût du carburant entrave le plan de redressement financier de la compagnie aérienne nationale ainsi que les projets d’ouverture de nouvelles lignes dans la région et de développement du tourisme ».

     

    La SFI explique qu’avec un seul fournisseur de carburéacteur au pays et en l’absence d’une concurrence accrue, les compagnies aériennes commerciales sont plus susceptibles de rechercher des possibilités de ravitaillement en carburant en dehors de Madagascar. Ce qui contribue à la perte de recettes budgétaires. Or, cette institution financière fait remarquer que ce choix n’est pas disponible pour les vols intérieurs et les vols directs long-courriers, et réduit donc encore la compétitivité.

     

    A en croire le ministre Valéry Ramonjavelo, des discussions avec le fournisseur de carburéacteur du pays avaient déjà été initiées. Les résultats de ces négociations devraient se constater d’ici peu, lance le membre du gouvernement.

     

  • Entrée sans droits de douane sur le territoire chinois pour 900 articles malgaches supplémentaires

    Entrée sans droits de douane sur le territoire chinois pour 900 articles malgaches supplémentaires

    Antananarivo, 9 Décembre, 13h05 – Un cadeau de Noël de la Chine pour les exportateurs malgaches. La Commission chinoise du tarif douanier du Conseil des affaires d’Etat, annonce mercredi le traitement nul sur 98% de ses importations en provenance de six nouveaux pays africains. La mesure, qui prendra effet à partir du 25 décembre, s’appliquera à l’Angola, à la Gambie, à la République démocratique du Congo, au Mali, à la Mauritanie et à Madagascar. Ces pays pourront exporter vers la Chine sans payer de droits de douane sur plus de 8 000 lignes tarifaires différentes.

     

    Les exportateurs malgaches en avaient déjà été avisés depuis le mois de septembre. La mesure qui vient d’être annoncée par la Commission chinoise du tarif douanier concerne l’élargissement des produits soumis au traitement de Tarif douanier zéro (TDZ) de Madagascar pour l’exportation vers la Chine. Suite à l’accord passé entre les deux pays, le TDZ a été étendu, passant de 97%, pour 8030 articles, à 98% pour 8930 articles, soit donc 900 articles supplémentaires. Et il s’agit d’une exemption de droits de douane non réciproque accordée par la Chine en faveur des produits originaires de Madagascar.

     

    La signature et l’échange de lettres portant sur cette exemption de droits de douane à hauteur de 98% sur les articles d’origine de Madagascar vers la Chine avaient été effectués par le ministre des Affaires étrangères Yvette Sylla et l’ambassadrice de la République populaire de Chine Guo Xiaomei en septembre. Il avait été expliqué en ce temps-là que cette initiative devra permettre à un plus grand nombre de produits d’exportation de Madagascar, notamment la vanille, d’accéder au marché chinois sans droits de douane. Elle devra également permettre aux entreprises malgaches d’accéder plus facilement au marché chinois, et ouvrir ainsi de nouvelles opportunités de croissance et de création d’emplois.

     

    L’ambassade de Chine à Madagascar estimait que l’accord relatif aux droits de douane à tarif zéro sur 97% des biens africains exportés vers l’Empire du milieu avait déjà été accueilli favorablement par les opérateurs malgaches et avait promu les exportations malgaches vers cette destination. Si les produits exportés par Madagascar vers la Chine étaient principalement des produits minéraux et des produits de mer en 2020, les produits chinois importés par la Grande île étaient diversifiés. Ils varient de matières premières, des équipements mécaniques et électriques, du riz, des matériaux de construction et des produits pharmaceutiques.

     

  • ENTREPRISES FRANCHES – Le GEFP fait part de 70 milliards d’ariary de crédits de TVA non remboursés par l’Etat 

    ENTREPRISES FRANCHES – Le GEFP fait part de 70 milliards d’ariary de crédits de TVA non remboursés par l’Etat 

    Antananarivo, 9 Décembre, 11h30 – Des arriérés communiqués. Cela ferait actuellement 15 mois que certaines entreprises franches n’auraient plus bénéficié du remboursement de leur crédit de TVA. Pour le cas du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), le montant des crédits de TVA non remboursés pour ses membres s’élèverait jusqu’ici à 70 milliards d’ariary, d’après ce qu’a confié le président de ce groupement professionnel, Hery Lanto Rakotoarisoa, jeudi.

     

    « Une telle situation engendre de sérieux problèmes de trésorerie pour nos entreprises. Elle constitue ainsi une menace quant à leur capacité de poursuivre leurs activités », expose ce président du GEFP. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait déjà attiré l’attention quant à la situation lancinante des arriérés de l’Etat vis-à-vis des entreprises. Une situation qui fragilise l’équilibre financier de ces dernières avec le risque qu’elles se trouvent en situation de défaut de paiement, alerte ce groupement dans un communiqué publié en octobre.

     

    Interrogée sur cette question à l’Assemblée nationale, la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison a soutenu que le remboursement des crédits de TVA est une tâche quotidienne au niveau de son département et qu’il n’y a donc pas de communication particulière à faire à ce sujet. « Le remboursement s’effectue normalement. Le traitement des demandes dépend de leur arrivée entre nos mains », indique la ministre en charge des Finances.

     

    Pour le président du GEFP, les 70 milliards d’ariary devraient déjà être parvenus au niveau du trésor public pour être versés aux entreprises.

     

    Le remboursement de crédit de TVA (RCTVA) constitue un point de discorde entre le secteur privé et l’Etat, la problématique étant de savoir comment rembourser au plus vite mais sans risque, selon ce qui est expliqué par l’administration fiscale dans le Guide des usagers pour le RCTVA. L’Etat doit ainsi, d’un côté, rembourser au plus vite les opérateurs économiques de bonne foi afin de ne pas les pénaliser en trésorerie et assurer ainsi la neutralité de la TVA. Mais il doit également, de l’autre côté, sécuriser le processus de remboursement pour limiter les risques de remboursements injustifiés et lutter contre la fraude à la TVA.

     

    Les bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA sont les entreprises admises au régime de zone franche. Il y a également les professionnels de l’exportation ainsi que toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles et dont la TVA correspondant s’élève au moins à 20 millions d’ariary.

     

    Un compte spécial dédié exclusivement au remboursement de crédit de TVA avait été ouvert au niveau de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Ce compte séquestre devait être alimenté à chaque fin du mois par une proportion de la TVA recouvrée par les services de la direction générale des Impôts (DGI) et de la direction générale des Douanes (DGD). Aucun remboursement de crédit de TVA par le biais du compte spécial ne peut cependant être initié par le Receveur général d’Antananarivo qu’à la suite d’une demande officielle de mise en paiement émanant de la DGI.

     

  • NECROLOGIE – Delacre de Black Jack’s rejoint le firmament

    NECROLOGIE – Delacre de Black Jack’s rejoint le firmament

    Antananarivo, 9 décembre, 6h06 – Une guitare se tait. Un monument du rock malgache s’en va. Jean de la Croix « Delacre » Randriamiarana, fondateur et leader du groupe Black Jack’s, est décédé. L’annonce est faite par son fils Mickaël Rand sur sa page Facebook, vendredi en début de soirée. Il avait 72 ans.
    Delacre est une figure marquante de la musique malgache, en particulier du monde du rock, dans les années 70 et 80. Les « Billy Billy », « Lucile », et autres « Farafarano » sont autant de tubes qui ont enflammé les scènes, au plus grand bonheur des fans de Black Jack’s.
    Mais les œuvres de Delacre vont au-delà de morceaux qui font danser. « Mba tandremo kely letsy », « Na dia » ou encore « Ento mora », sont empreintes de leçons de vie tirées de ses propres expériences, et transmises par un artiste qui a bataillé pour vivre de sa passion.
    Les textes du leader de Black Jack’s reflètent le parcours et le caractère bien trempé de l’artiste. A l’instar de « Tsy haiko », ils illustrent l’authenticité et le franc parler du compositeur, invitent à la réflexion, appellent à la résilience et à la préservation de la dignité pour réussir.
    En plus de 55 ans de carrière, Delacre a gravi les échelons, étape par étape. Il avait débuté en se produisant dans des boîtes de nuit avec le groupe Les Ténèbres, et en animant des scènes de bal et de soirées dansantes ainsi que des fêtes de famille, avant de se faire inviter dans le gotha des rockers malgaches et conquérir les scènes, comme le « temple » d’Antsahamanitra. Il avait économisé pour pouvoir acquérir ses instruments dans un environnement et à une époque où vivre de la musique et se professionnaliser dans le milieu n’étaient pas évidents.
    Mais Delacre n’écrivait pas que pour lui. Il avait aussi composé pour d’autres artistes, à commencer par ses jumeaux, Mickaël et Ryan qu’il avait mis sous les feux des projecteurs à seulement huit ans. Il arrive à placer un autre tube, dans la droite ligne de ses convictions, avec « Ny havako », interprété par Voahangy, pour chanter l’importance de la famille et des liens familiaux. Il avait aussi traduit en malgache quelques morceaux célèbres comme « Puisque tu pars » de Jean Jacques Goldman, « We are the World » de Lionel Richie et Michael Jackson ou encore « The total eclipse of the heart » de Jim Steinman et interprété par Bonnie Tyler.
    Avec la disparition de certains membres originaux du groupe, Black Jack’s se produisait de moins en moins pour des grands concerts. Pour autant, Delacre n’avait jamais quitté la scène. Ces dernières années, le rocker continuait à gratter de la guitare, entouré de nouveaux musiciens parmi lesquels ses fils et sa petite fille, et partageait la scène des cabarets avec des chanteurs de sa génération mais parfois aussi de son fils Mickaël.
  • Le Collectif des candidats tente d’élargir le mouvement de contestation et crée une « cellule de crise » 

    Le Collectif des candidats tente d’élargir le mouvement de contestation et crée une « cellule de crise » 

    Antananarivo, 8 décembre, 21h30 – Un projet d’un nouvel élan en préparation. Le Collectif des candidats à la présidentielle annonce la mise en place d’une « cellule de crise ». La nouvelle structure « a été conjointement mise en place par le Collectif des candidats, des partis et des groupements politiques, des élus, des membres de la société civile, diverses associations et ainsi que des leaders traditionnels », indique son communiqué du vendredi.

     

    La « Cellule de crise » vise à « élaborer » et à «coordonner toutes les actions à entreprendre dans toute l’île, à partir de la semaine prochaine», évoque le communiqué. Entre-temps, le Collectif des candidats affirme avoir élaboré une proposition de texte, déposée par des députés à l’Assemblée nationale, pour « améliorer la loi électorale (…) afin de tenir compte des recommandations des observations électoraux et de nos partenaires techniques et financiers ».

     

    Les candidats ayant boycotté la présidentielle du 16 novembre rappellent leur contestation de ce « simulacre d’élection » du 16 novembre. « Nous ne reconnaîtrons pas la prestation de serment d’Andry Rajoelina, prévue pour le 16 décembre » et qui «porte atteinte à la souveraineté nationale», précise le communiqué.

     

    Le candidat et président sortant Andry Rajoelina a été déclaré vainqueur de la présidentielle par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) au premier tour du scrutin. Il est crédité de 58,95% des suffrages exprimés, avec un taux de participation de 46,36%. Il avait prévenu qu’il « n’acceptera pas d’être perturbé dans la gestion de l’Etat », lors de sa première sortie dans certains quartiers de la Capitale après la proclamation de la HCC, jeudi. Il évoque un « besoin de travailler dans le calme, d’aider de se rapprocher de la population » et de pouvoir « accélérer le développement ».

  • PARTENARIAT – La France souhaite intensifier ses investissements à Madagascar

    PARTENARIAT – La France souhaite intensifier ses investissements à Madagascar

    Antananarivo, 8 Décembre, 16h09 – Investir et s’investir davantage. C’est l’intention de la France qui est déjà le quatrième investisseur à Madagascar, et qui représente actuellement près du 1/5 des Investissements directs étrangers de la Grande île. Pour l’ambassadeur Arnaud Guillois, il reste maintenant à réunir toutes les conditions pour faire en sorte que 2024 soit une année de très forte croissance des relations franco-malgaches, particulièrement pour les relations économiques des deux pays. C’est ce que ce diplomate français a soutenu à l’issue de l’assemblée générale élective de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM), jeudi.

    ⭕L’ambassadeur Arnaud Guillois rapporte de nombreuses missions d’entreprises venues notamment de l’océan Indien et de la France. Il indique recevoir quotidiennement des entrepreneurs qui souhaitent se renseigner sur ce qu’il est possible de faire à Madagascar. « Il y a un désir d’investir. Mais il faut que ce désir trouve sa traduction », lance ce diplomate français.

    ⭕Un environnement économique favorable aux investissements doit donc se créer, insiste Arnaud Guillois. Il faut, pour cela, renforcer l’Etat de droit, lutter contre la corruption et offrir un cadre dans lequel les investisseurs privés se sentent à l’aise, explique-t-il en rappelant qu’un investissement économique ne se fait que lorsque les conditions sont réunies. La Grande île recense en tout cas déjà des entreprises françaises, des entreprises franco-malgaches, et des entreprises malgaches qui ont des liens avec la France.

    ⭕L’ambassadeur Arnaud Guillois a aussi insisté sur l’importance des diasporas. Il fait remarquer qu’il y a en France des centaines de milliers de malgaches qui participent, par leurs activités, à la croissance et qui sont un pont entre les deux pays. Aussi « il faut que la diaspora Malgache en France comme les Français à Madagascar échangent davantage pour avoir des points de croissance en plus », soutient-il.

    ⭕Ce diplomate réitère en passant l’attachement de la France au partenariat économique avec la Grande île. La France est le deuxième client de Madagascar avec des exportations qui se structurent principalement autour des produits agricoles et textiles. Les importations françaises à partir de Madagascar ont atteint près de 700 millions d’euros l’année dernière, soit une augmentation de plus de 33% par rapport en 2021, indique-t-il.

    ⭕La France est inversement le cinquième fournisseur de Madagascar, avec un peu plus de 420 millions d’euros en 2022, soit une augmentation de près de 20%, avec des exportations de produits textiles, ou des équipements mécaniques, poursuit-il.
    Selon le rapport d’Arnaud Guillois, le volume des échanges entre Madagascar et la France en 2022 a augmenté de près de 20% par rapport à 2021 et a dépassé pour la première fois le cap du milliard d’euros. Il estime que la CCIFM a joué son rôle dans cette performance. Et elle devrait encore s’améliorer notamment pour les années 2023 et 2024, conclut-il.

  • ASSEMBLÉE NATIONALE- Des questions écrites à la place du face-à-face entre députés et membres du gouvernement à Tsimbazaza

    ASSEMBLÉE NATIONALE- Des questions écrites à la place du face-à-face entre députés et membres du gouvernement à Tsimbazaza

    Antananarivo, 8 Décembre, 13h16 – La séance de questions-réponses annulée pour la énième fois à Tsimbazaza. Prévue ce vendredi selon le dernier ordre du jour adopté par les députés, la séance consacrée aux questions des députés et aux réponses du gouvernement n’aura pas lieu. A la place, les députés devraient écrire leurs questions et les ministres y répondront aussi par écrit. A en croire Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, celle-ci a reçu une lettre provenant du gouvernement indiquant que ses membres ne pourront pas assister au face-à-face prévu avec les députés.

    ⭕Christine Razanamahasoa qui a été aperçue à Tsimbazaza rapporte que « plusieurs (ministres) ne sont pas là ». « Ceux-ci ont alors proposé que les questions et les demandes des députés soient effectuées par écrit », poursuit-elle. Les réponses devraient par ailleurs être également envoyées par écrit.

    ⭕La dernière séance de face-à-face entre les députés et les membres du gouvernement remonte à juin 2022. Cet exercice, prévu par l’article 102 de Constitution, a été organisé au centre de Conférence internationale d’Ivato lors de la première session ordinaire de 2022. Ce sera d’ailleurs l’unique séance de questions-réponses de la session bien que la Loi fondamentale en prévoie une par quinzaine pour chaque session.

    ⭕En décembre 2022, cette séance de face-à-face a été annulée après la motion de censure avortée contre le Premier ministre Christian Ntsay et son équipe. Elle n’a pas non plus eu lieu lors de la première session ordinaire, tout comme les débats qui devaient suivre la présentation des rapports d’exécution de la politique générale de l’Etat.

    ⭕La Constitution prévoit quatre moyens d’information du Parlement à l’égard de l’action gouvernementale. Cela comprend la question orale, la question écrite, l’interpellation et la commission d’enquête. A ces moyens d’information s’ajoute la séance bimensuelle réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du gouvernement.

  • TRANSPORT AÉRIEN – L’assemblée concordataire qui décidera de l’avenir d’Air Madagascar aura lieu à la fin du premier trimestre 2024 indique Valery Ramonjavelo

    TRANSPORT AÉRIEN – L’assemblée concordataire qui décidera de l’avenir d’Air Madagascar aura lieu à la fin du premier trimestre 2024 indique Valery Ramonjavelo

    Antananarivo, 8 Décembre, 11h38 – Air Madagascar survivra-t-elle ? La question est toujours d’actualité pour cette compagnie en redressement judiciaire. D’après Valery Ramonjavelo, ministre des Transports et de la météorologie, l’assemblée concordataire qui décidera de l’avenir de la société se tiendra vers la fin du premier trimestre de l’année 2024.

    ⭕La situation d’Air Madagascar reste délicate. Elle s’est retrouvée en redressement judiciaire car elle est incapable de payer ses créances s’élevant aujourd’hui à plus de 400 milliards d’ariary. Cette assemblée concordataire devrait faire une négociation avec les créanciers pour ramener à la baisse cette somme. “On est en train de négocier pour faire baisser au minimum cette somme”, précise le membre du gouvernement.

    ⭕Une fois un concordat établi, Valéry Ramonjavelo indique que plusieurs voies sont envisagées pour régler la créance. “On verra avec les bailleurs internationaux, soit avec l’Etat ou soit le mix de tout cela pour payer la somme”, indique-t-il. Le but est de permettre à la société de survivre et ne pas déclarer faillite.

    ⭕Les projets pour Air Madagascar sont nombreux. La liquidation judiciaire n’est pas envisageable selon le ministre des Transports. Si la société survit, elle deviendra la Holding des sociétés dont elle est actionnaire tels que Sofitrans, Tsaradia, MGH ou encore Madagascar Airlines. “Une partie de la créance sera aussi payée grâce au dividendes obtenus de la part des sociétés dans lesquelles la société est actionnaire”, détaille le ministre.

    ⭕En ce qui concerne Madagascar Airlines, la compagnie pourra verser la somme qu’elle doit payer à Air Madagascar lorsqu’elle se portera mieux indique toujours le ministre. Il faut rappeler que Madagascar Airlines loue certains actifs d’Air Madagascar pour fonctionner.