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Le Sénat adopte la proposition de loi portant à cinq ans au lieu de quatre ans le mandat des maires
ntananarivo, 13 Décembre, 17h48 – Le mandat des maires et des conseillers communaux actuellement en exercice pourrait être prolongé d’une année. Une proposition de loi modifiant la durée du mandat des élus locaux à cinq ans au lieu de quatre ans a été adoptée par les sénateurs ce mercredi lors d’une séance plénière au Palais d’Anosikely, ce mercredi.Cette proposition de loi des sénateurs Mahaleo Tsiebo et Hajaniaina Tahina Andrianandrasana modifiera et complètera les dispositions de la loi relative aux modalités aux ressources des collectivités territoriales et décentralisées, aux modalités d’élections, ainsi qu’à l’organisation au fonctionnement et aux attributions de leurs organes. Selon un communiqué du Sénat, « cette proposition de loi a été initiée à la demande des élus dans les collectivités territoriales pour le prolongement de leur mandat pour cinq ans ». Cela permettra aux maires d’accomplir leur programme de développement et la décentralisation, explique le communiqué.Après cette adoption au niveau du Sénat, cette proposition de loi devrait passer au niveau de l’Assemblée nationale pour adoption avant d’être examinée pour contrôle de constitutionnalité par la Haute cour constitutionnelle. Selon une source auprès de la Chambre basse, les travaux de commission sur ce texte ont été effectués mercredi matin. Elle passera au vote ce jeudi à Tsimbazaza.Photo : Sénat de Madagascar -

ENERGIE – Le secteur privé réclame le lancement des projets hydroélectriques de Sahofika et de Volobe
Antananarivo, 13 Décembre, 14h12 – L’heure doit être aux réalisations. Ils sont près d’une trentaine d’associations et de groupements à réclamer le démarrage au plus tôt des constructions pour les projets hydroélectriques Volobe et Sahofika. C’est l’ensemble du secteur privé qui voit dans ces deux projets « des solutions pérennes » qui sont « à portée de main depuis de nombreuses années » face au problème d’approvisionnement en énergie dont ils sont victimes. C’est ce qu’ils ont tenu à exposer dans une lettre ouverte envoyée aux autorités publiques, mardi.
Avec la capacité prévue être produite par ces deux centrales hydroélectriques, le secteur privé estime que « le passage effectif aux énergies renouvelables hydroélectriques est faisable et disponible ». Les opérateurs membres de ces associations et groupements estiment que la mise en service de ces infrastructures qui vont produire massivement de l’énergie permettra de passer à plus de 90% de part d’énergie renouvelable hydroélectrique au niveau national. Ce qui va notamment épargner l’Etat ainsi que la Jirama de s’endetter avec l’achat du fuel lourd et qui aidera compagnie nationale à rééquilibrer ses finances. Mais ces projets contribueront surtout à livrer de l’électricité de qualité et en quantité suffisante, ont-ils avancé.
Le secteur privé estime alors que « ces deux projets, dont les études sont terminées et dont le financement est assuré ne pourront qu’être bénéfique pour l’Etat ». Il serait alors temps d’agir puisque le coût de l’inaction et les actualisations des prix rendus nécessaires par les retards de la prise de décision pénalisent l’écosystème, ont-ils soulevé. L’Etat semble déjà conscient de la situation. Le ministère de l’Economie et des finances avait par exemple exposé les risques budgétaires et macroéconomiques engendrés par le report de la date de bouclage financier des projets hydroélectriques Volobe et Sahofika. Dans le document budgétaire annexé au Projet de loi des finances initiale (PLFI) 2024, le ministère de l’Economie soutient que le report de la phase de construction et de la production du premier kilowattheure « retarderont l’adoption des mesures de redressement et de réformes du secteur de l’électricité et l’amélioration de la situation de la Jirama ». Le ministère estime aussi que ce report entraînera un impact limité des dépenses d’investissement et ses composantes sur la croissance du PIB et dans l’amélioration et la stabilité du niveau du taux de change.
Les groupements professionnels craignent aussi que les projets de renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar, Prirtem 1 et 2 ne voient pas le jour. La mise en place de ces deux projets qui vont relier les principaux réseaux électriques de la grande île dépendent effectivement de la construction des deux barrages hydroélectriques de Sahofika et Volobe.
La mise en place de ces quatres projets “sont la solution pour tout le secteur énergie malgache et devraient démarrer sans délai pour le bien de l’économie en général et des entreprises, des usagers, de la Jirama et de l’Etat, en particulier”, concluent les groupements.
Les accords de projets relatifs aux deux barrages hydroélectriques ont été signés depuis 2016, mais il a fallu attendre 2022 pour Sahofika et 2023 pour Volobe pour conclure les contrats de concession et d’achats d’énergie. Par ailleurs, selon le ministère ddl’Economie et des finances (MEF), les négociations financières en vue du bouclage financier se poursuivent encore jusqu’à aujourd’hui, empêchant le début effectif des constructions.
Au mois de décembre 2022, le président Andry Rajoelina avait annoncé 502 MW supplémentaires qui devront s’ajouter aux capacités de production du pays à l’époque en cinq ans. Lors de l’inauguration de Farahantsana, il parlait du barrage hydroélectrique de 64 MW de Ranomafana qui devrait produire de l’électricité trois ans et demi après cette annonce. Il y a également énuméré le projet de 192 MW de Sahofika, les 120 MW de Volobe, ou encore ce que va produire Mandraka III.Photo d’illustration
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ADMINISTRATION – Le gouverneur de la région Betsiboka limogé par le Conseil des ministres
Antananarivo, 13 Décembre, 10h00 – Jean Roger Randrianjafinindrina n’est plus le gouverneur de la région Betsiboka. Le Conseil des ministres a décidé d’abroger sa nomination mardi. Il était le dernier à être nommé parmi les 23 premiers gouverneurs de région par l’administration Rajoelina.
Cette abrogation est liée à l’affaire qui secoue actuellement la région Betsiboka. Soupçonné de complicité d’exploitation illicite d’or, Jean Roger Randrianjafinindrina est actuellement en détention préventive. D’après les informations reçues auprès du ministère des Mines et des ressources stratégiques, des engins de la région ont été utilisés pour l’extraction illicite d’or à Marokoro, dans la rivière Kamoro. Une opération menée par la police des mines avait conduit à l’arrestation d’une dizaine de ressortissants étrangers et au démantèlement du site d’orpaillage illégal la semaine dernière.
Outre le Gouverneur, le Conseil des ministres a aussi limogé la nomination du directeur régional des travaux publics de la région Betsiboka. Les liens de cette abrogation avec l’affaire d’orpaillage n’est cependant pas encore confirmé. Selon la HCC, le Conseil des ministres, dans le cadre des attributions présidentielles courantes en période d’intérim, ne devrait procéder à des abrogations et des nominations de hauts employés de l’Etat qu’en cas de démission, de faute grave, de crime ou délit et de défaillance manifeste.Photo : Gouvernorat Région Betsiboka.
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Le sort du projet de loi sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme entre les mains des parlementaires
Antananarivo, 13 Décembre, 7h30 – Une étape hautement importante. L’examen ainsi que l’adoption du projet de loi modifiant la loi sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) sont prévus ce mercredi à Tsimbazaza et ce jeudi à Anosy. Ce sera l’occasion pour les députés et les sénateurs. de montrer la volonté de Madagascar à se conformer aux standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme mais également œuvrer pour épargner le pays de basculer dans la liste grise du Groupe d’action financier (Gafi).
Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait parlé de la révision de l’actuelle loi adoptée en 2019 comme une impérative pour assurer la conformité aux 40 recommandations du Gafi. Pour Madagascar qui est déjà en risque « suivi renforcé » depuis 2018, le pays se doit d’améliorer sa législation du domaine du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme pour éviter le niveau de risque suivant, notamment l’intégration dans la liste grise du Gafi. Cette liste grise regroupe les pays qui présentent des risques élevés en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Pour le GEM, un basculement éventuel de Madagascar dans cette liste grise du Gafi mettrait en péril la crédibilité du pays sur la scène internationale et porterait atteinte à sa réputation en matière de bonne gouvernance économique et financière. « Cela aurait pour effet d’entraver sérieusement notre développement économique en dissuadant les flux d’investissements essentiels pour la croissance du pays », estime le groupement. C’est pourquoi le GEM avait insisté sur l’urgence absolue de faire réviser sans délais le projet de loi contre le blanchiment de capitaux
Les autorités se sont par ailleurs engagées auprès du Fonds monétaire international (FMI) à déployer des efforts supplémentaires dans le renforcement des cadres de LBC/FT et de la lutte contre la corruption. Elles se sont également engagées à mettre en œuvre des réformes du secteur financier conformément aux normes internationales.
La reforme entreprise dans la loi sur la Lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme devra satisfaire à quatre recommandations sur les six préconisées par le Gafi. Elle satisfait à la recommandation relative à l’infraction du financement du terrorisme, à celle sur les sanctions financières ciblées liées au terrorisme et au financement du terrorisme ainsi qu’au financement de la prolifération des armes de destruction massive. Cette réforme tient aussi compte des devoirs de vigilance relatifs à la clientèle ainsi que la déclaration des opérations suspectes.
Cette réforme devra également améliorer la conformité technique attendue de Madagascar. Elle devra répondre à des recommandations, dont celles sur la coopération et la coordination nationale, le service de transfert de fonds et de valeurs, les nouvelles technologies, les virements électroniques, la réglementation et le contrôle des institutions financières, les pouvoirs des autorités de contrôle ainsi que le contrôle des entreprises et professions non financières désignées.
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Valéry Ramonjavelo évoque une discussion autour des taxes sur les billets de Madagascar Airlines
Antananarivo, 12 Décembre, 17h30 – Un sujet brûlant à traiter. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, a évoqué les taxes qui figurent parmi les paramètres structurant le prix des billets de Madagascar Airlines. C’est un sujet qui devrait encore être négocié auprès du ministère de l’Economie et des finances (MEF), a-t-il avancé en marge de la célébration de la Journée de l’aviation civile internationale, à Ivato, jeudi dernier.
Pour Madagascar Airlines, les taxes diverses représentent 60% du coût de ses billets. La compagnie aérienne nationale énumère la taxe YQ, une taxe relative aux dépenses de sécurité et aux primes d’assurance qui varie selon les cours du pétrole. A celle-ci s’ajoutent les taxes G9 pour Ravinala Airports ou A5 pour les autres gestionnaires d’aéroports qui sont liées à l’utilisation des aéroports et calculée au prorata du nombre de passagers embarqués à bord.
Il y a encore la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui est à hauteur de 20% des revenus de la compagnie. Tout comme la taxe MG qui est relative au fonctionnement de l’Aviation civile de Madagascar ou encore la taxe YR qui représente tous les frais de gestion et les couts liés à une réservation.
Le revenu pour Madagascar Airlines représente donc 40% du coût de ses billets. Ce revenu comprend plusieurs strates, à savoir la surcharge carburant, l’achat et l’entretien des avions, le coût du repas et des boissons servis à bord, les charges liées au marketing et à la publicité, et la marge commerciale, indique la compagnie nationale.
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IMPORTATION – 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de 2023
Antananarivo, 12 Décembre, 15h43 – La quantité de friperies importées en hausse. La direction générale des douanes (DGD) rapporte 44 400 tonnes de friperies mises à la consommation durant les dix premiers mois de cette année pour une valeur CAF de 261,1 milliards d’ariary. Ce qui équivaut à 4 100 tonnes de plus par rapport à la même période de l’année dernière pendant laquelle la quantité des friperies mises à la consommation s’établissait à 40 300 tonnes pour un montant CAF de 231,8 milliards d’ariary. Ces chiffres ont été tirés des tableaux de bord de la DGD pour les exercices 2022 et 2023.
Pour cette année, c’est durant le second trimestre que Madagascar a enregistré la plus grosse quantité de friperies importées, avec 19 700 tonnes mise à la consommation pour une valeur CAF totale de 114,5 milliards d’ariary. La Grande île en avait importé 5 400 tonnes au mois d’avril, 7 100 tonnes au mois de mai et 7 200 tonnes au mois de juin.
La mise à la consommation est le régime douanier par lequel toute importation, à l’exception des opérations privilégiées prévues par le Code des douanes, est subordonnée à l’acquittement des droits et taxes, pour pouvoir disposer librement de la marchandise sur le territoire douanier. Le montant CAF pour sa part est le prix d’un bien à la frontière du pays avant acquittement de tous les impôts et droits sur les importations et paiement de toutes les marges commerciales et de transport.
Concernant l’année 2022, la quantité des friperies mises à la consommation durant l’ensemble de cet exercice avait été de 48 500 tonnes pour un montant CAF d’environ 280,7 milliards d’ariary. C’était également durant le second trimestre que le pays en a importé le plus, avec 14 400 tonnes importées du mois d’avril au mois de juin 2022. -

DIFFÉREND PRÉ-ÉLECTORAL – Ny Riana Randriamasinoro condamné à deux ans de prison avec sursis, verdict attendu pour le député Fetra Ralambozafimbololona
Antananarivo, 12 Décembre, 13h44 – Sursis pour Ny Riana Randriamasinoro. Le secrétaire général du parti Tiako i Madagasikara (TIM) est condamné à deux ans de prison avec sursis pour participation à une manifestation sans autorisation. La décision a été rendue ce mardi à Anosy par le tribunal correctionnel d’Antananarivo. Mais les avocats de Ny Riana Randriamasinoro indiquent déjà vouloir interjeter appel. « Nous ne sommes pas satisfaits du verdict et allons faire appel », souligne Maître Eloi Ratefimahefamijoro.
L’autre cadre du parti Tim, le député Fetra Ralambozafimbololona devrait, de son côté, attendre vendredi avant de connaître son sort. Il est, notamment, accusé d’avoir incité la population à participer à des manifestations sans autorisation. Ses avocats ont, par ailleurs, soulevé une exception d’inconstitutionnalité, arguant de l’immunité du parlementaire et de l’existence d’une procédure particulière en période de session parlementaire. Le tribunal a néanmoins décidé de tenir quand même le procès et de ne trancher sur la question que vers la fin.
Le député Fetra Ralambozafimbololona avait été arrêté le 8 novembre et avait été gardé à vue pendant une dizaine de jours. Il avait ensuite été placé sous contrôle judiciaire en attendant son procès. Ny Riana Randriamasinoro, de son côté, avait été arrêté le 2 octobre et avait été gardé à vue jusqu’au 13 octobre, date de son audition au parquet. Il avait aussi été placé sous contrôle judiciaire jusqu’à son procès. -

SÉCURITÉ – Plus de 6 000 éléments des forces de l’ordre mobilisés lors de la cérémonie d’investiture, les manifestations de rue interdites
Antananarivo, 12 Décembre, 12h30 – Une cérémonie d’investiture sous haute sécurité. Plus de 6 000 éléments des forces de l’ordre seront déployés dans la ville d’Antananarivo lors de la cérémonie d’investiture du président réélu Andry Rajoelina ce samedi 16 décembre. La préfecture d’Antananarivo annonce également des dispositions pour assurer la sécurité dans la capitale la veille et pendant l’événement. »Durant cette semaine, et jusqu’au jour de l’investiture, tous les rassemblements et manifestations politique sont interdits », indique le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo.
À en croire le préfet, ces dispositions ont été mises en place pour préserver la sécurité face aux »menaces » qui se profilent. Le général Angelo Ravelonarivo a notamment évoqué la déclaration du collectif des candidats à la présidentielle, vendredi dernier.
Après la cérémonie d’investiture, une nouvelle disposition, pour assurer la sécurité pendant les fêtes devraient être mises en place. »Les manifestations dans un endroit clos devraient être autorisées. Les manifestations de rue seront interdites parce qu’elles pourraient entraîner des embouteillages », ajoute le préfet d’Antananarivo. -

Le ministère de l’Economie estime primordiale la diversification des produits d’exportation de Madagascar
Antananarivo, 12 Décembre, 6h35 – Un changement de formule à opérer. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) estime qu’il est primordial pour Madagascar de procéder à une diversification de ses produits d’exportations. Madagascar devra également élargir son marché en ciblant des pays émergents comme l’Inde, et développer son potentiel industriel via la substitution de certains produits importés par des produits locaux. Ces dispositions devront épargner Madagascar de voir les seuils du ratio de sa dette extérieure/PIB et du ratio de sa dette extérieure/exportations dépassés. Ces dépassements, expose le MEF, pourraient être générés par un choc sur les exportations.
Le ministère en charge de l’Economie avance que compte tenu de la croissance de Madagascar qui est, dans une certaine mesure, tirée par les exportations, une fragilité de la croissance s’installe au fur et à mesure que les recettes de ces opérations se détériorent. Le MEF souligne d’ailleurs dans son rapport sur l’Analyse de la viabilité de la dette (AVD) que le précédent choc sur les prix des matières premières exportées par Madagascar s’est transmis graduellement sur sa croissance.
D’autre part, même si la demande globale est prévue rebondir bien que timidement en 2024, les exportations malgaches seront fortement sensibles aux fluctuations des prix des matières premières sur le marché international, soutient le ministère. « S’il est prévu que les prix des matières premières chuteront de 21,0% en 2023 et resteront globalement stables en 2024, il n’est pas certain que ce sera effectivement le cas étant donné les multiples risques auxquels fait actuellement face l’économie mondiale », expose ce département dans le rapport sur l’AVD. Le ministère de l’Economie ajoute que de « tel choc sur les exportations serait d’autant plus à craindre au cas où les importations de biens et services reprendraient de manière plus soutenue ».
Selon la dernière note de conjoncture économique établie par la Banky foiben’i Madagasikara au mois de novembre, les exportations sur les neuf premiers mois de cette année ont reculé de 15,7 % par rapport à la même période en 2022. Cette situation est attribuée au repli des expéditions des principaux produits tels que la vanille, le girofle, le nickel, le cobalt et les produits des entreprises franches, précise l’autorité monétaire.
Pour le Centre du commerce international (ITC), les meilleures options de diversification des exportations pour Madagascar au Monde sont les « chaussures de sport, à semelles en caoutchouc et à dessus en textile », les « chaussures à semelles extérieures et dessus en caoutchouc ou plastique », ainsi que les « graines de sésame ». L’exportation de « résidus solides, de l’extraction des graisses de noix de coco ou coprah » serait le plus simple à atteindre pour Madagascar, selon cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).
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DÉCAPITATION À VONDROZO – Six individus placés détention préventive
Antananarivo, 12 Décembre, 6h20- Les suspects dans l’affaire de décapitation en série à Vondrozo sont passés devant le parquet jeudi dernier. »Les six individus qui ont été déférés jeudi sont tous placés en détention préventive », rapporte le lieutenant-colonel Eugène Rakotoarisoa, commandant de groupement de la gendarmerie Atsimo Atsinanana. Ils ont été envoyés à la maison centrale de Farafangana.
La gendarmerie à Vondrozo avait arrêté dix individus soupçonnés d’être impliqués dans une série de décapitation à Vondrozo et ses environs. Six d’entre eux avaient été auditionnés devant le parquet jeudi. Les quatre autres ont été abattus après une tentative d’évasion et une tentative d’agression envers les éléments de la gendarmerie, selon les gendarmes. »Deux individus ont été abattus après une tentative d’évasion le lundi 4 décembre, pendant que nous les avons accompagnés sur terrain pour constater la place où ils effectuent leur rituel. Le lendemain, deux autres ont tenté de prendre pour cible un élément de la gendarmerie”, ajoute notre interlocuteur.
Après cette affaire de décapitations en série, les autorités ont décidé de lancer l’opération Lopingo sur place. Des éléments de la gendarmerie du groupement Atsimo Atsinanana et de la circonscription de la gendarmerie Fianarantsoa sont également venus sur place en renfort.