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  • ASSEMBLÉE NATIONALE – Les députés se pencheront sur le projet de Loi de finances initiale cette semaine

    ASSEMBLÉE NATIONALE – Les députés se pencheront sur le projet de Loi de finances initiale cette semaine

    Antananarivo, 27 Novembre, 19h10 – Les députés retrouvent les bancs de Tsimbazaza. L’Assemblée nationale a adopté ce lundi après-midi son ordre du jour, le premier de cette deuxième séance ordinaire de l’année. Cet emploi du temps court du 21 novembre, date de la réunion du bureau permanent, au 5 décembre. Le programme de ces quelques jours est presque exclusivement dédié aux travaux liés au projet de loi de finances 2024 avec en point d’orgue les discussions en séance plénière prévue le jeudi 30 novembre à 10h et 15h.

     

    Les travaux liés à ce texte débuteront dès ce mardi. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, la ministre de l’Economie et des finances est attendue à la Chambre basse mardi à 10h pour la présentation du projet de loi. Juste après cette séance plénière, les travaux de commissions débuteront à 11h et se poursuivront dans l’après-midi puis le lendemain. Le texte devrait être de retour en séance plénière jeudi.

     

    Les députés auront donc trois jours pour se pencher sur le projet de loi et ses annexes qu’ils ont reçus dans leur version physique ce lundi. Le projet de texte avait néanmoins été disponible en ligne depuis la semaine dernière. Le ministère indique même sur son site web que les documents ont été mis en ligne depuis le 30 octobre. Mais le site web ayant été en maintenance depuis le 31 octobre, la disponibilité du projet de loi et de ses annexes n’a pas été communiquée avant le 24 novembre.

     

    L’ordre du jour a été adopté par 39 des 42 députés présents. Le programme des députés jusqu’au 5 décembre prévoit aussi une présentation de l’analyse sur les privations des enfants à Madagascar et sur les analyses budgétaires pour les secteurs sociaux, présentés par l’Unicef prévu le 1er décembre. Le 5 décembre, le bureau permanent se réunira à nouveau pour décider de la suite de la session parlementaire.

  • FINANCES – La HCC en première position en matière d’exécution du budget de fonctionnement, suivie du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

    FINANCES – La HCC en première position en matière d’exécution du budget de fonctionnement, suivie du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique

    Antananarivo, 27 Novembre, 8h42 – Un taux d’engagement de 111,9%. C’est ce qu’a enregistré la Haute Cour constitutionnelle (HCC) au terme du troisième trimestre de l’année. Ce qui place cette institution à la première place en matière d’exécution du budget de fonctionnement. Ce niveau d’engagement est justifié principalement par la préparation de l’élection présidentielle, indique la direction générale du budget et des finances (DGBF) dans le compte rendu de l’exécution budgétaire au troisième trimestre.
    ⭕Ce département au sein du ministère de l’Economie et des finances rapporte que la HCC avait exécuté jusqu’à 190,8% la rubrique « biens et services », dans laquelle cette institution a obtenu un crédit supplémentaire. La HCC avait parallèlement exécuté à 64,4% la rubrique «indemnité» qui est destinée au paiement des soldes et accessoires de son personnel. La rubrique « transfert » pour cette institution avait pour sa part été exécutée à 69,3% pour supporter les frais d’analyses et d’examens médicaux des agents de la HCC auprès de l’IMM, détaille la DGBF.
    ⭕C’est le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesures) qui se trouve à la deuxième position avec un taux d’engagement de 90,2%. Ce ministère a exécuté à 94,6% sa rubrique « indemnité » selon ce compte rendu du troisième trimestre. Son taux d’engagement est justifié par le paiement des heures complémentaires des enseignants permanents au titre de l’année universitaire 2018-2019.
    ⭕Le Mesupres avait exécuté à 90,8% sa rubrique « transfert », avec notamment les transferts par le paiement de bourses du sixième au neuvième mois au titre de l’année universitaire 2022-2023 des étudiants de niveau L1 et M2. Le niveau d’exécution de sa rubrique « biens et services » a été de 80,8%, et il est essentiellement justifié par les dépenses liées l’acquisition de consomptibles informatiques nécessaires à l’organisation du baccalauréat 2023, rapporte la DGBF.
    ⭕C’est l’Assemblée nationale qui complète le top 3 des ministères et institutions en termes d’exécution de budget de fonctionnement, avec un taux d’engagement à 85% au troisième trimestre. D’après la DGBF, les dépenses en biens et services de cette institution avaient été exécutées à hauteur de 108% suite à l’octroi de crédits complémentaires et de taux de régulation spécifique pour le « compte 6131 ».
    ⭕Les dépenses de transferts de l’Assemblée nationale ont pour leur part été exécutées à 91%. Et ces dépenses avaient été justifiées surtout par le paiement de la cotisation annuelle auprès de l’Association parlementaire de la Francophonie au titre de l’année 2023. Pour ce qui est des indemnités, l’Assemblée nationale l’a exécuté à 70%, suite au versement des retenues pour l’impôt des revenus salariaux et assimilés (Irsa) des députés du mois de janvier à août 2023, selon toujours la direction générale du budget et des finances.
    Photo d’illustration
  • ELECTION PRESIDENTIELLE – Transparency International Initiative Madagascar s’indigne de l’inaction de la communauté internationale 

    ELECTION PRESIDENTIELLE – Transparency International Initiative Madagascar s’indigne de l’inaction de la communauté internationale 

    Antananarivo, 27 Novembre, 7h15 – Transparency International Initiative Madagascar (TI-MG) ne mâche pas ses mots après la publication des résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle samedi. TI-MG qualifie le scrutin du 16 novembre de « hold up » électoral et fustige notamment les observateurs internationaux qui ont approuvé le déroulement du scrutin ou encore d’autres entités qui ont « fermé les yeux ».

     

    Rappelant les rapports préliminaires des observateurs internationaux, TI-MG regrette que ceux-ci ne prennent pas en considération « les quelques manquements et imperfections constatés ça et là » et les estiment comme ne pouvant « pas remettre en cause de façon globale le bon déroulement et la crédibilité de cette élection ». « Combien de manquements et d’imperfections faut-il comptabiliser pour remettre en cause la crédibilité d’une élection », s’interroge-t-elle alors.

     

    TI-MG se dit d’autant plus inquiète que « la bénédiction des observateurs électoraux – et par extension, de la communauté internationale – constitue l’extrême onction qui validera les résultats électoraux ». Pour l’ONG, « l’acceptation de ces résultats équivaut à l’acceptation et à la légitimation du processus et de toutes ses irrégularités ». Elle estime que « la non-ingérence est un prétexte trop facile, à la limite du fallacieux, lorsque le sort de millions de personnes, d’une nation entière, est en jeu ». Elle pointe également du doigt « la politesse du langage diplomatique et la satisfaction du service fait, avec les millions de dollars ou d’euros investis dans un processus capturé d’avance ».

     

    Samedi, la Commission électorale nationale indépendante a publié les résultats provisoires de la présidentielle du 16 novembre. Ces résultats, qui doivent encore être validés par la Haute cour constitutionnelle, annoncent un taux de participation de 46,36% et donnent le président sortant Andry Rajoelina vainqueur au premier tour avec 58,95% des suffrages exprimés.

     

  • BASKETBALL – Le Cospn perd sur le fil sa petite finale de l’Elite 16 de la Road to BAL face au Dynamo du Burundi

    BASKETBALL – Le Cospn perd sur le fil sa petite finale de l’Elite 16 de la Road to BAL face au Dynamo du Burundi

    Antananarivo, 27 Novembre, 6h15 – Une défaite amère. Le COSPN rate d’un petit point sa première qualification à la Basketball Africa League (BAL). L’équipe de la police nationale a perdu la petite finale de la Division Est de l’Elite 16 sur le score de 78 à 79 face au club burundais du Dynamo. Le représentant malgache termine ainsi à la quatrième et rate la dernière place qualificative à la compétition phare du basket africain dans un match digne des playoffs de la NBA.

     

    Le COSPN peut nourrir beaucoup de regrets à l’issue de ce match, tellement ils se sont battus. Les Malgaches se sont retrouvés distancés au score à la fin du premier quart-temps suite à très mauvais début de match. Le tableau d’affichage affichait 30 a 17 en faveur du champion du Burundi. Mais le champion de Madagascar 2022 a de la ressource et réduit progressivement l’écart dans le deuxième quart temps. A la pause le score était de 41 à 47.

     

    Le festival de points se poursuit à la reprise et le regain de confiance du COSPN aussi. Les policiers, plus adroits, recollent au score et parviennent même à passer son adversaire avec une petite marge. La fin troisième quart temps est disputée mais le COSPN sort en tête sur le score de 62 à 59.

     

    Le COSPN reprend le dernier quart temps comme il l’a laissé et colle un 7-0 d’entrée et dix points d’écart à son adversaire du soir. Les policiers malgaches semblent alors filer tranquillement vers la victoire mais le Dynamo continue à se battre. Plus fort au rebond et plus adroit, les Burundais comblent petit à petit leur retard alors que les Malgaches montrent des signes de fatigue et ratent beaucoup de leurs tirs. La fin du match s’est jouée sur une série de lancers francs suite à des rebonds ratés et des fautes côté malgache. Le Dynamo marque 5 lancers francs successifs et repasse devant Madagascar d’un petit point, 79 à 78, dans les ultimes secondes. Malgré une dernière possession, le score en restera là. Le Dynamo jubile, le COSPN pleure.

     

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  • ELECTIONS – Les communales et les législatives devraient avoir lieu au premier semestre de 2024, selon la Ceni

    ELECTIONS – Les communales et les législatives devraient avoir lieu au premier semestre de 2024, selon la Ceni

    Antananarivo, 26 Novembre, 8h30 – Après l’élection présidentielle, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), se tourne déjà vers les échéances électorales de 2024. Selon les précisions d’Arsène Retaf Andrianarisedo Dama, président de l’organe de gestion des élections durant son discours ce samedi lors de la publication des résultats provisoires de la présidentielle du 16 Novembre, « il y aura deux élections majeures pour le premier semestre de 2024, les législatives et communales »

     

    Le mandat des maires et des conseillers municipaux élus en novembre 2019 arrive à son terme cette année. Lors d’une réunion d’échanges pour le processus électoral en juin, la Ceni avait déjà proposé la tenue des communales et municipales entre les mois de mars et de mai 2024.

     

    Pour les législatives, il n’y a pas encore de proposition de calendrier. Par contre le mandat des parlementaires touche à sa fin avant la fin du premier semestre de 2024.

     

    Au niveau de la Ceni, son président appelle déjà les citoyens qui ne sont pas inscrits dans la liste électorale à rejoindre les fokontany à partir du 1er décembre. La liste électorale sera de nouveau ouverte dans le cadre de la révision annuelle de la liste électorale (Rale).

     

  • EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – 5 484,1 milliards d’ariary de recettes fiscales et douanières recouvrées au terme du troisième trimestre

    EXÉCUTION BUDGÉTAIRE – 5 484,1 milliards d’ariary de recettes fiscales et douanières recouvrées au terme du troisième trimestre

    Antananarivo, 25 Novembre, 20h30 – 5 484,1 milliards d’ariary. C’est le total des recettes fiscales et douanières recouvrées durant les neuf premiers mois de cette année. Ce montant correspond à un taux de recouvrement de 60,8% par rapport aux 9 022,3 milliards d’ariary des recettes prévues pour l’ensemble de l’année dans la loi des Finances initiale 2023. Ces chiffres sont rapportés par la direction générale du Budget et des finances (DGBF) dans son compte-rendu de l’exécution budgétaire au troisième trimestre.

     

    Ce niveau d’exécution des recettes est en baisse de neuf points par rapport à la même période en 2022 durant laquelle l’ensemble des recettes recouvrées par les administrations douanière (DGD) et fiscale (DGI) à 69,6%. Bien que le taux de recouvrement ait diminué, une hausse en valeur de 445 milliards d’ariary avait été constatée par rapport au troisième trimestre 2022, indique la DBGF.

     

    Les prévisions de recettes douanières dans la LFI 2023 se chiffrent à 4 236,1 milliards d’ariary. Les recettes exécutées par la DGD au terme des neuf premiers mois de l’année s’élèvent à 2 532,1 milliards d’ariary, soit à 60% du montant total prévu en 2023 contre 74,4% à la même période en 2022.

     

    Cette contre-performance de l’administration douanière s’explique, entre autres, par le recul d’environ 3% par rapport aux trois premiers trimestres de l’année 2022 des importations de produits pétroliers. Selon la DBGF, environ 86% du volume attendu ont été effectivement importés jusqu’à fin septembre. Un déficit fiscal de 12% avait également été enregistré concernant les recettes sur les produits pétroliers avec le cours des produits pétroliers qui a grimpé à partir du mois de septembre, ajoute ce département du ministère de l’Economie et des finances.

     

    Par ailleurs, le droit de douane et la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur les importations de produits non pétroliers recouvrés sont évalués à 87% du montant cible. Et l’application de la clause transitoire sur la fiscalisation de l’exportation de ressources non renouvelables a fortement comprimé la collecte de droit de sortie, ajoute la DGBF pour expliquer le niveau de performance de la Douane.

     

    La DGI pour sa part s’est fixée d’atteindre un objectif de recettes fiscales de 4 786,16 milliards d’ariary cette année. L’administration fiscale en a exécuté 2 952 milliards d’ariary au terme du troisième trimestre, soit 61,7% de cette prévision pour l’ensemble de l’année. La DGBF souligne toutefois que les IRSA des fonctionnaires du mois de septembre 2023 ne sont pas encore intégrés dans la situation des recettes fiscales internes.

     

    Ce résultat de la DGI s’explique notamment par la contre performance constatée au niveau des secteurs BTP, tabacs et alcools, selon le compte rendu de l’exécution budgétaire. Et ce, contrairement aux prévisions en matière d’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM), d’impôt sur les marchés publics (IMP) et de droit des timbres qui ont été dépassées grâce au renforcement des activités de suivi des recettes y afférentes, conclut la DGBF.

     

  • ÉLECTION – Andry Rajoelina « ravi » de son score et de la participation des électeurs

    ÉLECTION – Andry Rajoelina « ravi » de son score et de la participation des électeurs

    Antananarivo, 25 Novembre, 19h45 – Des résultats qui satisfont Andry Rajoelina. Pour le président sortant, les voix qu’il a obtenues expriment le « renouvellement de la confiance des électeurs » à son égard ainsi que le choix de la stabilité par la population. Il se dit d’autant plus « ravi » que le nombre de ses électeurs a augmenté de près d’un million comparé à celui du premier tour de la présidentielle.

     

    « Si j’ai obtenu 1 950 000 voix lors du premier tour en 2018, cette année, je suis ravi parce que mes électeurs ont augmenté. Ils ont atteint les 2 850 000 », réagit-il au sortir de la cérémonie de proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). « Il y a eu un million de personnes de plus à avoir exprimé leur confiance en moi, à m’accepter et à adopter la continuité des actions qui ont été faites », martèle-t-il.

     

    Au-delà du renouvellement de la confiance de ses électeurs, Andry Rajoelina estime également que le vote est l’expression « de la maturité politique et de la sagesse de la population malgache ». « Le peuple malgache a choisi la voie de la continuité, de la sérénité et de la stabilité », souligne-t-il. Il évoque également « une élection exemplaire, un scrutin modèle ». « Contrairement aux élections qui se sont tenues un peu partout en Afrique, il n’y a pas eu de blessés », soulève-t-il.

     

    Et bien que le taux de participation ait diminué entre les élections de 2018 et celle de 2023, le président sortant préfère insister sur la hausse du nombre des votants. « Si l’on compare le nombre des votants à ceux de l’élection présidentielle de 2018, celui-ci a augmenté en 2023 », souligne-t-il. Le président de la Ceni, Retaf Andrianarisedo Dama, a déjà soutenu la thèse d’une baisse d’à peine quelques points entre le deuxième tour de la présidentielle de 2018 et le premier tour de celle de 2023.

     

    Le 16 novembre, selon les chiffres de la Ceni, ce sont 5 119 492 électeurs sur 11 430 229 qui sont venus voter, soit un taux de 46,36%. En 2018, lors du deuxième tour, les résultats provisoires publiés par la Ceni font état de 4 767 697 votants sur 9 912 501 électeurs, soit un taux de participation de 48,1%, ce qui donne une hausse 351 795 votants en nombre absolu par rapport au deuxième tour du scrutin de 2018.

     

    Au premier tour de 2018, le nombre de votants dénombrés par la Ceni était de 5 367 871 sur 9 912 501 électeurs, soit un taux de participation de 54,23% et 248 379 votants de plus qu’au scrutin du 16 novembre 2023.

     

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  • ELECTION – Andry Rajoelina en tête de la présidentielle dans six provinces sur six

    ELECTION – Andry Rajoelina en tête de la présidentielle dans six provinces sur six

    Antananarivo, 25 Novembre, 15h50 – A chaque province son vote. Andry Rajoelina a obtenu la première place dans les six provinces sur six, alors que les trois autres candidats se disputent la deuxième place. Son meilleur score est enregistré à Fianarantsoa où il a obtenu 66,07% avec 721 735 voix sur les 1 092 404 suffrages exprimés.

     

    Vient ensuite Toamasina avec 62,03% où les 466 924 voix qu’il a obtenues sont toutefois moins nombreuses que celles qu’il a gagnées dans la province d’Antananarivo où il a remporté 600 412 voix sur 1 077 330, soit 59,16%, ainsi que celles de Toliara où il a obtenu 541 707 voix sur 990 697 suffrages exprimés, soit 54,68%.

     

    Le pire score obtenu par le président sortant est signalé à Antsiranana avec un pourcentage de 51,78%. Il y a obtenu 204 079 voix sur les 394 150 suffrages exprimés. Dans la province de Mahajanga, le score d’Andry Rajoelina est à peine plus élevé, 52,87% avec 321 233 voix sur 607 586 suffrages exprimés.

     

    Sur les résultats ventilés par province, le député Siteny Randrianasoloniaiko arrive deuxième dans trois provinces sur six. Il s’agit, notamment de Toliara où il a remporté 26,06% (78 874/752 682), de Fianarantsoa avec ses 14,31% (156 303/1 092 404) et de Toamasina avec 10,48% (64 346/607 586).

     

    Marc Ravalomanana qui est troisième au classement général est deuxième dans deux provinces sur six. Son meilleur score est enregistré dans la province d’Antananarivo avec 21,85% (220 132/1 007 245). Il est également deuxième dans la province de Mahajanga où il a obtenu 18,41% (111 867/634 234).

     

    La seule province où Siteny Randrianasoloniaiko et Marc Ravalomanana ne sont pas deuxième est celle d’Antsiranana. Selon les résultats provisoires publiés par la Ceni , le deuxième dans cette province est Hery Rajaonarimampianina qui est crédité de 19,99% des voix (78 784/394 150). La troisième place est obtenue par Siteny Randrianasoloniaiko et ses 11,86 voix.

     

    Pour ce qui est du taux de participation, le chiffre le plus bas est enregistré dans la province d’Antananarivo avec 31,76%. Le plus élevé est signalé dans celle de Toliara avec 63,33%.

     

  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Une courbe de croissance ascendante de prévue pour le secteur textile pour les prochaines années

    PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Une courbe de croissance ascendante de prévue pour le secteur textile pour les prochaines années

    Antananarivo, 25 Novembre, 6h35 – En plein essor. Madagascar s’attend à une croissance de 4,9% de son secteur textile pour l’année prochaine. Et cette croissance devrait encore poursuivre une courbe ascendante qui sera de 8,7% en 2025 et de 8,9% d’après les projections du ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans le Document de performance de Madagascar que ce département a publié.

     

    Le ministère en charge de l’Economie se veut optimiste et estime que Madagascar continuera à bénéficier des avantages de l’African Growth Opportunities Act (Agoa) qui arrivera à échéance en 2025. Le pays pourrait conquérir de nouvelles parts de marché avec la suspension de l’Ethiopie en raison de la situation sociopolitique et sécuritaire de ce pays et la possible inéligibilité de l’île Maurice dont le revenu par habitant devrait dépasser le seuil d’éligibilité pour l’Agoa, expose le MEF dans ce Document de performance.

     

    La délocalisation de l’industrie textile offre depuis des années plusieurs opportunités pour Madagascar qui dispose de l’expérience en la matière ainsi que de plusieurs avantages comparatifs, explique la directrice générale de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy. Et le pays continue d’intéresser les investisseurs étrangers, notamment asiatiques, confie cette responsable de l’agence nationale de promotion des investissements.

     

    Madagascar pourrait d’ailleurs gagner davantage de cette filière. Le Centre du commerce international (ITC) indique, à titre d’exemple, que les marchés avec le potentiel d’exportation le plus élevé des vêtements de Madagascar sont les Etats-Unis, l’Afrique du Sud et la France. L’Afrique du Sud montre la différence en valeur la plus importante entre les exportations potentielles et réelles, indiquant une possibilité de réaliser des exportations additionnelles équivalant à 92 millions de dollars.

     

    Ce secteur est cependant confronté à plusieurs contraintes qui pénalisent son expansion, comme l’irrégularité de l’approvisionnement en électricité. Les incertitudes liées au contexte sociopolitique sont également à prendre en compte.

     

    Le secteur textile et habillement figure parmi les filières priorisées dans le Pacte sur la programmation industrielle de Madagascar. Et la vision commune des parties signataires de cette convention consiste en l’émergence d’une industrie du textile et de l’habillement moderne, compétitive, durable et dynamique, pleinement intégrée dans l’économie mondiale, menant à une augmentation des exportations et de la contribution industrielle au produit intérieur brut.

     

    L’Etat et le secteur privé se sont convenus de créer un climat d’affaires favorable et travailler pour parvenir à une marque de confiance pour les produits « Made in Madagascar ». Les deux parties travailleront également dans l’amélioration de la compétitivité des membres du cluster et le développement continu des compétences professionnelles et techniques.

     

  • ELECTION – Le Collectif des candidats refuse de légitimer les résultats de la présidentielle

    ELECTION – Le Collectif des candidats refuse de légitimer les résultats de la présidentielle

    Antananarivo, 24 Novembre, 18h55 – Le Collectif des candidats affirme ne pas reconnaître les résultats de la présidentielle qui seront bientôt proclamés. « Nous ne pouvons pas légitimer les résultats qui vont sortir », indique Hajo Andrianainarivelo, l’un des candidats, lisant le communiqué signé par huit candidats. « Nous ne serons pas responsables des éventuelles instabilités politiques et sociales qui peuvent survenir plus tard », poursuit-il à l’issue d’une rencontre avec la plateforme de discussions et de médiation Razanamahasoa/Conseil chrétien des Églises (FFKM).

     

    Le Collectif évoque plusieurs raisons pour justifier sa position. Il parle d’un « forcing destiné à mettre à la tête du pays une personne qui a perdu sa nationalité malgache”. Il parle également d’un scrutin entaché “de fraudes, de pressions sur les agents de l’Etat et d’utilisation des biens publics lors de la campagne électorale”. “Madagascar est la risée du monde car on recule tant au niveau démocratique et économique”, ajoute Hajo Andrianainarivelo.

     

    Le Collectif indique vouloir poursuivre ses revendications qui jusqu’ici “n’ont pas été satisfaites malgré les différents appels pour trouver une solution pacifique notamment celui fait par le FFKM et la plateforme Razanamahasoa/FFKM”. Il rappelle toujours revendiquer “le respect de la Constitution et des lois en vigueur, le respect des droits de l’homme, la liberté d’expression et de réunion pacifique, ainsi que l’amélioration du processus électoral”.

     

    Mettant en avant cette « non-reconnaissance » exprimée par le Collectif des candidats, l présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa souligne que la Plateforme de médiation qu’elle dirige “ne cesse de chercher tous les moyens pour ramener la paix et la réconciliation entre malgaches”. Elle évoque elle aussi que « les Malgaches et le pays vont mal ». Elle déplore « les sentiments d’impuissance et d’isolement face aux problèmes et aux malheurs ». Pour elle, ce qui s’est passé durant l’élection présidentielle illustre le « désarroi psychologique » de la population.