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  • NATIONS UNIES – Madagascar unit sa voix à 119 autres pays dans le monde pour appeler à la trêve humanitaire entre Israël et le Hamas, la situation à Gaza de plus en plus préoccupant

    NATIONS UNIES – Madagascar unit sa voix à 119 autres pays dans le monde pour appeler à la trêve humanitaire entre Israël et le Hamas, la situation à Gaza de plus en plus préoccupant

    Antananarivo, 31 Octobre, 10h39 – La résolution a été adoptée vendredi. Madagascar et 119 autres pays adoptent une résolution de l’Organisation des Nations-Unies (Onu) appelant à “une trêve humanitaire immédiate durable et soutenue” entre le Hamas et Israël. 14 pays se sont opposés à la résolution alors que 45 autres se sont abstenus.

    ⭕La résolution proposée par la Jordanie appelle aussi à “la protection des civils et au respect des obligations juridiques et humanitaires”. La résolution réclame ainsi “la libération immédiate et inconditionnelle des civils détenus en captivité et exige leur sécurité, leur bien-être et leur traitement humain, conformément au droit international ».

    ⭕L’Assemblée se dit inquiète des “graves conséquences que les conflits armés ont eues sur les femmes et les enfants ainsi que sur d’autres civils susceptibles de présenter des vulnérabilités spécifiques, notamment les personnes handicapées et personnes âgées”.

    ⭕Depuis l’adoption de la résolution, les offensives israéliennes sur la bande de Gaza n’ont cependant pas cessé. Israël a même annoncé samedi l’entrée de son offensive dans une nouvelle phase. Une seconde phase marquée par l’intensification des bombardements et des opérations au sol des troupes de Tsahal dans l’enclave palestinienne.

    ⭕Depuis le 7 octobre et l’attaque surprise du Hamas sur le sol israélien qui a fait près de 1 400 morts et près de 200 otages, l’armée israélienne bombarde sans relâche la bande de Gaza. Près de 8 000 personnes sont mortes jusqu’à présent dans l’enclave palestinienne de plus de 2 millions d’habitants, selon l’armée israélienne.

    ⭕La population civile est la principale victime des représailles israéliennes avec la situation humanitaire à Gaza qui continue de se dégrader. Les hôpitaux sont débordés et beaucoup ont été fermés faute de moyens. La nourriture et l’eau se font aussi de plus en plus rare avec le blocus israéliens. Le nombre de camions transportant des aides humanitaires a été drastiquement réduit et le nombre de déplacés ne cesse d’augmenter.

  • Une taxe supplémentaire sur les serviettes hygiéniques et des couches en provenance de certains pays

    Une taxe supplémentaire sur les serviettes hygiéniques et des couches en provenance de certains pays

    Antananarivo, 30 Octobre, 18h05 – Une taxe supplémentaire imposée. Un droit additionnel au droit de douane ad valorem au taux de 27% de la valeur CAF est appliqué sur les importations de serviettes et tampons hygiéniques, couches, langes et articles similaires en provenance notamment de la Turquie, de l’Egypte, de la Chine et de la Belgique. Il s’agit d’une mesure de sauvegarde provisoire prise par l’Autorité nationale chargée des mesures commerciales (ANMCC) à la demande de la Branche de production nationale (BPN) de ces produits, et qui est déjà entrée en vigueur depuis le 25 octobre.

    L’ANMCC indique avoir pris cette mesure par rapport au « dommage grave » causé par l’accroissement de l’importation de ces produits d’hygiène sous la position tarifaire 96190000 du tarif des douanes malgache ces dernières années. Et ce, en insistant que « tout délai d’attente supplémentaire pourrait causer un dommage difficilement réparable ».

    Ainsi, toutes importations de ces produits sont soumises à la déclaration préalable d’importation (DPI) via le système Midac dument validée par l’ANMCC. Les marchandises dont les importations ne respectent pas l’obligation de la DPI et celles qui n’ont pas la preuve de paiement du droit additionnel sont considérées comme des marchandises prohibées et passibles de sanction, avertit cet organe chargé des mesures correctives commerciales.

    L’ANMCC a par ailleurs déjà ouvert l’enquête de sauvegarde sur les importations des couches et serviettes hygiéniques à Madagascar pour statuer sur la mesure de sauvegarde définitive sur ces produits. Cette enquête va durer entre 9 et 12 mois. L’ANMCC a déjà indiqué que les données dont elle dispose ont permis de constater que les produits qui font l’objet de l’enquête ont été importés en quantités tellement accrues entre le mois d’août 2020 et le mois de juillet 2023. Celle-ci de déduire que cet accroissement a causé un dommage grave à la BPN.

    Les parties concernées par cette enquête sont appelées à se manifester pour livrer leurs commentaires et des informations pertinentes à communiquer à l’ANMCC, à travers les réponses au questionnaire qui leur sera envoyé. Des auditions publiques peuvent également être organisées, à la demande des parties intéressées. Ces auditions leur permettront de présenter des éléments de preuve et leurs points de vue et, notamment, d’avoir la possibilité de répondre aux exposés d’autres parties et de défendre leurs intérêts, soutient l’ANMCC.

     

  • MATERIAU DE CONSTRUCTION – Les importations de peinture à Madagascar limitées à 3 000 tonnes

    MATERIAU DE CONSTRUCTION – Les importations de peinture à Madagascar limitées à 3 000 tonnes

    Antananarivo, 31 Octobre, 8h55 – Le quota des importateurs de peinture à l’eau et de peinture à l’huile est fixé à 3 000 tonnes à partir du début du mois de novembre. Il s’agit d’une mesure de sauvegarde définitive sur ces produits prise par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) face au « dommage grave » subi par la Branche de production nationale (BPN) avec l’accroissement important des importations de ces produits.

     

    Ce quota est néanmoins amené à augmenter de 250 tonnes par an durant la période d’application de cette mesure de sauvegarde qui est d’une durée de quatre ans. S’il est de 3 000 tonnes du 1er novembre 2023 au 31 octobre 2024, le quota sera à 3 250 tonnes pour la deuxième année, 3 500 tonnes pour la troisième et 3 750 pour la quatrième année.

     

    Cette mesure de sauvegarde prend ainsi la forme d’un contingent tarifaire. Les importations au-delà de ces quotas sont soumises à un droit additionnel de 18% fixe annuel de la valeur CAF dont les importateurs doivent s’acquitter, souligne l’ANMCC.

     

    Quand l’enquête de sauvegarde sur les importations de peintures à Madagascar avait été lancée au mois de juin de l’année dernière, il avait été rapporté que les peintures ont été importées en quantités accrues. Cet accroissement a causé ou menace de causer un dommage grave à la BPN de produit similaire ou directement concurrent au produit objet de l’enquête, d’après ce qu’avait rapporté l’ANMCC auprès du Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

     

    Dans cette notification du Comité des sauvegardes de l’OMC, une augmentation des importations par rapport à la production nationale en 2021 avait été soulignée. D’une part, comparé à l’année de base, cette hausse est de 15 points d’indice et d’autre part, ce rapport a augmenté de 26 points d’indice entre 2020 et 2021.

     

    L’accroissement des importations de peintures a causé des dommages pour les producteurs locaux. Ceux-ci ont rapporté qu’en moyenne, environ 60% de la production totale sont des peintures à l’eau et 40% sont des peintures à l’huile. En général, une tendance à la baisse de la production nationale durant la période d’étude de 2018 à 2021 a été enregistrée. Entre 2019 et 2021, une baisse significative de 14 points d’indice a été constatée.

     

    Pour ce qui est de ventes, elles ont augmenté de points d’indice de 2018 à 2019. Elles ont cependant commencé à baissé à partir de 2020 jusqu’en 2021 selon la BPN. Les producteurs locaux avaient confié que par rapport à l’année 2019, leur volume de vente a connu une baisse de six points en 2020. En 2021, une diminution significative du volume de vente des peintures locales a été enregistrée avec 25 points de moins par rapport à l’année 2018.

     

    La part de marché des peintures importées en 2021 a par ailleurs enregistré une hausse importante de 14 points d’indice comparé à celle de 2020 et de 11 points d’indice par rapport à l’année de base. La part de marché de la BPN connait une évolution contraire à celle des importations. Le volume du stock n’avait alors cessé d’augmenter durant la période d’études pour les producteurs locaux. Une augmentation significative de 78 points en 2019 et excessive de 215 points en 2021 signifient que les industries nationales sont encore en difficulté dans l’écoulement de leurs produits malgré la baisse du volume des peintures produites, selon la BPN.

     

    Photo : Pixabay

  • FOOTBALL – Nouveau Ballon d’or et un record pour Lionel Messi 

    FOOTBALL – Nouveau Ballon d’or et un record pour Lionel Messi 

    Antananarivo, 31 octobre, 7h00 – Le grand huit. Sans grande surprise, l’Argentin Lionel Messi s’est vu décerné le Ballon d’or 2023. C’est de la main de David Beckham, propriétaire de l’Inter Miami, le club dans lequel il évolue que la Pulga a reçu son huitième trophée, au cours de la cérémonie au Théâtre de Châtelet, à Paris, lundi soir.

     

    « Tous les enfants en rêvent. Faire partie des meilleurs joueurs du monde et une grande fierté », lance Lionel Messi. L’Argentin, qui avait porté son équipe nationale pour décrocher la Coupe du monde 2022 au Qatar n’avait pas de concurrent pour le trophée France Football. Celui qui est sacré meilleur joueur de la saison 2022-23 avait marqué sept buts, dont deux durant la finale, et qui a délivré trois passes décisives, termine meilleur joueur de la compétition.

     

    Avec ce nouveau Ballon d’or, l’ancien Barcelonais enrichit son palmarès déjà impressionnant au cours d’une carrière exceptionnelle. Avec ce huitième trophée, un record, 14 ans après le premier titre, le joueur de 36 ans devance de trois unités le Portugais Cristiano Ronaldo

     

    Pour la saison 2022-23, Lionel Messi devance l’attaquant norvégien Erling Haaland, qui s’est consolé du trophée Gerd Müller du meilleur buteur de la saison. Le Français Kylian Mbappé complète le podium de cette 67e cérémonie de Ballon d’or, avec cinq joueurs de Manchester City, sacré meilleur club, dans le top 10. Le Nigérian Victor Osimhen, arrivé en huitième position, est le premier Africain dans ce classement.

     

    Dans la catégorie féminine, le Ballon d’or a été décerné à la joueuse du FC Barcelone Aitana Bonmati, vainqueur de la Coupe du monde 2023. Outre Erling Haaland pour son trophée Gerd Müller, l’Anglais Jude Bellingham, obtient le Trophée Kopa et le titre de meilleur jeune. Emiliano Martinez, le coéquipier de Lionel Messi en sélection, hérite du Trophée Yachine, celui du meilleur gardien de but. Avec son triplé, Manchester City remporte le titre du meilleur club masculin de la saison et Le FC Barcelone meilleur club féminin.

     

    Le classement final du Ballon d’Or 2023

    1. Lionel Messi (Paris SG puis Inter Miami / Argentine)

    2. Erling Haaland (Manchester City / Norvège)

    3. Kylian Mbappé (Paris SG / France)

    4. Kevin De Bruyne (Manchester City / Belgique)

    5. Rodri (Manchester City / Espagne)

    6. Vinicius Jr (Real Madrid / Brésil)

    7. Julian Alvarez (Manchester City / Argentine)

    8. Victor Osimhen (Naples / Nigeria)

    9. Bernardo Silva (Manchester City / Portugal)

    10. Luka Modric (Real Madrid / Croatie)

     

    Le palmarès de la cérémonie du Ballon d’Or 2023

    Ballon d’Or masculin : Lionel Messi

    Ballon d’Or féminin : Aitana Bonmati

    Trophée Kopa (meilleur jeune) : Jude Bellingham

    Trophée Yachine (meilleur gardien) : Emiliano Martinez

    Trophée Socrates (engagement social) : Vinicius Jr

    Trophée Gerd Müller (meilleur buteur) : Erling Haaland

    Meilleur club masculin : Manchester City

    Meilleur club féminin : FC Barcelone

     

    Photo : France Football

     

  • EVENEMENT – Madagascar annonce sa participation au World food India à New Dehli du 3 au 5 novembre

    EVENEMENT – Madagascar annonce sa participation au World food India à New Dehli du 3 au 5 novembre

    Antananarivo, 30 Octobre, 16h56 – Madagascar sera bien présent à l’une des plus grandes rencontres mondiales sur l’alimentation. Selon le compte-rendu du Conseil de gouvernement, la Grande île sera représentée à la deuxième édition du « World Food India » qui aura lieu du 3 au 5 novembre à New Delhi par le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.
    ⭕Cet événement mondial auquel participeront plus de 900 exposants venus de plus de 80 pays constitue une véritable plateforme au cours de laquelle des acteurs du monde entier discuteront des problématiques mondiales liées à l’alimentation, mais aussi des différentes innovations mises en oeuvre pour faire face aux défis mondiaux. L’Inde, l’un des plus grands producteurs mondiaux de produits alimentaires, entend mettre en avant ses richesses et la diversité de son secteur de la transformation alimentaire.
    ⭕L’événement a à coeur de réunir autour d’une même plateforme différents investisseurs mondiaux dans le secteur de l’alimentation et de l’agroalimentaire. L’objectif est de connecter les producteurs indiens du secteur alimentaire aux différents décideurs, acheteurs et industriels du secteur alimentaire.
    ⭕Comme l’événement coïncide avec l’Année internationale du mil, la deuxième édition du World Food India mettra également l’accent sur le rôle important que ce céréale peut jouer dans l’agriculture durable et la sécurité alimentaire dans le monde.
  • ELECTION – 84% des cartes électorales distribuées dans tout Madagascar

    ELECTION – 84% des cartes électorales distribuées dans tout Madagascar

    Antananarivo, 30 Octobre, 14h38 – Environ 9 millions de cartes électorales distribuées. A deux jours de la dernière journée de porte-à-porte pour la distribution des cartes électorales, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) indique avoir distribué 84% des cartes d’électeurs. Ces chiffres ont été communiqués par la délégation de l’organe de gestion des élections, conduite Retaf Dama Andrianarisedo, président de la CENI, ce lundi à Toamasina.

    ⭕La distribution de ces cartes électorales avait débuté vers le milieu du mois de septembre. La Ceni prévoit d’arrêter l’opération de distribution en porte à porte des cartes électorales le 2 novembre prochain. Mais, les citoyens, qui n’ont pas encore reçu leurs cartes, pourront toujours les récupérer auprès du bureau de leur fokontany jusqu’au jour du scrutin. Ils pourront même les récupérer, le jour de l’élection, dans la cour des bureaux de vote.

    ⭕Plus de 11 millions d’électeurs sont inscrits dans le registre électoral de la Ceni. Ces électeurs seront répartis dans 27 375 bureaux de vote à travers la Grande île.

    Photo : CENI

  • SPORTS – Le MB2All conserve son titre de champion de Madagascar de basketball N1A Dames

    SPORTS – Le MB2All conserve son titre de champion de Madagascar de basketball N1A Dames

    Antananarivo, 30 Octobre, 9h43 – Le MB2All remporte pour la énième fois le titre de champion de Madagascar de basketball N1 Dames en battant la l’équipe de la gendarmerie nationale basketball club (GNBC), dimanche, au Palais des sports et de la culture se Mahamasina, 60 à 54.

    ⭕Cette équipe, composée, entre autres de Muriel Hajanirina, Minaoharisoa Christiane Jaofera, Sydonie Marie Erica Andriamihajanirina ou encore Chantiah Ranarisaona, a demontré tout au long de cette compétition sa domination sur le basketball féminin malgache depuis quelques années. Les protégées de Ndranto Rakotonanahary ont été invaincues depuis le début de ce championnat 2023.

    ⭕La GNBC pour sa première saison en N1A dames n’a cependant pas démerité. Emeranchine Raheriniaina qui était encore très décisive, ce dimanche, et ses coéquipières ont donné du fil à retordre à cette machine gagnante du MB2All. Sur les quatre quart-temps de cette finale, l’équipe de la gendarmerie a remporté le troisième (17-13, 19-18, 9-12, 11-15).

    Photo : Fédération malgache de basketball

  • La GNBC sacrée championne de Madagascar de basketball N1A aux dépens de l’Ascut

    La GNBC sacrée championne de Madagascar de basketball N1A aux dépens de l’Ascut

    Antananarivo, 29 Octobre, 20h35 – La GNBC est la nouvelle équipe championne de Madagascar de basket-ball Messieurs à l’issue de la finale N1A Hommes qui s’est déroulée ce dimanche à Mahamasina. Les gendarmes ont dominé les sociétaires de l’Association sportive de la Commune urbaine de Toamasina sur le score de 89 à 71.

     

    Le début du match a pourtant été à l’avantage de l’Ascut. Le club de la Ville du Grand port prend les devants à l’issue du premier quart temps et prend même une certaine marge à la mi-temps (37 à 31). Les joueurs de Toamasina prennent le meilleur sur les gendarmes grâce à des contre-attaques rapides qui ont déstabilisé la défense de la GNBC.

     

    Mais la GNBC, résiliente et portée encore une fois par un Elly Randriampionona des grands soirs, sonne le réveil du champion. Les gendarmes reprennent les commandes à l’issue du troisième quart temps (60-54) et creusent l’écart dans le dernier quart temps (89-71). Elly Randriampionona, MVP de la soirée porte presque tout seul les gendarmes avec 43 points à son actif

     

    Grâce à cette victoire, la GNBC retouche enfin au Graal après quelques années de disette. Les gendarmes succèdent au COSPN, champion de Madagascar en 2021 et 2022. Chez les femmes lors de la finale qui s’est disputée un peu plus tôt, c’est le MB2All qui décroche le titre national en s’imposant face à la GNBC sur le score de 60 à 54.

     

     

  • La HCC évoque des faits nouveaux pour expliquer sa décision de transférer l’intérim du chef de l’Etat au président du Sénat

    La HCC évoque des faits nouveaux pour expliquer sa décision de transférer l’intérim du chef de l’Etat au président du Sénat

    Antananarivo, 29 Octobre, 15h20 – Un nouveau président du Sénat prêt à exercer les fonctions de chef de l’Etat par intérim et la volonté expresse du gouvernement collégial à remettre à celui-ci les fonctions de chef de l’Etat. Autant de faits nouveaux survenus ces deux dernières semaines pour que la Haute cour constitutionnelle (HCC) revienne sur sa décision de confier au gouvernement collégial les attributions présidentielles courantes.

    « L’élection d’un nouveau président du Sénat, sa disponibilité à exercer les fonctions de chef de l’Etat par intérim et enfin la volonté expresse du Gouvernement collégial de lui remettre les fonctions de chef de l’Etat par intérim constituent un fait nouveau », estime la HCC dans sa décision relative à une requête aux fins de mise en œuvre de l’article 46 alinéa 2 de la Constitution publiée vendredi. Et bien qu’elle ait déjà désigné le gouvernement collégial pour exercer les fonctions présidentielles par intérim, et ait par deux fois indiqué que sa décision en ce sens est insusceptible de recours, elle souligne que « ce fait nouveau permet à la HCC de « faire appliquer les dispositions de l’article 46 alinéa 2 de la Constitution, et ainsi de confier les fonctions du chef de l’Etat par intérim au président du Sénat, le général de corps d’armée à la retraite Ravalomanana Richard ».

    Dans sa décision, la HCC rappelle que si elle a initialement désigné le Gouvernement collégial, c’est à la suite de « l’empêchement du président du Sénat à exercer les fonctions de chef de l’Etat par intérim, de sa renonciation pour des raisons personnelles dûment signée par une lettre en date du 8 septembre 2023 et confirmée par une déclaration publique le 13 septembre 2023 ». Le précédent président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, a indiqué plus tard être à nouveau disponible pour assumer ses responsabilités et a mis en avant des menaces et des pressions pour expliquer sa renonciation initiale, mais la HCC avait refusé de considérer ces arguments comme faits nouveaux. Elle avait, notamment, indiqué ne « pas être une juridiction pénale », dans une autre de ses décisions, expliquant ainsi son incapacité à établir la véracité des faits évoqués par Herimanana Razafimahefa. La HCC « ne peut pas statuer sur une simple déclaration », souligne-t-elle.

    Après avoir néanmoins recoupé cette déclaration avec celle des sénateurs dans leur résolution de destitution, la HCC a mis en avant « une divergence de vue politique ». Elle a également tenu compte de la « déclaration publique confirmant la lettre de renonciation » du précédent président du Sénat et a conclu « qu’une telle déclaration publique venant d’un haut responsable de l’Etat est lourde de sens ».

  • Le FMI recommande aux autorités malgaches de maintenir des politiques macroéconomiques appropriées afin de préserver la stabilité

    Le FMI recommande aux autorités malgaches de maintenir des politiques macroéconomiques appropriées afin de préserver la stabilité

    Antananarivo, 29 Octobre, 13h05 – La probabilité d’un risque d’instabilité politique résultant d’un mécontentement de la population à l’égard des pouvoirs publics avait déjà été jugée « élevée » par le Fonds monétaire international (FMI). Cette indiquétude figurait dans la Matrice d’évaluation des risques (MER) établie par cette institution de Bretton Woods dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), dont le rapport en français a été publié au mois de septembre .

     

    En réponse aux incidences en cas de concrétisation de ce risque, le FMI avait recommandé aux autorités malgaches de maintenir des politiques macroéconomiques appropriées afin de préserver la stabilité. Celles-ci sont également appelées à axer les réformes sur des domaines moins sensibles à la situation sociopolitique et à améliorer l’inclusivité des politiques publiques. Cette institution financière recommande parallèlement à l’Etat l’utilisation d’une partie de la marge de manœuvre budgétaire pour l’accroissement des investissements en faveur des programmes sociaux ainsi que l’intensification de la lutte contre la corruption, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

     

    Dans sa Matrice d’évaluation des risques, le FMI explique que « les chocs au niveau de l’offre, une inflation élevée, la baisse des salaires réels et les retombées des crises dans d’autres pays aggravent les inégalités, engendrent des troubles sociaux et sont à l’origine de pressions financières et de politiques populistes néfastes ». Et c’est une situation qui « aggrave les déséquilibres, ralentit la croissance et provoque une revalorisation des prix du marché », explique cette institution.

     

    L’instabilité politique pourrait alors « résulter d’un mécontentement de la population à l’égard des pouvoirs publics ». Ce mécontentement découlerait des crises humanitaires et sanitaires à répétition, de l’inflation élevée, de la crise alimentaire actuelle et de la criminalité et du banditisme largement répandus qui provoquent des troubles sociaux.

     

    Le FMI avait déjà avancé que « les protestations pourraient se multiplier, alimentées par la polarisation politique à l’approche des élections de novembre 2023 et par l’aggravation des tensions socioéconomiques ». Et le Fonds d’ajouter que «la volatilité pourrait se poursuivre pendant la période postélectorale à la suite de contentieux électoraux, perturbant le programme de réforme et exerçant de fortes contraintes sur le budget ».

     

    La Matrice d’évaluation des risques (MER) reflète l’avis des services du FMI sur les sources des risques et sur le niveau général de préoccupation qu’ils suscitaient lors des échanges avec les autorités. Les chocs et le scénario conjoncturels mettent en évidence les risques qui pourraient se réaliser à un horizon plus court, entre 12 et 18 mois. Les risques structurels sont ceux qui resteront probablement importants à plus long terme, d’après le FMI.