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  • EMPRUNTS EXTERIEURS – 4 009 millions de dollars de financements attendus au titre de l’année 2023

    EMPRUNTS EXTERIEURS – 4 009 millions de dollars de financements attendus au titre de l’année 2023

    Antananarivo, 15 Septembre, 9h48 – 4 009 millions de dollars, soit 16 902 milliards d’ariary. C’est le montant total des financements attendus par Madagascar cette année. Ce montant est déjà avancé dans le plan d’emprunt extérieur prévu dans la loi des Finances (LFI 2023) mais que le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a rappelé dans la Revue de milieu de l’année (RMA) qu’il a publié la semaine dernière.

    ⭕Cette revue énumère des financements en cours de négociation, notamment celui avec l’Eximbank de Chine pour le projet de fourniture et livraison de matériels roulants et équipements ferroviaires ou pour la Centrale hydroélectrique de Ranomafana. Des financements de projets avec l’Eximbank de l’Inde sont également en cours de négociation, selon ce document. Tout comme avec l’Agence Française de développement (AFD).

    ⭕Le MEF parle également de financements en cours de signature, notamment ceux de Talaky Be et Angovo avec l’AFD dans cette revue. Or, le Gouvernement malgache et l’AFD ont déjà signé les accords de financement pour ces deux projet au mois d’aout, dont pour un montant total de 33,2 millions d’euros pour Angovo et 40 millions d’euros pour Talaky Be.

    ⭕Des projets évoqués dans le plan d’emprunts du MEF sont en cours de mise en vigueur. Il y a par exemple le Programme de financement des risques de catastrophes en Afrique – Adrifi avec la Banque africaine de développement, le Projet d’adaptation du système rizicole pour une amélioration de la résilience et la sécurité alimentaire rizicole avec l’Association internationale de développement (IDA) ou le Programme de développement des filières agricoles avec le Fonds international de développement agricole (Fida).

    ⭕Sont également inscrits dans les projets mis en vigueur le projet de construction d’un Fly-Over entre le croisement de la RN1 et de la RN58A à Anosizato avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) ou la phase II du Regional food systems resilience program for eastern and southern Africa, avec l’IDA.

    ⭕Le projet de Renforcement et d’interconnexion des réseaux de transport d’énergie électrique à Madagascar (Prirtem I) avec l’EximBank de Corée ou le Projet d’urgence de renforcement de production alimentaire de Madagascar (Purpa) avec la BAD figure pour leur part parmi les projets en attente de déclaration de mise en vigueur, selon le RMA du ministère en charge des Finances.

  • Des Bons du trésor spéciaux à hauteur de 707,98 milliards d’ariary émis au premier semestre de 2023 pour le paiement des passifs de l’Etat envers les pétroliers et pour des prêts accordés à la Jirama

    Des Bons du trésor spéciaux à hauteur de 707,98 milliards d’ariary émis au premier semestre de 2023 pour le paiement des passifs de l’Etat envers les pétroliers et pour des prêts accordés à la Jirama

    Antananarivo, 15 Septembre, 07h30 – L’Etat, dans la Loi des Finances 2023, avait prévu d’émettre des bons du trésor spéciaux (BTS) à hauteur de 1 161 milliards d’ariary pour le compte du Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) et de la Jirama durant le premier semestre de cette année. Mais il n’en a finalement réalisé que 707,98 milliards d’ariary, soit 453,03 en dessous de cette prévision, d’après les données livrées par la direction générale du Trésor (DGT).

     

    Concernant le tirage de BTS pour le GPM, la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait expliqué en mars qu’un accord était trouvé entre l’Etat et les pétroliers. Les deux parties se sont convenues de régler leurs dettes croisées. L’Etat devait émettre des BTS pour régler ses passifs envers les membres du GPM. Les compagnies pétrolières, de leur côté, se sont engagées, à l’époque, à reprendre le paiement des taxes et redevance sur les carburants.

     

    Selon les chiffres communiqués par les autorités locales au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la troisième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), les dettes brutes cumulées de l’Etat envers les distributeurs de produits pétroliers, qui étaient générées par le non ajustement des prix à la pompe, s’élevaient à 960 milliards d’ariary à fin décembre 2022. A celles-ci s’ajoutaient 415 milliards d’ariary que l’Etat devait à ces pétroliers pour les réquisitions de carburants pour la Jirama.

     

    L’Etat indique avoir effectué des remboursements depuis le mois de décembre, dont 167 milliards d’ariary au mois de mars, et 735 milliards d’ariary vers la moitié du mois de mai. Avec les nouveaux passifs pour les opérations du premier semestre 2023, il devrait rester 112 milliards d’ariary de dettes brutes envers ces distributeurs vers la fin du mois de juin, selon les autorités locales.

     

    Pour le règlement des 415 milliards d’ariary dus suite aux réquisitions de la Jirama, un paiement de 150 milliards d’ariary avait été effectué par le gouvernement au mois de décembre 2022, suivi d’un autre à hauteur de 315 milliards d’ariary à mi-mai 2023. Comme indiqué par l’Etat au FMI, avec les nouvelles réquisitions entreprises durant le premier semestre de cette année, le solde cumulé pour ces opérations devrait être de 258 milliards d’ariary.

     

    Concernant les BTS en faveur de la Jirama, il s’agit d’un soutien financier de l’Etat pour la compagnie nationale qui est sous forme de prêt. L’émission de BTS vise à responsabiliser la Jirama et étant sous forme de prêt, il ne devrait pas affecter le déficit budgétaire, estimait l’Etat. Des BTS avaient déjà été émis pour cette société d’Etat, dont le plus récent est le BTS-4 Jirama qui avait été approuvé en Conseil des ministres au mois d’août. Ces Bons du trésor spéciaux sont émis pour aider la Jirama notamment dans le règlement de ses factures d’achat d’énergie auprès de ses prestataires producteurs d’électricité. La Jirama a pour obligation de rembourser l’argent public qui lui est prêté.

     

    Selon ce qui est déjà indiqué par la DGT, l’Etat avait prévu d’émettre des BTS GPM/JIRAMA d’une valeur de 279 milliards d’ariary pour le second semestre de 2023. Pour d’autres besoins, des tirages sur emprunts intérieurs sont également prévus pour cette période, dont des Bons du trésor par adjudication (BTA) d’une valeur de 373,71 milliards d’ariary, des Bons du trésor Fihary (BTF) à hauteur de 377,75 milliards d’ariary et 18,07 milliards d’ariary d’avances statutaires.

  • PRESIDENTIELLE – Florent Rakotoarisoa réfute les accusations contre la HCC 

    PRESIDENTIELLE – Florent Rakotoarisoa réfute les accusations contre la HCC 

    Antananarivo, 14 septembre, 19h45 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) se défend. Elle assure respecter la Constitution dans ses décisions face aux attaques dont elle fait l’objet. «Nous réfutons cette idée de coup d’Etat institutionnel (…) et les affirmations selon lesquelles la désignation du gouvernement collégial [pour assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim] est anticonstitutionnelle », réplique Florent Rakotoarisoa, président de la HCC, jeudi, à la presse, à Ambohidahy.

     

    Le président de la Cour tient à donner sa version face « aux reproches qui frisent l’accusation, pour ne pas dire autre chose, et qui nécessitent quelques rectifications ». Pour lui, la désignation du gouvernement pour assurer collégialement les fonctions du chef de l’Etat par intérim respecte la Constitution. « Nous ne pouvons pas laisser un vide juridique s’installer », explique-t-il « après avoir reçu la lettre de renonciation du président du Sénat et la démission du président de la République ».

     

    « Nous ne pouvons pas forcer le président du Sénat [d’assumer les fonctions du chef de l’Etat par intérim] », argumente Florent Rakotoarisoa. « Un coup d’Etat institutionnel est la prise de pouvoir entre les mains de ses détenteurs d’une manière illégale ou par la force (…) Où est-ce qu’on peut trouver un coup d’Etat dans la mesure où c’est le détenteur qui y avait renoncé », ajoute le magistrat de formation.

     

    La HCC soulève aussi la question relative à la gestion du cas de nationalité du président sortant et candidat à la présidentielle. « Il n’appartient pas à la HCC de se pencher sur la question de nationalité. C’est du ressort du tribunal de première instance. Il n’appartient pas à la HCC d’authentifier un tel acte. Il ne revient pas à la HCC d’investiguer sur l’authenticité du document. Le document est réputé authentique jusqu’à preuve de contraire ». Florent Rakotoarisoa évoque ensuite le « manque de temps » pour soulever la question préjudicielle sur le cas de nationalité du chef de l’Etat sortant « par rapport au calendrier électoral » à la suite d’une requête déposée à Ambohidahy. Selon l’article 67 du code de la nationalité, « les contestations sur la nationalité constitue r devant toute autre juridiction une question préjudicielle qui oblige le juge à surseoir à statuer jusqu’à ce que la question ait été tranchée ».

     

    Entre-temps, Florent Rakotoarisoa répond aux reproches relatifs à la partialité de la Cour. « Nous nous basons sur les textes. Toutes les décisions sont prises d’une manière collégiale », rétorque-t-il concernant les soupçons de conflits d’intérêts qui guettent les membres de l’institution qu’il dirige.

     

    Depuis quelques jours, les critiques contre les décisions de la HCC fusent. Tour à tour, des candidats à la présidentielle, le groupement de la société civile et le « Andrimaso FFKM », la branche du Conseil chrétien des Eglises à Madagascar pour l’observation des élections, sont montés au créneau pour fustiger la Cour, soupçonnée de « partialité ».

     

  • Madagascar Business Linkage : Une plateforme de mise en relation d’affaires des entreprises à Madagascar

    Madagascar Business Linkage : Une plateforme de mise en relation d’affaires des entreprises à Madagascar

    Opérationnelle. Madagascar Business Linkage, une plateforme de mise en relation d’affaires des entreprises formellement enregistrées à Madagascar vient d’être officiellement lancée ce jeudi. Il s’agit d’une plateforme permettant à ces entreprises de trouver des fournisseurs ou des sous-traitants. Du point de vue de l’offre, elle permettra aux entreprises désireuses de nouer des relations commerciales d’avoir de la visibilité, expose la chargée du programme SME Business linkage program (SME BLP), Sandrine Rakotovao.

    Cette plateforme numérique s’inscrit dans le cadre du SME BLP qui est initié par la Banque africaine de développement (BAD). La croissance du marché locale est l’objectif de cette institution financière dans cette initiative, souligne Sandrine Rakotovao. « Cette plateforme va surement s’ouvrir à l’export à termes mais elle se concentrera dans un premier temps sur le marché local », souligne-t-elle. Elle ajoute que « la BAD a choisi de prioriser les emplois et les ventes sur ce marché afin que les entreprises deviennent plus fortes et qu’elles puissent mieux répondre à diverses exigences ».

    Madagascar Business Linkage a été conçu par la société spécialisée dans la transformation digitale Ingenosya. La plateforme devra permettre aux entreprises d’identifier facilement les fournisseurs locaux de biens et de service et d’évaluer leurs capacités. La plateforme permet aussi de professionnaliser les fournisseurs et sous-traitants, de contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises et de faciliter leur collaboration au sein du tissu économique local.

    Les entreprises du SME BLP, ayant bénéficié d’appuis et d’accompagnements en termes d’accès aux compétences, aux marchés et au financement, sont déjà sur cette plateforme, précise-t-elle. Les autres entreprises formelles intéressées à l’intégrer sont pour leur part invitées à s’inscrire et à l’utiliser gratuitement. Elles pourront y présenter leurs activités, s’informer sur les demandes qui y sont publiées ou encore visualiser et télécharger du contenu.

    Une campagne d’information et de promotion de cette plateforme sera lancée durant le mois d’octobre dans plusieurs villes de Madagascar. Cette opération sera menée par le SME BLP en partenariat avec les Chambres de commerce et d’industries et les antennes de l’Economic development board of Madagascar (EDBM).

  • ELECTION – Des organisations de la société civile fustigent à son tour la remise du pouvoir au gouvernement collégial

    ELECTION – Des organisations de la société civile fustigent à son tour la remise du pouvoir au gouvernement collégial

    Antananarivo, 14 Septembre, 16h56 – Alors que les déclarations se multiplient, des organisations de la société civile font aussi entendre leur voix. Lors d’une conférence de presse ce jeudi, une plateforme d’une trentaine d’organisations de la société civile condamne la remise du pouvoir au gouvernement collégial. D’après leur déclaration, “ la remise du pouvoir au gouvernement collégial (…) qui n’a pas été élu est illégale et bafoue le choix du peuple”.

    ⭕Pour la société civile, “le pouvoir doit être rendu au président du Sénat”. “Si on veut une élection apaisée, et des résultats incontestés, il faut remettre le pouvoir au président du Sénat”, ajoute la plateforme. Si ce dernier refuse de prendre les fonctions de président de la République, “il doit démissionner car il renie la tâche qui lui incombe” , ajoute-t-elle.

    ⭕La société civile demande aussi à Andry Rajoelina de renoncer à sa nationalité française. La plateforme qualifie “d’erreur politique et historique le fait qu’un président de la République demande et accepte une nationalité étrangère.

    ⭕Plus largement dans son appel, la société civile appelle à une prise de responsabilité de chaque entité afin de garantir un processus électoral apaisé et accepté de tous. Il en appelle notamment, à l’armée, aux institutions, aux partenaires étrangers, au Conseil chrétien des Églises et surtout à la population.

    Photo : Rohy Madagasikara

  • ELECTION – L’OMC national promet la tenue de la présidentielle le 9 novembre et exhorte les acteurs politiques et les candidats à « respecter de la loi »

    ELECTION – L’OMC national promet la tenue de la présidentielle le 9 novembre et exhorte les acteurs politiques et les candidats à « respecter de la loi »

    Antananarivo, 14 septembre, 15h06 – Des messages pour les acteurs politique et pour l’opinion publique. L’Organe mixte de conception au niveau national (OMC/Nat) dresse sa feuille de route durant la période électorale. « Nous avançons dans le processus électoral pour le scrutin du 9 novembre », assure le Premier ministre Christian Ntsay, à la tête du gouvernement collégial, qui assure les fonctions du chef de l’Etat par intérim, jeudi au palais du Premier ministre, à Mahazoarivo.

    ⭕« Nous avons examiné les organisations pour assurer la sécurité avant, pendant et après l’élection », indique le chef du gouvernement après la réunion de plusieurs heures de l’OMC/Nat. Il s’agit de l’organe réunissant plusieurs ministres, responsables des forces de l’ordre et de justice, chargé d’assurer la défense de la sécurité publique ainsi que l’ordre public, économique et social au niveau national. Des responsables au sein de la Commission électoral national indépendante (Ceni) sont également présents au rendez-vous.

    ⭕Le chef du gouvernement lance un appel aux hommes politiques et aux candidats à la présidentielle. « Ce n’est pas le moment de provoquer des troubles et de diviser les Malgaches », lance Christian Ntsay. « La politique constitue le lieu de compétition des hommes politiques. Il existe des textes et loi que la population malgache, et surtout les hommes politiques, doivent respecter », affirme-t-il avant de rappeler « la responsabilité des hommes politiques et les candidats pour l’apaisement ». « Nous avons dans le processus électoral (…) l’unique voie pour avoir un président de la République en janvier », poursuit-il.

    ⭕Le Premier ministre souligne également les autres aspects examinés durant la réunion. Il s’agit de la sécurité au niveau des grandes villes et à la campagne, tout comme « les autres menaces » qui pourraient surgir pendant la période électorale.

  • PRESIDENTIELLE – Le « Andrimaso FFKM » exhorte tout le monde à « revenir dans l’Etat de droit »

    PRESIDENTIELLE – Le « Andrimaso FFKM » exhorte tout le monde à « revenir dans l’Etat de droit »

    Antananarivo, 14 septembre, 14h42 – Des observations sur l’environnement électoral qui ne manqueront pas de faire réagir les acteurs politiques. Le « Andrimaso FFKM », la branche du Conseil chrétien des Eglises à Madagascar pour l’observation des élections soulève des interrogations sur les récentes décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC). Il « exhorte tout le monde à faire régner la rectitude et de revenir dans un Etat de droit », selon son communiqué de jeudi.

    ⭕« La rectitude des décisions que va prendre la HCC suscite des interrogations », lance « Andrimaso FFKM » dans son communiqué. « Ce n’est pas normal qu’une institution judiciaire viole ou interprète à sa guise la Constitution », poursuit-il, illustrant ses propos sur « le transfert illégal des pouvoirs du chef de l’Etat par intérim au gouvernement ».

    ⭕« Andrimaso FFKM » se pose aussi des questions sur la validation de candidature du président sortant Andry Rajoelina. Il rapporte « les appréhensions de la population [qui] s’avèrent exactes » concernant l’imperfection de la liste électorale ». Il soulève également un « favoritisme accordé à un groupe en matière de liberté d’expression et de réunion ».

    Photo d’illustration

  • ENVIRONNEMENT – Un budget de 50 millions de dollars alloué à la gestion des zones côtières et maritimes des dix pays signataires de la convention de Nairobi dans le cadre du protocole  relatif à la gestion intégrée des zones côtières

    ENVIRONNEMENT – Un budget de 50 millions de dollars alloué à la gestion des zones côtières et maritimes des dix pays signataires de la convention de Nairobi dans le cadre du protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières

    Antananarivo, 14 Septembre, 12h40 – Le protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) a été signé et adopté, ce mardi à Antananarivo. Après dix ans de négociation, et à l’issue de deux jours de conférence plénipotentiaire, le protocole relatif à la GIZC a été adopté. Les dix pays signataires de la convention de Nairobi, ont obtenu un financement de 50 millions de dollars pour la gestion de leurs zones côtières.

    ⭕Le protocole de GIZC est un protocole additionnel à la convention de Nairobi. Il entre dans le cadre de l’application de cette convention pour la protection, la gestion et la mise en valeur du milieu marin et côtier de la région de l’océan Indien occidental. Les dix pays membres auront chacun sa part sur les 50 millions de dollars.

    ⭕A en croire Marie-Orléa Vina, ministre de l’Environnement et du développement durable, chaque pays est libre dans la gestion de sa part, dans cette somme. « Pour Madagascar, ce budget servira surtout à appuyer des acteurs marins et les entités ministérielles dont le ministère de la Pêche et de l’économie bleue. », souligne la ministre.

    Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable.

  • BARRAGE – L’Etat met à disposition de CGHV 2 000 hectares dont une partie appartenant à des particuliers durant la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont

    BARRAGE – L’Etat met à disposition de CGHV 2 000 hectares dont une partie appartenant à des particuliers durant la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont

    Antananarivo, 14 Septembre, 9h26 – La construction du barrage hydroélectrique de Volobe peut avancer. Le premier Conseil des ministres du gouvernement collégial a validé ce mercredi la mise à disposition à titre provisoire de 2 000 hectares de terrain à la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) pour la construction de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont. La construction est prévue durer cinq ans.
    ⭕Parmi ces 2 000 hectares, une partie appartient à l’Etat. Quelques parcelles appartiennent cependant à des particuliers. Pour les parcelles concernées, le Conseil des ministres a décidé qu’il sera interdit pour les propriétaires de les mettre en vente durant les cinq années de construction du barrage. Le Conseil des ministres précise cependant qu’il n’y a aucune procédure d’expropriation et que les terrains resteront totalement propriété de leur détenteur à l’achèvement de la construction.
    ⭕Le contrat de concession ainsi que le contrat d’achat d’énergie pour le projet hydroélectrique de Volobe ont été signés au mois de mai. Ce qui permet à la CGHV de débuter la construction de la centrale d’une capacité 120 MW.La durée de concession est fixée 25 ans. Il faut rappeller que l’Etat a une part allant jusqu’à 20% dans l’actionnariat du projet.
    Photo d’illustration CGHV
  • La Jirama assure que les coupures nocturnes de ces derniers jours ne résultent pas d’un délestage

    La Jirama assure que les coupures nocturnes de ces derniers jours ne résultent pas d’un délestage

    Antananarivo, 14 Septembre, 6h50 – Électricité coupée depuis trois nuits dans certains quartiers de la Capitale et ses environs. La coupure a même été plus longue dans la nuit du mercredi à jeudi, ayant commencé en fin d’après-midi et continuer jusqu’au matin, avec parfois quelques instants d’interruption en pleine nuit. Dans les nuits de lundi à mardi, et de mardi à mercredi, les coupures sont survenues un peu après minuit et l’électricité n’est revenue qu’après 5h du matin.

     

    « Il ne s’agit pas de délestage », assure une source auprès de la Jirama. Celle-ci insiste sur des coupures dues à des travaux ou des pannes sur le réseau. Mercredi, la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité parle d’une coupure due aux travaux de dépannage sur les transformateurs TR1 et TR2 d’Ambodivona ayant subi des surcharges. Mais les coupures annoncées ne devaient concerner que les quartiers allant d’Andraharo vers Ambohibao, Ivato et Ambohidratrimo.

     

    Mardi, c’est une panne sur un câble de la sous-station Tana-Sud Anosizato qui est avancé par la Jirama comme étant à l’origine des coupures sur les quartiers de l’Ouest d’Antananarivo, allant d’Ampefiloha vers Itaosy et Ampitatafika. Pour les autres quartiers, la Jirama évoque d’autres causes possibles mais « ce n’est certainement pas du délestage ».

     

    En août, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures a déjà indiqué qu’il n’y a plus de délestage économique, ces coupures programmées et tournantes de l’électricité suite aux problèmes d’approvisionnement en carburants des centrales thermiques, sur le réseau d’Antananarivo et des autres chefs-lieux de province. Il n’a cependant pas exclu les coupures fréquentes dues à des pannes sur les réseaux. Il a également laissé entendre des recours possibles au délestage technique en raison des travaux de réparation menés sur les réseaux.