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  • DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Andry Rajoelina attendu au Vatican jeudi

    DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Andry Rajoelina attendu au Vatican jeudi

    Antananarivo, 12 Août, 12h30 – Un nouveau déplacement à l’extérieur pour Rajoelina. Le président de la République va mettre le cap sur le Vatican la semaine prochaine.  »Le Pape François nous porte dans son cœur, il prie pour notre pays, il aime les Malgaches. Et grâce à cet attachement, je vais le rencontrer ce jeudi », déclare le président de la République malgache, Andry Rajoelina, vendredi, lors de l’inauguration de l’Akany Fitiavana au centre de formation Saint François de Sales dans le quartier de Scama Est. D’après le président de la République, il s’agit d’une rencontre officielle.  »Ce sera une rencontre entre parents et enfants. C’est une rencontre officielle », poursuit Andry Rajoelina.

     

    Il s’agira de la troisième rencontre entre les deux personnalités. Au moment fort de la Transition de 2009, le Président Andry Rajoelina a été reçu en audience par le Souverain Pontife le 26 avril 2013, soit un mois et une semaine après l’intronisation de Jorge Bergoglio en tant que chef de l’Eglise catholique romaine. François s’est rendu par la suite sur la Grande île en Septembre 2019 à l’invitation de la Conférence des évêques de Madagascar.

     

    Ce nouveau déplacement au Vatican apparaît comme un autre signe de l’excellence des relations entre l’Église catholique et l’Etat malgache. Celles-ci sont surtout marquées par une forte coopération entre les deux parties. A Antsiranana, le Président Andry Rajoelina n’a pas manqué de souligner que l’Etat malgache soutient toutes les actions qui sont bénéfiques pour le peuple Malagasy car l’Etat et l’Eglise ont les mêmes vocations de veiller à l’intérêt du même peuple. Les travaux sur le centre de soins et d’accueil de jeunes handicapés et des personnes âgées inauguré vendredi ont été financés par le gouvernement à travers le Cellule de coordination des projets de relance économique et actions sociales (CCPREAS), souligne le ministère de l’Economie et des finances. La communication de la Présidence fait également part de l’inauguration prochaine de la cathédrale du diocèse de Fenoarivo Atsinanana d’une capacité de 3500 fidèles.

     

    Face à ce déplacement au Saint Siège, l’agenda présidentiel devrait connaître quelques aménagements. En effet, ce jeudi, il était prévu l’inauguration des portions de la route nationale numéro 9, reliant Analamisampy à Bevoay et Bevoay à Manja. Les travaux de réhabilitation de ces deux routes sont terminés et le chef de l’Etat avait annoncé son intention de se rendre dans la région pour procéder à leur inauguration.

     

  • RESERVE D’OR NATIONALE – La Banky foiben’i Madagasikara prévoit l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local

    RESERVE D’OR NATIONALE – La Banky foiben’i Madagasikara prévoit l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local

    Antananarivo, 12 Août, 6h45 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) entend passer à la vitesse supérieure dans la constitution de sa réserve d’or. L’autorité monétaire prévoit l’acquisition d’une tonne d’or par mois sur le marché local, une fois son programme d’achat de dorés relancé, d’après son gouverneur Aivo Andrianarivelo. La reprise de cette opération est toutefois soumise à plusieurs conditions, expose-t-il en marge de la signature du protocole d’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) sur la constitution de cette réserve d’or nationale, vendredi.

     

    La signature de cet accord constitue une grande étape pour ce projet, selon le gouverneur Aivo Andrianarivelo. La BFM avait lancé son programme d’achat d’or non raffiné sur le marché local en décembre 2020. Cette opération avait cependant été suspendue en avril 2021 et sa reprise est conditionnée par la finalisation d’un protocole d’accord révisé entre la BFM et le MMRS ainsi que la mise en œuvre d’une stratégie opérationnelle adéquate.

     

    Selon le Gouverneur de la Banque centrale, le protocole d’accord révisé définit plus en détail les responsabilités respectives des deux parties. C’est l’administration minière qui assurera en amont entre autres la traçabilité de l’or, la professionnalisation des acteurs ou encore l’amélioration des revenus générés par la filière, explique le ministre Herindrainy Rakotomalala. La BFM de son côté assurera en aval la valorisation de l’or pour en conférer une valeur monétaire. L’or est d’ailleurs un élément de réserve des banques centrales au même titre que les devises fortes.

     

    Mais plusieurs critères restent encore à satisfaire pour la reprise de l’achat de dorés par la BFM, soutient le ministre Herindrainy Rakotomalala. Il insiste que l’or livré à la Banque centrale, au-delà de sa pureté supérieure, devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. La BFM ne pourra par ailleurs pas acheter de l’or qu’auprès d’opérateurs locaux qui remplissent leurs obligations administratives, fiscales et parafiscales entre autres.

     

    Les raffineries seront d’ailleurs plus exigeantes que la première fois où la BFM avait envoyé ses dorés de 1080 kilos pour être converties en or monétaire, conformément aux normes et exigences du London bullion market association (LBMA). Le gouverneur de la Banque centrale parle « d’indulgence » de l’affineur turc qui avait mené cette première conversion.

     

    Aivo Andrianarivelo soutient que les deux parties doivent veiller à satisfaire à tous les critères exigés et redoubler d’effort pour l’atteinte de cet objectif d’acquisition d’une tonne de dorés par mois. Ce gouverneur de la BFM confie qu’il a fallu quatre mois pour constituer la première tonne d’or qui avait été achetée par l’autorité monétaire à partir du mois de décembre 2020.

  • La valeur des importations malgaches à partir de la Grande Chine augmente de 452,8% en une décennie,

    La valeur des importations malgaches à partir de la Grande Chine augmente de 452,8% en une décennie,

    Antananarivo, 11 Août, 17h55 – 452,8%. C’est le niveau de l’augmentation de la valeur des importations malgaches à partir de la Grande Chine en une décennie. Madagascar a importé auprès des pays composant ce bloc géoéconomique que sont la Chine, le Taiwan, Hong Kong et Macao, des produits valant 1 114,7 milliards d’ariary en 2013 pour en importer à hauteur de 5 047,7 milliards d’ariary en 2022. Ces chiffres, émanant de la Direction générale des douanes (DGD), place la Grande Chine comme étant le deuxième fournisseur de la Grande île.

     

    Le bloc géoéconomique qui est le premier fournisseur de Madagascar est le Moyen Orient, la valeur des produits qu’il a livrés pour Madagascar s’élevant à 5 427 milliards d’ariary en 2022. Une hausse de 270,3% de la valeur des importations à partir des pays composant ce bloc a été enregistrée puisque qu’elle s’élevait encore à 2 007,5 milliards d’ariary en 2013.

     

    C’est l’Union Européenne qui complète ce podium avec les produits européens qui valaient 3 491,5 milliards d’ariary que Madagascar a importé l’année dernière. Ce qui correspond à une hausse de 218,7% en une décennie puisque les produits européens que le pays avait exportés en 2013 valaient 1 595,9 milliards d’ariary, d’après la DGD.

     

    Si la valeur totale des importations de Madagascar s’élevait encore à 7 316,3 milliards d’ariary en 2013, elle se situait à 22 840,5 milliards d’ariary l’année dernière. La valeur des produits que la Grande île a importés durant ces dix dernières ont ainsi connu une hausse de 312,1%.

     

    Concernant les exportations, l’Union Européenne avait toujours été la première cliente de Madagascar durant cette dernière décennie. La valeur des produits malgaches envoyés en Europe a été de 4 158,2 milliards d’ariary en 2022 contre 2 031,5 milliards d’ariary en 2013.

     

    Le bloc géoéconomique USMCA-ACEUM regroupant les Etats-Unis d’Amérique, le Mexique et le Canada est le deuxième client de la Grande île en important des produits malgaches valant 2 940,9 milliards d’ariary l’année dernière, contre 505,7 milliards d’ariary en 2013.

     

    La Grande Chine se positionne troisième cliente de Madagascar devant le bloc géoéconomique Japon-Corée qui ont respectivement exporté des produits malgaches valant 2 493,4 milliards d’ariary et 2 458,5 milliards d’ariary.

     

    La valeur totale des exportations malgaches s’élevait à 14 991,7 milliards d’ariary en 2022. Celle enregistrée en 2013 était à 4 119,4 milliards d’ariary. Ce qui équivaut à une hausse de 363,9% de la valeur des exportations de la Grande île entre ces deux années.

  • ADMINISTRATION – La note invitant les préfets et les chefs de district à « avoir des contacts fréquents avec la population » est une disposition prise en application de la loi, estime Lalatiana Rakotondrazafy

    ADMINISTRATION – La note invitant les préfets et les chefs de district à « avoir des contacts fréquents avec la population » est une disposition prise en application de la loi, estime Lalatiana Rakotondrazafy

    Antananarivo, 11Août, 17h15 – La porte-parole du gouvernement donne des explications. Selon Lalatiana Rakotondrazafy, ministre de la Communication et de la culture, « le ministre de l’Intérieur ne fait qu’appliquer la loi » quand il a envoyé une note demandant aux préfets et chefs de district d’effectuer des tournées pour expliquer la politique générale de l’Etat. Cette note, en date du 27 juillet, à quelques mois de la présidentielle, a suscité un tollé dans le milieu politique, le ministre étant accusé d’utiliser les représentants de l’Etat à faire campagne en faveur du pouvoir en place.
    ⭕Mais Lalatiana Rakotondrazafy estime qu’expliquer la politique générale de l’Etat et informer la population des activités et des réalisations du gouvernement n’est pas de la propagande. Elle s’appuie sur un décret pris en 2014 en vertu de la loi sur la décentralisation adoptée la même année qui donne mission au représentant de l’Etat de « tenir informées les autorités élues et la population sur le programme du Gouvernement relatif à la mise en œuvre de la politique générale de l’Etat ».
    ⭕Dans sa lettre adressé aux préfets et chefs districts, le ministre Justin Tokely rappelle aux représentants de l’Etat « la nécessité de contacts fréquents avec la population ». Dans cette missive, le ministre demande à responsables locaux de « visiter au moins trois communes par semaine ». Ceux-ci sont ensuite tenus d’adresser au ministre « un compte-rendu des visites effectuées sur le terrain tous les quinze jours ».
    Photo : Capture vidéo TVM
  • ENTREPRISES FRANCHES – Le GEFP fait part d’un retard de plus d’un an du remboursement de leur crédit de TVA

    ENTREPRISES FRANCHES – Le GEFP fait part d’un retard de plus d’un an du remboursement de leur crédit de TVA

    Antananarivo, 11 Août, 9h17 – D’autre arriérés dont l’Etat doit s’acquitter. Le remboursement des crédits de TVA pour les entreprises franches accuserait un retard de plus d’un an, confie le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Hery Lanto Rakotoarisoa. Cette situation pénalise la trésorerie des entreprises concernées puisque le montant des arriérés durant cette période, pour les membres de ce groupement à eux seuls, s’élèverait à 3,5 milliards d’ariary, indique-t-il en marge de la passation de service au niveau de la direction générale de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), mardi.

    ⭕Contacté, le ministère de l’Economie et des finances (MEF) n’a pour le moment pas livré des explications par rapport à cette situation. Outre les entreprises admises au régime de zone franche, il y également d’autres bénéficiaires du droit au remboursement de crédit de TVA, comme les professionnels de l’exportation ainsi que toute entreprise assujettie à la TVA réalisant des investissements supérieurs à 100 millions d’ariary au titre du mois, portant uniquement sur les immobilisations corporelles et dont la TVA correspondant s’élève au moins à 20 millions d’ariary.

    ⭕Un compte spécial dédié exclusivement au remboursement de crédit de TVA avait été ouvert au niveau de la Banky foiben’i Madagasikar (BFM). Ce compte séquestre devait être alimenté à chaque fin du mois par une proportion de la TVA recouvrée par les services de la direction générale des Impôts (DGI) et de la direction générale des Douanes (DGD). Aucun remboursement de crédit de TVA par le biais du compte spécial ne peut cependant être initié par le Receveur général d’Antananarivo qu’à la suite d’une demande officielle de mise en paiement émanant de la DGI.

  • ENTREPRENEURIAT – Madagascar obtient deux prix à l’Anzisha Prize

    ENTREPRENEURIAT – Madagascar obtient deux prix à l’Anzisha Prize

    Antananarivo, 11 août, 6h25 – Madagascar brille une nouvelle fois sur la scène entrepreneuriale africaine. Cette fois-ci, deux jeunes malgaches ont remporté des prix à l’édition 2023 de l’Anzisha Prize en Afrique du Sud. Tsantatiana Rakotoarimanga, avec son entreprise Mapwess by DSA-Dream Study Agency a remporté le Prix de la croissance des revenus. Mahefarivo Andianarinoa a pour sa part remporté le Prix des systèmes et procédures d’entreprise. Ils ont chacun remporté 10 000 dollars à ce concours.

     

    « Quand nous avons été présélectionnés pour le prix en 2021, nous nous sommes fixés comme objectif de tenir haut le drapeau du pays et qu’au moins l’un d’entre nous remporte un prix pour Madagascar. Aujourd’hui c’est incroyable. Je n’arrive toujours pas à réaliser que nous avons tous les deux gagné une catégorie », se réjouit Mahefarivo Andrianarinoa, en annonçant la nouvelle sur son compte Facebook. « Nous sommes extrêmement fiers d’avoir porté haut les couleurs de Madagascar sur la scène internationale lors de ce prestigieux concours d’entrepreneuriat », s’exclame également Tsantaniaina Rakotoarimanga sur son compte.

     

     

    Anzisha Prize est un programme de bourse qui récompense des jeunes entrepreneurs de 15 à 22 ans, dont les activités ont un fort impact sur la société. Il s’agit d’un concours visant à augmenter de manière fondamentale et significative le nombre d’entrepreneurs créateurs d’emplois en Afrique. Pendant trois ans, le programme suit les performances des entreprises et des entrepreneurs sélectionnés et distribue ensuite plus de 200 000 USD en soutien commercial et en prix à ces très jeunes entrepreneurs de tout le continent.

     

    D’autres jeunes malgaches ont déjà brillé dans ce concours, à l’instar du jeune laitier Tahina Eritiana Randriamanantahiana qui avait remporté le grand prix de l’Anzisha Prize 2016 avec un chèque de 25 000 dollars à la clé. Matina Razafimahefa, la fondatrice de Sayna, un centre de formation pour jeunes développeurs, avait aussi obtenu le deuxième prix du trophée Anzisha Prize en 2020 et avait gagné 15 000 dollars à l’époque pour lui permettre de développer son entreprise.

     

  • PRESIDENTIELLE – 900 000 dollars, dont 500 000 dollars pour le basket fund, de la part des Etats-Unis pour soutenir l’organisation des élections

    PRESIDENTIELLE – 900 000 dollars, dont 500 000 dollars pour le basket fund, de la part des Etats-Unis pour soutenir l’organisation des élections

    Antananarivo, 10 Août, 14h05 – L’Etat ne sera pas le seul bénéficiaire des appuis américains durant les prochaines élections. Sur les 900 000 dollars d’aide financière annoncée ce jeudi par les Etats-Unis via son ambassade à Madagascar, 400 000 dollars seront octroyés à la société civile « pour soutenir les activités d’éducation civique à Madagascar », tandis que 500 000 dollars seront versés au basket fund du Programme des nations unies pour le développement (Pnud).

    ⭕Selon Claire Pierangelo, l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, ces fonds devraient soutenir « la formation des agents électoraux » et favoriser « la sensibilisation des communautés à travers Madagascar ». L’objectif est de « faciliter la participation inclusive de tous au processus électoral et garantir que la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) soit prête à organiser les élections », poursuit-elle.

    ⭕L’annonce officielle de cet appui destiné à « aider Madagascar à organiser des élections libres, équitables, transparentes et inclusives » s’est tenue ce jeudi au siège de la Ceni, en présence du président de l’organe de gestion des élections Andrianarisedo Retaf Arsène Dama ainsi que de la représentante résidente du Pnud, Natasha Van Rijn.

    ⭕Depuis 2022, les Etats-Unis financent déjà, à hauteur de 1,3 millions de dollars, le projet « Ndao Hifidy » mis en œuvre par l’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA). « Ce projet d’une durée de 18 mois, permet au public de mieux comprendre les principes démocratiques, les droits et les responsabilités en matière de vote et accroître les connaissances des citoyens en matière de procédures électorales », souligne un communiqué publié par l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar.

  • SURVEILLANCE DES PECHES – Le président de la République demande l’accélération des négociations en vue du partenariat avec l’ONG Sea Shepherd

    SURVEILLANCE DES PECHES – Le président de la République demande l’accélération des négociations en vue du partenariat avec l’ONG Sea Shepherd

    Antananarivo, 10 Août, 6h57 – Madagascar est pressé d’avoir un nouveau bateau pour surveiller son espace maritime et l’exploitation des ressources qui s’y trouvent. Mercredi en Conseil des ministres, « le président de la République a donné des consignes pour que l’examen de la convention de partenariat avec l’organisation non gouvernementale Sea Shepherd soit accéléré », précise le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Dès que les détails de la convention seront finalisés, le Consei Oul des ministres donnera son feu vert pour la signature, poursuit le document.

    ⭕A en croire le communiqué du Conseil des ministres, cette convention de partenariat prévoit, entre autres, la dotation à Madagascar par l’ONG Sea Shepherd d’un bateau destiné à assurer la surveillance des pêches de Madagascar. L’organisation devrait également prendre en charge les dépenses en carburants nécessaires au fonctionnement du bateau. La Grande île, pour sa part, mobilisera les militaires de la marine nationale et les inspecteurs de pêche qui vont travailler sur le bateau.

    ⭕La collaboration avec l’ONG Sea Shepherd, organisation internationale oeuvrant dans la protection et la conservation des océans et de la faune marine dans le monde, entre dans le cadre de la mise en oeuvre du plan national malgache de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Dans son communiqué, le Conseil des ministres rappelle que 500 à 700 bateaux de pêche par jour écument les mers malgaches. Les amendes perçues sur les bateaux qui s’adonnent à des exploitations illicites de l’espace maritime malgache seront versées dans les caisses de l’Etat.

    Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue

  • ACTIONNARIAT – La Cnaps n’est pas appelée à rester actionnaire d’Air Madagascar et entend récupérer le fonds qu’elle a placé, indique le président de son Conseil d’administration

    ACTIONNARIAT – La Cnaps n’est pas appelée à rester actionnaire d’Air Madagascar et entend récupérer le fonds qu’elle a placé, indique le président de son Conseil d’administration

    Antananarivo, 9 Août, 13h30 – La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) sortira-t-elle du capital d’Air Madagascar ? C’est une éventualité qui dépendra des discussions et des négociations qui sont en cours, soutient José Randrianasolo, président du Conseil d’administration de la Cnaps. Le plus important, selon responsable, c’est de « récupérer l’argent de la Caisse qui avait été placé dans cette compagnie aérienne ». Un placement « à hauteur 12 millions de dollars », confie-t-il en marge de la cérémonie de passation de service entre l’ancienne directrice générale par intérim, Joslina Tsaboto, et le nouveau directeur général de la Cnaps, Vimbina Rahaingonjatovo, mardi.

    ⭕L’entrée de la Cnaps dans le capital d’Air Madagascar visait avant tout à lui apporter une aide financière, explique José Randrianasolo. La Cnaps avait été actionnaire à hauteur de 11% dans le capital d’Air Austral, l’ancien partenaire stratégique de la compagnie nationale malgache, pour un montant de 15 millions de dollars. Elle s’est dégagée de cet actionnariat et a affecté la valeur de ces actions dans le capital d’Air Madagascar.

    ⭕Quand le pacte d’associés et l’accord de partenariat entre Air Madagascar et Air Austral avaient été résiliés au mois de juillet 2020, cette décision prévoyait la cession de 123 866 266 actions représentant 43,78% du capital social d’Air Madagascar détenues par Air Austral Invest au profit de la Cnaps. Inversement elle prévoyait aussi la cession des 420 981 actions représentant 6,79% d’Air Austral, détenues par la Cnaps, au profit d’Air Austral dans le cadre d’une réduction de capital. Air Austral avait rétrocédé à l’époque les 12 millions de dollars de la Cnaps en guise de transfert d’actions.

    ⭕La Cnaps, qui estime avoir aidé Air Madagascar, entend maintenant récupérer le fonds qu’elle a placé dans cette compagnie aérienne. Le sujet aurait déjà été discuté avec le ministère de l’Economie et des finances ainsi qu’avec les nouveaux administrateurs de la compagnie nationale, confie José Randrianasolo. Les membres actuels du CA de la Cnaps et ceux qui prendront le relais dans le futur auront par ailleurs à mener avec la Direction générale de cet établissement public les actions de recouvrement, que ce soit par voie de négociation ou par voie judiciaire, lance-t-il.

    ⭕La Cnaps n’est d’ailleurs pas « destiné à rester dans Air Madagascar » poursuit son président du Conseil d’administration. Il indique que c’est plutôt auprès de Madagascar ground handling (MGH) que la Caisse de prévoyance sociale souhaite faire du placement.

    ⭕La restructuration en cours de la dette d’Air Madagascar continue de poser un risque fiscal, laissent entendre les discussions entre les autorités malgaches et le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC). Le plan actuel, qui prévoit une réduction de la dette de 65 millions de dollars, soit 60 % de la dette totale de la compagnie, reste soumis à l’accord des créanciers. Le gouvernement renoncerait à une grande partie des arriérés d’impôts de la société, actuellement estimés à 60 millions de dollars, d’après le rapport sur la quatrième revue de ce programme.

  • PRODUCTION D’ELECTRICITE – Risque de paralysie de l’approvisionnement en carburant de la Jirama à cause de sa capacité à régler ses arriérés envers les transporteurs d’hydrocarbures

    PRODUCTION D’ELECTRICITE – Risque de paralysie de l’approvisionnement en carburant de la Jirama à cause de sa capacité à régler ses arriérés envers les transporteurs d’hydrocarbures

    Antananarivo, 9 Août, 12h36 – Une situation à débloquer. L’Association professionnelle des transporteurs d’hydrocarbures (APTH) donne au ministre de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) jusqu’au 15 août pour trouver une solution aux problèmes de paiement de leur prestation pour la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Sans solution au-delà de ce délai, ce groupement se dit contraint de « prendre des décisions qui malheureusement mèneront à une situation de paralysie », déclarent ces transporteurs dans une lettre qu’ils ont envoyée au MEH lundi.
    ⭕La Jirama devait 12,827 milliards d’ariary aux transporteurs d’hydrocarbures au mois d’avril, que la société d’Etat s’était engagée à payer à raison de 2 milliards d’ariary par mois et pendant six mois. Des membres de cette association s’étaient cependant plaints devant la presse du non-respect de cet engagement au mois de mai. Ils avaient indiqué à l’époque être en attente de l’effectivité de cet accord, surtout que la plupart d’entre eux peineraient même à avoir de l’argent pour acheter du carburant et qu’ils travailleraient ainsi à perte pour la Jirama, ont-ils soulevé.
    ⭕Le ministre Solo Andriamanampisoa avait indiqué avoir discuté de ce sujet avec la Jirama au mois de juin. L’équipe dirigeante de la compagnie nationale aurait déjà fait des efforts pour régler ce qu’ils doivent aux transporteurs d’hydrocarbures. La situation n’avait pour autant pas été débloquée. Selon l’APTH, ses entreprises membres se trouvent en ce mois d’août « en quasi situation de cessation de paiement ». Les prestations impayées se seraient même gonflées à 13,935 milliards d’ariary. Le ministre en charge de l’Energie est appelé à trouver une solution dans les prochains jours pour éviter la paralysie des livraisons avancée par les transporteurs de carburant.
    ⭕La Jirama était déjà confrontée à une perturbation de la livraison de son fuel au mois de juin, à cause de l’insuffisance des camions citernes en service pour les transporter. Une situation qui avait amplifié à l’époque la durée et la fréquence du délestage d’électricité, notamment avec le manque de puissance fournie par les centrales thermiques.
    ⭕Le recours au carburant devrait par ailleurs augmenter en cette période d’étiage à cause du faible niveau des eaux pour faire tourner les centrales hydroélectriques. Une situation que le ministre Solo Andriamanampisoa avait exposé lors de sa descente auprès du complexe hydroélectrique d’Andekaleka. Une opération pluies provoquées avait été réalisée récemment en vue d’augmenter les niveaux des eaux des barrages hydroélectriques non seulement d’Andekaleka mais également de Tsiazompaniry et de Mantasoa et d’Andekaleka. Ceci afin d’augmenter la production d’électricité et de maîtriser les coupures d’électricité, notamment sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, d’après la Jirama.
    Photo d’illustration