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  • EGLISE CATHOLIQUE – Mgr Jean Pascal Andriantsoavina nommé évêque d’Antsirabe

    EGLISE CATHOLIQUE – Mgr Jean Pascal Andriantsoavina nommé évêque d’Antsirabe

    Antananarivo, 10 Juillet, 13h45 – Les événements se succèdent pour l’Eglise catholique. Le pape François a nommé ce lundi comme nouvel évêque d’Antsirabe, Mgr Jean Pascal Andriantsoavina, 54 ans. Celui-ci n’est autre que l’actuel évêque auxiliaire du diocèse d’Antananarivo. Il succède ainsi à ce poste Mgr Philippe Ranaivomanana, décédé le 6 Septembre 2022 au lendemain de la messe de clôture de la Journée mondiale de la jeunesse.

     

    Le nouvel ordinaire d’Antsirabe est un bibliste, un grand spécialiste, selon les opinions partagées dans le milieu catholique. Son enseignement sur la bible ou même son homélie est très apprécié par les fidèles, confie un prêtre du diocèse d’Antananarivo. Il a d’ailleurs poursuivi des études en Écriture Sainte auprès de l’Institut biblique pontifical à Rome, de 2003 à 2007. En lars 2019, il est engagé dans la traduction de la Bible de Jérusalem en langue malgache mais le Pape François l’a nommé le mois de juillet suivant évêque auxiliaire d’Antananarivo.Son ordination épiscopale a eu lieu 11 août au stade municipal de Mahamasina.

     

    Mgr Jean Pascal Andriantsoavina est né le 24 mars 1969 à Mitsinjo et a été éduqué dans la foi catholique par sa famille pratiquante. Il a été ordonné prêtre en août 2000. Après son ordination, il était vicaire de la Cathédrale d’Antananarivo et Chapelain du Mouvement eucharistique des jeunes (2000-2001), puis Aumônier de la Jeunesse de l’Archidiocèse (2001-2003) avant de poursuivre des études à Rome. De retour à Madagascar, il enseigne l’Écriture Sainte et les langues anciennes, Hébreux et Grecque, auprès de différents centres de formation et universités catholique. Il était de 2011 à 2019 Préfet des Etudes du Grand Séminaire philosophique interdiocésain d’Antsirabe.

     

    Photo : Commission épiscopale de la communication sociale.

     

  • BASKETBALL – La FMBB préfère être fixée sur les moyens financiers de Madagascar avant d’accepter d’accueillir les championnats d’Afrique 3×3 seniors et U17 de 2024 à 2026

    BASKETBALL – La FMBB préfère être fixée sur les moyens financiers de Madagascar avant d’accepter d’accueillir les championnats d’Afrique 3×3 seniors et U17 de 2024 à 2026

    Antananarivo, 10 Juillet, 12h10 – « Je n’ai pas encore accepté l’offre ». Jean Michel Ramaroson, président de la Fédération malgache de basketball (FMBB) se donne une semaine avant de donner son accord définitif à la demande de la Fédération internationale de basketball association d’accueillir les championnats d’Afrique 3×3 pour les catégories seniors et U17 de 2024 à 2026.

    ⭕Le président de la FMBB souhaite d’abord en parler avec les autorités. Et à l’entendre, au cours de la conférence de presse vendredi, il n’a « pas encore discuté avec nos dirigeants ». « Il faut parler de la possibilité avec les moyens financiers pour l’organisation. J’ai demandé une semaine à la Fiba avant de leur donner la réponse », poursuit-il.

    ⭕En attendant la réponse de Madagascar, la Fiba continue de témoigner de sa confiance au basketball malgache. Elle a notamment octroyé une wild-card à la Grande île pour permettre la participation de son équipe à des tournois internationaux de 3×3 en Chine et à Taiwan. Selon le président de la FMBB, Elly Randriamampionona, Livio Ratianarivo, Arnol Solondrainy et Fiary Rakotonirina sont attendus à deux challenges qui se déroulent respectivement du 22 au 23 Juillet à Chongqing, en Chine et du 28 au 29 Octobre à Taipei, à Taiwan.

    ⭕S’agissant de tournois professionnels, l’équipe nationale malgache ne s’appellera pas Madagascar à ces tournois mais plutôt Antananarivo, ville où évoluent les quatre joueurs. « La Fiba veut également nous aider à nous qualifier aux Jeux olympiques », indique le patron du basketball malgache à la presse. Et à l’entendre « cette qualification va passer par la participation à des tournois professionnels ».

    Photo : FMBB

  • RUGBY – FTM, Uscar, 3FB et Cosfa se qualifient pour les demi-finales du Top 20

    RUGBY – FTM, Uscar, 3FB et Cosfa se qualifient pour les demi-finales du Top 20

    Antananarivo, 10 Juillet, 11h10 – Le dernier carré formé. Les quatre équipes qualifiées pour les demi-finales du championnat de Madagascar fédéral 1, le Top 20, sont connues après les matchs de ce week-end. Sans surprise, le club omnisports des forces armées (Cosfa), champion en titre, et la jeunesse espoir de Manjakaray (FTM), vainqueur de la supercoupe de Madagascar 2023 sont au rendez-vous.
    ⭕Ces deux équipes ont démontré chacune leur supériorité face à leur adversaire, ce dimanche au stade Makis Andohatapenaka. Le FTM n’a fait qu’une bouchée de l’Union sportive d’Ankadifotsy (USA), 52 à 08. Le Cosfa de son côté a éliminé la belle équipe de la savonnerie tropicale (STM), 44 à 23.
    ⭕L’Uscar et le 3FB complètent ce carré du Top 20. Contrairement à la FTM et le Cosfa, ces deux formations ont beaucoup souffert face à leur adversaire. La formation de la commune urbaine d’Antananarivo a arraché la victoire 33 à 29 face au TFA Ankasina. Et le 3FB a éliminé le TAM Anosibe 30 à 21.
  • ELECTRICITE – Une hausse des tarifs « envisagée » en 2024

    ELECTRICITE – Une hausse des tarifs « envisagée » en 2024

    Antananarivo, 10 Juillet, 9h55 – Un produit vendu de plus en plus à perte. Le coût moyen de production de l’électricité de la Jirama est estimé à 1 272 ariary par kWh en 2022. Ce qui constitue plus du double du prix de vente moyen de cette production à ses abonnés, qui est de 550 ariary par kWh. Cette situation ne permet pas à la société de fonctionner sans le soutien du Gouvernement, expose le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur la quatrième revue de son programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar.

    ⭕Les tarifs moyens de l’électricité restent ainsi loin des coûts de production de la Jirama malgré la mise en œuvre de nouvelles structures tarifaires aussi bien pour les ménages malgaches que pour les entreprises. C’est ainsi que les autorités malgaches annoncent dans le Mémorandum de politique économique et financière (MPEF) qu’elles ont préparé dans le cadre de la quatrième revue de la Facilité élargie de crédit (FEC). « D’autres augmentations tarifaires pourraient être mises en œuvre au début de l’année prochaine », peut-on lire dans le document qui précise que cet ajustement est « envisagé après les élections de novembre ».

    ⭕La mise en œuvre de l’optimisation tarifaire « Optima », l’intensification des efforts de recouvrement et le renforcement de la lutte contre la fraude ont permis de redresser les revenus de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Son chiffre d’affaires a avoisiné les 852 milliards d’ariary en 2022, soit une augmentation de 13% par rapport à 2021, indiquent encore les autorités dans le MPEF. L’optimisation tarifaire pour les clients non résidentiels « Optima business » a également été ensuite mise en œuvre au mois d’août 2022.

    ⭕Les pertes de la Jirama à fin 2022 sont néanmoins estimées à environ 666 milliards d’ariary, équivalant à 1,1% du PIB de Madagascar, dans un contexte de prix élèves des carburants. Cette société d’Etat a reçu une subvention gouvernementale de 500 milliards d’ariary l’année dernière. La somme de la subvention opérationnelle et des paiements directs aux fournisseurs par le gouvernement pour le compte de la Jirama, y compris pour les réquisitions de carburant, représente environ 857 milliards d’ariary, soit 1,4 % du PIB en 2022.

    ⭕Afin de réduire les coûts opérationnels de la Jirama, les autorités comptent, par ailleurs, sur les investissements dans les sources d’énergie renouvelables. Ceci tient compte de l’hybridation des centrales thermiques avec des économies annuelles potentielles de 154,5 milliards d’ariary. Il y a également la réparation et l’opérationnalisation de la quatrième turbine à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka, avec des économies de 172 milliards d’ariary en 2023 par rapport aux coûts de l’énergie thermique. Puis l’installation des parcs d’énergie solaire dans 46 villes à travers le pays, ce qui pourrait permettre des économies annuelles de 80 milliards d’ariary.

    ⭕Les autorités indiquent également que des mesures de contrôle de la production peuvent être envisagées à court terme. L’Etat vise à limiter les vols de combustibles et les pertes non techniques d’électricité en s’appuyant sur un nouveau système de contrôle du transport et du stockage des combustibles et en utilisant des systèmes de smart-grid pour détecter les fraudes. Des économies de 11,5 milliards d’ariary sont attendues cette année avec cette disposition. Les autorités finalisent aussi l’installation de compteurs prépayés pour toutes les administrations d’ici fin 2023 afin d’éliminer les arriérés du gouvernement envers la Jirama.

  • FOOTBALL – Fosa Junior bat l’AS Fanalamanga et remporte la proleague

    FOOTBALL – Fosa Junior bat l’AS Fanalamanga et remporte la proleague

    Antananarivo, 9 Juillet, 16h20 – Fosa Juniors succède au CFFA. Le club de Mahajanga bat l’AS Fanalamanga (1-0) et devient à nouveau champion de Madagascar lors de la finale de la Proleague qui s’est déroulée ce jour au Stade Barea Mahamasina. L’unique but de la rencontre a été marqué par Vévé à la 22ème minute.

     

    A l’image du score, le match a été serré. L’AS Fanalamanga est bien rentré dans son match et a poussé Fosa Juniors dans ses retranchements lors des 15 premières minutes. Elle n’a cependant pas réussi à trouver la faille malgré son bel entame de match.

     

    Malheureusement pour la formation de l’Alaotra Mangoro, c’est Fosa Juniors qui réussit à débloquer la partie sur l’unique tir cadré de la première mi-temps. Vévé reprend un ballon mal dégagé par la défense de l’AS Fanalamanga et enchaîne un contrôle de la poitrine puis une frappe imparable qui a crucifié le gardien de but à la 22ème minute. Après le but, la dynamique du match a changé. La possession s’est penchée vers Fosa Junior qui s’est procuré les meilleures situations jusqu’à la pause.

     

    Au retour des vestiaires, c’est de nouveau l’AS Fanalamanga qui prend les choses en main. Un merveilleux coup franc à la 47ème minute aurait permis au club de Moramanga d’égaliser mais Fabrice d’une main ferme dévie la balle en corner. Le momentum passé, comme en première mi-temps, Fosa Juniors fait parler son expérience et prend à nouveau le match à son compte. Le club du Boeny aurait pu faire le break à plusieurs reprises mais Drogba (67’) a été trop court et Tsiry kely (68’) écrase trop sa frappe captée par le gardien adverse. Malgré un temps fort de l’AS Fanalamanga en fin de match ponctué par de nombreux corners, le score en restera là jusqu’à la fin.

     

    Avec ce sacre, Fosa Junior étoffe son palmarès. Le club est sacré champion de Madagascar pour la deuxième fois après son sacre de 2019 et représentera Madagascar à la Ligue des Champions africaine.

     

  • ETATS FINANCIERS – Un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara au titre de l’exercice 2022

    ETATS FINANCIERS – Un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara au titre de l’exercice 2022

    Antananarivo, 9 Juillet, 11h55 – Les affaires se sont nettement améliorées pour la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Son résultat net de l’exercice 2022 s’est soldé par un bénéfice de 455,122 milliards d’ariary. Ce qui constitue une hausse de 363,912 milliards d’ariary par rapport à son bénéfice au titre de l’exercice 2021 qui était de 91,210 milliards d’ariary. Ces chiffres sont détaillés dans le rapport sur les états financiers de la BFM arrêtés au 31 décembre 2022 après audit.

     

    La Banque centrale indique par exemple avoir augmenté de 146,488 milliards d’ariary son revenu net d’intérêts sur les investissements entre ces deux périodes, passant de 75,959 milliards d’ariary en 2021 à 222,367 milliards d’ariary en 2022. Ce revenu de la BFM provient principalement des investissements étrangers et de ses placements dans des banques.

     

    L’autorité monétaire malgache avait également enregistré un accroissement de produits d’intérêts sur ses opérations de placement « au jour le jour » et « à terme ». Une performance qui résulte de la hausse des capitaux investis en dollar et en yuan, conjuguée à celle des taux offerts par les contreparties notamment sur ses placements à termes en dollars. Le rapport parle d’aussi de hausse de produits d’intérêts sur titres en devises.

     

    Ce rapport sur les états financiers de la BFM détaille aussi son résultat issu de ses opérations de change qu’elle avait effectuées l’année dernière. Ce résultat avait affiché une perte de change réelle de 601 millions d’ariary contre 6 339 millions d’ariary en 2021. Ce résultat négatif est essentiellement dû à des transactions réalisées à des taux de change généralement inférieurs aux cours de référence. La Banque centrale a, en outre, enregistré un gain de change latent de 575 097 millions d’ariary.

     

    Pour ce qui est des coûts d’exploitation nets de la Banque centrale, ils avaient atteint 261,848 milliards d’ariary. Ils comprennent ses charges sur circulation fiduciaire, ses frais de personnel, ses charges nettes d’exploitation et ses dotations aux amortissements et aux dépréciations sur les actifs nettes des reprises sur provisions.

  • AGRICULTURE – La plaine de Marovoay perdrait annuellement entre 2 et 4% de sa surface cultivable à cause d’un début de sédimentation aux alentours du parc d’Ankarafantsika

    AGRICULTURE – La plaine de Marovoay perdrait annuellement entre 2 et 4% de sa surface cultivable à cause d’un début de sédimentation aux alentours du parc d’Ankarafantsika

    Antananarivo, 8 Juillet, 19h00 – Un chiffre alarmant. La plaine de Marovoay perdrait annuellement entre 2 et 4% de sa surface cultivable à cause d’un début de sédimentation du parc national d’Ankarafantsika. Sur la base de l’hypothèse optimiste, ceci équivaudrait à une production de 3 milliards d’ariary par an, selon les estimations de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM) dans son Livre blanc issu de l’étude sur la valeur économique des aires protégées.

     

    La FAPBM insiste dans ce document sur l’importance de la préservation et la restauration de cette aire protégée qui permettrait de maintenir, et même d’accroître la production rizicole. À travers les services écosystémiques de stabilisation des sols, Ankarafantsika empêche la sédimentation de Marovoay, une des plus vastes plaines de rizières de Madagascar, qui couvre près de 38 000 ha de surface cultivable, expose cette Fondation.

     

    Les aires protégées sont ainsi importantes pour le secteur agricole. Leur écosystème forestier maintient les nappes phréatiques, en préservant les sources et les réservoirs d’eau qui irriguent les zones de culture en aval et aux alentours, soutient la FAPBM. Elles favorisent aussi la stabilisation des sols et du climat local en atténuant les impacts des phénomènes météorologiques extrêmes et maintiennent la fertilité du sol. Cette Fondation rappelle par ailleurs que la biodiversité contenue dans les aires protégées assure la pollinisation des plantes grâce aux abeilles et autres insectes.

     

    Madagascar reçoit annuellement entre 52 et 60 millions de dollars pour la conservation de la biodiversité, dont les aires protégées, selon l’étude sur la valeur économique des aires protégées du pays. Or leur maintien nécessite une contribution mondiale d’une valeur entre 572 et 660 millions de dollars par an. Un gap de financement important dans le fonctionnement des aires protégées et dans la mobilisation de financements internationaux est ainsi constaté, fait remarquer cette étude.

  • COMMERCE – Un droit additionnel au droit de douane de 12% sur l’importation de farine en provenance de l’Inde, d’Egypte, de la Turquie et de la Russie

    COMMERCE – Un droit additionnel au droit de douane de 12% sur l’importation de farine en provenance de l’Inde, d’Egypte, de la Turquie et de la Russie

    Antananarivo, 9 Juillet, 8h15 – Une taxe supplémentaire pour la farine importée d’Inde, d’Egypte, de Turquie et de Russie. Il s’agit d’un droit additionnel ad valorem au taux de 12% de la valeur CAF sur l’importation des « farines de froment (blé) ou de méteil ; et c’est une mesure de sauvegarde provisoire prise par l’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) de Madagascar à la demande de la Branche de production nationale (BPN). La mesure est déjà entrée en vigueur depuis le 1er mars et appliquée pour une durée de 200 jours à compter de cette date », d’après ce avait été notifié au niveau du Comité des sauvegardes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

     

    La branche de production nationale de farine avait déposé une requête auprès de l’ANMCC, demandant l’application d’une mesure de sauvegarde face aux importations « tellement accrues » de ce produit qui sont préjudiciables à leur égard. Et l’imposition de cette mesure « est décidée compte tenu de la situation critique de la BPN » qui « s’est manifestée par la chute soudaine de la production et des ventes à peine deux ans d’activités » avec l’évolution imprévue des circonstances et l’accroissement des importations.

     

    D’après ce qui avait été notifié au niveau du Comité des sauvegardes de l’OMC par l’ANMCC, les importations de farine de Madagascar ont connu un accroissement de 12 points d’indice durant la période considérée. La quantité importée est passée de 165 000 à 185 000 tonnes entre 2020 et 2022. Une hausse considérable de 25 points a été enregistrée l’année dernière. Et en termes relatifs par rapport à la production nationale, les importations ont connu un accroissement de 17 points d’indice entre 2021 et 2022.

     

    Il est également rapporté que « le marché local de farine est dominé par les produits importés qui détient plus de la moitié de la consommation totale durant toute la période d’analyse ». Malgré une capacité de production faible en 2020, la BPN a pu augmenter pendant sa phase de croissance en 2021. Mais cette augmentation a été freinée déjà en 2022 à cause de l’accroissement des importations de farine. « Les consommateurs ont commencé à opter progressivement pour la farine produite localement depuis 2020. Cependant, le volume de vente a diminué de 75 points d’indice en 2022 par rapport à l’année précédente. En général, la branche de production nationale de farine rencontre des difficultés pour vendre sa production, se traduisant par une accumulation de stocks d’année en année » d’après la notification reçue par l’OMC.

     

    La BPN avait déposé sa requête, dont l’examen a abouti à sa recevabilité. L’ANMCC a ensuite décidé d’ouvrir une enquête de sauvegarde sur les importations de farine à Madagascar depuis le 18 février. La durée de cette enquête est d’environ 9 mois prorogeable jusqu’à 12 mois.

     

    Une audition publique dans le cadre de cette enquête a été organisée par l’ANMCC le 08 juin 2023 avec la participation des producteurs, des importateurs, des exportateurs, des Gouvernements des pays exportateurs et des associations des consommateurs. Pour l’ANMCC, l’audition publique constitue une étape primordiale de l’enquête puisqu’elle donne la possibilité à toutes les parties intéressées de présenter leurs vues, arguments et thèses opposés et de défendre leurs intérêts par rapport à l’enquête. La décision finale appartient à l’ANMCC sur l’application ou non de ces mesures de sauvegarde après avoir reçu et étudié les soumissions de toutes les parties intéressées durant cette consultation.

    Photo : Pixabay

  • TRANSPORT – Le Port d’Ehoala s’active dans le développement du cabotage maritime national

    TRANSPORT – Le Port d’Ehoala s’active dans le développement du cabotage maritime national

    Antananarivo, 8 Juillet, 9h45 – Développer davantage le transport maritime interne. La société qui gère le Port d’Ehoala indique avoir travaillé depuis deux ans sur des options visant à supporter le développement du cabotage national. A part la mise en place d’un tarif compétitif et préférentiel en ariary déjà approuvée par l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) l’année dernière, le directeur général de ce port, Andriantsoa Rabiaza y ajoute la mise en œuvre de mesures de sécurité suivant les standards internationaux pour y parvenir.

     

    Mais il y a également l’amélioration de l’équipement de déchargement pour le renforcement de la performance opérationnelle de ce port, qui célèbre en ce mois de juillet son quatorzième année d’implantation à Tolagnaro. Son gestionnaire s’active en tout cas à Ehoala, en ayant conscience du rôle clé du cabotage national.

     

    Cette infrastructure constitue actuellement un levier de développement socio-économique de la région Anosy où elle est implantée. C’est au niveau du port d’Ehoala que sont livrés en partie les produits pour les besoins de la population locale, tels que les Produits de première nécessité (PPN), les carburants ou encore les matériaux de construction. Et c’est à partir de ce port que partent à l’exportation les produits phares de cette région, comme les langoustes, le mica ou l’ilménite produite par la compagnie QMM. Ce port d’utilité publique participe au désenclavement de la région et facilite l’acheminement des vivres dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le Sud de Madagascar.

     

    Le Port d’Ehoala participe également au développement du tourisme à Tolagnaro. Elle a permis particulièrement de promouvoir le tourisme de croisière sur place. Depuis 2010, ce port a accueilli 65 navires de croisières avec à leur bord 48 977 croisiéristes qui ont pu visiter Tolagnaro et ses alentours.

     

    Ce port répond par ailleurs aux normes International ship and port security (ISPS). Ce qui offre à ses usagers des garanties pour leurs produits comme pour leur sécurité physique, rassure son directeur général, Andriantsoa Rabiaza. « Passer par un port aux normes ISPS leur ouvre également la porte à des marchés de plus en plus exigeants quant au respect des normes de sécurité et de sûreté », livre-t-il.

     

  • BACCALAURÉAT – Les autorités mettent en garde les faussaires de sujet et les parents ou candidats tentés de les approcher

    BACCALAURÉAT – Les autorités mettent en garde les faussaires de sujet et les parents ou candidats tentés de les approcher

    Antananarivo, 8 Juillet, 7h40 – Les autorités préviennent. Face à la recrudescence des faux sujets d’examen du baccalauréat sur les réseaux sociaux, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesures) et la gendarmerie nationale mettent en garde les escrocs mais aussi les parents des candidats et les candidats tentés de les approcher.

    “Les examens du baccalauréat sont sous surveillance”, prévient le colonel Tojo Raoilijon, commandant du groupement de la gendarmerie d’Analamanga face à la presse. “Des enquêtes seront ouvertes non seulement pour les escrocs mais aussi pour les parents et les candidats qui seront tentés de les approcher”, ajoute-t-il.
    Le ministère, quant à lui, réaffirme qu’aucune fuite de sujet n’a eu lieu et que tous les prétendus sujets diffusés sur les réseaux sociaux sont faux. “La vente de faux sujets est interdite par la loi, le ministère travaille avec la gendarmerie pour débusquer ces tentatives d’escroquerie sur les réseaux”, ajoute Steve Rabotomanasa, directeur de la cellule anti-corruption auprès du département.

    Dès à présent, le ministère invite les candidats à vérifier leurs convocations auprès de l’office du baccalauréat dans les différentes provinces et auprès de la direction de l’éducation nationale pour Antananarivo. Les épreuves se dérouleront à partir du 18 juillet jusqu’au 22 juillet pour le baccalauréat général, et jusqu’au 28 juillet pour le baccalauréat technique et technologique. Selon les chiffres dévoilés par le ministère, 215 630 candidats passeront le baccalauréat cette année. Le chiffre a connu une hausse de 12,5% comparé à l’année dernière.