Catégorie : À la une
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TRANSFORMATION DIGITALE – Madagascar ambitionne de relever à 6% la part du numérique dans son PIB d’ici 2028
Antananarivo, 12 Juin, 11h09 – Faire du digital et du numérique un levier de croissance économique. Madagascar se fixe de relever la part du numérique qui était de seulement 1,5% du PIB en 2019 à 6% en 2028. Bien que cet objectif soit encore faible par rapport à la contribution de ce secteur dans l’économie des pays de l’Afrique subsaharienne, c’est déjà très ambitieux pour la Grande île, expose un représentant du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, de la poste et des télécommunications (MNDPT). Celui-ci avait fait la synthèse du Plan stratégique du numérique durant l’atelier de haut niveau sur la digitalisation et les réformes, la semaine dernière.Ce responsable du MNDPT a avancé que la part des Postes et des télécommunications sur le PIB devrait également passer de 3% en 2019 à 12% en 2028. 137 000 emplois potentiels peuvent par ailleurs être créés en trois ans grâce au numérique et 122 000 emplois pourraient être transformés en emplois numériques si Madagascar pouvait accélérer sa transformation numérique, avance-t-il.Plusieurs défis, qui doivent prendre en considération l’écosystème numérique, restent à relever, admet-il. Il évoque le cadre légal qui nécessite la mise en place d’un corpus législatif adapté au besoin du numérique et du commerce électronique. Il y a également les volets infrastructures et services qui impliquent la consolidation et le déploiement au niveau national des infrastructures techniques ainsi que le développement d’un catalogue proches des citoyens. Et pour ce qui est du capital humain, ce responsable du MNDPT insiste sur le développement des programmes de formations pour augmenter l’offre de compétences numériques et promouvoir la vulgarisation du numérique auprès des citoyens.Le Plan stratégique du numérique vise entre autres le désenclavement, en facilitant l’accès à Internet dans les zones rurales et difficiles d’accès, en renforçant la régulation du secteur de la télécommunication et en stimulant la mutualisation. Il devra également faciliter l’accès au financement des acteurs économiques ainsi que promouvoir l’éducation numérique, l’entrepreneuriat et l’employabilité pour tous. Ce plan permettra aussi de renforcer la lutte contre la corruption puisqu’il aide à tracer l’ensemble des transactions, dématérialiser l’ensemble des supports, et automatiser le processus de gestion. Et enfin, il contribuera à la modernisation de l’administration par l’usage du numérique. -

FOOTBALL – Ibrahim Amada et Tiavina Rakotoarisoa appelés en renfort pour les Barea Carolus Andriamahitsinoro remplace Njiva Rakotoharimalala, l’effectif au complet ce mardi
Antananarivo, 12 Juin, 11h40 – Du mouvement dans la liste de Romuald « Rôrô » Rakotondrabe. La Fédération malgache de football (FMF) annonce l’intégration d’Ibrahim Amada et de Tiavina « Dounga » Rakotoarisoa comme renfort pour le match contre le Ghana ce dimanche à Mahamasina. Njiva Rakotoharimalala, de son côté, est remplacé par Carolus Andriamahitsinoro dans l’effectif.
Le capitaine de la sélection nationale a déjà participé depuis une semaine aux différentes séances d’entraînement des Barea. Rôrô, dans une interview publiée par la FMF la semaine dernière, avait indiqué vouloir observer de près l’état de forme du joueur avant son intégration. Absent des troisième et quatrième journées de la qualification à la CAN, Carolus Andiamahitsinoro revient également dans l’équipe nationale. L’ailier malgache était déjà présent à Madagascar depuis quelques jours.
Ces trois joueurs ont déjà participé à l’entraînement des Barea ce lundi matin. Quelques joueurs expatriés comme Koloina Razafindranaivo, Allan Rakotovazaha, Dorian Bertrand et Zotsara Randriambololona sont arrivés à Madagascar ce dimanche. Les joueurs évoluant à la Réunion sont attendus ce lundi. C’est aussi le cas de Romain Metanire qui portera à nouveau la tunique de l’équipe nationale après de nombreuses absences.
Romuald Rakotondrabe aura à sa disposition tous les joueurs qu’il a convoqués pour ce match face aux Blacks Stars du Ghana dans le cadre de la cinquième journée à la qualification pour la CAN ce mardi. Fabien Boyer, Hakim Abdallah seront les derniers arrivés, ce mardi.Photo : FMF
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PRODUITS MINIERS – Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles en 2022
Antananarivo, 12 Juin, 7h25 – Des centaines de milliards d’ariary générés par l’exportation de pierres fines. Selon le bulletin publié en mai par la Banque centrale, Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles en 2022. Le prix à l’exportation de ces produits miniers a été de 11 015,2 ariary par kilo. Ce qui fait que la valeur FOB des exportations de ces pierres fines avait été de 378,471 milliards d’ariary l’année dernière, rapporte la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM).
Les opérations ont connu des hausses considérables dans toutes les rubriques durant les trois dernières années, que ce soit pour la quantité exportée mais également pour les prix unitaires ainsi que la valeur totale des exportations. Pour ce qui est de la quantité exportée, elle était passée de 16 375 tonnes en 2020, et a augmenté à 22 424 tonnes en 2021 pour être à 34 173 tonnes en 2022.
Pour ce qui est de leur prix, ces pierres fines industrielles avaient été exportées à 6 095,7 ariary le kilo en 2020 pour augmenter à 6 998,7 ariary en 2021. La hausse avait été très conséquente en 2022 puisqu’elles avaient été exportées à 11 101,5 ariary par kilo durant cet exercice. Multipliés par les volumes des exportations, la valeur FOB des exportations de ces pierres fines avait été de 99, 820 milliards d’ariary en 2020, 156,940 milliards d’ariary en 2021, et 378,471 milliards d’ariary en 2022.
Au mois de février 2023, le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) avait sorti un communiqué, évoquant l’existence d’un bloc de pierre fine à caractère industriel pesant 109 kilos qui avait été extrait à Fotadrevo et exporté en Slovénie en mai 2020. A l’époque, l’administration minière avait soutenu que celui-ci ressemblait « à peu près » à la photo de la « Priceless Sapphire » pesant 140 kilos qui, elle, était prétendue avoir été « déterrée à Mananjary » en 2019 et devait être exposé à Dubaï comme étant « officiellement le plus grand saphir bleu et blanc 100% naturel du monde ».
Le MMRS avait cependant mis la Priceless Sapphire dans la catégorie des « pierres fines à caractère industrielle » et non dans la catégorie des « pierres précieuses » incluant le rubis, le diamant, le saphir et l’émeraude.
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CONCERT – Gims en communion avec son public au stade Barea
Antananarivo, 11 Juin, 8h40 – Comme Gims l’avait espéré, le public malgache est venu nombreux à son concert samedi soir. Pendant près d’une heure 30, le rappeur congolais a fait vibrer un stade Barea acquis à sa cause. Chaque morceau est repris en chœur par des fans en délire, heureux de partager ce moment avec le chanteur. Celui-ci les emmène en voyage dans son univers musical, et les fais remonter jusqu’au début des années 2010. Le public, mis dans l’ambiance, avec Sayda, Nael et Ceasar, les trois chanteurs malgaches qui ont assuré la première partie du concert, est enchanté.








PRICE EVENT Radisson Blu Hotel, Antananarivo Waterfront
????Reportage photos réalisé en partenariat avec Sanifer
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CARBURANT – Le montant du passif de l’Etat envers les pétroliers généré par le maintien des prix à la pompe ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’ariary
Antananarivo, 11 Juin, 7h05 – Aucun ajustement des prix à la pompe n’est à prévoir. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, évoque l’accord donné lors du Conseil de gouvernement du 5 juin au mécanisme d’ajustement automatique des Prix maxima affichés à la pompe (PMAP) applicable pour cette année. Le montant du passif qui pourrait être généré par cette disposition devrait être supportable pour l’Etat puisqu’il ne devrait pas dépasser les 100 milliards d’ariary. C’est la projection exposée par ce membre du gouvernement en marge de l’ouverture de la deuxième édition du Salon de l’électricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures, jeudi.
Le MEH base cette projection sur l’évolution du cours du pétrole brut mais également par rapport à la situation de la monnaie locale face au dollar. En considérant même la volatilité de ces deux facteurs influant sur les prix du carburant sur le marché local, ce département estime que le passif généré par le maintien des PMAP sera largement en dessous du passif de l’année dernière qui, comme l’a rappelé le ministre Solo Andriamanampisoa, dépassait les 700 milliards d’ariary.
Lors de la présentation du rapport d’activité de son département devant l’Assemblée nationale vers la fin du mois de mai, le ministre des hydrocarbures avait indiqué que la fixation par l’Etat du prix des carburants a généré un passif de plus de 1 200 milliards d’ariary envers les pétroliers l’année dernière. L’ajustement tarifaire entrepris au mois de juillet 2022 avait cependant permis de le réduire à 793 milliards. Lors de cette rencontre avec les députés, le ministre Solo Andriamanampisoa avait avancé que la moitié de ce passif était déjà en cours d’apurement.
Cet ajustement entrepris au premier trimestre de l’année dernière aurait également permis de se rapprocher de la vérité des prix à l’époque, soutient le ministre des hydrocarbures durant le salon de l’Electricité, des énergies renouvelables et des hydrocarbures. « Nous espérons nous rapprocher davantage de cette vérité de prix l’année prochaine », avance-t-il. Ce membre du gouvernement se veut confiant par rapport à l’évolution du cours du brut, qui même si celui-ci a récemment amorcé une hausse, est encore loin du niveau inquiétant au lendemain du début de la crise en Ukraine. Son département veillera continuera en tout cas de « suivre de près l’évolution des variables pouvant influencer les prix », rassure-t-il.
Les autorités malgaches ont par ailleurs réitéré leur détermination à mettre en œuvre un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants à partir du premier trimestre 2024 ainsi que des filets de sécurité sociale renforcés. Il s’agit d’un engagement de l’Etat dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), avec le Fonds monétaire international (FMI).
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ELECTION – Plus de 10.600.000 électeurs inscrits dans la base de données de la Ceni jusqu’au lundi 5 Juin
Antananarivo, 10 Juin, 10h39 – Une dernière chance pour les électeurs. La liste électorale est encore disponible pour les vérifications d’usage durant les 20 prochains jours. Les électeurs qui se sont inscrits ont encore le temps de vérifier auprès des fokontany si leur nom figure bien dans la liste électorale mais n’en a pas été omis, ou si leur inscription ne comporte aucune erreur. Si l’on en croit une publication de la Commission électorale nationale indépendante, « les citoyens qui ne figurent pas dans la liste électorale ont encore 20 jours après le renvoi de la liste auprès des fokontany pour s’inscrire ». Après leur clôture au niveau des districts ce samedi 10 juin, les listes seront à nouveau envoyées auprès des fokontany pour les vérifications d’usage, souligne la Ceni.
⭕Jusqu’au 5 juin, la Ceni évoque l’inscription de 10 678 852 électeurs dans sa base de données. Selon son communiqué, elle a relevé dans cette liste 57 012 anomalies à traiter ainsi que 29 144 suspicions de doublon. Ces doublons, selon les explications de la Ceni, se manifestent par la présence de cartes d’identité nationale ayant le même numéro et les mêmes noms et prénoms.
Photo : CENI
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L’aide de la France à l’organisation de la présidentielle et Madagascar Airlines au coeur des échanges de Rajoelina avec Macron
Antananarivo, 10 Juin, 8h20 – Une rencontre pour « raffermir et améliorer les relations entre Madagascar et la France », selon la présidence de la République. Reçu par le président français Emmanuel Macron à l’Elysée, le président de la République Andry Rajoelina se « réjouit » des promesses de soutien et d’appui qu’il a reçues après le rendez-vous. « Je félicite particulièrement la volonté de l’Etat français de soutenir et d’accompagner la mise en oeuvre du Plan émergence Madagascar et l’organisation d’élections libres, transparentes et acceptées par tous dans quelques mois » écrit-il sur sa page Facebook.
A en croire le communiqué de la présidence de la République, la France devrait « contribuer à l’alimentation du basket fund destiné à financer l’organisation des prochaines élections avec les autres partenaires de Madagascar ». « La France soutien les efforts de l’Etat malgache dans l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques qui se tiendront cette année », rapporte le compte-rendu de la rencontre entre les deux chefs d’Etat publié par les services d’Ambohitsorohitra.
Outre les appuis à l’organisation des prochains scrutins, la présidentielle notamment, la France aurait également annoncé son « soutien à Madagascar Airlines et aux efforts de redressement du transport aérien », poursuit le communiqué de la présidence. Ce volet fait partie des points relatifs au PEM à la mise en œuvre duquel la France aurait exprimé son appui, souligne encore la présidence. A ce volet s’ajoutent « la lutte contre la malnutrition dans le Sud, l’utilisation de l’énergie renouvelable, et la politique nationale d’utilisation des zones maritimes de Madagascar ». La présidence de la République ne précise pas si la question des îles éparses ainsi que la suite des travaux de la commission mixte sur le sujet ont été évoquées.
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PARTENARIAT : La Banque mondiale accorde une aide budgétaire de 100 millions de dollars à l’Etat Malgache
Antananarivo, 9 Juin, 19h15 – C’est finalement acquis. Le Conseil d’administration de la Banque mondiale vient d’approuver un crédit de 100 millions de dollars d’aide budgétaire à l’Etat malgache. Ce financement venant de cette institution de Bretton Woods, dans le cadre de son appui aux politiques de développement (DPO) de Madagascar, est destiné à « soutenir les réformes pour libérer les moteurs d’une croissance inclusive et résiliente », précise-t-elle dans un communiqué publié ce vendredi.
La Banque mondiale avait prévu trois aides budgétaires. Ce premier DPO que son conseil d’administration vient d’approuver s’appuie sur deux piliers, dont le premier vise le renforcement de la gouvernance et des cadres macro-budgétaires. Le second pilier contribuera à « améliorer l’environnement propice aux investissements et à approfondir les réformes structurelles dans les secteurs d’infrastructure essentiels, notamment l’exploitation minière, l’énergie et la connectivité numérique », détaille cette institution financière.
Les autorités malgaches avaient été appelées depuis des mois à entreprendre plusieurs réformes et actions préalables pour pouvoir bénéficier de cette première aide budgétaire. Le ministre de l’Economie et des Finances, Rindra Rabarinirinarison, félicite l’ensemble du Gouvernement d’avoir parachevé toutes les réformes requises dans le cadre de ce premier appui. Le Grand Argentier rappelle que « pour y parvenir dans les contextes national et international très difficiles, le Président de la République, le Premier ministre ainsi que les ministres ont dû déployer « un effort particulier ».
Le Gouvernement malgache a adopté plusieurs mesures de réformes essentielles, selon la Banque Mondiale. Ce partenaire de la Grande île parle entre autres du soutien à la Jirama en matière d’accords d’achat d’énergie pour l’orienter dans la production d’électricité recourant aux énergies renouvelables et pour impliquer davantage le secteur privé dans le secteur de l’énergie. L’Etat avait également pris des dispositions pour la levée du gel des permis miniers et la suspension des exportations de l’or. Tout comme l’amélioration du cadre règlementaire du secteur des télécommunications pour encourager les investissements compétitifs dans l’infrastructure numérique afin de rendre les services à large bande plus abordables.
Il s’agit d’efforts décisifs, à en croire la responsable des opérations de la Banque mondiale à Madagascar, Marie-Chantal Uwanyiligira. « Le gouvernement a pris les premières mesures pour mettre en œuvre des réformes attendues depuis longtemps en améliorant la compétitivité et la transparence dans le secteur minier, et en favorisant les secteurs de croissance tels que l’énergie et le numérique », lance-t-elle. Ce responsable de la Banque mondiale insiste d’ailleurs que « le maintien de ces réformes dans le temps permettra au pays de sortir du piège de la pauvreté ».

