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  • Ambatovy prévoit d’aller au-delà d’une production de 40000 tonnes de nickel cette année, selon Sumitomo Corporation

    Ambatovy prévoit d’aller au-delà d’une production de 40000 tonnes de nickel cette année, selon Sumitomo Corporation

    Antananarivo, 9 Juin, 14h55 – Une production de nickel supérieure à 40 000 tonnes. C’est la capacité qu’Ambatovy prévoit d’atteindre pour 2023, selon Sumitomo Corporation, l’actionnaire majoritaire de cette compagnie minière. Ambatovy devrait y parvenir grâce à la stabilité de ses opérations, même si un arrêt total de son usine est prévu au troisième trimestre de cette année, souligne l’entreprise nippone dans son rapport de résultats annuels pour l’exercice 2022, publié en mai.

     

    Cette capacité de production d’au-delà des 40 000 tonnes devrait être maintenue au cours des exercices 2024 et 2025, avec une réduction du seuil de rentabilité. Ce seuil, qui est le niveau de production auquel les coûts de production sont égaux aux recettes, devrait être de 8,8 dollars/lb (1lb=0,453 kilogramme). Pour l’année fiscale 2023, Sumitomo Corporation prévoit une baisse des prix du nickel, du soufre et du charbon.

     

    Pour 2022, la production d’Ambatovy a diminué en glissement annuel, en raison de la réparation de certaines installations entreprises au premier trimestre et de l’arrêt total de l’usine au troisième trimestre de l’année dernière.

     

    Concernant les coûts de production, ils ont augmenté en glissement annuel en raison des prix élevés du soufre et du charbon au cours du premier semestre de l’année 2022. Il y a également les coûts d’amortissement plus élevés pour le remplacement d’une partie du pipeline à boues qui sert à transporter le minerai extrait et hydraté de la mine à l’usine de traitement et de raffinage, ou encore les dépenses accrues pour l’arrêt total de l’usine. En outre, le quatrième trimestre a été affecté par une chute du prix du cobalt, qui est un sous-produit d’Ambatovy. Le seuil de rentabilité a augmenté jusqu’à 13,6 dollars/lb dans ce contexte, indique Sumitomo Corporation dans son rapport financier.

     

    Dans son rapport intégré 2022, un autre document publié par Sumitomo Corporation, ce conglomérat japonais indique que les mesures prises par chaque site de travail ont généré des résultats stables pour 76 de ses entreprises classées comme projets de redressement. « En particulier, nous avons amélioré les résultats de l’entreprise d’extraction et de raffinage du nickel à Madagascar, de l’entreprise de vente au détail et en gros de pneus aux États-Unis et de l’entreprise de produits frais en Europe et aux Amériques, grâce à la révision de la stratégie commerciale, du système de gestion et des opérations de chaque entreprise », souligne Sumitomo Corporation.

     

    Dans ce deuxième rapport, Sumitomo Corporation parle d’amélioration de résultats d’environ 38 milliards de yens pour l’extraction et raffinage de nickel pour Ambatovy. L’amélioration est de 8 milliards de yens pour Fyffes pour son activité de produits frais en Europe et les Amériques et de 4 milliards de yens pour TBC qui est dans la vente en gros et au détail de pneus aux Etats-Unis.

  • JUSTICE – L’Assemblée nationale indique n’avoir pas encore été notifiée d’une demande de  levée de l’immunité parlementaire du député élu à Vohibato soupçonné de complicité dans l’affaire de lynchage à Lalazana Fianarantsoa

    JUSTICE – L’Assemblée nationale indique n’avoir pas encore été notifiée d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député élu à Vohibato soupçonné de complicité dans l’affaire de lynchage à Lalazana Fianarantsoa

    Antananarivo, 9 Juin, 11h50 – La poursuite du député élu à Vohibato, Jean Martin Randrianatoavina, en attente. Ce parlementaire est parmi les suspects identifiés par la justice comme « complice » dans l’affaire de lynchage meurtrier à Lalazana dans la région Haute Matsiatra, mais pour l’instant, l’Assemblée nationale indique n’a reçu aucune demande de levée de l’immunité parlementaire de cet élu. « J’occupe maintenant l’intérim, mais je n’ais pas encore reçu de courrier relatif à ce sujet », confie au telephone, jeudi, Jean Brunelle Razafindratsiaofa, vice-président de cette institution.

    ⭕A en croire Tinah Rabendrainy, procureure du tribunal de première instance de Fianarantsoa, le nom du député élu à Vohibato figure dans le réquisitoire introductif du parquet. Elle rapporte que plusieurs inculpés ont donné son nom durant leur comparution devant le ministère public. Elle rappelle également les propos que celui-ci a tenus dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. Étant député, Jean Martin Randrianatoavina ne peut cependant être poursuivi sans l’aval de l’Assemblée nationale. « Le tribunal a déjà fait son travail, mais il y a des détails à suivre pour la suite de la poursuite », souligne la procureure.

    ⭕Trois individus ont été lynchés à mort à l’entrée de Lalazana le samedi 27 mai dernier. Suite à ce drame, les forces de l’ordre ont procédé a une arrestation de masse dans ce petit village. Lundi, 107 suspects ont été présentés au parquet du tribunal de première instance de Fianarantsoa. 102 font l’objet de poursuite judiciaire, et parmi eux, 47 ont été placés en détention préventive. Les 55 restants ont obtenu une liberté provisoire, d’autres arrestations sont encore en vue.

  • DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Rencontre entre Rajoelina et Macron ce vendredi

    DÉPLACEMENT PRÉSIDENTIEL – Rencontre entre Rajoelina et Macron ce vendredi

    Antananarivo, 9 Juin, 10h42 – Rendez-vous à l’Elysée. Le président de la de République Andry Rajoelina devrait rencontrer ce vendredi son homologue français Emmanuel Macron, si l’on en croit la présidence de la République. Dans un communiqué publié ce vendredi, la direction de la communication de la présidence, le chef de l’Etat est « en déplacement officiel en Europe », et sa rencontre avec le Président français entre dans le cadre de ce voyage.

    ⭕Selon la présidence de la République,  »cette rencontre entre les deux chefs d’État vise à pérenniser les relations entre la France et Madagascar ». Il sera notamment question des « enjeux économiques et diplomatiques afin de renforcer la coopération entre les deux nations », poursuit-elle. L’heure de la rencontre n’est pas précisée par Ambohitsorohitra. L’agenda du Président français, pour sa part, « n’est pas disponible » sur le site de l’Elysée.

    ⭕Après sa rencontre avec Emmanuel Macron, Andry Rajoelina devrait rallier Genève. Le chef d’État sera dans cette ville suisse pour assister à la 111ème session de la Conférence internationale du travail qui se déroulera les 14 et 15 juin. Il s’agira pour Madagascar, selon le communiqué de la présidence,  »de mettre en avant les avancées législatives significatives en matière de droit des travailleurs ».

    Photo d’illustration Archives Présidence

  • CONSOMMATION – Les industriels locaux passent à l’offensive pour la promotion des produits Vita Malagasy

    CONSOMMATION – Les industriels locaux passent à l’offensive pour la promotion des produits Vita Malagasy

    Antananarivo, 9 Juin, 10h10 – Les industriels locaux en opération séduction. Ils relancent, comme ils ont l’habitude de le faire à l’occasion de la fête nationale, la campagne de promotion du label « Malagasy Ny Antsika ». Les membres du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) vont investir les Grandes et moyennes surfaces (GMS) et les Grandes surfaces de bricolage (GSB) pour mettre en avant les produits de qualité fabriqués localement tous les vendredis et samedis de ce mois de juin. Ils mèneront également un roadshow en sillonnant plusieurs quartiers, chaque samedi. Cette tournée itinérante sera destinée à présenter des produits labélisés, annonce Shekinah Andriamanarivo du groupe Inviso et membre du comité directeur du SIM.

    ⭕L’objectif de cette campagne est de « sensibiliser et d’encourager les consommateurs à soutenir la branche de production locale et à consommer les produits locaux », avance le directeur exécutif de ce groupement Soatiana Rajoelisoa lors de la conférence de presse de présentation de cette manifestation économique. « Ce soutien ne bénéficie pas seulement aux entreprises qui les produisent mais à plus forte raison à tous les acteurs malgaches engagés dans la chaine de production », poursuit-elle.

    ⭕« La consommation des produits locaux favorise l’emploi », ajoute, de son côté, Andry Rasoarahona du groupe Basan. C’est une démarche qui va non seulement soutenir l’économie nationale mais aussi les petits producteurs locaux. Et ce soutien des consommateurs appuiera les industriels locaux qui peinent, pour le moment, à faire le poids face aux produits importés bien qu’ils se disent en mesure de satisfaire les besoins de la population.

    ⭕34 entreprises sont actuellement certifiées « Malagasy Ny Antsika », indique Soatiana Rajoelisoa. Ce label appartenant au SIM a été créé en vue de promouvoir la qualité des produits fabriqués à Madagascar et pour renforcer la compétitivité de ces entreprises sur le territoire. Ce label est une preuve d’engagement pour les industries locales, garantissant que les produits respectent les exigences imposées dans le cahier des charges du SIM, poursuit-elle, parlant d’un outil permanent aux producteurs de se distinguer.

  • Le revenu actuel d’un Malgache inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960, selon la Banque mondiale

    Le revenu actuel d’un Malgache inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 8 Juin, 8h45 – Après être tombé à des niveaux historiquement bas en 2020, le revenu par habitant de Madagascar est actuellement inférieur d’environ 45% à son niveau de 1960. Cette situation résulterait d’une « succession d’épisodes de faible croissance et de crises profondes », expose la Banque mondiale dans son document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar.

     

    La Grande île est par ailleurs l’un des six pays au monde où le revenu réel par habitant a baissé sur une période aussi longue. Or Madagascar est le seul pays de ce groupe à ne pas avoir été confronté à une guerre civile prolongée ou à un conflit armé, précise l’institution de Bretton Woods.

     

    Ce déclin à long terme des niveaux de vie, la fécondité élevée et l’expérience récente d’épisodes de croissance en dents de scie expliquent pourquoi 81,6 % de la population en 2022 vivent encore sous le seuil international de pauvreté de 2,15 dollars par jour. Ce taux était de 80,7 % en 2012 et de 74,2 % en 2005.

     

    Cette situation avait déjà été soulevée par les autorités malgaches dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar. Elles indiquent dans ce document que l’augmentation des taux de malnutrition et des maladies associées aura pour effet de fragiliser davantage le tissu social à Madagascar. « Les faibles productions agricoles réduiront la disponibilité alimentaire et induiront une inflation plus accentuée sur les prix des produits. Dans un contexte de faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de sous-emploi et de pauvreté, tous ces effets pourront générer de l’instabilité politique », précisent les dirigeants malgaches dans ce Pacte.

     

    Le défi premier de Madagascar est actuellement de satisfaire les besoins alimentaires de sa population en croissance continue. On estime qu’en 2027, la pays aura autour de 33,6 millions d’habitants. Les dirigeants malgaches réalisent alors que l’inaction aura d’ailleurs par conséquence l’aggravation de la sous-alimentation et de la paupérisation de la population.

     

  • PRÉSIDENTIELLE – Un financement conjoint Gouvernement – partenaires pour la prochaine élection, selon Justin Tokely

    PRÉSIDENTIELLE – Un financement conjoint Gouvernement – partenaires pour la prochaine élection, selon Justin Tokely

    Antananarivo, 9 Juin, 6h30 – Le Gouvernement ne financera pas seul les élections. Madagascar compte sur l’appui financier et matériel de ses partenaires pour organiser le futur scrutin présidentiel. « Le Gouvernement et ses partenaires financeront conjointement les élections », confie Justin Tokely, ministre de l’Interieur et de la décentralisation, en marge de la rencontre avortée entre le Gouvernement et les députés a l’Assemblée nationale, jeudi. « Il y a les contributions de l’État, mais il y a aussi nos demandes et nous demandons des aides financières auprès de nos partenaires », souligne l’ancien gouverneur de la région Sava. « Nous avons toujours besoin de l’aide de nos partenaires », poursuit-il encore.

     

    Le ministre n’a cependant pas révélé le montant des aides que les autorités entendent solliciter auprès des partenaires de la Grande île. Certains bailleurs de fonds, à l’instar de l’Union européenne, ont déjà manifesté leur intention d’octroyer des fonds à Madagascar pour l’organisation des élections. Aucun montant n’a non plus été avancé, le Gouvernement n’ayant pas encore clairement indiqué ses besoins. Les appuis, du moins ceux de l’Europe, devraient néanmoins être moins importants que ce qui avait été octroyé en 2018, avait juste soulevé l’ambassadrice de l’Union européenne à Madagascar, Isabelle Delattre Burger.

     

    Pour ce qui est des ressources internes, le Gouvernement n’a pas non plus indiqué jusqu’ici quel serait le montant définitif alloué à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pour organiser les élections. Celle-ci avait sollicité un budget de 140 milliards d’ariary alors que la loi de finances de 2023 ne lui a accordé que 40 milliards d’ariary. Le Gouvernement ne prévoyant pas de loi de finances rectificative, le Premier ministre a juste indiqué la possibilité d’effectuer des « mouvements de crédit en cas de besoins spécifiques ».

  • BUDGET – Pas de rectification de la Loi des finances pour cette année 2023

    BUDGET – Pas de rectification de la Loi des finances pour cette année 2023

    Antananarivo, 8 Juin, 16h50 – « Nous ne sommes pas obligés d’adopter une loi de finances rectificatives ». Le Premier ministre Christian Ntsay confirme à la presse la décision prise mercredi par le Conseil des ministres. Selon le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, « il a été décidé qu’il n’y aura pas de loi [de finances rectificatives] » pour l’année 2023. « Le gouvernement reconnaît que le budget de 2023 peut être géré, et que tous les besoins supplémentaires peuvent être coordonnés dans le cadre du budget initial de 2023 », explique le Premier ministre en marge de la séance avortée de débats à l’Assemblée nationale.

    ⭕Selon le communiqué du Conseil des ministres, « l’Etat dispose des moyens suffisants pour répondre aux besoins des ministères ou des institutions en cas de besoins de budgets supplémentaires ». Les dispositions d’affectation de budget peuvent être prises par décret en Conseil de gouvernement, rappelle le compte-rendu. Il souligne par ailleurs que chaque ministère peut organiser à sa guise ses dépenses, la loi permettant les mouvements de crédits au sein même du ministère ou entre deux ministères.

    ⭕Le communiqué du Conseil des ministres indique, par ailleurs, que pour ce qui est des recettes, notamment des aides budgétaires comme celles attendues de la Banque mondiale, « celles-ci sont déjà inscrites dans la loi de finances initiales ». Pour les dépenses, le gouvernement fait part d’un engagement de 48% au 2 juin. « Ce qui laisse encore 52% du budget pouvant être utilisés jusqu’à la fin de l’année », indique-t-il. Pareil pour le budget consacré aux Projets d’investissement publics (PIP) dont « seulement 10% sont pour le moment utilisés, et dont 90% peuvent donc encore être utilisés jusqu’à la fin de l’année », poursuit-il encore.

    ⭕Mais la première raison avancée par le Conseil des ministres est le facteur temps. Le communiqué publié mercredi souligne que « le peu de temps restant pour cet exercice ne permettrait pas à l’Etat de procéder à un ajustement du cadrage macroéconomique ou du financement puisque celui-ci nécessitera la suspension momentanée des dépenses publiques qui pourrait retarder les projets qui restent à réaliser ».

  • PARLEMENT – La séance de débat suivant le rapport d’activités du gouvernement à l’Assemblée nationale de nouveau reportée

    PARLEMENT – La séance de débat suivant le rapport d’activités du gouvernement à l’Assemblée nationale de nouveau reportée

    Antananarivo, 8 Juin, 14h18 – Ambiance tendue ce jeudi matin à l’Assemblée nationale. 35 députés sur les 59 présents dans la la salle de séance à Tsimbazaza ont voté le report du débat censé suivre le rapport d’exécution du programme du gouvernement après presque 40 minutes d’échange entre les députés.

    ⭕Alors que les députés ont fixé dans leur ordre du jour la tenue de ce rendez-vous attendu entre les membres du gouvernement et les députés ce jeudi et vendredi, la cette rencontre est encore reportée. La date du report est encore à définir, indique Brunelle Razafitsiandraofa, vice-président de Fianarantsoa, ayant dirigé la séance.

    ⭕Le député élu à Ikongo a pourtant insisté pour que le programme avance, mais de nombreux députés ayant pris la parole ont demandé à passer au vote pour l’annulation de la rencontre. Ces élus notamment argué de l’insuffisance du nombre de membres du bureau permanent présents au perchoir.

    ⭕A l’ouverture de la séance, seul le vice-président élu pour le compte de la province de Fianarantsoa est assis sur la table réservée au président de séance. Dix minutes plus tard, Jocelyne Maxime Rahelianta, vice-présidente pour le compte d’Antsiranana rejoint son pair sur le perchoir. Honoré Tsabotokay, élu à Vohipeno a cependant demandé à ce que la réunion ne commence qu’avec trois responsables à la tribune.

    ⭕D’autres députés ont demandé l’annulation de la rencontre. Certains sont même allés plus mois, en demandant « l’annulation de la rencontre et une réunion à huis clos pour dissoudre le bureau permanent », ainsi que s’est exprimé Clarisse Raharijaona, député élue à Farafangana.

    ⭕Une partie des députés, mise en minorité dans la salle, ont de leur côté voulu poursuivre cette rencontre.  » Cela ne pose pas du tout un problème s’il n’y a que deux membres du bureau permanent présents », soutient Eléonore Johasy, élue à Vangaindrano.  » Nous avons déjà organisé des réunions avec un ou deux dirigeants », poursuit-elle.

    ⭕Brunelle Razafitsiandraofa a expliqué  » qu’aucune ligne dans le règlement intérieur ne mentionne la présence de trois membres du bureau permanent pour diriger une réunion ». 35 minutes après l’ouverture de la séance, Jean Michel Henri premier questeur complète le nombre demandé par les députés sur le perchoir. Mais, la demande d’annulation persiste. Cette fois-ci avec un autre argument : le retard du début de la rencontre.

    ⭕C’est la deuxième fois que les débats attendus entre les députés et les membres du gouvernement sont reportés. Selon l’article 101 de la Constitution, ceux-ci sont prévus après la présentation du rapport d’activités du gouvernement. La dernière rencontre officielle avec des échanges entre les membres du gouvernement et les députés remonte en juin 2022, vers la fin de la première session. La seule séance de questions-réponses prévuelors de la deuxième session ordinaire de 2022 a été définitivement annulé après la motion de censure avortée à l’encontre du membre du gouvernement.

  • SPORT – L’Etat octroie des subventions au Comité d’organisation des 11ème Jeux des îles de l’océan Indien

    SPORT – L’Etat octroie des subventions au Comité d’organisation des 11ème Jeux des îles de l’océan Indien

    Antananarivo, 8 Juin, 13h39 – Un appui financier. Le Conseil des ministres de mercredi valide l’octroi de subventions pour le Comité d’organisation des 11ème Jeux des îles de l’océan Indien (COJI). “Le Coji est une institution indépendante (…) sous la tutelle financière du ministère de l’Economie et des finances et sous la tutelle technique du ministère de la jeunesse et des sports”, précise le conseil des ministres.

    ⭕Cette enveloppe, dont le montant n’est pas révélé, servira entre autres à assurer l’organisation des jeux sur tous ses aspects mais surtout à la finalisation des diverses infrastructures qui ne sont pas encore achevées à quelques semaines d’échéance. Le décaissement des fonds se fera par ailleurs par des “procédures d’urgence” compte tenu de l’ampleur des travaux qui restent à faire et du temps qui reste pour les réaliser. ur la réalisation de nombreux travaux qui restent à faire.

    ⭕Le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif rapporte, par ailleurs, diverses consignes présidentielles sur la mise aux normes des infrastructures qui recevront les divers épreuves, mais aussi sur la nécessité d’héberger les athlètes sur des sites respectueux des normes.

    ⭕Le ministère travaille actuellement sur la question de l’hébergement et de restauration des délégations étrangères et des délégations nationales. Une réunion avec le ministère du tourisme et des différents acteurs de l’hôtellerie sont au programme. Il en est de même pour le transport, la sécurité, le protocole ou encore la communication. Il est aussi prévu de distribuer 4 000 cartes Sim pour les délégations étrangères.

    ⭕Les 11ème Jeux des îles de l’océan Indien se dérouleront à Madagascar du 25 août au 3 septembre 2023. Les jeux se déroulent exclusivement à Antananarivo et le nombre d’épreuves a été réduit à 17, ainsi que décidé lors de la dernière réunion du Conseil international des Jeux (CIJ). Cette décision a été prise pour des raisons logistiques notamment le retard dans la réalisation des infrastructures.

  • ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres enclenche le processus de création de la région d’Ambatosoa

    ADMINISTRATION – Le Conseil des ministres enclenche le processus de création de la région d’Ambatosoa

    Antananarivo, 8 Juin, 11h37 – L’Exécutif passe à l’acte. Le conseil des ministres de ce mercredi officialise les démarches en vue de la création de la 24ème région de Madagascar. Celle-ci regroupe les districts de Maroantsetra et de Mananara Avaratra, et portera le nom d’Ambatosoa. “En vue de la création de cette nouvelle région, le conseil a adopté le projet de loi modifiant la loi 2014-020 du 27 septembre 2014”, indique le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif. La nouvelle région aura comme chef-lieu la ville de Maroantsetra. Ainsi, un nouveau bureau du gouverneur sera construit d’ici peu.

    ⭕Tout semble aller très vite pour la création de cette nouvelle région. Lors de sa tournée dans cette localité le week-end dernier, Andry Rajoelina avait accédé à la demande formulée par un sénateur pour la création de cette nouvelle région. Il a annoncé durant son discours que les démarches administratives seront entamées dès que possible. L’objectif, selon le locataire d’Iavoloha, est que les deux districts ne dépendent plus d’Analanjirofo. Maintenant, la balle est dans le camp des parlementaires pour entériner définitivement cette décision de l’Exécutif.

    ⭕En 2004, lors de la naissance des régions, des élus des districts issus des districts de l’Est du pays avaient déjà demandé à ce qu’il y ait deux régions dans cette zone Nord de la province de Toamasina, notamment Analanjirofo et Ambatosoa. Près de 20 ans plus tard, la scission d’Analanjirofo en deux régions distinctes devrait bientôt être une réalité.