Vous avez sûrement déjà entendu parler du groupe Feon’ala. Le trio qui a fait danser les jeunes dans les années 80 – 90. Derrière ce groupe, il y a un nom, celui de Charles Morin Poty. Il est l’auteur-compositeur des interprétations du groupe et surtout son producteur. A côté de Feon’ala, il était aussi producteur d’autres groupes. Mais, ce nom Charles Morin Poty a aussi été associé à un endroit en particulier, Le Glacier, ainsi qu’à une institution, l’Office malgache des droits d’auteur, et au ministère de la Culture. Il a été président du Conseil d’administration de l’OMDA, de 2003 à 2014, et directeur par intérim de cet office pendant 9 mois en 2016. Au ministère de la Culture, il a été nommé directeur de la Culture. Rencontre avec un grand nom du monde culturel musical malgache.
Catégorie : À la une
-

PARTENARIAT – Les droits des personnes laissées de côté et la consolidation de la paix parmi les priorités stratégiques du prochain cadre de coopération entre Madagascar et les Nations-Unies
Antananarivo, 22 Avril, 16h00 – Les priorités déjà définies. Le prochain cadre de coopération entre Madagascar et les Nations unies, couvrant la période 2024-2028, traitera du contrat social entre l’Etat et les citoyens. Cette priorité stratégique devra assurer une « meilleure jouissance des droits, en particulier des personnes laissées de côté, un renforcement de la cohésion sociale, et la consolidation de la paix et la stabilité du pays », indique le ministère de l’Economie et des Finances (MEF).
D’autres priorités sont également déjà prises en compte dans cette coopération, les systèmes productifs et les entreprises. L’objectif est de parvenir à une « économie durable, diversifiée et compétitive, créatrice d’emplois décents et productifs en particulier pour les femmes et les jeunes les plus vulnérables ainsi que les personnes vivant avec un handicap », poursuit le ministère.
Le cadre de coopération accordera une importance particulière à la responsabilisation et au renforcement de capacité des acteurs clés pour la valorisation et la gestion durable et inclusive des ressources naturelles et les écosystèmes. Le développement du capital humain figure aussi parmi ses priorités stratégiques.
Un atelier national dans le cadre de l’élaboration du Document de programme pays du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) s’est tenu mercredi. L’objectif pour le ministère et le Pnud était de rassembler les représentants des parties responsables et partenaires de mise en œuvre des programmes soutenus par cette agence onusienne. Ils ont été sollicités pour contribuer dans la définition des changements souhaités et les résultats attendus par la mise en œuvre des programmes du Pnud, en tenant compte des défis de développement identifiés, conclut le département en charge des Finances. .
-

INFRASTRUCTURES – Andry Rajoelina pose officiellement la première pièce du pipeline Efaho-Ambovombe
Antananarivo, 22 Avril, 15h00 – Arrivé à Ambovombe ce 22 avril, le président de la République Andry Rajoelina accompagné du Premier Ministre (PM), Christian Ntsay et de Fidiniavo Ravokatra, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, a procédé au lancement officiel des travaux de construction du pipeline Efaho-Ambovombe. Avec ses deux lignes, l’une pour l’eau potable, l’autre pour l’eau destinée à l’agriculture et à l’élevage, « on changera l’histoire du grand sud », martèle le chef d’Etat dans son discours. Il rappelle que dans cette zone, et notamment à Ambovombe, ce ne sont pas les terrains fertiles qui manquent. Le pipeline vient ainsi rendre cette potentialité exploitable.
Après les discours officiels, le chef de l’Etat a inauguré la stèle commémorative du point de lancement des travaux. Devant la délégation constituée de députés du parti au pouvoir et sympathisants ainsi que des autorités régionales, la première pièce de pipeline a été mise sous terre avec les gros engins nécessaires à une telle opération. Sur place, ces engins sont alignés avec les différentes pièces constitutives du pipeline. On peut également apercevoir un long tranchet destiné à les accueillir.
Les travaux, d’une valeur de 80 millions de dollars, sont financés par un prêt à des conditions commerciales auprès de la Trade and bank development (TDB) et par la mobilisation d’une partie des allocations de droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI), avait indiqué le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, durant le forum des investissements en novembre 2022. Et c’est l’entreprise chinoise Top international engineering corporation qui est chargée des travaux qui selon le chef de l’Etat, couvre 90km entre Efaho et Ambovombe.
-

DESTINATION MADAGASCAR – L’amélioration de l’offre de transport aérien pour booster le tourisme
Antananarivo, 21 Avril, 14h30 – Le développement des dessertes domestiques et internationales figure parmi les sujets abordés durant la réunion stratégique entre la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) et les acteurs principaux du secteur aérien de la Grande île que sont Madagascar Airlines et Ravinala Airports. Ces parties prenantes, qui se sont rencontrées jeudi, sont convaincues que l’amélioration de l’offre de transport aérien contribuera à augmenter le nombre d’arrivées touristiques à Madagascar.
Comme le rapporte la CTM, Madagascar Airlines et Ravinala Airports ont exposé leur vision et ont mis en exergue les opportunités existantes. Les deux entités n’ont toutefois pas manqué d’exposer les blocages qui empêchent le développement de la destination Madagascar en matière de transport aérien, durant cette rencontre.
Madagascar Airlines a déjà expliqué que l’obtention de son Certificat de transport aérien (CTA) ainsi que de sa licence d’exploitation lui permettra dorénavant de desservir non seulement les huit aéroports principaux de la Grande île, en plus des lignes régionales et européennes qu’elle a déjà acquises. La compagnie nationale a également annoncé son intention de reconquérir l’Asie dans les prochains mois et de desservir dix nouvelles destinations dans les prochaines années. Le tout, en ambitionnant l’excellence opérationnelle avec une régularité certaine, une ponctualité assurée et une rentabilité pérenne.
Des propositions de solutions ont par ailleurs été avancées lors de cette réunion stratégique qui entre dans le cadre de la relance du tourisme. Toutes les parties qui ont participé à cette rencontre ont d’ailleurs décidé d’agir ensemble, de manière cohérente et unifiée, pour développer rapidement les arrivées touristiques internationales à Madagascar, d’après la CTM.
-

INFRASTRUCTURE – L’insuffisance des taxes pour payer l’entretien du réseau routier évoqué par un responsable de l’Agence routière auprès de la Banque européenne d’investissement
Antananarivo, 21 Avril, 12h45 – Le problème de moyen financier avancé. Un responsable auprès de l’Agence routière confie que non seulement « Madagascar est une île très grande, dont beaucoup de surface à couvrir » mais qu’il est également « difficile d’entretenir le réseau routier puisque le pays est assez pauvre » et « qu’il n’y pas assez de taxes pour payer son entretien ». Des propos rapportés par Claire Shirley dans une publication de la Banque européenne d’investissement (BEI), il y a quelques jours.
Concernant particulièrement la redevance pour l’entretien routier (RER), la ministre de l’Economie et des Finances Rindra Rabarinirinarison, avait indiqué en mars la disponibilité d’un solde de 578 milliards d’ariary que le Fonds routier peut utiliser pour financer les travaux d’entretien routier. A ceci s’ajoutent encore 247 milliards d’ariary que les pétroliers n’ont pas versé à titre de l’exercice 2022, avait-elle également soulevé.
Par ailleurs, les conséquences du changement climatique ne font qu’intensifier ces problèmes de moyens et d’étendue à couvrir. Le réseau routier malgache est endommagé chaque année par des phénomènes météorologiques. Il est exposé dans cette publication de la BEI que les cyclones frappent Madagascar chaque année, détruisant de larges sections du réseau routier et rendant impraticable un système déjà inadéquat. Elle reprend l’estimation de la Banque mondiale, selon laquelle 17 millions de ruraux malgaches vivent à plus de 2 km d’une route praticable en toute saison.
Le coût de réparation des routes endommagées ou perdues chaque année nécessite un soutien particulier. Aussi, pour montrer son implication, la BEI rappelle qu’elle a versé 73,6 millions d’euros en décembre 2022 sous la forme d’un prêt de 50,4 millions d’euros et d’une subvention de 23,2 millions d’euros de l’Union européenne à l’Agence routière. Une enveloppe destinée à financer des travaux sur la route nationale RN6 reliant Ambanja et Antsiranana dans l’extrême Nord de l’île, et sur la RN13 entre Ambovombe et Taolagnaro dans l’extrême Sud de Madagascar.
-

OPTIMA BUSINESS – L’électricité de la Cimenterie d’Ibity coupée à cause d’un problème de règlement de facture de la Jirama
Antananarivo, 21 Avril, 7h45 – Pas d’exception selon la Jirama. Ceux qui ne paient pas leur consommation dans les délais fixés dans les factures qui leur sont envoyées verront leur fourniture d’électricité et d’eau suspendue. Et c’est une décision qui s’applique à « tous les clients, particuliers, petites et moyennes entreprises » de la compagnie nationale, rappelle-t-elle dans une note d’information publiée ce jeudi.
Deux gros industriels, qui figurent parmi les « plus gros consommateurs » d’électricité du pays en étaient avisés. La Jirama les aurait menacés à plusieurs reprises de couper leur alimentation électrique « si le paiement au tarif Optima business n’était pas effectué », a fait savoir une coalition de groupements d’entreprises malgaches dans un communiqué conjoint publié mercredi. La menace a été mise en application pour l’une de ces industries, dont précisément pour la cimenterie Cementis qui a vu l’alimentation en électricité par la Jirama de son usine à Ibity coupée depuis lundi.
La Jirama met clairement en avant sa position dans ce genre de situation. La compagnie nationale insiste dans sa note d’information que : « le recouvrement des impayés auprès des clients figure dans sa feuille de route de redressement ». Les abonnés n’ont donc qu’à s’acquitter de ce qu’ils doivent. « L’état des arriérés des clients figure sur leurs factures. Ainsi, tout le monde est appelé à consulter sa facture ».
C’est la facturation des consommations des industriels concernés par l’Optima Business qui causerait pourtant problème, d’après ce qu’a exposé la coalition des groupements d’entreprises. Ces organisations rappellent qu’il était la décision prise en août 2022 par le Conseil des ministres de créer un tarif Optima Business spécifique pour les industries sensibles comme les cimenteries ou encore les industries de tissage et filature. Selon le communiqué conjoint des groupements, le secteur privé aurait aussi convenu avec le ministère de l’Energie ainsi qu’avec le Conseil d’administration de la Jirama d’une hausse de 40% par rapport à leur tarif avant la mise en place de l’Optima business pour les industries sensibles. Toutes les parties auraient se seraient mis d’accord pour appliquer cette décision rétroactivement à juillet 2022.
A en croire la coalition des groupements d’entreprises, les industries sensibles auraient ainsi payé leur facture sur la base de cette hausse de 40% convenus. La Jirama, quant à elle, semblerait s’en tenir à ce qu’elle avait programmé dans l’application de l’Optima Business, finalement sans traitement de faveur. Lors du lancement de cette tarification pour les clients entreprises et industriels, la Jirama avait exposé un changement de leur tarification de l’électricité en trois temps : réduire de 40% les hausses durant les mois de juillet et août, réduire de 20% la hausse pour les mois de septembre et octobre et réduire de 10% les hausses pour les mois de novembre et décembre. L’intégralité de la nouvelle tarification devrait être appliquée sur la facture du mois de Janvier 2023.
Face à cette situation qui pénalise les activités des industries concernées mais également l’approvisionnement du marché, la coalition des groupements d’entreprises demande à la Jirama de rétablir l’approvisionnement en électricité de l’usine de Cementis et d’appliquer le tarif convenu pour les industries sensibles. Ces groupements demandent aussi au Gouvernement d’officialiser ce tarif en Conseil des ministres, avec son application rétroactive à juillet 2022 et de donner des consignes claires à la Jirama sur son application.
Photo d’illustration Présidence de la République.
-

CONCOURS – Trois équipes malgaches participent au challenge International des FabLabs Solidaires
Antananarivo, 20 Avril, 15h40 – Des projets malgaches sélectionnés au challenge international des Fablabs Solidaires lancé par la fondation Orange. Parmi les 13 sélectionnés, trois sont portés par des jeunes malgaches. Il s’agit du projet « Water Filtre », des jeunes du FabLab solidaire Mamiratra, du projet « Rano’O », initié par des jeunes du FabLab Solidaire Ankatso et du projet « GHETTO », porté par le FabLab Solidaire I-Votika Vakinankaratra.
Le projet Water Filtre, comme son nom l’indique, est une solution pour un traitement de l’eau, du recyclage de l’eau usée dans les zones disposant de sources d’eau potable pour l’arrosage des plantes, le nettoyage…Ou encore le filtrage de l’eau trouble pour la consommation dans les zones ne disposant pas de source d’eau propre et ce grâce à un filtre au charbon actif.
Le deuxième projet, Rano’O, consiste en l’amélioration de la qualité de l’eau dans les établissements scolaires de Madagascar tout en apprenant aux élèves à se laver les mains. L’équipe de Mamiratra prévoit ainsi l’installation d’un lavabo intelligent qui “capte la présence de l’élève et lui indique les bons gestes pendant un temps donné”. A cela s’ajoute un système de traitement des eaux usées afin de les réutiliser pour arroser les jardins, nettoyer les toilettes ou les salles de classe.
I-Votika Vakinankaratra, pour sa part, a choisi un projet smart avec Ghetto. Il s’agit en effet d’un traitement technologique de l’eau, de la collecte des eaux de pluie ou de ruisseaux jusqu’à l’approvisionnement des ménages. C’est un circuit de gestion de l’eau complet et intelligent.
Organisé par la Fondation Orange, ce challenge consiste à trouver une solution numérique pour les problèmes sociétaux. Cette année, elle récompensera les projets mettant en avant une meilleure gestion de l’eau.
Les trois équipes malgaches auront besoin du soutien du public. A l’issue des votes publics en ligne, trois projets seront sélectionnés recevront un prix. L’équipe gagnante sera annoncée le 26 mai à Paris. Les votes sont ouverts jusqu’au 24 avril.Photo : Fondation Orange -

TRANSPORT AÉRIEN – L’Armée de l’air obtient officiellement son hélicoptère H130
Antananarivo, 20 Avril, 14h20 – Le nouvel hélicoptère de l’Armée de l’air est arrivé. Il s’agit d’un Airbus H130, sorti de son usine de construction l’année dernière, selon le commandant du Base 213, le colonel Fetrarivony Raminosoa. Le Président Andry Rajoelina a remis officiellement « les clés » de cet appareil à l’Armée de l’air lors d’une cérémonie qui s’est tenue ce jeudi matin dans l’enceinte du camp général Ismael Monibou.
Pour le général Josoa Rakotoarijaona, ministre de la Défense nationale, ce nouvel appareil de l’Armée malgache facilitera et accélèrera la mission des militaires surtout dans les zones les plus reculées. Le Chef de l’Etat a indiqué que cet appareil peut servir dans des opérations militaires, pour des évacuations sanitaires, dans la lutte contre les feux de brousses. Il pourrait également être utilisé dans le cadre des missions de renseignement.
A en croire le commandant de la Base 2013, cet Airbus H130 a quelques heures de vols à son actif. Il peut supporter un poids de 980 kilos à l’intérieur et une tonne à l’extérieur. Il peut aussi être transformé en version médicalisée.
Andry Rajoelina avait annoncé l’acquisition de cet hélicoptère en Septembre 2022. Il ne s’agit pas de la première dotation de l’Armée faite par les autorités sous l’administration Rajoelina. En juin 2019, le président de la République a remis trois hélicoptères de type Ecureuil B2, un avion-cargo Casa ainsi que plusieurs véhicules tout terrain aux Forces armées et à la Police nationale.
-

SERVICES FINANCIERS – L’opérationnalisation de la banque postale prévue au mois de juillet
Antananarivo, 20 Avril, 10h10 – La Banque postale, dont le business model a été approuvé par le Conseil des ministres de ce mercredi, devrait être opérationnelle à partir du second semestre. Cette filiale de la Paositra Malagasy (Paoma), qui va développer ses activités au-delà des activités postales, travaillera dans un premier temps en étant une institution de microfinance et exercera des opérations de monnaie électronique. Elle deviendra à moyen terme une banque classique, expose le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
La Paoma s’appuie sur son réseau de 250 agences sur l’ensemble du territoire pour ce projet. La Banque postale va être déployée dans 28 de ces agences qui sont dans les grandes villes pour cette année 2023. La couverture de l’ensemble des agences de la poste est prévue vers la fin de l’année 2024.
La création de cette banque postale avait été approuvée en Conseil des ministres en mai 2022. Les travaux de préparation de sa mise en place ont depuis été entrepris non seulement par la Paoma mais ont également impliqué le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et des partenaires comme la Société nationale de participations (Sonapar).
Compte tenu des grands investissements nécessaires pour son opérationnalisation, la Paoma a dû mobiliser d’autres fonds que ses ressources propres. La Paositra Malagasy a ouvert le capital de sa filiale dont elle est actionnaire à 65%. Les 35% restant des actions de la Banque postale sont détenues par la Sonapar. Il est par ailleurs prévu que ce seront les comptes courants d’associés qui financeront son fonctionnement.
Le secrétariat général du MNDPT avait rassuré l’année dernière sur le fait qu’il n’y aura pas de privatisation de la Banque postale puisqu’elle sera la filiale qui gèrera le volet financier de la Paoma. Il reste toutefois encore à savoir si la mise en place de cette banque nécessitera le recrutement de nouveaux employés ou la réorganisation au niveau des services de la Poste.

