Catégorie : À la une

  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – Une vedette interceptée à Nosy Be avec deux tonnes de poisson pour Mayotte

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Une vedette interceptée à Nosy Be avec deux tonnes de poisson pour Mayotte

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Une vedette interceptée à Nosy Be avec deux tonnes de poisson pour Mayotte

     

    Antananarivo, 19 Mars, 12h20 – Coup de filet à Nosy Be. Une vedette rapide qui tentait de rallier Mayotte a été interceptée par les autorités locales du côté Dar Es Salam sur l’île aux Parfums vendredi soir. L’embarcation ne transportait pas de migrants mais des marchandises destinées à alimenter le marché mahorais. A en croire le communiqué du ministère de la Pêche et de l’économie bleue, deux tonnes de poissons et 840 litres de carburant ont été découvertes à bord de cette vedette tri moteur.

     

    L’embarcation a été remorquée par Antendromaso, la vedette rapide de type Argos 710, du centre de surveillance de la pêche.  » Les marchandises ont été saisies et une enquête a été ouverte », indique le ministère de la Pêche.

     

    Cette nouvelle affaire intervient une semaine après une tragédie humaine survenue au large d’Ambilobe où 34 migrants ont péri en mer lors d’une traversée vers l’île de Mayotte. Le ravitaillement de Mayotte par des produits de pêche en provenance de Madagascar n’est pas un fait nouveau. Le 13 janvier dernier, les autorités mahoraises avaient annoncé avoir intercepté un navire transportant 3,5 tonnes de poissons congelés qui ont été achetés sur la Grande île.

     

    Bien que le navire soit immatriculé à Mayotte, la Préfecture de cette île française avait soulevé de nombreuses incohérences sur les papiers administratifs de l’embarcation. « Les premières constatations ont permis d’attester d’un transport de produit de la pêche maritime provenant d’une activité illégale », a rapporté la préfecture de Mayotte dans un communiqué.

     

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  • SOCIÉTÉ D’ETAT – Trois techniciens de la Jirama décèdent dans un accident ferroviaire à Andekaleka, deux autres agents blessés 

    SOCIÉTÉ D’ETAT – Trois techniciens de la Jirama décèdent dans un accident ferroviaire à Andekaleka, deux autres agents blessés 

     

    Antananarivo, 19 Mars, 10h00 – Accident de travail. La Jirama annonce samedi soir le décès de trois de ses collaborateurs suite à un accident ferroviaire survenu à la centrale hydroélectrique d’Andekaleka. Deux autres agents de la société ont également été blessés dans le drame, indique le communiqué publié par la compagnie à cette occasion. A en croire la Jirama, ces deux collaborateurs blessés sont actuellement pris en charge au niveau du centre médico-social d’Andekaleka et leur pronostic vital n’est pas engagé.

     

    Pour l’instant, les causes et les circonstances de l’accident ne sont pas officiellement déterminées. « Les hauts responsables au sein du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, du ministère de la Sécurité publique, de celui du Transport et de la météorologie ainsi que et le directeur général par intérim de la Jirama se rendent actuellement sur le lieu de l’accident pour constater les causes de ce drame », indique un communiqué conjoint des trois départements ministériels et de la Jirama. « Une enquête est d’ores et déjà ouverte au niveau des autorités compétentes pour déterminer les circonstances exactes de cet accident », poursuit encore le communiqué.

     

    Le communiqué conjoint n’en rappelle pas pour autant, avec fermeté selon le communiqué, « l’importance du respect strict des consignes de sécurité au sein des sites de la Jirama ». Il évoque la prise de « dispositions nécessaires pour renforcer lesdits dispositifs de sécurité existants » par le ministère en charge de l’Energie.

     

    La centrale hydroélectrique d’Andekaleka étant inaccessible par la route, la liaison avec les autres localités se fait principalement par les rails. Plus grande centrale hydroélectrique du pays, le site fournit près de 50% de la production d’électricité au profit du Réseau Interconnecté d’Antananarivo.

     

     

  • 1 700 ménages installés dans la zone de l’Aire protégé de Menabe Antimena à réinstaller dans le village de Bezeky dans le cadre de l’initiative  »titre vert »

    1 700 ménages installés dans la zone de l’Aire protégé de Menabe Antimena à réinstaller dans le village de Bezeky dans le cadre de l’initiative  »titre vert »

     

    Antananarivo, 18 Mars, 18h45 – Les familles installées dans les zones protégées encouragées à quitter les lieux à travers de nouvelles activités. Pour protéger l’Aire protégée de Menabe Antimena (Apma), le ministère de l’Agriculture et de l’élevage entend donner de nouvelles terres aux 1 700 ménages installés dans cette zone. Ce projet, entrant dans le cadre de l’initiative titre vert, consiste également à leur octroyer des appuis en matière d’équipements et de techniques agricoles ainsi que des infrastructures agricoles.  »Ces familles seront regroupées dans une coopérative, aux côtés des habitants de Bezeky », poursuit encore le ministère.

     

    Selon le ministère, ces familles sont principalement composées  »de migrants qui ont fui la sécheresse dans le Sud ». Avec ce projet, le ministère estime qu’ au moins 80% des familles bénéficiaires pourront connaître une augmentation de revenu de 10% par an, en vendant leur récolte. Et, les familles qui  »font preuve d’une utilisation productive de la terre pourront obtenir des titres fonciers officiels pour les parcelles données par le gouvernement. », rapporte l’ambassade des États-Unis à Madagascar, dans un communiqué.

     

    Pour la mise en œuvre de ce projet, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage collabore avec le ministère en charge de l’Aménagement du Territoire, celui de l’Environnement et du Développement durable, ainsi que les autorités régionales dans le Menabe et les organismes internationaux. Le lancement de cette initiative ‘eu lieu dans la région Menabe vendredi. Cette région de l’Ouest ne sera cependant pas la seule à bénéficié de ce projet. Celui-ci va s’étendre dans toutes les régions de Madagascar et bénéficiera principalement aux jeunes.

  • HYDROCARBURES – Des subventions de 88 milliards d’ariary pour le pétrole lampant en 2022

    HYDROCARBURES – Des subventions de 88 milliards d’ariary pour le pétrole lampant en 2022

     

    Antananarivo, 18 Mars, 17h15 – Un gap à supprimer. L’Etat n’entend plus combler la différence entre le prix à la pompe du pétrole lampant et son prix réel. A en croire la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, l’Etat avait alloué une moyenne annuelle de 1 806 ariary par litre pour les subventions qui étaient allouées au pétrole lampant en 2022. En les multipliant par une consommation mensuelle de 4 millions de litre, l’Etat a affecté 88 milliards d’ariary de subvention pour ce produit l’année dernière, livre-t-elle.

     

    En juillet 2022, le prix du pétrole lampant fixé à l’époque à 2430 ariary était largement en dessous de la vérité de prix qui dépassait en ces temps les 4100 ariary, avait déjà indiqué L’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Pour 2023, la ministre souligne que cette subvention pour le pétrole lampant tourne autour de 1 600 ariary par litre. C’est à cette subvention que l’Etat entend mettre fin dans le cadre de la mise en place d’un mécanisme de tarification automatique des carburants suivant la vérité des prix d’ici le premier semestre de l’année prochaine, précise la ministre Rindra Rabarinirinarison, au cours de l’émission hebdomadaire Tsy Ho Tompon-trano Mihono sur la chaîne de télévision publique à laquelle elle était invitée dimanche.

     

    Le président de la République, Andry Rajoelina, a déjà annoncé l’intention de l’Etat de ne plus subventionner le pétrole lampant à partir de l’année 2024. Mais « nous ne pouvons pas arrêter de subventionner ce produit sans prendre les mesures d’accompagnement de cette décision », poursuit la ministre. C’est pourquoi les autorités malgaches se sont engagées auprès du Fonds monétaire international à travailler sur l’élaboration de mesures visant à atténuer l’impact d’une éventuelle hausse de prix sur les personnes les plus vulnérables, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

     

    La ministre Rindra Rabarinirinarison indique que parmi les mesures déjà avancées par le Chef de l’Etat figure l’installation de parcs solaires dans 37 districts où l’usage de pétrole lampant est encore conséquent. Un appel d’offres pour ce projet d’électrification a déjà été lancé, mais les offres n’ont pas été satisfaisantes et les autorités ont décidé de le relancer. D’après la ministre des Finances, c’est le dernier financement acquis du FMI qui sera utilisé pour ce projet. Il y a parallèlement la dotation de kits solaires à un million de foyers. Ce projet est financé par la Banque mondiale à travers le projet de développement à moindre cout de l’accès aux services électriques (LEAD), avec une enveloppe de 150 millions de dollars.

     

    « Une fois les parcs solaires installés et les kits solaires distribués, il n’y a plus de raison de subventionner le pétrole lampant car le nombre de personnes utilisant ce produit pétrolier aurait déjà beaucoup diminué », avance la ministre Rindra Rabarinirinarison. L’Etat va travailler jusqu’à la fin de cette année pour y parvenir. Mis à part l’usage du pétrole lampant pour l’éclairage, ce produit est également utilisé pour la cuisson, pour l’élevage notamment pour les couveuses à pétrole. Des organisations l’utilisent également pour faire fonctionner les réfrigérateurs à pétrole.

  • JUDO – Laura Rasoanaivo décroche une médaille d’or dans la catégorie junior -70 kg de l’Open d’Afrique d’Algérie 

    JUDO – Laura Rasoanaivo décroche une médaille d’or dans la catégorie junior -70 kg de l’Open d’Afrique d’Algérie 

    Antananarivo, 18 Mars, 9h40 – Et de trois. Laura Rasoanaivo décroche une troisième médaille d’or en une semaine en compétition internationale. La jeune judokate malgache décroche une nouvelle breloque en or lors de la Coupe d’Afrique junior -70 kg. Une compétition qui se tient en Algérie.

     

    Elle a battu dans « une finale totalement acharnée » l’Algérienne Bechalall, raconte la Fédération malgache de judo. Laura Rasoanaivo a projeté son adversaire en harai makikomi et l’a immobilisée au sol pendant une minute avant la fin du temps réglementaire, poursuit le communiqué de la FMJ, ce samedi matin.

     

    Le week-end dernier, la combattante malgache a déjà décroché l’or dans cette catégorie, lors de l’open africain de Tunis, en battant la Lituanienne Ugne Pileckaite, sixième au classement mondial. Elle a également remporté une autre médaille en or dans la catégorie de -70 kg, mais en seniors.

     

    Laura Rasoanaivo aura l’opportunité de rafler une autre médaille dans l’open d’Afrique, en seniors -70 kg. Il y a également une autre combattante malgache qui entrera en lice dans cette compétition ce samedi. Il s’agit de Christiane Vitale, dans la catégorie de -57 kg.

  • EMPLOIS – Les groupements patronaux appelés à appliquer l’égalité de rémunération entre leurs salariés hommes et femmes pour le même travail

    EMPLOIS – Les groupements patronaux appelés à appliquer l’égalité de rémunération entre leurs salariés hommes et femmes pour le même travail

     

     

    Antananarivo, 18 Mars, 11h45 – A travail égal, salaire égal. La représentante de la Banque mondiale à Madagascar, Marie Chantal Uwanyiligira plaide pour l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour les mêmes fonctions ou pour le même travail. Un écart important est encore constaté, et les groupements patronaux sont appelés à prendre les dispositions afin de le combler. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) en serait déjà avisé. Mais cette situation a également été exposée par la missionnaire de l’institution de Bretton Woods au président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM) durant l’ouverture du Salon des femmes entrepreneurs (SAFE), vendredi.

     

    C’est sur l’indicateur « rémunération » que Madagascar a obtenu son plus faible score dans le rapport « Les femmes, l’entreprise et le droit 2023 » de la Banque mondiale, qui expose les disparités juridiques dans le traitement des hommes et des femmes à différentes étapes de leur vie professionnelle. Dans cet indicateur, ou les lois et les règlementations qui affectent la rémunération des femmes avaient été mesurées, la Grande île n’a obtenu qu’un score de 25 sur 100.

     

    Marie Chantal Uwanyiligira indique avoir reçu également des témoignages des femmes qui auraient mis jusqu’à dix ans à épargner de l’argent pour leur permettre de commencer leur business. Or ces femmes auraient pu mettre moins de temps et auraient pu avoir moins de mal à y parvenir si ces femmes étaient payées comme les hommes, explique la représentante de la Banque mondiale.

     

    Les entreprises malgaches sont donc appelées à payer le même salaire pour les femmes et les hommes pour les mêmes fonctions. Et elles ne devraient pas attendre que le Gouvernement fasse une régulation et vienne les contrôler pour le faire, poursuit-elle.

     

    « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit 2023 » est la neuvième d’une série d’études annuelles qui mesure les avancées vers la parité dans 190 économies, au travers des lois et réglementations qui affectent les opportunités économiques des femmes. Madagascar a obtenu une note globale de 69,4 sur 100. Cette note est en dessous de la moyenne de l’Afrique qui est de 72 sur 100, mais la Grande île peut faire mieux et c’est possible, selon Marie Chantal Uwanyiligira.

     

    Le projet présente huit indicateurs, structurés autour des interactions des femmes avec la loi au cours de leur vie et leur carrière. Outre la « rémunération » dans laquelle Madagascar a obtenu le score de 25 sur 100, il y a l’indicateur « mobilité » qui examine les entraves à la liberté de circulation dans lequel le pays a eu le score de 75 sur 100.

     

    Pour les autres indicateurs, il y a le « travail » qui analyse les lois qui affectent la décision des femmes de travailler (100/100), le « mariage » qui évalue les contraintes juridiques associées (80/100), la « parentalité » qui examine les lois qui affectent l’emploi des femmes après avoir eu des enfants (40/100). Viennent ensuite « l’entrepreneuriat » qui analyse les entraves à la création et la gestion d’entreprises pour les femmes (75/100), les « actifs » qui considèrent les différences entre les sexes en matière de droit matrimonial et successoral (60/100) et la retraite qui évalue les lois qui affectent le montant des prestations de retraite d’une femme (100/100).

  • ÉLECTIONS – L’observatoire Safidy évoque des anomalies dans l’organisation de la refonte totale de la liste électorale 

    ÉLECTIONS – L’observatoire Safidy évoque des anomalies dans l’organisation de la refonte totale de la liste électorale 

     

    Antananarivo, 18 Mars, 10h30 – Faible implication et motivation des citoyens à s’inscrire dans la liste électorale. Insuffisance des matériels de recensement des électeurs. Quasi-inexistence de sensibilisation et d’information concernant la refonte totale des listes électorales au niveau des Fokontany. Insuffisance de connaissance des agents recenseurs de leur localité d’intervention. Réticence des comités locaux de recensement des électeurs à collaborer dans le recensement des électeurs à cause des faibles motivations et indemnités. Indisponibilité des électeurs lors des passages répétitifs des agents recenseurs, rendant leurs tâches encore plus difficiles. L’observatoire Safidy soulève un certain nombre d’anomalies constatées durant la période de recensement des électeurs dans le cadre de la refonte de la liste électorale. Il indique que ces anomalies « ont été parmi les causes des défaillances fréquemment citées par les agents recenseurs », conduisant ainsi à une faible inscription des électeurs sur les listes électorales.

     

    Dans un communiqué de presse publié jeudi, l’observatoire Safidy reconnaît que la refonte des listes électorales et du registre national électoral s’est déroulé sans incident majeur. Il n’en souligne pas moins que les objectifs fixés n’ont pas pu être atteints en raison des anomalies constatées dans l’organisation de l’opération de recensement. Il rappelle, entre autres, que l’objectif fixé par la CENI d’inscrire 13,5 millions d’électeurs n’est atteint qu’à 67,1% jusqu’à fin janvier. Il souligne également que seuls 13% des districts ont pu atteindre plus de 75% des objectifs fixés par la CENI tandis que 17,2% n’ont pas pu atteindre 50% de leurs objectifs.

     

    Parmi ses recommandations, l’observatoire Safidy met en avant la sensibilisation médiatique et la participation de toutes les parties prenantes à la vie publique, pour motiver et convaincre les citoyens à s’inscrire dans la liste électorale. L’organisation propose « des émissions et des publicités fréquentes dans les médias publics nationaux et leurs antennes régionales et les radios locales ». Elle préconise l’envoi des SMS par la Ceni, le renforcement des communications via les réseaux sociaux, et des actions d’éducation par les organisations des sociétés civiles et autres acteurs à l’instar des partis politiques, des Eglises, des leaders traditionnels, etc ».

  • INSÉCURITÉ – Le Premier ministre Christian Ntsay lance un rappel à l’ordre à Ambatondrazaka

    INSÉCURITÉ – Le Premier ministre Christian Ntsay lance un rappel à l’ordre à Ambatondrazaka

    Antananarivo, 18 Mars, 6h35 – Mise en garde de Christian Ntsay. Le chef du gouvernement hausse le ton après le dernier cas d’enlèvement de trois individus à Morarano Chrome dans le district d’Amparafaravola. Il a réuni tous les responsables de l’organe mixte de conception national (OMC-NAT) à Ambatondrazaka ce vendredi 17 mars. Un lieu symbolique où l’insécurité rurale a fait parler d’elle ces derniers temps dans cette région.

    “Nous ne pouvons pas tolérer l’inaction des autorités qui engendre de l’insécurité et l’inquiétude de la population”, a mis en garde le chef du gouvernement. “Les trois otages ont été enlevés à Morarano Chrome, et ils ont été libérés à Anjozorobe. On ne peut pas accepter que les ravisseurs n’aient pas été retrouvés et arrêtés alors que nous avons mobilisé des centaines de forces de l’ordre”, s’indigne Christian Ntsay. Pour lui, la situation est inacceptable. “Il est temps de prendre une décision et d’adopter une stratégie”, déclare-t-il.

    Le Premier ministre regrette que ce soit le chef de l’Etat qui est pointé du doigt alors que ce sont les autorités locales et les exécutants qui ne font pas correctement leur travail. « C’est injuste que ce soit le président de la République qui reçoit les reproches alors que c’est nous qui ne faisons pas notre travail, c’est nous qui n’obtenons pas de résultats », martèle-t-il.

    Le kidnapping en milieu rural a pris de l’ampleur ces derniers temps. Le Président Andry Rajoelina, lors du conseil des ministres du 22 février au lendemain du remaniement, avait ordonné aux responsables de mettre en place des stratégies pour mettre fin à cette forme d’insécurité rurale. Le triangle formé par les régions d’Alaotra Mangoro et de Betsiboka ainsi que des districts d’Ankazobe et Anjozorobe est frappé de plein fouet par le phénomène.

  • ATSIMO ANDREFANA – 26 cas de violence sexuelle sur mineur signalés en 2023

    ATSIMO ANDREFANA – 26 cas de violence sexuelle sur mineur signalés en 2023

    Antananarivo, 17 Mars, 19h25 – Les langues se délient toujours plus. Depuis 2020, 247 cas de violences sexuelles sur mineur ont été signalés au Centre Vonjy de Tuléar, centre dédié spécialement à la prise en charge des mineurs victimes de violences sexuelles. Sur ces 247 cas, 26 l’ont été cette année. « Les chiffres ne cessent d’augmenter. En 2020, 64 cas ont été signalés, aujourd’hui on est à 247 », indique le Dr Tahiana Frida, coordonatrice centre Vonjy de Toliara.

    Les signalements de violences sexuelles ne concernent pas uniquement les jeunes filles mais aussi les jeunes garçons. Sur les 247 cas, 8 victimes sont des jeunes garçons. La fourchette d’âge des victimes va de 2 ans à 16 ans. Les auteurs sont pour la grande majorité des voisins des victimes et sont majeurs.

    Tous les services liés à la prise en charge des victimes de violences sexuelles sont présents dans le centre Vonjy. Du signalement à l’ouverture de la procédure judiciaire par la police en passant par la prise en charge médicale, tout se fait dans le centre, explique Christophine Rahajamanana, intervenante sociale du centre. Les auteurs sont traqués et arrêtés. « Il n’y a pas de règlement à l’amiable possible dans les affaires de viol », ajoute Olga Rajaonarivo, chef de division auprès de la Police des Moeurs et de la Protection des Mineurs (PMPM) à Toliara.

    Depuis la mise en place du centre Vonjy les cas de violences ont aussi diminué notamment durant les périodes de crises grâce notamment aux sensibilisations effectuées par le centre. « Aucun cas n’a été signalé dans les sites d’hébergement qui ont été mis en place après le passage du cyclone Freddy », ajoute la coordinatrice du centre. Le centre Vonjy, financé par l’Unicef, a fait des sensibilisations dans les centres d’hébergement, ce qui a permis de prévenir les violences.

  • FOOTBALL- Nicolas Dupuis confirme son départ à la tête des Barea en Septembre

    FOOTBALL- Nicolas Dupuis confirme son départ à la tête des Barea en Septembre

    Antananarivo, 17 Mars, 12h45 – Pas de prolongation en vue. Nicolas Dupuis, le sélectionneur des Barea, annonce qu’il ne sera plus à la tête de l’équipe nationale malgache de football à partir du mois de septembre, quelle que soit l’issue de la campagne de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2024.

    ⭕« Je crois que je ne continuerai pas avec la sélection (…) Je crois que, qualifiés ou pas, j’arrêterai en septembre », lance le technicien français dans une interview parue sur la page Facebook d’Orange Pro-League (OPL), vendredi. Mais « je ferai tout pour qu’on soit qualifiés », promet-il pour évoquer les éliminatoires de la CAN en Côte d’Ivoire.

    ⭕Nicolas Dupuis rappelle la fin de son contrat en tant que sélectionneur de l’équipe nationale en septembre. Il annonce son intention de ne pas négocier un nouveau bail. « Parce que j’ai tellement d’autres choses à faire. Je me suis engagé sur d’autres choses tellement importantes à mes yeux (…) la relève est pour moi très très importante », affirme-t-il pour expliquer sa position.

    ⭕« J’ai un contrat qui me lie à certaine(s) personne(s) jusqu’en février 2026 et qui me fait travailler surtout au niveau des jeunes jusqu’en 2026. Et tant mieux, c’est ce qui m’intéresse. (…) Je me suis engagé (…) Moi j’ai été fidèle, lui [Président de la République] a été fidèle, et on ira jusqu’au bout comme ça », glisse-t-il.

    ⭕L’annonce de Nicolas Dupuis intervient à quelques jours de la double confrontation avec la Centrafrique dans la course à la qualification à la CAN 2023. Avec un point, Madagascar occupe la dernière place du groupe E avec une défaite face au Ghana et un nul face à l’Angola après les deux premières journées. « Il nous faut une victoire [face à la Centrafrique] au minimum alors qu’une victoire et un nul c’est bien, si on a deux victoires, c’est super. Même avec une victoire on est toujours dans la course et on est capable de le faire ici », pronostique-t-il.

    ⭕Nicolas Dupuis a repris les rênes des Barea en avril 2022 après avoir été mis à l’écart un an plus tôt à la suite de la non-qualification de l’équipe nationale à la CAN 2022. Cette fois-ci, il prend les devants en rendant public ses intentions quel que soit l’issue de la campagne qualificative pour la CAN.

    ⭕Victorien Andrianony, président par intérim de la Fédération malgache de football (FMF) avait récemment indiqué que le contrat de Nicolas Dupuis prendra fin « avec le mandat de l’équipe dirigeante » de ladite Fédération. « Il appartient à la nouvelle équipe de désigner le futur sélectionneur », avait-t-il précisé.

    ⭕Le président Andry Rajoelina avait promis la mise sur pied d’une Académie nationale sportive de haut niveau. Il avait annoncé la nomination de Nicolas Dupuis à la tête de cette académie en juin 2021. Le futur ex-sélectionneur des Barea avait déjà mené des tournois de détection de jeunes dans les quatre coins de l’île.