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  • ART – La fondation H lancera avec son nouvel espace à Ambatomena une formation certifiante au métier d’artiste  

    ART – La fondation H lancera avec son nouvel espace à Ambatomena une formation certifiante au métier d’artiste  

     

    Antananarivo, 26 Février, 15h45 – 2023 sera l’année des nouveautés pour la Fondation H. Outre l’inauguration de son nouvel espace prévue en avril avec l’exposition consacrée à Mme Zo, la fondation lancera aussi officiellement sa formation professionnelle certifiante au métier d’artiste reconnue par l’Etat.

     

    Après une première formation en 2022 à l’intention d’un groupe d’artistes, la fondation a s’est engagée dans une démarche afin « de se faire reconnaître en tant qu’organisme de formation agréé par l’État malgache ». En tant que tel, elle devrait pouvoir « remettre des attestations de formations certifiées par l’Etat aux artistes participants, et ce dès 2023 », précise-t-elle dans son dossier de presse.

     

    Outre l’exposition inaugurale du nouveau bâtiment et la formation certifiante, la Fondation H prévoit une nouvelle phase de son histoire cette année à travers « des partenariats et des collaborations avec d’autres institutions sur le continent africain ». Cela se fera, entre autres, par des résidences croisées avec l’accueil de résidents venus d’autres pays africains, la circulation d’expositions, ou des échanges de bonnes pratiques.

     

  • INSTITUTION FINANCIÈRE – David Malpass fait part de sa démission de son poste de président de la Banque mondiale, à moins d’un an de la fin de son mandat

    INSTITUTION FINANCIÈRE – David Malpass fait part de sa démission de son poste de président de la Banque mondiale, à moins d’un an de la fin de son mandat

     

     

    Antananarivo, 26 Février, 14h55 – « Après avoir réalisé d’importants progrès, et après mûre réflexion, j’ai décidé de me consacrer à de nouveaux défis ». La déclaration est de David Malpass, l’actuel président de la Banque mondiale qui a fait part, il y a quelques jours, au Conseil d’administration de l’institution de Bretton Woods de son intention de quitter ses fonctions d’ici la fin de l’exercice budgétaire en cours, le 30 juin. David Malpass comptera ainsi plus de quatre années à la tête de cette institution.

     

    La Banque mondiale dresse un bilan plutôt positif du mandat de son président. David Malpass « s’est attaché à renforcer les politiques destinées à accélérer la croissance économique, réduire la pauvreté, améliorer le niveau de vie des individus et alléger le fardeau de la dette publique des pays », note cette institution financière dans un communiqué annonçant cette décision.

     

    C’est sous sa direction que le Groupe de la Banque mondiale a entre autres effectué la mobilisation de financements records en réponse à la pandémie et à la suite de la guerre en Ukraine. On peut également parler des augmentations de capital de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et de la Société financière internationale (SFI) ou encore le lancement du Plan d’action sur le changement climatique.

     

    David Malpass a également multiplié les rencontres avec les dirigeants du monde entier. Il s’est déplacé à Madagascar au mois d’avril 2019 pour s’entretenir avec les hautes autorités malgaches et pour discuter avec les parties prenantes sur le programme de développement, dont particulièrement sur les secteurs de l’énergie, de l’eau et des infrastructures.

     

    Le président de la Banque mondiale et la président de la République Andry Rajoelina se sont également entretenus dans le cadre d’une réunion de haut niveau à Washington au mois d’avril 2022. Une occasion saisie par David Malpass pour insister auprès du chef de l’Etat malgache sur la nécessité pour Madagascar de diversifier son mix énergétique et de l’interpeller sur l’importance de diversifier l’agriculture et la nutrition, afin de réduire le taux de retard de croissance sévère déjà enregistré.

  • ALIMENTATION – Six filières priorisées dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar

    ALIMENTATION – Six filières priorisées dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar

     

    Antananarivo, 26 Février, 6h15 – Les priorités définies. Le gouvernement malgache a arrêté six filières prioritaires dans son Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience. Il s’agit de quatre filières dans l’agriculture de production végétale que sont le riz, le maïs, le manioc et les oléagineux et deux filières dans l’élevage que sont les petits ruminants et les bovins. Madagascar se fixe comme objectifs d’augmenter la production, d’améliorer la conservation et de promouvoir la transformation des produits pour augmenter leur valeur ajoutée d’ici à 2028, d’après un document publié par la Banque africaine de développement (BAD).

     

    Le pacte national sur l’alimentation et l’agriculture figure parmi les engagements des dirigeants africains qui ont participé au deuxième Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains sur la souveraineté alimentaire de Dakar pour l’atteinte de l’objectif d’éradication de l’extrême pauvreté et la faim d’ici 2030. Il définit les travaux que chaque pays aura à entreprendre pour assurer sa sécurité alimentaire.

     

    Selon le document partagé par la BAD, le Pacte de Madagascar est décliné sur une période de dix ans, avec des investissements déjà planifiés pour les cinq premières années. 3,114 milliards de dollars sont nécessaires pour sa mise en œuvre. Mais selon ce document 2,125 milliards restent encore à chercher.

     

    Pour le développement de la riziculture, ce document fait état d’un besoin de 2,608 milliards de dollars, dont 520 millions de dollars acquis auprès des partenaires techniques et financiers (PTF), 230 millions de dollars d’investissements privés et juste 25,5 millions de dollars de la part de l’Etat. 1,831 milliards de dollars sont donc encore à trouver pour le développement de cette filière.

     

    Pour les autres programmes inclus dans ce pacte national, il faudra 60,6 millions de dollars pour le développement des cultures vivrières, 21,15 millions de dollars pour le développement des cultures industrielles, dont le soja et l’arachide. Il y a également le développement de la filière bovine à viande qui nécessite 32,44 millions de dollars, les petits ruminants pour 30 millions de dollars, le développement de l’agribusiness qui nécessite 341,3 millions de dollars et 19,9 millions de dollars pour la mise en place d’usines d’engrais.

     

    D’après ce document, le gouvernement de Madagascar s’engage à investir au moins 10% de son budget dans le secteur de l’agriculture, l’élevage et la pêche, pendant les cinq prochaines années au moins. Cet engagement pour le Pacte national représente un total de 350 millions de dollars.

     

    Du côté des PTF, le groupe de la BAD contribuera à hauteur de 200 millions de dollars au cours des trois prochaines années. Le FIDA, en plus des 200 millions de dollars en cours d’investissement dans les programmes, investira plus de 250 millions de dollars supplémentaires pour le Pacte et soutiendra l’attraction de 750 millions de dollars supplémentaires.

     

    La Banque mondiale pour sa part contribuera pour plus de 250 millions de dollars dans le Projet d’appui aux moyens de subsistance résilients dans le sud de Madagascar et le Programme de résilience des systèmes alimentaires pour l’Afrique de l’Est et australe sur lequel la Grande île est prévue bénéficier 158,1 millions de dollars. Le gouvernement va par ailleurs mobiliser le soutien de l’Union européenne, de l’Agence française de développement (AFD), de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), du secteur privé ou encore de la société civile.

     

     

  • CONDITION DE VIE : Un malgache d’aujourd’hui est 41% plus pauvre qu’un malgache en 1961, juste après l’indépendance

    CONDITION DE VIE : Un malgache d’aujourd’hui est 41% plus pauvre qu’un malgache en 1961, juste après l’indépendance

     

    Antananarivo, 25 Février, 18h30 – Des conditions de vie qui se sont largement détériorées. Les autorités malgaches ont rapporté dans le document détaillant le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar que le Produit intérieur brut (PIB) réel par habitant a progressivement diminué depuis l’indépendance. En moyenne, un malgache d’aujourd’hui est 41% plus pauvre qu’un malgache en 1961, d’après ce qui est exposé dans ce document.

     

    La Banque mondiale de son côté avait déjà avancé que 81,6% de la population malgache en 2022 vivent en dessous du nouveau seuil international de pauvreté, qui est fixé à 2,15 dollars, soit à peu près 9.000 ariary par jour. C’est un record en termes de pauvreté enregistré par le pays. Toutes ces personnes sont considérées par cette institution de Bretton Woods comme vivant dans l’extrême pauvreté.

     

    Plusieurs défis de développement sont à relever. La Banque mondiale parle par exemple d’une croissance qui reste structurellement limitée par un déficit du capital humain et des infrastructures, la forte prévalence de l’informalité et de l’agriculture d’autosubsistance, ainsi que par la faiblesse de la gouvernance et des institutions. Cette institution financière souligne également l’exposition de Madagascar aux impacts du changement climatique.

     

    Avec autour de 33,6 millions d’habitants à prévoir en 2027, le plus grand défi pour Madagascar est de satisfaire les besoins alimentaires de sa population qui ne cesse de croitre. « L’inaction aura pour conséquence l’aggravation de la sous-alimentation et de la paupérisation de la population de la Grande Île », souligne le document sur le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.

     

    Ce document avance que «l’augmentation des taux de malnutrition et des maladies associées aura pour effet de fragiliser davantage le tissu social à Madagascar ». Il ajoute également que « les faibles productions agricoles réduiront la disponibilité alimentaire et induiront une inflation plus accentuée sur les prix des produits ». Aussi, dans un contexte de faiblesse du pouvoir d’achat de la population, de sous-emploi et de pauvreté, « tous ces effets pourront générer de l’instabilité politique », d’après toujours ce document national.

  • SANTE – Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme face à la propagation du charlatanisme

    SANTE – Les professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme face à la propagation du charlatanisme

     

    Antananarivo, 25 Février, 16h35 – Non au charlatanisme. Les professionnels de santé haussent le ton face aux charlatans qui pullulent dans chaque coin de la rue. « La médecine nécessite des années d’études et des expériences. Ce n’est pas en trois mois qu’on arrivera à distinguer une simple toux de la tuberculose. », souligne Dr Eric Andrianasolo, président de l’ordre national des médecins à Madagascar. Il fait référence surtout à l’existence d’une formation de courte durée largement partagée sur les réseaux sociaux aux métiers de guérisseur traditionnel ou tradipraticien.

     

    Cette situation a alerté les professionnels de la santé. « Qui a donné l’autorisation d’ouverture de ce centre de formation ? », s’interroge l’ordre national des pharmaciens dans un communiqué. « La situation est devenue inquiétante. Certains osent même à faire des campagnes publicitaires dans les médias », ajoute le communiqué. Cette pratique est pourtant bannie par le code de la santé. Les pharmaciens dénoncent ainsi ces pratiques inacceptables qui nuisent à la santé publique. Ils interpellent les autorités à « appliquer la loi directement et à ne plus se contenter de rappeler les règlements face à ses pratiques illégales ».

     

    Les professionnels de santé assurent cependant ne pas rejeter tous les guérisseurs traditionnels. « Nous acceptons les tradipraticiens, membres de l’association nationale des tradipraticiens de Madagascar. Ils ont de l’expérience et sont reconnus par le ministère de la santé publique. », poursuit le Dr Eric Andrianasolo. A Madagascar, le titre de tradipraticien est reconnu par le code de la Santé. La reconnaissance est acquise sur décision du ministère de la Santé publique sur proposition du conseil national de médecine traditionnelle.

     

     

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – Le redémarrage de la ligne FCE et l’achèvement de la première phase du train urbain avant le mois d’Août 

    TRANSPORT FERROVIAIRE – Le redémarrage de la ligne FCE et l’achèvement de la première phase du train urbain avant le mois d’Août 

     

     

    Antananarivo, 25 Février, 13h00 – Course contre la montre pour Valéry Ramonjavelo. Le nouveau ministre des Transports et de la météorologie n’a que quelques mois pour réaliser ses ambitions. Il compte remettre sur le rail les locomotives et wagon de la ligne Fianarantsoa – Manakara ainsi que le train urbain. Le deadline annoncé est avant le mois d’août comme il l’a déclaré lors de la présentation des priorités de son département avant le Conseil des ministres mercredi dernier.

     

    L’ancien secrétaire général de la Présidence n’a pas attendu longtemps pour comprendre ce qui se passe sur le problème de la ligne Fianarantsoa Côte Est (FCE). Il s’est rendu à Manakara jeudi et a promis à la population locale le redémarrage de cette ligne ferroviaire pour bientôt. Bien que les locomotives de la société Madarail sont déjà arrivées à Fianarantsoa, la ligne n’a pas pu reprendre ses activités. Le problème d’entretien des rails dégradés après le passage des cyclones empêche cette reprise, selon une source auprès de la compagnie.

     

    Dans sa prise de parole lors de la présentation des ces priorités pour son nouveau poste avant le Conseil des ministres mercredi, l’ancien secrétaire général de la Présidence de la République rapporte que la première phase du projet train urbain reliant Amoronakona et Gare Soarano sera achevé au mois d’août. Une source auprès de ce ministère a indiqué que l’entreprise en charge de la réalisation de ce projet présidentiel continue de mettre en place les dix gares pour cette ligne d’une dizaine de kilomètre. Ceci, après avoir installé les protections en béton autour du rail.

     

     

  • CONSOMMATION – Madagascar a importé 744 846 tonnes de riz en 2022

    CONSOMMATION – Madagascar a importé 744 846 tonnes de riz en 2022

     

    Antananarivo, 25 Février, 7h15 – Avec les 51 153 tonnes importées au mois de décembre de l’année dernière, Madagascar a totalisé une importation de 744 846 tonnes de riz en 2022. Ce recours massif à l’importation a été motivé par la politique du Gouvernement qui visait à inciter les opérateurs à poursuivre leurs opérations « pour pouvoir réguler le renchérissement du riz local ces derniers temps », expose l’Observatoire du riz (ODR) dans son bulletin mensuel n°19.

    Les importations du riz ont suivi une courbe ascendante ces trois dernières années. Elles étaient parties de 479 359 tonnes en 2020, pour passer à 629 414 tonnes en 2021, et pour finir à ces 744 846 tonnes en 2022. L’écart entre les deux dernières années étaient ainsi de 115 432 tonnes, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INSTAT) que l’ODR reprend dans son bulletin.

    L’Observatoire du riz indique que les cours mondiaux du riz en décembre 2022 avaient connu une hausse moyenne de 4%. En se référant aux tendances du marché international, l’ODR estime que les prix mondiaux devraient se maintenir fermes sur l’ensemble des marchés d’exportation cette année. Ce, malgré la baisse annoncée de 3% du commerce mondial de riz en raison de la réduction de la production mondiale de 2,4%. Ce qui est la plus forte baisse depuis 2002.

    Concernant les deux derniers mois de l’année 2022, le marché national du riz a enregistré une augmentation de prix due à l’épuisement de stock auprès des paysans, à l’arrivée de la période de soudure et au début de la période de pluies. Le prix du riz blanc local a enregistré une hausse globale d’environ 50 ariary par kilo entre novembre et décembre 2022. La hausse a cependant été de 313 ariary par kilo dans l’Alaotra Mangoro sur cette période, rapporte toujours l’ODR.

    L’autosuffisance en riz reste un grand défi à relever pour Madagascar, comme il a été souligné durant le lancement de campagne de distribution d’engrais améliorés au sulfate d’ammonium à Morarano Chrome. Un engrais avec lequel l’Etat espère booster le rendement agricole puisque son utilisation fera augmenter le rendement moyen des riziculteurs de deux à cinq tonnes par hectares.

    La troisième version de la Stratégie de développement rizicole qui va être mise en œuvre entre 2023 et 2030 a par ailleurs déjà été validée par les acteurs de la filière riz au mois de décembre 2022. Cette stratégie repose sur trois axes, dont le premier consiste en l’augmentation durable de la productivité et la production de riz pour satisfaire la demande locale et dégager un surplus pour l’exportation. Le second concerne l’industrialisation, la commercialisation et la compétitivité rizicole de Madagascar vis-à-vis des pays voisins. Le dernier axe concerne le renforcement de la recherche-action et la capacité des acteurs, a détaillé le ministère de l’Agriculture lors de la présentation de cette nouvelle stratégie.

     

  • Madagascar vote la résolution onusienne exigeant le retrait immédiat et sans conditions de la Russie en Ukraine

    Madagascar vote la résolution onusienne exigeant le retrait immédiat et sans conditions de la Russie en Ukraine

    Antananarivo, 24 Février, 18h40 – Un vote pour l’ « avènement d’une paix global et juste ». Madagascar a voté une résolution des Nations unies qui « exige de nouveau que la Fédération de Russie retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires du territoire ukrainien, à l’intérieur des frontières internationalement reconnues du pays », et appelle à une « cessation des hostilités ».

    Le vote de l’Assemblée générale des Nations unies qui appelle « à la cessation immédiate des attaques contre les infrastructures critiques de l’Ukraine et de toute attaque délibérée contre des biens civils » a eu lieu jeudi à New-York, aux Etats-Unis. Madagascar vote « pour » la résolution intitulée « « Principes de la Charte des Nations Unies sous-tendant une paix globale, juste et durable en Ukraine ». Il se range du côté de 141 autres pays en votant « pour » ladite résolution alors que sept autres voix sont « contre » et 32 autres se sont abstenus de voter, un an, jour pour jour, après le début de l’« opération russe » en Ukraine.

    Le ministère des Affaires étrangères met en avant la nécessité de « préserver l’intérêt national, notamment celui de la population malagasy » pour expliquer sa position, dans un communiqué publié vendredi. Le gouvernement « estime qu’il serait opportun de saisir la présente occasion pour mettre fin aux conflits et aux crises qu’ils génèrent ».

    Les autorités assurent également que « Madagascar a toujours adopté une position de neutralité » et « mène une diplomatie d’ouverture ». La Grande île « entend encourager toute initiative favorable à la promotion et à l’avènement d’une paix globale et juste », poursuit le communiqué. Elle « réaffirme son souhait d’un règlement pacifique des différends et invite toutes les parties prenantes à s’abstenir de toute action qui menace la paix mondiale », tout en soulignant les impacts de la guerre en Ukraine.

    Une source autorisée auprès de la Présidence de la République met l’accent sur la position malgache « pour le principe d’une paix globale ». « On est parti sur le côté non-violence (…) contre la guerre ». « Nous avons toujours prôné le dialogue et nous sommes pour la stabilité et le retour à la normale ».

    Madagascar avait évoqué le principe de « neutralité » lors des différents votes des résolutions onusiennes sur le conflit en Ukraine. Le gouvernement s’est abstenu de voter « pour » ou « contre » lesdites résolutions malgré l’ « encouragement » d’une alliance menée, entre autres, par les Etats-Unis et l’Union européenne pour condamner, entre autres, les « annexions illégales » russes d’une portion de territoire ukrainienne.

    Le Premier ministre Christian Ntsay avait indiqué que Madagascar a une « politique établissant des relations avec tout le monde, que ce soit en occident ou avec la Russie », en mars 2022. Il explique ainsi l’abstention malgache à une résolution onusienne condamnant l’« agression de la Russie contre l’Ukraine ». De son côté, le Général de corps d’armée Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale à l’époque, avait prévenu qu’il « ne faut pas importer la guerre des autres qui se produit à 12 000 km de nous sur notre territoire ».

    Le 12 Octobre, Madagascar avait adopté une résolution onusienne qui avait condamné les « annexions illégales » par la Russie de quatre régions ukrainiennes ainsi que les « référendums illégaux » sur lesdites régions. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Richard Randriamadrato, avait été limogé quelques jours après ce vote.

  • EDUCATION – La confection des tabliers scolaires confiée aux femmes regroupées dans des associations

    EDUCATION – La confection des tabliers scolaires confiée aux femmes regroupées dans des associations

    Antananarivo, 24 Février, 16h 08 – Un clin d’œil aux femmes. A l’approche du 8 mars, le président Andry Rajoelina envoie un message à la gent féminine. « Les femmes regroupées dans les associations, les femmes célibataires vont être formées puis on va leur donner du travail », lance-t-il lors de son déplacement à Mananjary, dans la région de Vatovinany, touché par le cyclone Freddy, vendredi. « La majorité d’entre-elles vont être formées à la couture. Celles qui font déjà de la couture seront équipées (…) et ce sont ces femmes qui vont coudre les tabliers scolaires, à distribuer aux élèves. Ce sera une source de revenus pour elles et leurs familles », poursuit-il, en parallèle aux dons de vivres et d’autres aides aux sinistrés.

    ⭕Selon le chef de l’Etat, le projet démarrera à Antananarivo et va se poursuivre dans les autres régions de l’île. Il souligne que l’appui de l’Etat ne se limitera pas aux femmes qui cousent. D’autres types de formation seront aussi dispensés aux associations de femmes comme c’est, entre autres, le cas de la boulangerie, avance Andry Rajoelina.

    ⭕Le chef de l’Etat avait donné des instructions à ses collaborateurs d’arrêter les constructions des nouvelles infrastructures et d’« effectuer des descentes à travers le pays (…) [pour] aider la population et apporter les solutions d’urgence », le 28 Janvier à Vatomandry. Au début du mois, le chef de l’Etat avait déjà remis des équipements pour les associations des femmes lors de son déplacement à Marovoay, dans la région de Boeny.
    L’intention présidentielle ne se limite pas aux associations des femmes. A Mananjary, le chef de l’Etat annonce la dotation en moto des maires issus de la région de Vatovinany.

    ⭕Au cours de son déplacement, Andry Rajoelina promet la construction d’un parc solaire à Mananjary avant la fin de l’année. Il annonce également le démarrage de l’édification de l’hôpital dans la capitale de la région de Vatovavy.

  • INFRASTRUCTURES – Un planning à faire dans l’urgence pour la réhabilitation des routes dans la capitale selon Andry Rajoelina

    INFRASTRUCTURES – Un planning à faire dans l’urgence pour la réhabilitation des routes dans la capitale selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 24 Février, 12h22 – L’urgence est signalée. Le président de la République Andry Rajoelina a évoqué la mise en place d’un planning d’urgence pour la réhabilitation des routes dans la capitale. Cela devrait être annoncé au plus tard la semaine prochaine. Le locataire d’Iavoloha a saisi le colonel Livah Andrianatrehina, ministre des Travaux publics, mercredi à la fin de la présentation de ses axes prioritaires pour la réhabilitation des routes à Antananarivo juste avant le Conseil des ministres.

    ⭕“Les routes dans les grandes villes provinciales devraient être achevées en Juin”, ordonne le Chef d’Etat. Il a apporté une mise au point par rapport au planning du ministère des Travaux publics. Livah Andrianatrehina et son équipe prévoient le début des travaux en juin pour être achevé en Août. Un timing qui semble être trop tard pour le locataire d’Iavoloha. Concernant les routes nationales, un planning devait aussi sortir la semaine prochaine. A entendre le Chef de l’Etat, la population doit connaître les dates du début des réparations et la fin des travaux.

    ⭕De nombreuses routes de la capitale sont dans un état de dégradation avancée depuis un certain temps. Les détériorations se sont intensifiées depuis le début de la saison des pluies et le passage du cyclone tropical Cheneso.

    ⭕Le 18 Janvier dernier, le conseil des ministres avait validé l’autorisation d’engagement préalable pour les travaux de réfection de certaines routes nationales endommagées mais aussi de plusieurs routes d’Antananarivo.