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  • TRANSPORT AERIEN – La desserte de Guangzhou jugée importante mais pas une priorité pour Madagascar Airlines pour le moment, selon le ministre Rolland Ranjatoelina

    TRANSPORT AERIEN – La desserte de Guangzhou jugée importante mais pas une priorité pour Madagascar Airlines pour le moment, selon le ministre Rolland Ranjatoelina

    Pas de reprise en vue de la desserte Guangzhou pour le moment. « Je ne dis pas que cette destination n’est pas importante pour notre compagnie nationale. Je dis qu’elle n’est pas notre priorité pour le moment », déclare le ministre des Transports et de la météorologie Rolland Ranjatoelina, en marge de la table ronde avec les Partenaires techniques et financiers en vue de la recherche de financement pour les projets d’infrastructures, mardi.

     

    Le ministre des Transports précise que non seulement le gouvernement a ses priorités mais que Madagascar Airlines a également sa stratégie. Et la question d’exploitation des vols, c’est-à dire les gains générés par les différentes destinations est déterminante pour la situation financière de la compagnie nationale, poursuit-il. Le sujet aurait d’ailleurs été discuté entre lui et le directeur général de Madagascar Airlines lundi. « Nous avons des responsables à la tête de notre compagnie qui savent très bien ce qu’ils doivent faire », rassure-t-il.

     

    Les priorités pour Madagascar Airlines sont, selon Rolland Ranjatoelina, les vols domestiques et les vols long-courriers sur l’Europe. Le directeur général de cette compagnie aérienne, Thierry de Bailleul, a déjà confirmé cette position. Ainsi pour le réseau domestique, il avait annoncé des travaux à entreprendre et des améliorations à apporter. Celui qui est aux manettes de Madagascar Airlines avait parlé de fréquences à rajouter, avec le renforcement de la capacité de sa compagnie.

     

    Thierry de Bailleul avait également avancé que le plan de développement de Madagascar Airlines tient compte de la préservation des parts de marchés de la compagnie nationale. Il a notamment parlé de l’ambition de la compagnie nationale de renforcer sa présence sur les liaisons vers Paris ou La Réunion.

     

    Le ministre Ranjatoelina annonce, par ailleurs, que la concrétisation du projet Tatom (Antananarivo-Toamasina, Madagascar) renvoie sur la nécessité d’apporter des améliorations sur l’état de l’aéroport de Toamasina. Une hausse, que ce soit du nombre mais également de la fréquence des déplacements d’hommes d’affaires dans cette partie de l’île est en effet à prévoir, soutient-il

  • ENVIRONNEMENT – Le système de traçabilité à mettre en place en vue de l’utilisation des stocks de palissandre saisis par l’Etat en cours de sélection

    ENVIRONNEMENT – Le système de traçabilité à mettre en place en vue de l’utilisation des stocks de palissandre saisis par l’Etat en cours de sélection

    Le déblocage des stocks de palissandre saisis par l’Etat pour une utilisation au niveau national semble en bonne voie. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, des partenaires travaillent actuellement avec Madagascar sur la mise en place du système de traçabilité de ces bois précieux, une des conditions imposées par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites) lorsque cette dernière a autorisé la Grande île à les utiliser.

    « Ils exigent [la Cites] notre capacité à gérer le déblocage de ces bois. Nous procédons actuellement à la mise en place de ce système de traçabilité et des partenaires techniques nous octroient actuellement un financement pour cela », indique la ministre Marie-Orléa Vina, à Anosy ce mardi.

    Selon la direction générale de la gouvernance environnementale, Madagascar travaille actuellement avec la Cites et l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) dans la mise en place du système. Les deux institutions financent actuellement le travail de consultance sur le choix du système à utiliser. « Le consultant a déjà proposé trois systèmes mais on a trouvé qu’il y avait des failles et nous avons demandé s’il y a un meilleur système plus praticable et à un coût abordable » indique Rinah Razafindrabe, directeur général de la gouvernance environnementale. Le choix du système devrait être fait avant la fin de ce premier trimestre, explique-t-il.

    Une fois le système choisi, il sera dans un premier temps utilisé dans deux régions de Madagascar laisse entendre le ministère. Une première phase test sera lancée dans les régions Menabe et Boeny. En cas de succès de cet essai, le système sera transposé dans tout Madagascar.

    L’utilisation des stocks de bois de palissandre illégaux saisis à Madagascar a été accordée par la conférence des parties de la Cites qui s’est déroulée au Panama du 14 au 25 novembre après un vif plaidoyer des autorités malgaches. L’utilisation a été octroyée uniquement pour une utilisation nationale. Les stocks de bois de rose saisis ne font pas encore partie de l’accord.

     

  • SANTE – Plus de 80% des habitants des zones rurales d’Ambositra touchés par la bilharziose, selon le professeur Raphaël Rakotozandrindrainy, maire d’Andina

    SANTE – Plus de 80% des habitants des zones rurales d’Ambositra touchés par la bilharziose, selon le professeur Raphaël Rakotozandrindrainy, maire d’Andina

    Le Professeur Raphaël Rakotozaindrindrainy, maire d’Andina dans le district d’Ambositra, tire la sonnette d’alarme. La maladie de la bilharziose se propage dans ce district, particulièrement dans les zones rurales. Selon ses estimations, 80% de la population locale sont touchées par cette maladie. Elle concerne toutes les couches de la population locale. Même un bébé de neuf mois est contaminé, témoigne ce professeur en médecine, spécialiste en parasitologie et en bactériologie.

    ⭕D’après ses explications, les gens contractent cette maladie parasitaire en effectuant ses activités quotidiennes. “Quand les gens prennent leur douche, font la lessive, ou travaillent leur rizière, ils attrapent facilement dans les eaux douces le schistosome, le vers parasitaire à l’origine de cette maladie”, a indiqué cet enseignant chercheur à l’Université.

    ⭕De nombreuses personnes meurent de cette maladie parasitaire. Pourtant, c’est une maladie curable lorsqu’elle est détectée à temps. “Dès que le ventre grossit, c’est trop tard. L’individu signe déjà sa mort”, regrette ce professeur. “En plus, les gens n’ont pas les moyens de se faire opérer dans un hôpital. Il faut des millions d’ariary pour l’opération”, tient à souligner le maire d’Andina.

    ⭕A partir de ce 20 février, dans le cadre de la 67ème expédition de l’association des Médecins de l’océan indien, les malades de bilharziose peuvent bénéficier des soins gratuits et des opérations gratuites.

     

  • HABITAT – L’Analogh assure que les 767 219 ariary mensuels à payer pour les appartements de Lake Village à Ivato ne couvrent que le coût de la construction

    HABITAT – L’Analogh assure que les 767 219 ariary mensuels à payer pour les appartements de Lake Village à Ivato ne couvrent que le coût de la construction

    L’Agence nationale d’appui au logement et à l’habitat (Analogh) défend son projet. Elle laisse entendre que les appartements du Lake Village Ivato sont des logements à bas prix. « L’Etat a fait d’immenses efforts pour que le prix des appartements baisse », souligne-t-elle dans une publication postée en fin de semaine dernière. Ces prix, rappelle-t-elle, sont « à partir de 767 219 ariary et sont payables sur 15 ans » dans le cadre d’une vente-location.

    Selon l’Analogh, « le loyer ne couvre que les coûts de la construction ». A l’entendre, « l’Etat a pris en charge les coûts des terrains, de la connexion aux réseaux publics d’eau et d’électricité, la viabilisation de l’extérieur comme la construction des chemins d’accès, les clôtures et les parkings ». Autant de dépenses dont ne devraient donc plus s’embarrasser les futurs acquéreurs.

    L’Analogh soutient, par ailleurs, que les appartements mis en vente-location sont « complètement conformes aux normes internationales des constructions d’immeubles à étages ». Elle met également en avant « la bonne qualité des matériaux de construction utilisés ». Elle parle alors d’une « offre qui n’a rien à envier à celles proposées par le secteur privé ».

    En mars 2022, le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat avait déjà indiqué que ces appartements « mora » sont subventionnés par l’Etat et que leur prix serait deux à trois fois inférieur à celui des appartements proposés par le secteur privé. Il avait indiqué à l’époque que « le cours d’un appartement identique vendu par le secteur privé est de 300 millions d’ariary ». Payés cash, les appartements proposés par Analogh sont vendus à partir de 138 millions d’ariary.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La fréquence des vols d’Airlink sur la desserte Johannesburg-Antananarivo passe à trois par semaine

    TRANSPORT AÉRIEN – La fréquence des vols d’Airlink sur la desserte Johannesburg-Antananarivo passe à trois par semaine

    “La compagnie sud-africaine Airlink opère trois vols par semaine à compter de ce jour, 14 février 2023”. L’information vient d’être relayée par l’Office nationale du tourisme de Madagascar (ONTM) ce mardi. Ces vols sont opérés chaque mardi, jeudi et dimanche entre sa base à Johannesburg-OR Tambo et l’aéroport d’Antananarivo-Ivato.

    Après trois années de suspension à cause de la crise sanitaire, Airlink a repris ses vols commerciaux sur Antananarivo depuis le 30 janvier dernier. Pour cette reprise, elle a assuré un vol hebdomadaire sur cette liaison tous les lundis. Désormais, elle passe à trois fois par semaine. La compagnie sud-africaine ne devrait pas se contenter de cette fréquence. Elle compte instaurer un vol au quotidien “à mesure que la demande augmente”, selon un communiqué.

    En mars 2022, alors que Madagascar avait rouvert progressivement ses vols internationaux, les liaisons aériennes avec l’Afrique du Sud avaient encore été interdites. Un notam dans ce sens avait été émis par les autorités aériennes malgaches en mars 2022 puis en juin 2022 à la grande incompréhension de la compagnie sud africaine.

    Actuellement, le gouvernement malgache envisage d’autoriser l’ouverture d’une nouvelle ligne aérienne entre Toliara et CapeTown, selon les déclarations de Roland Ranjatoelina, ministre des Transports et de la météorologie lors de la journée de l’aéronautique la semaine dernière à Ivato. “Une compagnie aérienne demande actuellement à mettre en place cette desserte”, avait-il déclaré sans donner de précision sur l’idéntité de cette compagnie.

  • ART – Madagascar représenté dans huit disciplines sur 11 aux concours culturels aux prochains Jeux de la francophonie.

    ART – Madagascar représenté dans huit disciplines sur 11 aux concours culturels aux prochains Jeux de la francophonie.

    Antananarivo, 13 Février, 16h40 – La liste des artistes sélectionnés pour représenter Madagascar aux Jeux de la Francophonie est disponible. La Grande Île sera présente dans huit disciplines sur 11 lors de Jeux qui se tiendront à Kinshasa en République Démocratique du Congo, du 28 juillet au 6 août 2023.

    ⭕Dans les disciplines d’arts de rue, Madagascar sera représenté par Moustik Crew pour le Hip Hop et par le groupe Pi Freestyle pour le freestyle ball. Dans les arts visuels, Toky Dimbiniaina est sélectionné dans la discipline photographie, Richianny Raherinjatovo dans la discipline peinture et Andriantseheno Fitiavana Ratovo dans la discipline sculpture.

    ⭕Narda Natioranomena est le représentant de Madagascar dans la discipline littérature. Et dans la discipline contes et conteurs, Miangaly sera celle qui portera haut les couleurs du pays. Pour ce qui est de la discipline chanson, ce sera au groupe Ndaty Lahy de relever le défi au nom des Malgaches.

    ⭕La sélection des artistes qui représenteront la Grande île aux Jeux de la Francophonie a démarré depuis plus d’un an. Une présélection de trois candidats avait d’abord été effectuée par les responsables de dossier nationaux. Un jury international a ensuite entendu les candidats pré-sélectionnés par visio-conférence, avant que la liste des candidats retenus pour représenter le pays ne soit publiée vers début février.

  • SANTE – Des soins gratuits pour 12.000 personnes à Ambositra dans le cadre de la 67ème mission à Madagascar des Médecins de l’océan Indien

    SANTE – Des soins gratuits pour 12.000 personnes à Ambositra dans le cadre de la 67ème mission à Madagascar des Médecins de l’océan Indien

    Antananarivo, 13 Février, 14h40 – Sauver encore plus de vies. L’association Médecins de l’océan indien (MOI) lance sa 67ème mission humanitaire dans la Grande Île. Cette fois-ci, l’équipe de médecins, d’infirmiers et d’autres professionnels de santé bénévoles se rendra dans le district d’Ambositra du 20 Février au 1er Mars. Sous la direction du Dr Firoze Koytcha, l’équipe médicale ciblera 12 000 personnes parmi les plus démunies de cette localité.

    ⭕Pendant 10 jours, les divers spécialistes de l’association offriront des consultations générales ou spécialisées, mais effectueront également des opérations chirurgicales. « Les soins et les interventions sont gratuits », rappelle Danil Ismaël, vice-président de MOI. « Nous aurons tous les médicaments nécessaires pour le traitement et la prise en charge des patients », souligne-t-il. Et si un médicament venait à manquer, « nous ferons tout ce qui est possibles pour en acquérir ».

    ⭕Mais bien qu’ils soient gratuits, les soins seront de qualité, précise le docteur Josette Rakotohery, deuxième vice-président de l’association. Pour cette mission, MOI collaborera avec le centre hospitalier d’Ambositra. Les conférences données en marge des interventions sanitaires et à destination des professionnels de santé seront organisées dans les locaux de l’hôpital. Outre les soins, les consultations et les opérations chirurgicales, MOI se donne également comme mission de renforcer les compétences des médecins malgaches.

    ⭕Depuis son intervention à Madagascar, plus de 500.000 personnes ont bénéficié les soins organisés par la MOI. Pour cette année, une autre mission est prévue en Octobre à Fénérive Est.

  • PECHE – La filière crevettière multiplie par six sa contribution dans les caisses de l’Etat, avec 13,081 milliards de redevances pour les 3 332 tonnes exportées en 2022

    PECHE – La filière crevettière multiplie par six sa contribution dans les caisses de l’Etat, avec 13,081 milliards de redevances pour les 3 332 tonnes exportées en 2022

    Antananarivo, 13 Février, 15h19 – Une hausse significative. La filière crevette a multiplié par six sa contribution dans les caisses de l’Etat. Les redevances versées par les opérateurs de l’or rose sont passées de 2,075 milliards d’ariary en 2020 à 13,081 milliards d’ariary en 2022, avec les 3 332 tonnes de crevettes exportées par la Grande île l’année dernière. Les six sociétés exportatrices qui avaient obtenu leur agrément pour cette campagne ont pour leur part totalisé 108,5 milliards d’ariary avec ce dernier volume d’exportation, d’après les chiffres rapportés par le ministère de la pêche et de l’économie bleue (MPEB).

    ⭕Ces données ont été dévoilées à l’issue d’une réunion de préparation de la campagne de pêche crevettière pour cette année, qui est prévue démarrer au début du mois mars. La réunion a rassemblé les responsables au niveau du MPEB ainsi que les opérateurs membres du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes à Madagascar (GAPCM).

    ⭕L’organisation de l’exercice de la pêche des crevettes côtières régie par le décret n°2021-361 avait été discutée entre les deux parties. Les nouvelles dispositions apportées par ce nouveau décret se rapportent à l’amélioration de la filière à Madagascar, notamment la limitation à 50 licences d’exploitation industrielle dans les six régions de la Grande île, la licence d’exploitation qui ne doit dépasser cinq ans, le paiement de diverses redevances suivant la qualité et la quantité de crevettes pêchée et le droit d’exploitation de crevettes qui se fait désormais par voie d’appel à proposition.

    ⭕Le renforcement de la collaboration entre les sociétés opérant dans la filière crevette et le MEPB, notamment dans le contrôle et la surveillance des pêches y a été également discuté. Les deux parties se sont engagées à travailler ensemble pour l’amélioration de la gouvernance de cette filière.

    ⭕Les problèmes de cette filière semblent être réglés. En 2021, le GAPCM avait dénoncé des défaillances de gouvernance, générant des estimées à 80 millions de dollars annuellement. Il y avait également eu à l’époque le problème de paiement du budget de l’Autorité sanitaire halieutique (ASH), l’organe qui se charge du contrôle des produits exportés par Madagascar.

    Photo : MPEB

  • DISTINCTION HONORIFIQUE – Le grade de Grand Officier de l’ordre national malgache pour le monseigneur Samoela Jaona Ranarivelo après 25 ans de clergé

    DISTINCTION HONORIFIQUE – Le grade de Grand Officier de l’ordre national malgache pour le monseigneur Samoela Jaona Ranarivelo après 25 ans de clergé

    Antananarivo, 13 Février, 13h50 – 25 ans au service de l’Eglise anglicane récompensés. Le chef de l’Eglise anglicane de Madagascar, monseigneur Samoela Jaona Ranarivelo, a été élevé dimanche au grade de Grand Officier de l’ordre national. Son épouse, elle, a été élevée au grade de Chevalier de l’ordre national. Les distinctions ont été remises au couple après la grande messe qui clôturait le jubilé des 25 ans de clergé de l’évêque anglican.

    ⭕Présent à la messe et à la cérémonie, le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, a reconnu les difficultés des tâches de l’Homme d’Eglise durant ces 25 ans de clergé. Selon un communiqué de son bureau, le président du Sénat a également rappelé l’importance de la collaboration entre l’Eglise et l’Etat, les deux entités travaillant et agissant pour le bien de la population.

    ⭕La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, la ministre de l’Artisanat et des métiers, Sophie Ratsiraka, le gouverneur du Vakinankaratra, VyVato Rakotovao et l’ambassadeur de la Grande Bretagne à Madagascar, David Ashley, ont également été présents à la cérémonie qui s’est tenue en la cathédrale Saint Laurent Ambohimanoro.

    Photo : Sénat de Madagascar

  • ÉCONOMIE – Les perspectives de la Banque centrale pour 2023 laissent croire à une reprise économique relative

    ÉCONOMIE – Les perspectives de la Banque centrale pour 2023 laissent croire à une reprise économique relative

    Antananarivo, 13 Février, 12h45 – Des indicateurs qui semblent s’ améliorer. Dans sa note de conjoncture économique du 7 février, la Banque centrale de Madagascar (BFM) prévoit une année 2023 marquée par la relance de l’économie. Selon les perspectives de la BFM, l’année 2023 devrait être marquée par le ralentissement de la hausse des prix, la stimulation de l’exportation, la reprise du tourisme et une croissance soutenue des investissements directs étrangers.

    ⭕Plusieurs indicateurs économiques évoluent de manière positive dans le sens d’une meilleure santé de l’économie. Le taux d’inflation passera de 10,8% en 2022 à 8,5% en 2023. Cela correspond à une augmentation plus lente des prix à la consommation. En même temps, la BFM entérine la projection d’un taux de croissance du PIB passant de 4,2% en 2022 à 4,9% en 2023, déjà prévue par la loi de finances initiale de 2023. Cela en raison de l’accroissement des dépenses d’investissement publics et privés,avec notamment les grands projets d’infrastructures telles que l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina.

    ⭕Plusieurs facteurs favorisent les recettes en 2023. D’après la BFM  » les exportations seront stimulées par le développement des produits phares tels que les produits miniers, grâce à la hausse de la demande et du prix ». Cette tendance sera soutenue par les produits de rente tels que le girofle ou encore le poivre. Ces produits agricoles se sont portés au mieux en 2022. Et le premier générateur de devises de la Grande Île, le secteur touristique, sort peu à peu de sa morosité post-Covid. Petit à petit, les frontières s’ouvrent, les mesures d’hygiène s’assouplissent. La BFM table alors sur une amélioration des recettes du tourisme.

    ⭕La hausse des investissements directs étrangers est également pronostiquée. Ces investissements sont vitaux pour l’apport de capitaux importants. Ils correspondent à la construction d’usines et d’industries diverses et permettent de tirer le PIB vers le haut. La BFM explique ce phénomène par « la réhabilitation des infrastructures dans le secteur minier ».