Madagascar est le pays où l’on trouve le plus de chromomycose et de sporotrichose. Ce sont des maladies cutanées négligées de type mycoses profondes. Elles peuvent bouleverser la vie des personnes qui en sont atteintes. Or, elles sont peu connues de la population et des médecins. Elles sont appelées maladies cutanées négligées. Des scientifiques se sont battus en 2018 pour intégrer l’une des ces maladies dans la liste des maladies négligées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le but est de faciliter la prise en charge. Les explications du Dr Lala Soavina Ramarozatovo, dermatologue et vice doyen chargée de la recherche à la Faculté de médecine d’Antananarivo.
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DR LALA SOAVINA RAMAROZATOVO – « Madagascar est numéro un mondial pour le nombre de personnes atteintes de chromomycose et de sporotrichose »
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ETAT DE DROIT – Le ministère de la Justice évoque des responsabilités partagées au sein du système judiciaire pour expliquer les vindictes populaires
Antananarivo, 5 Septembre, 19h55 – Une précision de taille. Le ministère de la Justice, précise que la justice n’est pas le seul responsable de la défiance de l’opinion publique conduisant aux vindictes populaires.
« On parle souvent de la défiance de l’opinion vis-à-vis de la justice quand il y a des vindictes populaires. Dire que ce n’est pas vrai peut être qualifié de mensonge. Mais il faut savoir que la justice n’est pas la seule responsable », affirme Savatsarah Raby, secrétaire général du ministère de la Justice, à son bureau, ce lundi. « Je dirais plutôt celle [responsabilité] du système judiciaire (…) Si les gens parlent de la méfiance envers la justice, il serait plus juste de parler de la méfiance ou de la défaillance du système judiciaire », note-t-elle.
Pour la SG du ministère de la Justice, cela concerne « tous ceux qui ont une responsabilité dans le milieu judiciaire ». Elle cite « les officiers de police judiciaire, la gendarmerie et la police, les magistrats, les greffiers, les avocats et les huissiers. Soit tous ceux qui travaillent dans la chaîne », détaille-t-elle. « Si chacun fait son travail correctement, depuis l’enquête jusqu’au prononcé du verdict, je crois que cela ne se produirait pas », estime-t-elle. Elle déplore au passage les tirs croisés contre « les magistrats qui se trouvent en bout de chaîne » en cas de défaillance.
Savatsarah Raby fait référence à l’événement qui s’est produit à Ikongo, dans la région de Fitovinany, pour faire part de son observation. Des gendarmes avaient ouvert le feu face à des individus qui ont réclamé un vindicte populaire contre des personnes soupçonnées de meurtre et de kidnapping et détenues dans la caserne, le 29 Août.
La SG du ministère de la Justice concède que la justice « a une responsabilité » dans le manque de confiance de l’opinion publique en cette dernière. « Mais des initiatives ont été prises pour y remédier », assure-t-elle avant d’exhorter tout un chacun « à prendre ses responsabilités et non de rejeter celles-ci à la justice ».
Le président Andry Rajoelina avait touché quelques mots sur l’événement d’Ikongo lors de la cérémonie de sortie de promotion à l’Académie militaire d’Antsirabe samedi. Le chef de l’Etat avait réitéré pour que « les enquêtes sur cette affaire se poursuivent et doivent être menées jusqu’à leurs termes ». Il avait déjà évoqué la nécessité de « savoir ce qui s’est réellement passé à Ikongo pour que des mesures soient prises contre les responsables du drame » lors du Conseil des ministres du 31 Août. -

TRAVAIL – Le tableau relatif aux salaires minima d’embauche et d’ancienneté par catégorie professionnelle et l’arrêté fixant les modalités de mise en œuvre du complément pris en charge par l’Etat seront publiés « incessamment », selon Gisèle Ranampy
Antananarivo, 5 Septembre, 19h11 – Une indication sur les détails de la mise en œuvre de la hausse des salaires. Gisèle Ranampy, ministre du Travail, de l’emploi, de la Fonction publique et des lois sociales, annonce la publication « imminente » de l’arrêté fixant le tableau relatif au salaire minimum d’embauche et d’ancienneté par catégorie professionnelle.
« [L’arrêté] est déjà sorti. Il est déjà signé et sera publié incessamment », lance le membre du gouvernement, en marge de la remise d’équipements de protection individuels à des ouvriers au stade Maki Andohatapenaka, ce lundi.
« [Le salaire minimum] sera appliqué, et il est applicable selon l’annonce de Monsieur le Président [Andry Rajoelina] », poursuit Gisèle Ranampy. « Je réitère qu’il s’agit du fruit des discussions entre les salariés et le patronat (…) des concertations entre les techniciens, la Caisse nationale de prévoyance sociale [CNaPS], le gouvernement et les bénéficiaires, c’est-à-dire les salariés (…) à la suite de l’initiative du président de la République », précise-t-elle.
Andry Rajoelina avait annoncé la hausse du salaire minimum de 250 000 ariary le 1e Mai. Le décret relatif à cette hausse avait été adopté en Conseil des ministres le 4 Mai et rendu public le 22 Juillet. L’arrêté fixant les modalités de mise en œuvre du complément pris en charge par l’Etat était encore en attente, tout comme le tableau relatif aux salaires minima d’embauche et d’ancienneté par catégorie professionnelle, qui n’avait pas été placé en annexe du décret relatif au salaire minimum d’embauche.
Pour mettre en œuvre l’engagement présidentiel d’augmenter le salaire minimum d’embauche à 250.000 ariary, l’Etat a annoncé qu’il prend en charge le paiement des cotisations patronales auprès de la Cnaps de façon à délester les employeurs de cette charge sociale. Ce sont les modalités de cette prise en charge qui sont prévues dans l’un des arrêtés encore en attente de publication.
Une source syndicale confie justement que « les employeurs hésitent à appliquer une hausse de salaire sur les autres catégories professionnelles tant que l’arrêté fixant les modalités de mise en œuvre du complément versé par l’Etat n’est pas encore publié ». Toujours selon la même source, les employeurs « attendent que ce point soit clarifié ou s’ils doivent avancer la somme puis être remboursés » pour ce qui est du paiement des parts patronales. -

NOMENJANAHARY SARINDRA SAHONDRAMALALA, CAPITAINE DES LADIES MAKIS – « Nous sommes prêtes à donner le meilleur de nous-mêmes »
Les Ladies Makis joueront leur premier match dans un championnat du monde de rugby à sept féminin vendredi. Elles défieront les Walaroos de l’Australie en huitième de finale de ce tournoi qui se tiendra en Afrique du Sud. Nomenjanahary Sarindra Sahondramalala, capitaine de la sélection nationale malgache, estime qu’elle et ses coéquipières peuvent bien battre l’Australie.
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CONSOMMATION – Madagascar importe 353.756 tonnes de riz durant le premier semestre 2022, soit 31.050 tonnes de plus par rapport au volume importé durant la même période en 2021
Antananarivo, 5 Septembre, 15h42 – Le cumul du volume des importations de riz de Madagascar pour le premier semestre de 2022 augmente par rapport à la même période de 2021. Il est évalué à 353.756 tonnes contre 316.706 pour les six premiers mois de 2021, soit une variation de 31.050 tonnes, d’après ce que rapporte l’Observatoire du riz (ODR) dans son bulletin du mois de Juin.
Une baisse du volume d’importation de riz au mois de mai par rapport au mois juin est pourtant constatée, passant de 73.600 tonnes à 38.888 tonnes. Ce qui s’expliquait par la période de récolte dans la majorité des régions de la Grande île, note le bulletin. Les prix moyens du riz importé ont également accusé une tendance progressive à la baisse durant le mois de Juin, indique l’ODR.
Pour ce qui est de la production locale, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) avait dernièrement indiqué une augmentation de 200.000 tonnes pour cette année, comparée à la précédente campagne de production. Une production supplémentaire de 1,2 millions de riz est toutefois nécessaire pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire, le besoin étant estimé à 6 millions de tonnes. Pour y parvenir, ce département mise entre autres sur l’extension des surfaces cultivables, le renforcement de la résilience des paysans face au changement climatique ou encore sur la vulgarisation à grande échelle de la production de riz hybride.
Pour le prix du riz produit localement, le mois de Juin avait été marqué par une tendance à la baisse, liée à l’abondance de riz sur les marchés, suite à la période de la grande récolte, d’après l’ODR. L’observatoire a rapporté que le prix moyen du paddy était en retrait de 54 ariary par kilo et celui du riz blanc chez les détaillants avait baissé de 92 ariary par kilo au mois de Juin par rapport au mois de Mai.Photo : SPM SA. -

INFRASTRUCTURE – Jocelyne Maxime Rahelihanta, vice-présidente de l’Assemblée nationale, annonce à la presse l’inauguration de la route Ambilobe-Vohémar pour le 9 Septembre
Antananarivo, 5 Septembre, 7h12 – Rendez-vous est donné. La vice-présidente de l’Assemblée nationale, Jocelyne Maxime Rahelihanta, invite toutes les forces vives de la région de la Sava et de celle de la Diana à se préparer à faire la fête le 9 Septembre. A l’entendre, l’inauguration de la route nationale (RN) 5A reliant Ambilobe à Vohémar aura lieu ce vendredi en présence du président de la République, Andry Rajoelina. Elle évoque, devant la presse à Antalaha vendredi dernier, une journée de fête qui démarrera par un carnaval à partir de l’aérodrome de Vohémar et qui se terminera par un grand meeting au stade d’Ambilobe.
Si l’on en croit la vice-présidente de l’Assemblée nationale, la délégation fera le voyage entre Vohémar et Ambilobe en voiture pour l’inauguration. Des haltes seront faites sur chaque village le long de la route réhabilitée, notamment à Daraina, à Maromokotra et à Betsiaka. Le chef de l’État est prévu dire quelques mots aux habitants de ces différentes localités, indique encore la parlementaire. Les rubans seront coupés de part et d’autre, à l’entrée de chaque ville, poursuit-elle. Une réunion de préparation de l’événement s’est tenue la semaine dernière à Antalaha pour préparer l’événement.
Le 9 Août, le ministère des Travaux publics avait annoncé que les travaux de réhabilitation des 152 km de route étaient réalisés à 95%. Il ne restait plus ces dernières semaines qu’à effectuer quelques travaux de finition, comme la mise en place des marquages au sol et les panneaux de signalisation.Photo : Ministère des Travaux publics
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SANTE PUBLIQUE – 14 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus recensés durant la semaine du 27 Août au 2 Septembre sur la Grande île
Antananarivo, 5 Septembre, 6h12 – La Covid-19 de moins en moins présente sur la Grande île. Le bilan épidémiologique du 27 Août au 2 Septembre publié dimanche par le ministère de la Santé publique fait état de 14 nouveaux cas confirmés positifs au coronavirus. Ces nouveaux ont été décelés sur 633 tests effectués, donnant un taux de positivité de 2,21%.
Le nombre de nouveaux cas de la semaine du 27 Août au 2 Septembre est néanmoins un peu plus élevé que le nombre de nouveaux patients recensés une semaine plus tôt où il n’était enregistré que 11 nouveaux cas confirmés positifs. La hausse est enregistrée dans la région d’Analamanga avec 12 cas signalés du 27 Août au 2 Septembre contre six la semaine d’avant.
Aucun décès dû à la maladie n’est enregistré durant la semaine de surveillance. Le nombre total de décès liés à la Covid-19 reste donc à 1.410 morts.
Par ailleurs, la Grande île compte 34 cas actifs dont trois présentent la forme grave de la maladie.
Répartition des cas par région :
12 dans l’Analamanga,
Un dans l’Analanjirofo,
Un dans le Diana. -

TOURISME – Trois circuits touristiques pour des randonnées pédestres créés et balisés à Mantasoa
Antananarivo, 4 Septembre, 19h30 – Une destination supplémentaire mise aux normes internationales. Mantasoa devrait bientôt figurer sur la liste des sites proposés par l’Office régional du tourisme d’Analamanga (Ortana) pour ses activités de randonnée. Trois circuits balades viennent d’être créés et balisés aux standards internationaux dans cette commune rurale historique situés à l’Est d’Antananarivo. Pour inaugurer les nouveaux circuits, 31 guides formés en Août les ont fait visiter au ministre du Tourisme, Joël Randriamandranto, et une délégation en provenance d’Antananarivo, vendredi.
Le premier circuit, appelé parcours Jean Laborde, emmène les visiteurs sur les traces de celui qui est considéré comme étant le père de l’industrialisation de Madagascar. Partant de la mairie, le trajet passe par la maison construite par celui qui est aussi l’un des rares étrangers proches de Ranavalona I actuellement devenue un musée. Il traverse ensuite le tombeau de Soamandrakizay, l’escalier à 200 marches qui mène vers la résidence de la Reine, le haut fourneau, l’atelier à canons, le four à cémenter et le bain de la Reine.
Le deuxième circuit, le parcours Ambohimahatakatra, amène sur le même trajet que le parcours Jean Laborde, mais intègre le village de Masombahiny et la découverte de la forêt sacrée qui cache le tombeau de Rasoherina Reniny, la mère de la Reine Rasoherina. « Cet itinéraire combine visite historique et découverte nature sans négliger l’ambiance accueillante des villages », précise l’Ortana dans sa brochure.
Le dernier parcours, baptisé parcours Ambohidranady, inclut, en plus des circuits proposés sur les deux premiers, une ascension au sommet d’Andrianady. Il se fait dans le sens inverse et est long de 5,56 km. Selon l’Ortana, il « allie les essentielles à voir à Mantasoa » et propose « une vue sensationnelle sur le village ». -

JOURNÉES MONDIALES DE LA JEUNESSE – Les jeunes catholiques invités à être des modèles de probité et de fraternité au sein de la société
Antananarivo, 4 Septembre, 15h20 – « Jeunes, levez-vous, prenez vos responsabilités ». Après cinq jours de réunion et de pèlerinage à Antsirabe, les participants à la dixième édition des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) ont reçu le message des évêques pour les jeunes malgaches lors de la messe de clôture de l’événement dimanche.
Monseigneur Jean De Dieu Raoelison, évêque d’Ambatondrazaka et président de la commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs les a appelés à « être des modèles pour les fidèles au sein de la société et des communautés » auprès desquelles ils vivent. « Que personne ne méprise votre jeunesse ; mais soyez un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté », recommande l’évêque dans son allocution, reprenant un verset de la première épître de Paul à Timothée.
« Montrez qu’il est possible de vivre la jeunesse sans pour autant se séparer de l’Eglise », souligne l’évêque dans son discours. Il invite ainsi la jeunesse à « se mettre debout contre la corruption », à être des « ambassadeurs de la vérité » ou encore à préserver leur corps, un « temple de Dieu », pour « ne pas en faire une tombe en acceptant l’avortement ». Il les appelle également à « apprendre de l’expérience des anciens », et à « ne pas se contenter des diplômes qui sont certes utiles mais à toujours les accompagner de la sagesse ».
La Cepal intime les jeunes à « ne pas se fier aux réseaux sociaux où règnent les calomnies, les médisances et les conflits ». Il faut plutôt puiser dans cet outil « le respect mutuel qui mène vers la fraternité (‘fihavanana’) », conseille le monseigneur Jean De Dieu Raoelison. « Utilisez les réseaux sociaux pour véhiculer la mentalité et les comportements chrétiens, ne les laissez pas détruire les valeurs malgaches et chrétiennes », insiste-t-il dans son message.
Abondant dans le sens du message de la Cepal, le président de la République Andry Rajoelina qui a pris la parole vers la fin de la messe appelle les jeunes catholiques à faire preuve « de cohésion et de solidarité » car « c’est ce dont le pays a besoin pour se développer », souligne-t-il. « Nous devons promouvoir auprès des jeunes la nécessité d’avancer ensemble dans la joie et dans l’amour pour garantir un avenir brillant au pays », poursuit-il. Il invite ainsi les jeunes à »ne pas accepter d’être divisés par les couleurs, les origines ou les ethnies mais à s’unir dans la foi et dans l’amour ».Photo : Présidence de la République
