



Antananarivo, 16 Mai, 9h22 – Le coup d’envoi de la Coupe de Madagascar de football 2022 sera donnée le 21 Mai. Pour cette année, 80 clubs se sont inscrites auprès de la Fédération malgache de football (FMF) afin de participer à cette compétition, ouverte à toutes les divisions.
Selon le calendrier de la FMF, les matchs pour le tour préliminaire ont été décalés d’une semaine alors qu’ils étaient prévus démarrer ce week-end. Comme chaque année, les clubs de division supérieure, les clubs inscrits dans la Pro League n’entreront en lice qu’à partir de la seizième de finale.
La finale de cette coupe de Madagascar sera effectuée avant le 17 Juillet, date limite à laquelle la FMF doit envoyer le nom du représentant de la Grande Île pour la Coupe de la confédération africaine des clubs. L’année dernière, la Grande île a été représentée par le CFFA à cette compétition africaine.
Photo : CFFA Andoharanofotsy

Antananarivo, 16 Mai, 7h42 – « Nous alertons les autorités, particulièrement le ministère concerné, que les essaims de criquets sont arrivés dans la ville d’Ankilizato ce dimanche 15 Mai. La riziculture en souffre. Nous espérons une prise de responsabilité ». L’appel à été lancé par le député élu à Mahabo, dimanche. Mais elle n’était pas la seule à avoir sonné le tocsin. Dimanche soir, Mokhtar Salim Andriatomanga, le gouverneur du Boeny, a aussi invité les habitants de sa région à « signaler les sites où les criquets se mettent au repos pour que les techniciens puissent y venir avec les pesticides ».
La campagne de lutte anti-acridienne avait démarré depuis Septembre, mais la suspension de l’approvisionnement en pesticides vers la fin du premier trimestre et le début du deuxième trimestre avait déjoué les prévisions. En l’absence de pesticides, la troisième génération de criquets a éclos. Or, les populations de cette génération ont un niveau de grégarité élevé, comme l’avait déjà signalé le bulletin acridien de la troisième décade de Mars 2022. Ce qui explique le caractère impressionnant des essaims. « Il aurait fallu éliminer rapidement les populations groupées observées pour limiter les dégâts et empêcher l’amplification de l’effet de sensation observé », avaient d’ailleurs déjà regretté les acteurs vers fin Mars.
Cela fait plusieurs semaines que les essaims de criquets dont les larves n’ont pu être traitées plus tôt sont ainsi observés sur la partie Ouest du pays, notamment dans le Menabe. Les superficies qu’ils couvrent ne cessent de s’élargir, inquiétant les agriculteurs du Sud du pays et de l’Ouest et du Nord-Ouest. L’Atsimo Andrefana, le Menabe, l’Ihorombe, le Boeny et le Sofia sont les zones les plus touchées. La semaine dernière, les autorités se sont encore voulu rassurantes en indiquant que « la lutte contre l’invasion acridienne avait démarré en Septembre et se poursuit jusqu’à maintenant ».
Le Centre national de lutte anti-acridienne (IFVM) avait évoqué un traitement de 125.000 ha de superficie entre Septembre 2021 et Avril 2022. « Si nous n’avions pas réagi aussi tôt les choses auraient été pires », avait encore signalé Harifidy Ramilison, ministre de l’Agriculture et de l’élevage.
Photo : Gouverneur de Boeny

Antananarivo, 16 Mai, 6h35 – De gros chantiers en perspective. L’indice d’accessibilité rurale à Madagascar n’est que de 11,7%. Il s’agit du taux le plus faible du monde, souligne le spécialiste principal des transports de la Banque mondiale, Ziad Nakat.
Cet indice est mesuré sur la base de la part de la population rurale qui vit à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison. Cela signifie que 17 millions d’habitants ruraux malgaches ne sont pas connectés, poursuit Ziad Nakat dans une récente publication qu’il a partagée sur le blog Nasikiliza de la Banque mondiale.
Dans son exposé, le spécialiste sénior soutient que « les réseaux routiers de Madagascar figurent parmi les moins développés au monde ». Il parle d’une « densité routière [qui] n’est que de 5,4 km par 100km2, et la plupart de ces routes nationales et locales sont en terre battue et en mauvais état ».
Le secteur des routes et des transports est défini comme une priorité essentielle pour l’Etat malgache et ses partenaires. En 2019, le Projet d’appui à la connectivité des transports a été approuvé pour permettre la réhabilitation de 148 km sur les routes nationales RN44 et RN12A et 500 km de routes locales à proximité des ces deux routes.
La Banque mondiale rappelle par ailleurs que son portefeuille pour les routes et les transports s’élèvent à 740 millions de dollars. Il y a le Projet de connectivité pour l’amélioration des moyens de subsistance en milieu rural financé à hauteur de 140 millions de dollars, le Projet de durabilité du secteur routier de 200 millions de dollars et le Projet Connecter Madagascar pour une croissance inclusive, approuvé en mars 2022 et financé à hauteur de 400 millions de dollars.



Antananarivo, 15 Mai, 13h45 – L’Assemblée nationale se met à l’heure des explications. « C’est l’attente des observations du gouvernement qui a suspendu l’examen de la proposition de loi » sur l’interruption thérapeutique de la grossesse (ITG), peut-on lire sur la page Facebook de l’institution. Celle-ci indique rapporter les propos du député Masy Goulamaly, initiatrice du texte, alors que des militants pro-ITG ont manifesté à Tsimbazaza vendredi.
« Quand le Parlement soumet une proposition de loi, le gouvernement doit effectuer des observations », rappelle la note de l’Assemblée nationale. Or, ajoute-t-elle, « ces observations ne sont toujours pas arrivées jusqu’à maintenant ». Elle souligne les dispositions constitutionnelles qui indiquent que « si le gouvernement ne donne pas ses observations dans les 30 jours, l’Assemblée nationale peut avancer dans l’examen de la proposition de loi ».
Tsimbazaza ne précise pas si elle va s’engager sur cette voie. « Mais nous devons le faire et l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale », lance Masy Goulamaly. « Cette proposition vise à protéger les médecins qui doivent intervenir face à des grossesses à risques et à donner le choix aux femmes victimes de viols, notamment incestueux », soulève-t-elle.
Vendredi, des manifestants pro-ITG, notamment les membres du Comité de suivi de la proposition sur l’ITG, sont venus à Tsimbazaza pour réclamer le retour de la proposition de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. C’était également pour les militants de revenir sur les raisons qui les poussent faire adopter le texte.
Déposée en Octobre 2021 à Tsimbazaza, la proposition de loi avait été publiée sur le site de l’Assemblée nationale avant d’en être retirée. Depuis et jusqu’à vendredi, aucune information officielle n’avait été donnée sur la suite donnée au texte.
Photo : Nifin’Akanga

Antananarivo, 15 Mai, 11h45 – Ils seront dix-sept chefs d’entreprises membres du Club Export Réunion à se rendre dans la Grand île dans le cadre de la Foire internationale de Madagascar (FIM) 2022. Le club réunionnais prévoit plusieurs rencontres avec des entrepreneurs malgaches du 17 au 21 Mai, dont l’objectif est de « trouver des synergies et de mutualiser les projets », annonce-t-il dans un communiqué, vendredi.
Des rendez-vous BtoB, des rencontres avec des opérateurs privés et des partenaires publics ainsi que des visites de sites sont programmés pour ces rencontres d’affaires. Ils sont organisés pour « susciter l’envie de coopération entre les chefs d’entreprises de la délégation et les acteurs malgaches du développement économique », indique ce groupement d’entrepreneurs réunionnais.
Le Club Export Réunion est spécialisé dans l’accompagnement des chefs d’entreprises de la Réunion pour que ces derniers réussissent l’internationalisation de leurs activités. Le groupement se fixe comme objectif de dynamiser et structurer la filière réunionnaise de l’export, de favoriser et renforcer les échanges et la coopération régionale, et de valoriser leur savoir-faire dans la zone Océan Indien.
Pour ce qui est des membres de ce club qui se déplaceront à Madagascar dans le cadre du FIM 2022, ils opèrent dans plusieurs secteurs d’activités. Il y en a ceux qui travaillent dans la ville durable, la technologie, la formation, le conseil communication et la régie publicitaire.
Photo : Club Export Réunion